18/11/2006

Milton FRIEDMAN - 16.11.2006

Décès du prix Nobel de l'économie américain Milton Friedman
 

WASHINGTON (AFP) - L'économiste américain Milton Friedman, grand défenseur du libéralisme et prix Nobel d'économie en 1976, est mort jeudi à San Francisco à l'âge de 94 ans, a-t-on appris auprès du centre de recherche néo-libéral Cato Institute.

"Le grand économiste du libre marché Milton Friedman est décédé aujourd'hui à l'âge de 94 ans", a indiqué l'institut dans un communiqué.

Selon le Wall Street Journal, M. Friedman est mort d'une attaque cardiaque.

Il était considéré comme le chef de file de l'Ecole de Chicago, un groupe informel d'économistes libéraux dont le nom vient du département d'économie de l'Université de Chicago.

Son nom était associé aux aux approches "monétaristes" de la conjoncture, qui considèrent que l'inflation peut être contrôlée par l'offre monétaire.

"Milton Friedman a révolutionné la pensé économique dans le monde", a affirmé à l'AFP Jamie Dettmer, responsable des relations presse du Cato Institute.

"Si Keynes a dominé la pensée économique au milieu du 20e siècle, Friedman domine la pensée économique à la fin de ce siècle et il le fera à l'aube de ce nouveau siècle", a-t-il ajouté.

Né à New York d'une famille d'immigrants juifs aux États-Unis, Milton Friedman a d'abord fait des études en mathématiques, puis en économie. Il a obtenu en 1946 un doctorat en économie à l'université Columbia à New York.

Chercheur au Bureau national de recherche économique (NBER) de 1937 à 1981, il a écrit plusieurs ouvrages dont une Histoire monétaire des États-Unis (1963) où il explique l'aggravation de la crise de 1929 par une baisse de la masse monétaire, qu'on aurait pu éviter.

Il a été professeur à l'université de Chicago de 1946 à 1976, où il est devenu le plus connu des chefs de "l'École de Chicago".

Parmi ses ouvrages les plus connus de cet économiste qui aimait à dire que "l'inflation est partout et toujours un phénomène monétaire", on trouve notamment "La théorie quantitative de la monnaie" et "La tyrannie du statu quo".