18.02.2012

Tatiana GOLIKOVA (17-02-2012)

Ballerine russe et professuer de ballet du Bolchoï - Moscou - 67 ans.
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14.01.2012

Gevork VARTANIAN - (10-01-2012)

capture377.jpgAgent secret soviétique, célèbre, il avait assuré la sécurité lors de la conférence de Téhéran pendant la seconde guerre mondiale. - Moscou - 87 ans.


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07.01.2012

Anatoli KOLESSOV - (02-01-2012)

Champion russe de lutte grèco-romaine, triple champion du monde en 1962, 1963 et 1965, médaille d'or aux J.O. de Tokyo en 1964 - 73 ans.


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23.12.2011

Evgeny RUDAKOV - (22 ? - 12-2011)

Ancien gardien de but de l'équipe nationale soviétique - 69 ans.

 



 

26.11.2011

Vassili ALEXEIEV - (25-11-2011)

Haltérophile soviétique, deux fois champion olympique, (1972, 1976), huit fois champion du monde (1970, 1971, 1973, 1974, 1975, 1977, et les JO de 1972 et 1976 comptaient aussi comme championnats mondiaux), huit fois champion d'Europe (1970, 1971, 1972, 1973, 1974, 1975, 1977, 1978), il a été invaincu de 1970 à 1978. - Münich - 69 ans.

17.11.2011

Norton DODGE - (05-11-2011)

Professeur d'économie et collectionneur d'art soviétique - Washington - 84 ans.

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15.10.2011

Nina SOROKINA - (08-10-2011)

Ancienne danseuse et professeur de danse russe, étoile du ballet du Bolchoï - Moscou - 70 ans.

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11.10.2011

Pavel KARELIN - (09-10-2011)

Leader de l'équipe russe de saut à ski - Nizhni Novgorod - 21 ans.

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08.10.2011

Vassili ALEXANIAN - (04-10-2011 ?)

Ancien vice président du groupe pétrolier russe Ioukos - 39 ans - Moscou

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28.08.2011

Iya SAWINA - 27-08-2011

Actrice de théâtre et cinéma russe. Prix d'interprétation féminine à Cannes en 1960 pour "La Dame au petit chien" - Moscou - 75 ans.
Article - Photo - Google 

19.08.2011

Katerina GOLUBEVA - 18 (?)-08-2011

Actrice de cinéma d'origine russe - 44 ans .
Article - Photo - Google 

07.08.2011

Nikolai PETROV- 03-08-2011

Pianiste russe de renom - Moscou - 68 ans.
Article -  PhotoGoogle - Wikipedia - Site perso

05.08.2011

Beverly Whitney KEAN - 09-07-2011

Actrice américaine d'origine canadienne, historienne de l'art, ses oeuvres sur la peinture russe notamment font autorité. - 89 ans.
Article - Photo - Google - IMDB

26.03.2011

Olga OULIANOVA - 25-03-2011

"Olga Oulianova, nièce du père de la révolution bolchevique Vladimir Lénine, est décédée vendredi à Moscou à l'âge de 89 ans, ont rapporté les agences russes.
"Fille de son frère cadet, Dmitri Oulianov, elle était la dernière descendante directe de Lénine", a annoncé le service de presse du gouverneur de la région d'Oulianovsk, baptisée en l'honheur de l'ancien dirigeant bolchevik (dont le vrai nom est Oulianov), cité par les agences.."

(article sur rtlinfo.be -dp belga - google  )

22.03.2011

Nikolai ANDRIANOV - 21-03-2011

Nikolai ANDRIANOV"Le gymnaste russe Nikolaï Andrianov, septuple champion olympique, est décédé lundi, à l'âge de 58 ans, des suites de complications dues à la maladie de Parkinson contractée il y a huit ans, annonce l'Equipe mardi.

Le quotidien sportif français rappelle qu'avec son adversaire de l'époque, le Japonais Sawao Sato, Andrianov était un des deux plus grands gymnastes de l'histoire avec un total de quinze médailles aux jeux Olympiques.

Il avait obtenu la médaille d'or au concours général en 1976 aux jeux de Montréal..."

(suite article sur eurosport.fr - source photo - google)

04.12.2010

Bella AKHMADOULINA - 29-11-2010

photo © www.kremlin.ru"La poétesse, scénariste et actrice russe s'est éteinte à Moscou. Elle était âgée de 73 ans. « C'est une perte irréparable. Son oeuvre fait partie des classiques de la littérature russe. Nous sommes en deuil », a déclaré le président Dmitri Medvedev.

Bella Akhmadoulina, née le 10 avril 1937 d'un père tatar haut fonctionnaire et d'une mère d'origine italienne, était un symbole de la libération littéraire de la période du dégel.

En 1955, la jeune femme publie ses premiers poèmes dans la revue octobre. Son premier recueil, La corde, est publié en 1962. C'est l'époque d'ouverture culturelle lancée après l'arrivée au pouvoir de Nikita Khrouchtchev et la déstalinisation. Elle se marie en 1954 avec Evgueni Evtouchenko, autre symbole littéraire de cette période de liberté.."

(suite sur actualitte.com - source photo -  google

06.11.2010

Victor TCHERNOMIRDINE - 03-11-2010

Viktor TCHERNOMIRDINE - © photo Reuters - Alexander NATRUSKIN"Nommé chef du gouvernement par le président Boris Eltsine fin 1992, il était resté en poste jusqu'à 1998. Après la création de Gazprom, il avait été nommé à la tête du conseil d'administration du groupe gazier.Il avait joué un rôle essentiel aux côtés d'Eltsine après l'éclatement de l'Union soviétique, négociant notamment avec la rébellion tchétchène et assurant l'intérim du président russe lorsque celui-ci avait été opéré du coeur en 1996. Le président Dmitri Medvedev et le Premier ministre Vladimir Poutine ont transmis leurs condoléances à la famille et aux proches du défunt. Le Kremlin a précisé que Tchernomirdine avait succombé dans les premières heures de la journée. On ignore les causes du décès..."

(suite et source photo sur lexpress.fr - google)

25.09.2010

Guennadi IANAIEV - 24-09-2010

Guennadi IANAIEV - © AFP/Archives/Vitaly ArmandGuennadi Ianaïev  chef des putchistes en 1991 contre le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, est décédé à Moscou à l'âge de 73 ans, annonce le parti communiste russe. Dans un communiqué, le parti précise qu'il est mort vendredi des suites d'une longue maladie. Ianaïev était vice-président de l'URSS lorsqu'il avait mené avec les communistes conservateurs un putsch le 19 août 1991. Le président était alors en vacances en Crimée. Dans l'une des images emblématiques du putsch, ses mains tremblaient au moment où il avait annoncé qu'il prenait le pouvoir. Il avait ensuite reconnu qu'il était ivre au moment de la signature du décret le nommant président...

(... suite sur nouvelobs.com - source photo - google )

22.08.2010

Efraïm SEVELA - 19-08-2010

Efraim SEVELAL'écrivain et scénariste russo-israélien Efraïm Sevela s'est éteint à l'âge de 82 ans à Moscou, a révélé jeudi le critique littéraire russe Léonid Katsis à la radio Echo. Il était l'auteur d'ouvrages tels que Arrêtez l'avion, je veux descendre, Adieu Israël ou Légendes de la Rue des Invalides...

(... suite sur Europe1.fr - sur google - source photo )

29.04.2007

Mstislav ROSTROPOVITCH - 27-04-2007

Le musicien russe Rostropovitch est décédé à 80 ans

MOSCOU (AFP) - La Russie a perdu, quelques jours après le décès du premier président russe Boris Eltsine, une deuxième grande figure de la lutte contre le communisme en la personne du violoncelliste et chef d'orchestre russe Mstislav Rostropovitch, décédé vendredi à 80 ans.

"Mstislav Rostropovitch est décédé aujourd'hui à l'hôpital", a indiqué Natalia Dollejal, l'assistante du musicien.

La Douma (chambre basse du Parlement russe) a observé une minute de silence pour rendre hommage au grand musicien.

Rostropovovitch va être enterré, comme le premier président russe, au cimetière Novodevitchi dans le sud-ouest de Moscou, selon l'entourage du musicien cité par l'agence Ria Novosti.

Il y reposera aux côtés des grandes personnalités russes comme les compositeurs Dmitri Chostakovitch, Sergueï Prokofiev qu'il connaissait personnellement, les écrivains Anton Tchekhov, Nikolaï Gogol et Mikhaïl Boulgakov et le chanteur d'opéra Fedor Chaliapine.

Rostropovitch, malade depuis plusieurs mois, avait effectué ces derniers temps plusieurs séjours à l'hôpital. Selon la presse russe, il avait été opéré d'une tumeur au foie.

Le musicien, pâle et fatigué, avait fait sa dernière apparition publique le 27 mars, le jour de son 80e anniversaire, fêté en grande pompe au Kremlin avec 500 invités de marque dont les présidents russe Vladimir Poutine et azerbaïdjanais Ilham Iliev.

"Je me sens le plus heureux des hommes", avait-il alors déclaré.

Né le 27 mars 1927 à Bakou (Azerbaïdjan), ce musicien considéré comme le plus grand violoncelliste de la seconde moitié du XXe siècle a défié en homme libre le pouvoir soviétique.

Rostropovitch et son épouse, la cantatrice Galina Vichnevskaïa, sont tombés en disgrâce en accueillant en 1970 dans leur maison de campagne l'écrivain dissident Alexandre Soljenitsyne. Rostropovitch avait aussi pris parti pour lui dans une lettre au dirigeant soviétique Léonid Brejnev.

Victime de représailles, le musicien a émigré à l'Ouest en 1974. En 1978, il a été déchu de la nationalité soviétique et restait à ce jour apatride, ayant refusé depuis toute citoyenneté.

Il a réglé ses comptes avec le communisme en jouant Bach en novembre 1989 au pied du Mur de Berlin, en train de s'écrouler, un geste qui lui a permis, selon ses dires, de "réconcilier les deux parties" de son coeur.

Réhabilité en 1990 par un décret de Mikhaïl Gorbatchev, Rostropovitch est revenu en Russie. D'abord en tournée avec l'orchestre symphonique de Washington, qu'il dirigeait à l'époque, puis pour défendre la jeune démocratie russe et soutenir Boris Eltsine en 1991 contre les putschistes.

Sa photo avec un fusil à la place de son violoncelle devant la Maison Blanche (ancien bâtiment du Parlement à Moscou) a fait le tour du monde.

Rostropovitch et Vichnevskaïa, qui comptent parmi leurs amis têtes couronnées et dirigeants occidentaux, suscitent des sentiments controversés en Russie, après avoir fait carrière et fortune hors de l'Union soviétique.

"Beaucoup de compatriotes les détestent ouvertement et sont jaloux de leur succès, de leur richesse, de leur talent. Beaucoup ne peuvent pas leur pardonner leur courage civique", a expliqué dans une récente interview à l'AFP le cinéaste Alexandre Sokourov, qui a tourné un documentaire sur le couple.

Les relations du musiciens avec le monde de la musique russe ont été ponctuées de scandales ces dernières années en Russie : contrats rompus à la dernière minute, promesses de ne plus jamais se produire en Russie... ce qui a irrité certains.

"Citoyen de la planète" et "profondément russe", capable "de se moquer de lui-même et du monde", il a néanmoins "pleuré comme un enfant en lisant des mauvaises critiques sur ses concerts dans la presse russe", se souvenait récemment la pianiste et amie de Rostropovitch, Vera Gornostaïeva.

Boris ELTSINE - 23-04-2007

Décès de Boris Eltsine, initiateur mal aimé de la chute de l'URSS

MOSCOU (AFP) - Le premier président de la Russie post-soviétique Boris Eltsine, est décédé lundi, après avoir administré le coup de grâce à l'URSS et ouvert sur l'extérieur le plus vaste pays du monde, un règne hors du commun qui s'est achevé dans la rancoeur.

M. Eltsine est décédé lundi à 15H45 (11H45 GMT) à l'âge de 76 ans d'un brusque arrêt cardiaque à la suite d'une insuffisance cardio-vasculaire, a déclaré Sergueï Mironov, chef du département médical auprès du Kremlin, cité par l'agence Interfax.

Il sera inhumé à Moscou mercredi et la Russie observera une journée de deuil le même jour.

L'ancien président russe Boris Eltsine souffrait de problèmes cardiaques depuis de longues années. Son décès a été suivi d'une vague d'hommages.

La Maison Blanche a qualifié l'ancien président de "figure historique à une époque de grands changements et de défis pour la Russie".

Mikhaïl Gorbatchev, autre figure historique russe, a été le premier à réagir. Pour l'ancien président soviétique et père de la perestroïka, Boris Eltsine a connu "un destin tragique".

"J'offre mes condoléances les plus sincères à la famille d'un homme qui a porté sur ses épaules beaucoup de grandes avancées pour le pays et des fautes graves", a-t-il déclaré.

Le Premier ministre britannique Tony Blair a vu en lui un homme qui a joué un "rôle vital à un moment crucial". Le chancelier de la Réunification allemande, Helmut Kohl, a salué l'"ami fidèle des Allemands". Pour le président français Jacques Chirac, Boris Eltsine a fait "triompher la liberté".

La chancelière allemande Angela Merkel, le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso, le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer lui ont aussi rendu hommage.

La réaction du président russe Vladimir Poutine, son dauphin politique, n'est venue que plus tard.

Une "nouvelle Russie démocratique, un Etat libre ouvert au monde", sont nés grâce à lui, a-t-il dit.

M. Eltsine aura en effet métamorphosé la Russie en portant le coup de grâce à l'URSS. Le 8 décembre 1991, réunis près de Minsk sans le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, Eltsine et ses homologues ukrainien Léonid Kravtchouk et bélarusse Stanislav Chouchkievitch avaient proclamé la "mort de l'URSS".

Eltsine a ouvert sur l'extérieur le plus vaste pays du monde, y a imposé la démocratie et encouragé le développement des médias. Mais il a aussi envoyé les chars à l'assaut du Parlement, laissé s'effondrer le système de santé et d'éducation, s'étendre l'emprise de la mafia, et ordonné la répression sanglante des indépendantistes tchétchènes.

Ayant mis sur les rails de difficiles réformes économiques, entre 1991 et 1994, Eltsine s'est par la suite montré plus soucieux de préserver son vaste pouvoir que de corriger les multiples imperfections des premières années de réformes.

C'est aussi au cours de la seconde période qu'il a accumulé les ennuis cardiaques, et qu'il se lancera dans l'aventure la plus malheureuse et la plus impopulaire de sa présidence: la guerre de Tchétchénie, qui fera en 20 mois des dizaines de milliers de morts.

La crise économique d'août 1998 sonnera le glas pour Boris Eltsine. Le Kremlin sera alors forcé de dévaluer le rouble, suspendre le remboursement de certaines dettes, semant la panique parmi les Russes et dans les milieux financiers occidentaux. S'ensuit une crise de régime qui affaiblit définitivement le président.

Malade et isolé, il annonce sa démission le 31 décembre 1999, à la surprise générale, ainsi que le nom de son dauphin, Vladimir Poutine.

Le service de presse de ce dernier n'a pourtant pas présenté d'hommages lundi, se contentant d'indiquer que le président russe a téléphoné "aujourd'hui à Naïna Eltsine (NDLR : l'épouse de Boris Eltsine) et a présenté ses condoléances les plus profondes à elle et à tous les proches du premier président de Russie après son décès".

Viktor Tchernomyrdine, Premier ministre sous Eltsine entre 1992 et 1998, a lui qualifié l'époque Elstine "d'historique": "la Russie a pris un nouvelle voie avec lui. Les fondations démocratiques et économiques qu'il a mises en place sont irrévocables", a-t-il déclaré.

L'ancien président géorgien et ministre des Affaires étrangères sous M. Gorbatchev, Edouard Chevardnadzé, a de son côté décrit Boris Eltsine comme un "réformateur et démocrate". "Il a fait beaucoup pour renforcer son pays. Son décès est une grosse perte pour le peuple russe. Boris Eltsine et moi étions des amis de longue date", a déclaré M. Chevardnadzé.

14.10.2006

Anna POLITKOVSKAIA - 08-10-2006

Russie: Anna Politkovskaïa, rare journaliste à couvrir la Tchétchénie, tuée à Moscou
Par Delphine THOUVENOT

MOSCOU (AFP) - La journaliste russe Anna Politkovskaïa, célèbre jusqu'en Occident pour sa couverture très critique de la guerre en Tchétchénie et l'une des rares à couvrir ce conflit oublié, a été tuée par balles samedi à Moscou.

Son corps a été découvert en fin d'après-midi par une voisine dans l'ascenseur de son immeuble. Le Parquet a ouvert une enquête pour "meurtre avec préméditation".

Primée à l'étranger, notamment par le Pen Club International et en 2003 par le prix du Journalisme et de la Démocratie de l'OSCE, elle avait publié plusieurs livres, dont "Voyage en enfer. Journal de Tchétchénie", qui avait eu un large écho lors de sa sortie en 2000 en France.

Rare journaliste russe à couvrir encore la deuxième guerre de Tchétchénie, lancée par Moscou en octobre 1999, elle écrivait régulièrement dans le bi-hebdomadaire Novaïa Gazeta de longs articles dénonçant les assurances de normalisation en Tchétchénie du président Vladimir Poutine.

Très critique de la politique de Moscou dans le Caucase mais aussi plus largement du tournant autoritaire pris par le régime de M. Poutine, cette quadragénaire aux cheveux poivre et sel et au verbe acéré venait de publier "La Russie selon Poutine", paru au printemps en France.

"Il est évident que la première version qui vienne à l'esprit est celle d'un meurtre lié à ses activités professionnelles", a commenté Vitali Tretiakov, rédacteur en chef du journal Moskovskie Novosti.

"Elle a écrit tant de choses la mettant en danger, elle était devenue si célèbre ces dernières années, qu'il semblait qu'elle était intouchable", a réagi Tatiana Lokchina, directrice de l'ONG Demos et auteur de nombreux rapports sur les violations des droits de l'Homme en Tchétchénie.

"Elle ne disait pas se sentir menacée", a ajouté Mme Lokchina, qui venait de participer à une conférence sur la Tchétchénie à Stockholm avec Mme Politkovskaïa, fréquente invitée de colloques sur la Tchétchénie à l'étranger.

Alors qu'elle se rendait en avion à Beslan pour couvrir la prise d'otages en septembre 2004 dans une école de cette petite ville du Caucase par un commando pro-tchétchène, la journaliste avait été victime d'une intoxication. Elle avait accusé les autorités d'avoir empoisonné le thé qui lui avait été servi à bord.

En février 2001, cette lauréate de la Plume d'or (prix de l'Union des journalistes de Russie) avait été détenue plusieurs jours par les forces russes en Tchétchénie, une arrestation qu'elle avait alors liée à son enquête sur un centre de détention de l'armée.

"Pour la Tchétchénie, c'est une grande tragédie, c'était une des dernières journalistes à couvrir la guerre, à rapporter avec constance les violations des droits de l'Homme", ajoute Mme Lokchina, évoquant ses articles sur les abus commis par les forces fédérales mais aussi, de plus en plus ces dernières années, par les milices redoutées du Premier ministre tchétchène pro-russe, Ramzan Kadyrov, l'homme fort de Moscou dans la république du Caucase.

"Elle critiquait beaucoup Kadyrov, elle était l'une des rares à se le permettre", relève la défenseuse des droits de l'Homme.

Son dernier article dans Novaïa Gazeta, au début du mois, intitulé "Entente punitive", évoquait la terreur menée par les milices de Ramzan Kadyrov, officiellement intégrées aux forces fédérales.

Le dernier meurtre retentissant d'un journaliste en Russie est celui du journaliste américain Paul Klebnikov, rédacteur en chef de l'édition russe du magazine américain Forbes, tué à Moscou en juillet 2004.

La chaîne de télévision privée NTV ouvrait son journal sur le meurtre de Mme Politkovskaïa, rappelant que la journaliste avait accepté en octobre 2002 de servir de négociatrice lors de la prise d'otages dans un théâtre de Moscou par un commando pro-tchétchène.