17/05/2007

Kate WEBB - 13.05.2007

Décès de la journaliste Kate Webb, figure de proue du journalisme en Asie - 13.05.2007

SYDNEY (AFP) - Avec la journaliste néo-zélandaise Kate Webb, décédée dimanche des suites d'un cancer à l'âge de 64 ans, disparaît l'une des figures légendaires du journalisme en Asie qui, du Cambodge à l'Afghanistan, a couvert les pages d'histoire les plus troublées du continent pendant 40 ans.

Kate Webb, qui a passé l'essentiel de sa carrière à l'agence américaine United Press International (UPI), pendant 13 ans, puis à l'Agence France-Presse (AFP), pendant 16 ans, fait partie du petit cercle des premières femmes correspondantes de guerre.

Petite, les cheveux nattés, une cigarette à la bouche et une bouteille de bière à la main, la voix douce mais un vocabulaire de corps de garde, véritable force de la nature, elle avait un courage à toute épreuve, ce qui n'empêchait pas la timidité.

Kate Webb appartient à cette génération de journalistes et de photographes née avec la Guerre du Vietnam. Un conflit séminal qui a profondément marqué tous ceux qui l'ont suivi.

Elle fera la une mondiale elle-même en 1971 lorsque, âgée de 28 ans et directrice du bureau d'UPI à Phnom Penh, elle est capturée avec cinq autres personnes par des "bo doïs" de l'armée nord-vietnamienne au Cambodge.

On la croit morte, le cadavre d'une jeune femme ayant été retrouvé dans le secteur quelques jours plus tard, comme de nombreux confrères tués en Indochine.

UPI annonce son décès et le New York Times publie même sa nécrologie.

Pourtant, le jour où devait être célébré en Australie un service funèbre à sa mémoire, la journaliste et ses compagnons réapparaissent, miraculeusement libérés par les Nord-Vietnamiens après 23 jours de captivité.

Elle qui aurait pu jouer dans le film de Peter Weir "L'Année de Tous Les Dangers", a sillonné l'Asie de long en large, des rizières aux déserts, du sous-continent indien à la Corée du Nord.

Elle aura été le témoin privilégié de soubresauts majeurs: chute de Saïgon et victoire des Khmers Rouges au Cambodge (1975), soulèvement contre la dictature Marcos aux Philippines (1986), occupation soviétique de l'Afghanistan (1979-89), assassinat de Rajiv Gandhi (1991), rétrocession de Hong Kong à la Chine (1997), fin de l'occupation indonésienne au Timor oriental (1999)... Mais également de l'avènement d'une Asie moderne, de plus en plus sûre d'elle, au tournant du 21e siècle.

Durant sa carrière, presque exclusivement dédiée à l'Asie (mais pas seulement: elle a couvert la Guerre du Golfe de 1991), Kate Webb a accumulé des aventures qui font le régal des clubs de correspondants étrangers de la région.

"Kate était l'une des meilleures correspondantes douée d'une personnalité remarquable. Elle a inspiré des générations entières de jeunes journalistes", se souvient Eric Wishart, directeur de la région Asie-Pacifique de l'AFP.

Elle avait pris sa retraite en août 2001, quittant son poste de directeur adjoint au bureau de l'AFP à Jakarta pour s'installer dans le "bush" en Australie.

Mais elle aimait tout particulièrement l'Afghanistan.

Dimanche, le gouvernement afghan a annoncé la mort d'un des principaux chefs talibans au cours d'une opération dans le sud du pays. L'histoire continue, le journalisme aussi.

29/04/2007

Raymond MARCILLAC - 20-04-2007

Décès du journaliste Raymond Marcillac à l'âge de 90 ans

PARIS (AFP) - Le journaliste Raymond Marcillac, un des grands noms du début de la télévision créateur des "Coulisses de l'exploit" et de "Télé-Dimanche", est mort vendredi à l'âge de 90 ans à Paris, a annoncé mardi sa fille Béatrice Marcillac à l'AFP.

Né le 11 avril 1917 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), il a passé son enfance en Aveyron avant de venir à Paris et d'entrer en 1944 à la Radiodiffusion française (RTF). Il y effectue de nombreux reportages à l'étranger et suit notamment les voyages présidentiels de Vincent Auriol et de René Coty.

En 1948, il débute dans le journalisme sportif avec un reportage sur les Jeux olympiques de Londres. En 1957, il est nommé directeur des émissions sportives télévisées à la RTF (devenue ORTF, Office de radiodiffusion-télévision française) puis sous-directeur de l'actualité télévisée, chargé des émissions d'actualité quotidiennes et périodiques et des émissions sportives (1963-1972).

Il produit notamment "Télé-Dimanche", la première émission dominicale sur l'antenne de la première chaîne de l'ORTF et crée "les Coulisses de l'exploit", la première émission de sport de l'histoire de la télévision.

Raymond Marcillac a été licencié de l'ORTF en 1972, après des accusations de publicité clandestine. Il s'en était justifié dans un livre de souvenirs "A vous, Cognacq-Jay! les dessous de la radio et de la télévision" dans lequel il affirmait qu'"il n'y avait rien dans les dossiers". Il avait ensuite dirigé les programmes de Radio Montmartre, défenseur de la chanson française.

Il était l'auteur de plusieurs livres et avait dirigé en 1996 l'ouvrage "Chronique de la télévision".

17/02/2007

Guy DALOZE - 13-02-2007

Le journaliste Guy Daloze, âgé de 66 ans, est décédé ce matin des suites d'une crise cardiaque. Né le 8 juin 1940 à Binche, Guy Daloze a débuté sa carrière à 'La Libre Belgique' en 1966 en intégrant le service politique au sein duquel il fera toute sa carrière. Durant plus de 20 ans, il assumera les fonctions de chef du service politique avant de devenir adjoint à la direction de 'La Libre Belgique'. C'est dans ce cadre qu'il développera, notamment, la Dictée du Balfroid et les grands voyages de La Librévasion.

"Editorialiste et polémiste réputé, Guy Daloze a vécu l'évolution institutionnelle de la Belgique au cours de ces quarante dernières années, depuis la scission de l'Université de Louvain jusqu'à la Belgique telle que nous la connaissons aujourd'hui, adhérant sans réserve au concept de Fédéralisme d'union. M. Daloze a également écrit plusieurs livres consacrés au Palais, au tourisme en Belgique et bien entendu à la politique. Son dernier livre était consacré à la biographie de Wilfried Martens, ancien Premier ministre et acteur clef de la vie politique belge au cours des années 70 et 80.

Guy Daloze avait également marqué l'histoire de la télévision réalisant avec RTL-TVI l'émission politique "Question à domicile" dans les années 80. Enfin, Guy Daloze avait joué un rôle déterminant dans l'histoire de 'La Libre Belgique' en tant que président de la Société des Rédacteurs en 1982-1984 au moment où le journal connaissait d'importantes difficultés financières. Pensionné depuis 2 ans, M. Daloze organisait encore les voyages de la Librévasion et avait une chronique politique tous les quinze jours dans le quotidien. En outre, il coordonnait encore la Dictée du Balfroid, a précisé le rédacteur en chef de 'La Libre Belgique', Michel Konen.

Michel COURNOT - 08-02-2007

Décès du journaliste et écrivain Michel Cournot

PARIS (AFP) - Le journaliste et écrivain Michel Cournot, qui fut critique de cinéma, littéraire puis dramatique et a réalisé en 1968 un film, "Les Gauloises bleues", est décédé jeudi à Paris à l'âge de 84 ans, annonce vendredi le quotidien Le Monde, auquel il a collaboré durant plus de 30 ans.

Né le 1er mai 1922 à Paris, élève au lycée Louis-le-Grand puis étudiant en lettres, Michel Cournot s'est lancé dans le journalisme après la Libération, d'abord comme reporter à France Soir, à L'Express et de nouveau pour le quotidien de Pierre Lazareff.

Dès le lancement de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur en 1964, il y collabore comme critique cinématographique. Après avoir signé les dialogues de "20.000 lieues sur la terre" (1960) de Marcel Pagliero et des "Amoureux de France" (1964) de François Reichenbach, il s'était essayé à la réalisation avec "Les Gauloises bleues", interprété par Annie Girardot et Bruno Crémer.

Après ce film sans lendemain, raillé par un Michel Audiard avec lequel Cournot avait croisé le fer, ce "fou des livres et de la lecture", comme il se définissait lui-même, abandonne la rubrique cinéma du "Nouvel Obs" pour la critique littéraire de l'hebdomadaire.

Marié à la comédienne Martine Pascal, Michel Cournot a suivi pour Le Monde, à partir de 1973, plus de trente ans de vie théâtrale. Il portait un regard exigeant, attesté par des critiques redoutées.

Homme de lettres, il avait obtenu en 1950 le Prix Fénéon pour "Martinique" et celui des Deux-Magots huit ans plus tard avec "Le premier spectateur", consacré au tournage des "Espions" d'Henri-Georges Clouzot. Le Prix Italia lui sera attribué en 1963 pour "Enfants de la justice", fruit de reportages consacrés aux jeunes délinquants.

Il était à nouveau revenu à l'écriture en 1994 avec "Histoire de vivre", et "Au cinéma" (2003), témoin de sa passion pour le 7e art, qui était pour lui "une drogue, douce si l'on veut, mais combien pénétrante".

Le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, a rendu hommage à "une personnalité très forte qui aura marqué la vie intellectuelle française de ces quarante dernières années", dans un communiqué.

Marie-Rose ARMESTO - 23-01-2007

 
MARIE ROSE ARMESTO - 23.01.07
 
La journaliste Marie-Rose Armesto est décédée cette nuit entourée de ses proches. Elle était atteinte d'un cancer depuis trois ans. Agée de 46 ans, elle avait notamment travaillé sur Radio Contact et Télé Bruxelles avant de rejoindre l'équipe RTL-TVi en 1986 et de devenir grand reporter. Marie-Rose Armesto était considérée comme une brillante professionnelle.

Journaliste engagée, femme de combats, elle avait notamment couvert plusieurs conflits. Ses reportages l'ont menée dans de nombreux points chauds de la planète, de la Bosnie à l'Algérie, en passant par l'Afghanistan ou la Tchétchénie. Elle mettait toujours en avant le sort des populations vivant dans ces pays.

Les funérailles de Marie-Rose Armesto auront lieu jeudi matin, à 10h30 en l'Eglise Saint-Joseph de Wezembeek-Oppem.

Réagissant au décès de leur collègue, la Société des journalistes de RTL-TVi a diffusé le communiqué suivant : "Les membres de la Société des Journalistes de RTL TVi partagent la douleur de la famille et des proches de Marie-Rose Armesto, et plus particulièrement de son mari, Jean-Pierre Martin. Marie-Rose a toujours fait preuve dans son métier de professionnalisme et de ténacité. En tant que chef d'édition du journal, elle était à la fois efficace et ouverte au dialogue. La rédaction de RTL TVi perd une rédactrice en chef adjointe très appréciée."

« Reporters » rendra hommage ce vendredi à Marie-Rose Armesto. Exceptionnellement, le magazine de la rédaction rediffusera « Les réseaux de la haine », le reportage sur le terrorisme islamiste qu'elle avait réalisé en septembre 2002 avec l'aide de son mari, Jean-Pierre Martin.

(source RTL Infos http://www.rtl.be/page/rtlinfo/articles/societearticle/22...)

21/01/2007

Art BUCHWALD - 18-01-2007

Décès de l'humoriste et éditorialiste Art Buchwald

WASHINGTON (AP) - Art Buchwald, le célèbre humoriste de la presse américaine, récompensé en 1982 par le prix Pulitzer, est mort mercredi soir des suites d'une défaillance rénale à l'âge de 81 ans.

L'éditorialiste s'est éteint à son domicile entouré des siens, a annoncé jeudi son fils Joel.

Arty, comme le surnommait ses amis, souffrait de longue date d'un grave problème vasculaire qui avait rendu ses reins inopérants. Fin 2005, il avait fallu lui couper une jambe sous le genou.

Ses médecins l'avaient averti l'an dernier qu'il ne pourrait survivre sans une dialyse, traitement qu'il avait refusé de subir, jugeant son propre cas désespéré. Il avait pourtant continué à écrire, tenant la chronique de sa "sortie" avec son inaltérable humour.

Bien que son état soit jugé gravissime, il avait longtemps continué à recevoir dans sa chambre d'hôtel de Washington transformée en salon où l'on cause. Collègues, amis et célébrités s'y croisaient au quotidien.

"Je m'en vais comme très peu de gens s'en vont", confiait-il en avril à l'Associated Press.

Passé maître dans l'art de la "dérision froide" et du "nonsense", Buschwald avait vécu et écrit pendant 14 ans à Paris. Son billet d'humour paraissait en dernière page de l'"International Herald Tribune", quand le quotidien américano-parisien appartenait encore au "Washington Post". AP

19/08/2006

Bernard RAPP - 17.08.2006

PARIS (AP) -- Le journaliste et cinéaste Bernard Rapp est décédé jeudi à l'âge de 61 ans, annonce la chaîne France-2 dont il fut l'un des piliers. Elle précise que l'auteur d"'Une affaire de goût" a succombé à une "longue maladie".
Grand reporter, puis correspondant en Grande-Bretagne, Bernard Rapp a présenté le journal de 20h sur Antenne 2 de 1983 à 1987, avant de produire et d'animer plusieurs émissions, dont la savoureuse "Assiette anglaise", et plusieurs rendez-vous littéraires comme "Caractères", "Un siècle d'écrivains" et "Jamais sans mon livre".
Ce passionné de cinéma né à Paris le 17 février 1945, qui sent que la direction de la chaîne ne veut plus de lui au 20h, bien qu'il ait reçu deux 7 d'or en 1987 et 1988, se lancera à 50 ans dans la réalisation avec le polar "Tiré à part" en 1996.
C'est avec son deuxième film, "Une affaire de goût" (1999), qu'il trouvera le succès critique et public. Cette étude psychologique tirée du roman de Philippe Balland narre la relation ambiguë et perverse entre un industriel (Bernard Giraudeau) et son goûteur (Jean-Pierre Lorit). Le film reçoit le Grand Prix du Festival du film policier de Cognac et il est nommé cinq fois aux Césars.
"Mes films se passent dans la bonne société. Mais ce qui m'intéresse dans la bonne société, c'est justement ce qui n'est pas beau. J'aime bien l'idée d'un salopard en costume trois-pièces", avait-il confié un jour.
Cet homme élégant, pince-sans-rire et amoureux de la culture anglo-saxonne s'essaie ensuite à la comédie, avec un ton un peu mélancolique dans "Pas si grave" (2002), où trois frères partent sur les traces du passé mouvementé de leur père adoptif, ancien combattant républicain de la Guerre d'Espagne. Le film n'est pas très bien reçu. Le trait se fait plus cruel avec "Un petit jeu sans conséquence" (2004), adaptation d'une pièce de théâtre à succès, où Bruno (Yvan Attal) et Claire (Sandrine Kiberlain) s'amusent à faire croire qu'ils sont séparés, avant de se rendre compte que personne n'en est surpris. AP