30/06/2013

Louis-Marie RAYMONDIS - 30-06-2013

7.JPGGrande figure de la Résistance française, il était doyen honoraire de la faculté de lettres et de sciences humaines de Nice, docteur d'Etat en droit et en sciences humaines, diplômé de psychologie-criminologie et maître de recherches au CNRS et président de Libération Sud. Professeur de psychopathologie à l’Université Nice Sophia Antipolis, il était également titulaire de la médaille militaire, officier de la Légion d’Honneur, chevalier des Palmes Académiques et docteur honoris causa de l’Université de Windsor (Canada).
94 ans - Nice, France

28/05/2007

Edward BEHR - 26.05.2007

EDWARD BEHR -  26.05.2007

Le journaliste et écrivain britannique Edward Behr, qui a couvert de nombreux conflits dans le monde notamment pour le magazine américain Newsweek, est décédé samedi à Paris à l'âge de 81 ans, a-t-on appris dimanche auprès de sa famille

Né en 1926 à Paris, où il a été correspondant de l'agence Reuter au début des années 1950, Edward Behr a ensuite travaillé successivement pour les magazines Time et Life, le Saturday Evening Post, avant d'entrer à Newsweek.

Grande figure de la presse internationale, Edward Behr a notamment couvert la guerre d'Algérie, les conflits opposant l'Inde à la Chine et au Pakistan, la guerre du Vietnam et l'invasion soviétique de la Tchécoslovaquie en 1968. Il est l'auteur de nombreux livres, parmi lesquels des biographies de l'empereur du Japon Hirohito et du dernier empereur de Chine, Pu Yi. Edward Behr a également mené une carrière de reporter-réalisateur de télévision, notamment pour la BBC et des chaînes françaises et suisses.

L'un de ses ouvrages les plus connus, "Y a-t-il ici quelqu'un qui a été violé et qui parle anglais?" (1978) - une question lancée par un journaliste à la recherche de témoignages en 1961 au Congo -, est à la fois l'éloge et la satire du journaliste tel qu'il l'a pratiqué pendant plus de 50 ans.

11/05/2007

Lesley BLANCH - 07-05-2007

 

LESLEY BLANCH - 07-05-2007
 
 
L'écrivain britannique Lesley Blanch, première épouse du romancier français Romain Gary qu'elle avait rencontré en 1944 à Londres, est décédée lundi à Menton, sur la Côte d'Azur française, a-t-on appris jeudi auprès de son éditeur, les Éditions du Rocher.
Née en 1903 dans une famille londonienne aisée, Lesley Blanch a connu un parcours exceptionnel, dans la lignée des écrivains voyageurs du début du XXe siècle. Elle est journaliste au magazine Vogue, passionnée notamment par l'Europe orientale, lorsqu'elle rencontre Romain Gary, alors engagé dans les Forces Françaises Libres. Ils se marient en avril 1945 et divorceront en 1962.
Lesley Blanch est l'auteur de nombreux livres, romanesques ou autobiographiques, parmi lesquels Vers les rives sauvages de l'amour (1954), L'homme au neuf tigres (1966) et Voyage au coeur de l'esprit (1968).
Les sabres du Paradis, l'un des ses principaux romans, publié en 1960, plonge le lecteur dans le tumulte des conflits caucasiens du XIXe siècle.
 

Le récit qu'elle avait consacré à un autre écrivain voyageur, Pierre Loti (Éditions Le Rocher) avait été réédité en février dernier.

14/04/2007

Kurt VONNEGUT - 11.04.2007

Kurt Vonnegut
 

NEW YORK (AP) - Avec "Abattoir-5", il avait fait de son pire cauchemar l'un de ses plus grands succès de librairie. L'écrivain américain Kurt Vonnegut à qui l'on doit notamment "Le Berceau du Chat" ou encore "Le Breakfast du Champion" est mort mercredi à l'âge de 84 ans.

Son épouse, la photographe Jill Krementz, a précisé que Vonnegut, qui s'émerveillait souvent d'avoir vécu aussi longtemps alors qu'il a fumé toute sa vie, avait subi des dégâts cérébraux après une chute dans leur appartement de Manhattan il y a plusieurs semaines.

Auteur d'au moins 19 romans dont la plupart ont été des best-sellers ainsi que de dizaines de nouvelles, d'essais et de pièces de théâtre, Vonnegut, qui se décrivait lui-même comme un humaniste libre penseur, a eu une vie des plus traumatisantes et douloureuses.

Malgré ses énormes succès de librairie, Vonnegut, né le 11 novembre 1922 à Indianapolis, a été sa vie durant en proie à la dépression et en 1984 il a tenté de mettre fin à ses jours à coups d'alcool et de barbituriques.

Kurt Vonnegut a confié une fois que de toutes les façons de mourir il préférerait dans un accident d'avion au sommet du Kilimanjaro. Il avait souvent coutume de plaisanter sur le naufrage de vieillesse. "Quand (Ernest) Hemingway s'est tué, il a mis un point final à sa vie. La vieillesse, elle, ressemble plutôt à un point-virgule", avait déclaré Vonnegut à l'Associated Press en 2005.

Sa mère, elle, avait réussi à se suicider peu avant qu'il ne s'engage et ne parte pour l'Allemagne pendant la seconde guerre mondiale où il sera rapidement fait prisonnier lors de la bataille des Ardennes. Il était en captivité à Dresde quand la ville s'est retrouvée sous un déluge de bombes alliées qui a fait quelque 135.000 morts.

"Le bombardement de Dresde n'explique absolument rien de ce que j'écris et de ce que je suis", écrira pourtant Kurt Vonnegut en 1991 dans un "collage autobiographique" intitulé "Fates Worse Than Death" (Les destins sont pires que la mort).

Reste qu'il passera 23 ans à essayer d'écrire sur cette horreur à laquelle il a survécu en se réfugiant avec d'autres prisonniers de guerre dans un entrepôt à viande souterrain baptisé "Abattoir-5".

Le roman, dans lequel le caporal Pilgrim est extrait de Dresde par des extraterrestres voyageant dans le temps qui l'emmènent sur la planète Tralfamadore, a été publié en 1969 au plus fort de la guerre du Vietnam, renforçant encore sa réputation d'iconoclaste.

"Il n'y a personne d'autre comme lui", souligne l'écrivain Gore Vidal qui note que Vonnegut et Norman Mailer figuraient parmi les derniers écrivains à avoir combattu durant la seconde guerre mondiale. AP

11/03/2007

Pierre MOINOT - 06-03-2007

Décès de l'académicien Pierre Moinot, écrivain et grand commis de l'Etat

PARIS (AFP) - L'écrivain et académicien Pierre Moinot, auteur d'une vingtaine de livres et d'oeuvres pour la télévision, est décédé mardi à Paris à l'âge de 86 ans, a-t-on appris auprès de l'Académie française.

Ancien procureur général de la Cour des comptes, conseiller au cabinet d'André Malraux au ministère de la Culture, Pierre Moinot a mené pendant près d'un demi-siècle une double carrière d'écrivain et de grand commis de l'Etat.

Né le 29 mars 1920 dans le Poitou, au sein d'une famille d'enseignants, Pierre Moinot avait pris une part active dans la Résistance durant la seconde guerre mondiale, avant de gagner le Maroc. Il avait ensuite pris part à la campagne d'Italie et participé au débarquement en Provence. Blessé dans les Vosges, il avait reçu la Légion d'honneur à titre militaire.

En 1948, Albert Camus fait publier ses premières nouvelles. Son passé de combattant lui inspire en 1952 son premier roman, "Armes et bagages", et "La chasse royale" obtient en 1954 le prix du roman de l'Académie française. Le livre obtient alors une unique voix pour le Goncourt, celle de Colette.

Auditeur à la Cour des comptes en 1946, il entre en 1959 au cabinet d'André Malraux, ministre de la Culture. Il participe notamment à ce titre à la mise en place de la réglementation d'aide au cinéma, à l'organisation de l'action culturelle et à la création de la première maison de la culture.

17/02/2007

Michel COURNOT - 08-02-2007

Décès du journaliste et écrivain Michel Cournot

PARIS (AFP) - Le journaliste et écrivain Michel Cournot, qui fut critique de cinéma, littéraire puis dramatique et a réalisé en 1968 un film, "Les Gauloises bleues", est décédé jeudi à Paris à l'âge de 84 ans, annonce vendredi le quotidien Le Monde, auquel il a collaboré durant plus de 30 ans.

Né le 1er mai 1922 à Paris, élève au lycée Louis-le-Grand puis étudiant en lettres, Michel Cournot s'est lancé dans le journalisme après la Libération, d'abord comme reporter à France Soir, à L'Express et de nouveau pour le quotidien de Pierre Lazareff.

Dès le lancement de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur en 1964, il y collabore comme critique cinématographique. Après avoir signé les dialogues de "20.000 lieues sur la terre" (1960) de Marcel Pagliero et des "Amoureux de France" (1964) de François Reichenbach, il s'était essayé à la réalisation avec "Les Gauloises bleues", interprété par Annie Girardot et Bruno Crémer.

Après ce film sans lendemain, raillé par un Michel Audiard avec lequel Cournot avait croisé le fer, ce "fou des livres et de la lecture", comme il se définissait lui-même, abandonne la rubrique cinéma du "Nouvel Obs" pour la critique littéraire de l'hebdomadaire.

Marié à la comédienne Martine Pascal, Michel Cournot a suivi pour Le Monde, à partir de 1973, plus de trente ans de vie théâtrale. Il portait un regard exigeant, attesté par des critiques redoutées.

Homme de lettres, il avait obtenu en 1950 le Prix Fénéon pour "Martinique" et celui des Deux-Magots huit ans plus tard avec "Le premier spectateur", consacré au tournage des "Espions" d'Henri-Georges Clouzot. Le Prix Italia lui sera attribué en 1963 pour "Enfants de la justice", fruit de reportages consacrés aux jeunes délinquants.

Il était à nouveau revenu à l'écriture en 1994 avec "Histoire de vivre", et "Au cinéma" (2003), témoin de sa passion pour le 7e art, qui était pour lui "une drogue, douce si l'on veut, mais combien pénétrante".

Le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, a rendu hommage à "une personnalité très forte qui aura marqué la vie intellectuelle française de ces quarante dernières années", dans un communiqué.

18/11/2006

Jean-Jacques SERVAN SCHREIBER - 06.11.2006

Décès de Jean-Jacques Servan-Schreiber à 82 ans

PARIS (AP) -- Il avait fondé "L'Express" avec Françoise Giroud dans les années 1950. Jean-Jacques Servan-Schreiber, à la fois patron de presse, écrivain et homme politique est décédé dans la nuit de lundi à mardi à l'hôpital de Fécamp (Seine-Maritime).
Atteint d'une forme de dégénérescence qui affectait sa mémoire, "JJSS", 82 ans, vivait dans sa résidence secondaire de Veulettes-sur-Mer (Seine-Maritime). Il avait été hospitalisé dimanche à la suite d'une bronchite.
Jean-Jacques Servan-Schreiber était né le 13 février 1924 à Paris. Fils aîné d'Emile Servan-Schreiber, co-directeur du journal "Les Echos", c'est un élève excellent, doué et travailleur. Il intègre Polytechnique mais n'exercera jamais le métier d'ingénieur: il préfère faire ses débuts au "Monde", engagé par Hubert Beuve-Méry comme éditorialiste en politique étrangère.
En 1951, Jean-Jacques Servan-Schreiber rencontre la journaliste Françoise Giroud, avec qui il ouvre la grande aventure de "L'Express". Avec ce journal, fondé en 1953, ils marquent profondément l'histoire de la presse française.
Les débuts sont difficiles. Mais François Mauriac, en disgrâce avec "Le Figaro", rejoint l'équipe, avant que Jean-Paul Sartre, Albert Camus, André Malraux n'apportent eux aussi leur talent. Dans les colonnes de "L'Express", JJSS soutient ouvertement la politique de Pierre Mendès-France, dénonce les "événements" d'Algérie et leur cortège de tortures et d'exactions, ce qui lui vaut plusieurs saisies.
Les années 1960 sont un tournant pour le fondateur de "L'Express". Opposé au retour du général de Gaulle, l'hebdo voit son audience diminuer, tandis qu'à la même époque, la famille Servan-Schreiber perd le contrôle des "Echos" et JJSS se fâche avec son mentor Mendès-France.
Il divorce aussi de sa première épouse, l'écrivain Madeleine Chapsal, quitte sa maîtresse François Giroud et épouse Sabine Becq de Fouquières avec laquelle il aura quatre fils (David, Emile, Franklin et Edouard).
Admirateur du modèle américain, il publie alors "Le Défi américain", paru en 1967, qui reste aujourd'hui le plus gros succès de librairie pour un essai politique. Le livre, traduit en 15 langues, s'est vendu à des millions d'exemplaires dans le monde. Sa bonne connaissance des Etats-Unis et ses prises de position avait amené Jean-Jacques Servan-Schreiber à être contacté par le président américain John Fitzgerald Kennedy, alors sénateur, qui s'intéressait aux problèmes de la décolonisation.
Proche de François Mitterrand comme de Valéry Giscard d'Estaing, qu'il a connu à Polytechnique, l'homme de presse est aussi attiré par la politique et décide finalement de s'y engager. Il devient député de Nancy en 1970, après avoir mené une campagne à l'américaine. Il est président du Conseil régional de Lorraine et président du Parti radical entre 1971 et 1979.
Orateur brillant ayant une vraie capacité à convaincre, il inspire Valéry Giscard d'Estaing pour sa campagne présidentielle victorieuse de 1974. Mauvais négociateur, Jean-Jacques Servan-Schreiber ne parvient à s'imposer: éphémère ministre des Réformes de VGE du 27 mai au 9 juin 1974, il sera écarté par Jacques Chirac, Premier ministre, qui le surnomme le "turlupin".
L'homme de presse vend son journal en 1977, privé de cet important soutien financier, sa carrière politique sombre. Il reste toutefois le père fondateur de l'UDF qui aider Giscard à contenir la montée en puissance du RPR de Jacques Chirac aux élections législatives de 1978. Après un nouvel échec aux élections européennes, où il présente une liste "Emploi, Egalité, Europe" avec Françoise Giroud, Jean-Jacques Servan-Schreiber abandonne définitivement sa carrière politique.
Ruiné, il s'envole pour les Etats-Unis avec ses quatre fils qui seront formés à la prestigieuse université de Pittsburgh. Jean-Jacques Servan-Schreiber revient en France dans les années 1990. Souffrant d'une forme de dégénérescence affectant sa mémoire, il écrit son dernier article en 1996.
Réfugié depuis dans sa maison de campagne de Veulettes (Seine-Maritime) avec son épouse, JJSS avait fait une dernière apparition en public lors des obsèques de celle qu'il avait tant aimée, Françoise Giroud. AP

William STYRON - 01.11.2006

Décès de l'écrivain William Styron à l'âge de 81 ans

L'écrivain américain William Styron, qui dans son oeuvre a exploré les recoins les plus sombres de l'esprit et de la condition humaine, est décédé mercredi à l'âge de 81 ans à Martha's Vineyard, dans le Massachusetts.

Sa fille Alexandra a déclaré que l'auteur du "Choix de Sophie" était mort d'une pneumonie à l'Hôpital de Martha's Vineyard. Styron, qui possédait des domiciles à Martha's Vineyard et dans le Connecticut, souffrait depuis longtemps de problèmes de santé.

Natif de Virginie où son père était armateur, Styron a consacré l'essentiel de son oeuvre à son obsession des rapports entre les races, les classes sociales et le sentiment de culpabilité avec des romans tourmentés tels que "Les confessions de Nat Turner" pour lequel il s'était vu décerner le prix Pulitzer malgré la vague de protestation qu'il avait provoquée, ses détracteurs l'accusant de racisme et d'inexactitude.

Mais c'est incontestablement "Le Choix de Sophie" publié en 1979, l'histoire d'une survivante de l'Holocauste venue de Pologne, qui donnera à Styron une notoriété internationale grâce notamment à son adaptation au cinéma en 1982 et à l'interprétation de Meryl Streep qui lui vaudra l'Oscar du meilleur rôle féminin. AP

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16/09/2006

Oriana FALLACI - 15-09-2006

ROME (AFP) - La journaliste italienne mondialement connue, Oriana Fallaci, dont les essais au vitriol contre l'islam ont suscité d'énormes polémiques, est morte dans la nuit de jeudi à vendredi à Florence à l'âge de 77 ans.

Au-delà des controverses, "La Fallaci" comme l'appelaient les Italiens, a aussi été une grande intervieweuse des puissants du monde et un écrivain reconnu avec des romans comme "Lettre à un enfant jamais né (1975), "Un homme" (1979) ou "Inchallah" (1990).

Cette passionaria du journalisme - visage fin encadré de cheveux bruns, une cigarette le plus souvent au bout des doigts - se battait depuis plusieurs années contre un cancer. Elle est décédée dans une clinique privée de Florence, la ville où elle était née le 29 juin 1929.

Vivant la plupart du temps à New York, elle avait été hospitalisée il y a quelques jours, selon l'agence Ansa.

Cette ancienne reporter de guerre avait fait scandale avec "La rage et l'orgueil", un brûlot antimusulman qui lui a valu des poursuites en justice, en France notamment par des associations antiracistes qui avaient perdu leur procès.

Cet ouvrage, écrit sous le choc des attentats du 11 septembre qu'elle avait vécus sur place, le plus vendu de l'année 2002 en Italie, était devenu un best-seller mondial.

Cette fille de résistant antifasciste y dénonçait violemment la culture musulmane, considérée comme inférieure à la culture occidentale et y alignait les phrases à connotation raciste comme "les fils d'Allah se multiplient comme des rats".

Elle affirmait que les imams sont "d'une manière ou d'une autre les guides spirituels du terrorisme" et que les mosquées "surtout en Italie (...) grouillent jusqu'à la nausée de terroristes ou aspirants terroristes".

Dans la même veine scandaleuse, elle avait ensuite publié "La force de la raison" (2004) où elle dénonçait la démission de l'Occident face à l'islam puis une "auto-interview" tout autant controversée ("Orianna Fallaci interviewe Oriana Fallaci", 2004), écrite parce qu'elle avait "la mort sur elle" et encore tant de choses à dire.

Passée de la gauche, qui se déchaînera contre elle, à la droite où elle a été soutenue par le parti populiste de la Ligue du Nord, Oriana Fallaci se définissait comme une "athée chrétienne", une non croyante attachée à l'identité chrétienne.

Déjà très malade, elle avait été discrètement reçue par le pape Benoît XVI le 30 août 2005. Elle avait pourtant dans ses essais vivement critiqué l'Eglise catholique qui manquait à ses yeux de vigilance contre l'islam.

Entrée adolescente dans la résistance antifasciste, elle avait commencé sa carrière de journaliste à l'âge de 17 ans et couru tous les champs de bataille - de la guerre du Vietnam au Proche-Orient - notamment pour le Corriere della Sera, collaborant aussi à de nombreuses publications étrangères.

Elle s'est rendue célèbre pour ses interviews sans concession des puissants - Yasser Arafat, Indira Gandhi, Golda Meir, Deng Xiaoping - et a été l'une des rares femmes à interviewer Khomeiny en 1979.

La seule histoire d'amour connue de cette célibataire est sa liaison avec l'opposant au régime des colonels grecs assassiné, Alekos Panagoulis.

Le chef du gouvernement italien Romano Prodi a rappelé qu'il n'avait pas été d'accord avec les derniers livres de la journaliste tout en reconnaissant que ses analyses "obligeaient à réfléchir", tandis que le chef de l'opposition Silvio Berlusconi
saluait "une grande journaliste qui n'avait jamais renoncé à sa liberté de penser.

02/09/2006

Naguib MAHFOUZ - 30.08.2006

LE CAIRE (AP) - Il était le premier écrivain de langue arabe à avoir obtenu le prix Nobel de littérature. Naguib Mahfouz, qui a toujours défendu la tolérance et la modération, se prononçant même pour la paix avec Israël, s'est éteint mercredi à l'âge de 94 ans.

L'auteur notamment de la trilogie "L'Impasse des deux palais", "Le Palais du désir" et "Le Jardin du passé" avait été admis dans l'unité de soins intensifs de l'hôpital de la Police du Caire le 19 juillet dernier, après s'être blessé à la tête en chutant dans sa maison. Il est décédé après une subite aggravation de son état la semaine dernière, a précisé son médecin, le Dr Hossam Mowafi.

Il avait reçu en 1988 le prix Nobel de littérature, devenant ainsi le premier écrivain de langue arabe à recevoir la prestigieuse récompense. Cette distinction avait mis sur le devant de la scène un homme déjà connu comme un des auteurs les plus aimés du Moyen-Orient, à la réputation d'excellence, prônant la tolérance religieuse.

Mais en 1994, l'écrivain survit à une tentative d'assassinat. Il est blessé d'un coup de couteau dans la capitale pour son livre "Les Fils de la Médina", jugé blasphématoire pour ses références à Jésus, Moïse et Mahomet. Le roman avait d'abord été publié en 1959 dans la presse égyptienne, avant d'être interdit par les islamistes.

Mais c'est une fatwa lancée en 1989 par le radical égyptien Cheikh Omar Abdel-Rahman, ensuite reconnu coupable d'avoir préparé le premier attentat contre le World Trade Center, qui sera à l'origine de l'attaque. Le livre sera toutefois publié au Liban. L'attaque paralyse sa main droite. Et celui qui rédigeait ses romans à la main est désormais incapable d'écrire correctement.

Cela ne l'empêche pas de poursuivre sur un rythme effréné. Au cours des dernières années de sa vie, il continue à travailler, rédigeant des nouvelles, parfois de quelques paragraphes seulement, les dictant à un ami également chargé de lui lire la presse. Sa dernière oeuvre majeure a été publiée en 2005. Il s'agit d'un recueil d'histoires sur la vie après la mort intitulé "Le Septième Paradis".

"J'ai écrit 'Le Septième Paradis' parce que je veux croire que quelque chose de bien se produira après ma mort", expliquait l'auteur à l'Associated Press pour son 94e anniversaire en décembre dernier.

A travers 34 romans, cinq pièces de théâtre et des vingtaines de nouvelles et essais, Naguib Mahfouz a décrit avec un réalisme saisissant la vie quotidienne du M. Tout le monde égyptien, entre tradition et modernité. Souvent, le lieu où se déroulait ses romans ne s'éloignait guère du "Caire islamique", le quartier vieux d'un millier d'années où l'auteur a vu le jour en 1911.

Enserrée dans l'agglomération moderne du Caire, la vieille ville aux prestigieuses mosquées est notamment le théâtre de sa Trilogie, publiée dans les années 1950. Elle décrit les aventures et mésaventures de la famille d'un commerçant musulman qui n'est pas sans rappeler celle de l'écrivain lui-même.

Naguib Mahfouz était également très impliqué politiquement, tout en conservant une position modérée. Il prônait le droit des Palestiniens à disposer d'un Etat indépendant et critiquait la politique étrangère américaine dans la région. Mais, à l'inverse d'une majorité de romanciers, écrivains et artistes, il avait soutenu les accords de paix entre l'Egypte et Israël en 1979.

L'écrivain a accompli la majeure partie de sa carrière comme fonctionnaire, travaillant notamment au ministère de la Culture jusqu'à sa retraite professionnelle à 60 ans.

Ses obsèques militaires seront organisées jeudi au Caire. Il laisse derrière lui sa femme, Attiyatullah, et deux filles.

Le raïs égyptien Hosni Moubarak a salué la mémoire d'un écrivain qui a fait "reconnaître la littérature arabe à travers le monde", "diffusant à travers ses écrits les valeurs de la tolérance contre l'extrémisme".

En France, le président Jacques Chirac a souligné que l'auteur avait "dépeint avec coeur, finesse et réalisme la société égyptienne".

21/07/2006

Mickey SPILLANE - 17.07.2006

Décès de Mickey Spillane, créateur du détective privé Mike Hammer- 17.07.06 




CHARLESTON, Caroline du Sud (AP) -- L'écrivain américain Mickey Spillane, créateur du détective privé Mike Hammer, est décédé lundi à l'âge de 88 ans.
Son décès a été confirmé par Brad Stephens, du funérarium Goldfinch à Murrells Inlet en Caroline du Sud.
Après des débuts dans des magazines de bande dessinée, Spillane écrivit son premier roman mettant en scène Mike Hammer en 1946. Douze suivirent avec des ventes atteignant 100 millions d'exemplaires.
Nombre de ces ouvrages ont donné lieu à des films, dont "En quatrième vitesse" ("Kiss me, Deadly", 1955, réalisé par Robert Aldrich) et "Solo pour une blonde" ("The Girl Hunters", 1963, réalisé par Roy Rowland), dont Spillane signa lui-même le scénario. Les aventures de Mike Hammer ont également fait les bonheurs de la télévision