14.08.2010
Patricia NEAL -08-08-2010
L'actrice américaine Patricia Neal, lauréate d'un Oscar et d'un Tony award, est décédée dimanche à 84 ans dans sa résidence du Massachusetts (nord-est des Etats-Unis), a annoncé lundi la clinique de rééducation qui porte son nom. Patricia Neal est morte des suites d'un cancer du poumon, a expliqué à l'AFP Julie Dougherty, du Centre de rééducation Patricia Neal de Knoxville (Tennessee, sud). Le New York Times avait auparavant indiqué que l'actrice avait souffert de trois attaques cérébrales pendant sa carrière et avait été à moitié paralysée et dans l'incapacité de parler pendant une longue période après cela. L'actrice avait remporté un Tony award à 20 ans à la suite de ses débuts à Broadway dans la pièce de Lillian Hellman, Another Part of the Forest.
Elle avait commencé sa carrière au cinéma en 1949 dans la comédie "John Loves Mary" avec l'acteur Ronald Reagan qui deviendra plus tard président des Etats-Unis. Elle avait aussi joué dans la version à l'écran de la pièce de John Patrick "Le dernier voyage" (1950), où elle incarnait une infirmière au chevet d'un soldat mourant, et dans "Trafic en haute mer" (1950), d'après une nouvelle d'Ernest Hemingway, a précisé le New York Times...
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Bruno CREMER - 07-08-2010
Bruno Cremer est décédé à l’âge de quatre-vingts ans. Il fut le héros de Simenon pendant quatorze ans à la télévision mais aussi le prof de philo de Noce blanche, avec Vanessa Paradis.
Il faut parfois un seul film pour donner sa stature à un comédien. Si Bruno Cremer, décédé samedi à l’âge de quatre-vingts ans, fut pendant quatorze ans, le commissaire Maigret à la télévision, après ces autres Maigret tout aussi crédibles qui furent Jean Richard à la télévision également et, bien sûr, Jean Gabin au cinéma, c’est indiscutablement Noce blanche, de Jean-Claude Brisseau, qui marque sa filmographie, riche pourtant d’une centaine de titres. Noce blanche, film passionné sur la passion, qui donna sa profondeur à Cremer et une vérité que n’avait pas jusqu’alors révélée sa carrière de chanteuse à Vanessa paradis. Avant cela, pourtant Bruno Cremer avait déjà une carrière bien remplie et d’abord au théâtre...
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08.07.2007
Edward YANG - 29-06-2007
Edward YANG 29-06-2007
PARIS (AFP) - Récompensé au Festival de Cannes en 2000 pour "Yi Yi", un drôle et touchant portrait de famille, le cinéaste Edward Yang disparu vendredi à 59 ans était avec Hou Hsiao-hsien et Tsai Ming-liang l'un des plus talentueux auteurs de la nouvelle vague taïwanaise née dans les années 1980.
Il est décédé à son domicile de Beverly Hills, en Californie, des suites de complications liées à un cancer du colon.
Edward Yang était l'un des signataires du manifeste de la nouvelle vague taïwanaise - rédigé chez lui, à Taïwan, à l'occasion de son anniversaire - l'un des mouvements les plus novateurs du cinéma asiatique contemporain.
Son film "Attentes" ("Zhiwang", 1982) forme le premier épisode de l'oeuvre collective "In our time" qui marque la naissance de cette nouvelle vague.
"J’ai toujours voulu que mes films soient comme des lettres, les plus sincères possibles, envoyées à des amis absents", disait-il.
Né à Shanghaï le 6 novembre 1947 d'un père confucéen et d'une mère chrétienne qui émigrent à Taïwan avec les troupes nationalistes lorsqu'il a deux ans, Dechang Yang, dit Edward, reçoit une éducation mi-traditionnelle, mi-occidentalisée.
Amoureux des mangas japonais, il confectionne ses propres bandes dessinées à l'âge de dix ans.
Après une formation essentiellement scientifique et des études d'ingénieur, il part apprendre l'informatique aux Etats-Unis, où il passera neuf ans.
"Je n’ai jamais ressenti une contradiction entre les émotions humaines et le monde scientifique, contrairement à la plupart des gens qui vivent dans des sociétés industrialisées et compartimentées", disait-il. "Je trouve que les maths et l’art se répondent très bien... l’abstraction n’est qu’une façon de dire la vérité de façon plus précise".
Pendant son séjour aux Etats-Unis, il étudie le cinéma pendant un semestre à l'université de Southern California, sans être certain de sa vocation, et c'est en voyant le chef d'oeuvre de Werner Herzog "Aguirre, la colère de Dieu", qu'il décide, à son retour à Taïwan en 1981, de se consacrer à la réalisation.
Il tourne alors "Attentes", puis "Ce jour-là sur la plage" ("Haitande yitian", 1983) et "L'histoire de Taipei" ("Qin mei zhu ma", 1985) où joue son ami Hou Hsiao-hsien, deux films récompensés dans de nombreux festivals.
Suivront "Les Terroristes" ("Kongbu fenzi") en 1986, lui aussi couronné de succès, ce qui encourage Edward Yang à monter sa propre structure indépendante, Yang and his gang, qui produit son quatrième film, la tragédie adolecente "Une belle journée d'été".
Tous les films d'Edward Yang posent un regard critique sur la société urbaine moderne et prospère de Taïwan, mais empathique vis-à-vis de personnages souvent interprétés par des comédiens non professionnels.
Avec "Yi Yi", galerie d'attachants portraits de membres d'une même famille de Taipei sur trois générations, d'un mariage à un enterrement, il décroche le prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2000.
Simple et frais, ce film poétique à la tonalité douce amère est parsemé de traits d'humour, grâce au personnage d'un espiègle petit garçon qui photographie tout ce qui l'entoure, notamment les nuques des autres.
Dans ce film de la maturité, Edward Yang déployait toute la richesse de son regard tendre et humaniste
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30.06.2007
Claude BROSSET - 25.06.2007
PARIS (AP) - Le comédien Claude Brosset, qui s'était notamment illustré au théâtre et au cinéma, comme partenaire, dans des seconds rôles, de Jean Gabin, Lino Ventura ou Bourvil notamment, est mort lundi soir à l'âge de 63 ans, "des suites d'une longue maladie", a-t-on appris auprès de la direction de la communication de l'hôpital de Pontoise (Val-d'Oise) où l'acteur est décédé.
Né le 24 décembre 1943, Claude Brosset était une "gueule" du cinéma français. Marquant de sa forte présence une centaines de films et téléfilms depuis les années 1960, il a joué notamment avec Jean-Pierre Mocky dans "A mort l'arbitre" en 1984, avec Bertrand Tavernier dans "Capitaine Conan" et "L627" ou encore avec Costa-Gavras avec "Un homme de trop".
Rouquin à la silhouette lourde et au verbe cru, il était devenu, au fil des années, un second rôle incontournable, aussi bien des polars que des drames ou des comédies, et ce depuis les années 1970.
Claude Brosset s'était notamment illustré sous la direction d'Henri Verneuil dans "Le corps de mon ennemi" en 1976, de Georges Lautner dans "Flic ou voyou" en 1978, ou encore de Gérard Oury avec "La Carapate" la même année.
A la télévision, il avait ensuite joué dans de nombreuses séries, en particulier les enquêtes du commissaire Maigret, des épisodes de "Central nuit", ou encore de "Nestor Burma" et d'"Une femme d'honneur".
A sa sortie du centre d'art dramatique de la rue Blanche, Claude Brosset avait débuté comme pensionnaire à la Comédie française, jouant ensuite dans une cinquantaine de pièces de théâtre, telles que "Cyrano de Bergerac" ou "Des souris et des hommes" dans une mise en scène de Robert Hossein.
Plus récemment, il avait joué au cinéma dans des comédies grand public telles que "OSS Le Caire, nid d'espions" de Michel Hazanavicius ou "Gomez contre Tavarez" de Gilles Paquet-Brenner, sorti en 2007. AP
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04.06.2007
Jean-Claude BRIALY - 30.05.2007
Jean-Claude Brialy quitte la scène -2007 "Dernière enquête", de Romuald Beugnon
-2005 "Quartier VIP", de Laurent Firode
-2004 "People Jet set 2", de Fabien Onteniente
-2003 "Les Filles, personne s'en méfie", de Charlotte Silvera
-2002 "C'est le bouquet!", de Jeanne Labrune
-2001 "Concurrence déloyale", de Ettore Scola
-2000 "In extremis", de Etienne Faure
-2000 "Les Acteurs", de Bertrand Blier
-1999 "L'Homme de ma vie", de Stephane Kurc
-1999 "Hommage à Alfred Lepetit", de Jean Rousselot
-1997 "Portraits chinois", de Martine Dugowson
-1996 "Le Fils de Gascogne", de Pascal Aubier
-1996 "Les Caprices d'un fleuve", de Bernard Giraudeau
-1996 "Beaumarchais, l'insolent", de Edouard Molinaro
-1995 "Le Monstre", de Roberto Benigni
-1995 "Une femme française", de Régis Wargnier
-1995 "Les Cent et une nuits", de Agnès Varda
-1994 "La Reine Margot", de Patrice Chéreau
-1990 "Ripoux contre ripoux", de Claude Zidi
-1990 "S'en fout la mort", de Claire Denis
-1987 "Les Innocents", de André Téchiné
-1987 "Maladie d'amour", de Jacques Deray
-1987 "Lévy et Goliath", de Gérard Oury
-1987 "Le Moustachu", de Dominique Chaussois
-1986 "Un Homme et une femme: vingt ans déjà", de Claude Lelouch
-1986 "Inspecteur Lavardin", de Claude Chabrol
-1985 "L'Effrontée", de Claude Miller
-1984 "Pinot simple flic", de Gérard Jugnot
-1983 "Papy fait de la résistance", de Jean-Marie Poiré
-1983 "Edith et Marcel", de Claude Lelouch
-1983 "Mortelle randonnée", de Claude Miller
-1982 "La Nuit de Varennes", de Ettore Scola
-1981 "Les Uns et les autres", de Claude Lelouch
-1976 "Le Juge et l'Assassin", de Bertrand Tavernier
-1976 "Barocco", de André Téchiné
-1976 "L'Année sainte", de Jean Girault
-1974 "Le Fantôme de la liberté", de Luis Buñuel
-1970 "Le Genou de Claire", de Eric Rohmer
-1968 "La Mariée était en noir", de François Truffaut
-1968 "Caroline chérie", de Denys de La Patellière
-1967 "Un Homme de trop", de Costa-Gavras
-1964 "La Chasse à l'homme", de Edouard Molinaro
-1963 "Adieu Philippine", de Jacques Rozier
-1963 "Un Château en Suède", de Roger Vadim
-1962 "Le Diable et les dix Commandements", de Julien Duvivier
-1962 "Cléo de 5 à 7", de Agnès Varda
-1962 "La Chambre ardente", de Julien Duvivier
-1962 "Les Sept Péchés capitaux", de Claude Chabrol
-1961 "Paris nous appartient", de Jacques Rivette
-1961 "Les Lions sont lâchés", de Henri Verneuil
-1961 "Les Godelureaux", de Claude Chabrol
-1961 "Une Femme est une femme", de Jean-Luc Godard
-1961 "Les Fiancés du pont Mac Donald", de Agnès Varda
-1961 "Vanina Vanini", de Roberto Rossellini
-1959 "Les Quatre cents coups", de François Truffaut
-1959 "Les Cousins", de Claude Chabrol
-1959 "Le Beau Serge", de Claude Chabrol
-1958 "Ascenseur pour l'échafaud", de Louis Malle
-1958 "Les Amants", de Louis Malle
-1958 "Tous les garcons s'appellent Patrick", de Jean-Luc Godard
-1957 "Le Triporteur", de Jacques Pinoteau
-1957 "Une Histoire d'eau", de Jean-Luc Godard
-1956 "Elena et les Hommes", de Jean Renoir
-1956 "L'ami de la famille", de Jacques Pinoteau
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29.04.2007
Jack VALENTI - 26-04-2007
Décès de Jack Valenti L'ancien président de la puissante MPAA et défenseur acharné du cinéma américain à travers le monde, s'est éteint ce jeudi 26 avril. Il avait 85 ans. Pourfendeur de l'exception culturelle française, Valenti a voué sa vie à défendre l'industrie hollywoodienne.
Jack Valenti réalise de brillantes études, et devient à l'âge de 15 ans, le plus jeune diplômé de son lycée. Il commence à travailler comme garçon de bureau au sein de la Humble Oil Company (future Exxon), puis s'engage dans l'armée de l'air alors que la Seconde Guerre mondiale éclate. Participant à une cinquantaine de missions, il est décoré de plusieurs médailles à son retour au pays, et s'inscrit à l'Université, travaillant le jour et étudiant la nuit. Après un diplôme supérieur à Harvard, il se lance dans la politique et fonde en 1952 sa propre agence de conseils en communication. Trois ans plus tard, il entre en contact avec le sénateur Lyndon B. Johnson, une rencontre déterminante pour la suite de sa carrière.
1963 – 1966 : un tournant décisif
Le 22 novembre 1963, le président J. F. Kennedy est en visite à Dallas. Jack Valenti est en charge de la presse pour cet événement. Lorsque le président est assassiné, Valenti rentre avec Lyndon B. Johnson, alors nouveau président, à Washington, et devient son conseiller. Le 1er juin 1966, sa carrière prend un nouveau tournant : il devient le troisième président de la MPAA, l'organisme chargé de veiller sur la production cinématographique américaine.
Au service d'Hollywood
En tant que président de la MPAA / MPA, Jack Valenti est désormais au centre de la vie hollywoodienne. Fondée en 1922, la Motion Picture Association of America (MPAA) a pour objectif de servir les intérêts de l'industrie cinématographique et audiovisuelle américaine, sur le territoire américain. Initialement créée pour s'occuper du cinéma, la MPAA a peu à peu élargi d'elle-même ses mandats aux nouveaux médias : télévision, vidéo, et maintenant Internet. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les autorités américaines créent la Motion Picture Export Association of America, qui deviendra la Motion Picture Association en 1994. Cette seconde instance, créée en 1945, veille à la promotion et la bonne exportation des films américains hors des Etats-Unis. Son surnom de "petit département d'Etat" témoigne d'ailleurs de l' importance accordée au cinéma dans la politique internationale américaine...
Pourfendeur de l'exception culturelle française
De par son statut, Jack Valenti est LE représentant d'Hollywood dans le monde. A ce titre, il devient le pourfendeur de l'exception culturelle française lors des accords du GATT, lors de l'Uruguay Round, et l'Accord mondial sur l'investissement (AMI). Son rang lui vaut d'être accueilli lors de diverses manifestations internationales, il a été récompensé de façon honorifique à de nombreuses reprises, notamment au Festival de Berlin et en France (Légion d'Honneur). Il est membre honoraire à vie de la Director's Guild of America (DGA - le syndicat des réalisateurs américains), et possède également son étoile sur le célèbre Walk of Fame de Hollywood Boulevard.
Classification et piraterie
Dès son arrivée à la tête de la MPAA / MPA, Jack Valenti se penche sur la question de la classification des oeuvres cinématographiques. Depuis 1922, le septième art était régi par le Code Hayes, un code de censure morale précisant ce qu'il était interdit de montrer à l'écran. Jack Valenti supprime ce code en 1968. Au lieu de créer des directives sur le contenu des oeuvres (ce qui impliquait une certaine forme de censure), il imagine un système permettant de classer les films après leur réalisation : les movies ratings. Un système que Jack Valenti défend bec et ongles, malgré certaines polémiques dont il a fait l'objet au fil des années (classifications inappropriées, oeuvres violentes ou explicites encore trop accessibles aux jeunes...). Jack Valenti s'attache également à la prévention face à la violence au cinéma, et la lutte contre la piraterie. Fervent défenseur du Premier Amendement de la Constitution Américaine et de la liberté d'expression, il mise avant tout sur une auto-régulation de la part des professionnels mais également des parents autour de la violence. Du côté de la piraterie, il développe de nombreux protocoles et systèmes de lutte contre ce marché florissant.
En juillet 2004, Valenti, alors âgé de 82 ans, prend sa retraite et cède son poste à Dan Glickman.
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Jean-Pierre CASSEL - 19-04-2007
L'acteur Jean-Pierre Cassel est décédé à l'âge de 74 ans PARIS (AFP) - L'acteur français Jean-Pierre Cassel, révélé par les comédies de Philippe de Broca dans les années 1960 avant de prêter son élégance et son charme à de nombreux réalisateurs, de Melville à Chabrol, est décédé jeudi à Paris, à l'âge de 74 ans "des suites d'une longue maladie", a indiqué vendredi dans un communiqué son entourage.
Né le 27 octobre 1932 à Paris sous le nom de Jean-Pierre Crochon, Jean-Pierre Cassel, fils d'un médecin et d'une chanteuse d'opéra et père de l'acteur Vincent Cassel, a été découvert par Gene Kelly avant de briller dans les comédies de Philippe de Broca dans les années 1960 ("Les jeux de l'amour", "Le farceur"). Cet amateur de music hall, passionné de comédie musicale, avait aussi tourné avec les plus grands cinéastes, qui lui confiaient souvent des rôles de séduisant séducteur, de Renoir ("Le Caporal épinglé") à Bunuel, en passant par Chabrol, Clair, Losey, Melville ou encore Altman. Acteur, comédien, chanteur et élégant danseur de claquettes, il avait plus d'une centaine de films à son actif et une cinquantaine de pièces de théâtre. Mêlant à merveille séduction et ironie, Jean-Pierre Cassel a laissé son empreinte sur des films des années 60 et 70, tels que "L'Armée des ombres" de Melville ou "Le Charme discret de la bourgeoisie" de Buñuel. Dans les années 80 et 90, il s'est fait moins présent au cinéma, lui préférant le petit écran et les planches, où il a joué notamment sous la direction de Roger Planchon. Ce boulimique de travail aimait enchaîner spectacle sur téléfilm, spectacle dansé sur pièce de théâtre. Il est toutefois régulièrement revenu au cinéma, notamment sous la direction de deux anciens complices, dans "Chouans!" avec Philippe de Broca en 1988 et "La Cérémonie" de Claude Chabrol en 1995. En 2000, il avait partagé l'affiche du film "Les rivières pourpres", de Mathieu Kassovitz, avec son fils Vincent Cassel. Dans son livre "A mes amours", publié en 2004, il dressait un portrait des cinéastes avec lesquels il avait travaillé et rendait hommage au danseur américain Fred Astaire, l'une de ses sources d'inspiration. Ces dernières semaines, il était à l'affiche du premier film réalisé par le comédien Roschdy Zem, "Mauvaise foi", aux côtés de celui-ci et de l'actrice belge Cécile de France, et du polar "Contre-enquête" de Franck Mancuso. Il a joué également dans "Le scaphandre et le papillon" de Julian Schnabel, qui sera en compétition au prochain festival de Cannes (16-27 mai).
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09.04.2007
Luigi COMENCINI - 06.04.2007
Décès du réalisateur italien Luigi Comencini - 06.04.2007 ROME (AP) - Le réalisateur italien Luigi Comencini est décédé à l'âge de 90 ans, a annoncé vendredi sa famille à l'agence ANSA. Il a succombé à une longue maladie.
Né en juin 1916 à Salo, en Lombardie (nord), Luigi Comencini était un des grands réalisateurs et scénaristes de la comédie italienne, avec des films comme "Pain, amour et fantaisie" (1953), avec Gina Lollobrigida et Vittorio de Sica.
Aux côtés de Mario Monicelli et Dino Risi, ainsi que la bande de leurs acteurs-fétiches, Marcelo Mastroianni, Nino Manfredi, Vittorio Gassman et Ugo Tognazzi, il fut l'un de ceux qui incarnèrent cette "comédie à l'italienne" à laquelle ils donnèrent ses lettre de noblesse, cette qu'on appela le "néoréalisme rose".
Dans un communiqué, le maire de Rome, Walter Veltroni, a rendu hommage à un "maître, l'un des grands et inoubliables réalisateurs de l'histoire du cinéma".
Après neuf années passées avec ses parents à Agen, en France, il avait étudié l'architecture à Milan, avant de devenir, avec son copain Alberto Lattuada l'un des fondateurs la Cinémathèque italienne, où il avait réuni les premiers fonds d'archives du cinéma italien.
Critique de cinéma à la fin de la guerre, il avait connu ses premiers succès grâce aux comédies "Pain, amour et fantaisie" et "Pain, amour et jalousie".
Egalement scénariste, le cinéaste s'était intéressé à l'enfance dès sa première réalisation, "Bambini in Citta" (1946), puis avec "Casanova, un adolescent à Venise" (1969), son adaptation de "Pinocchio", le bouleversant "L'incompris" (1967), ou encore "La Storia" (1986) avec Claudia Cardinale.
"Nous l'aimions, plus que tout, pour sa vision intense et délicate du monde de l'enfance", a ajouté Veltroni.
Il s'était aussi penché sur les drames sociaux comme la prostitution dans "Volets clos" (1951) et "La Traite des blanches" (1952). Dans "Un vrai crime d'amour" (1974), il narrait une histoire d'amour qui finit mal dans la Lombardie industrielle. Il s'était également essayé à l'adaptation littéraire avec "La ragazza" (1963), film dans lequel brillait la toute jeune Claudia Cardinale.
Luigi Comencini était le père d'une véritable tribu de cinéma, les réalisatrices Cristina et Francesca Comencini, et celui de la costumière Paola Comencini, auxquelles il passe le flambeau. AP
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11.03.2007
Colette BROSSET - 02-03-2007
Colette BROSSET - 02.03.07 Juste après la guerre, le couple stupéfie le public avec leur joyeuse troupe de Branquignols, parmi lesquels on trouve Louis de Funès, Jean Lefebvre, Jean Carmet, Jacqueline Maillan, Michel Serrault, des acteurs à la fois comédiens, musiciens et chansonniers.
Dans la filmographie de Colette Brosset, on retiendra notamment "Ah les belles bacchantes" (1954) et "La belle Américaine" (1961) de Robert Dhéry, "Paris brûle-t-il" (1966) de René Clément , "La grande vadrouille" (1966) de Gérard Oury et "Le petit baigneur" (1967), réalisé par Robert Dhéry et dont elle était co-scénariste.
Robert Dhéry est décédé en décembre 2004 à l'âge de 83 ans. Il est enterré à Héry dans l'Yonne, village d'où sa famille était originaire, où il a très longtemps vécu chez ses grands parents et qui est à l'origine de son nom d'acteur. Son patronyme était Fourrey.
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Fons RADEMAKERS - 22-02-2007
Décès du réalisateur néerlandais Fons Rademakers, selon des médias AMSTERDAM, Pays-Bas (AP) - Le réalisateur néerlandais Fons Rademakers, dont le long métrage "De Aanslag" (L'assaut) datant de 1986 avait remporté l'Oscar du meilleur film étranger, est décédé jeudi à l'âge de 86 ans, selon des informations de presse.
Le cinéaste est mort des suites d'un emphysème dans un hôpital de Genève, a rapporté l'agence de presse néerlandaise Algemeen Nederlands Persbureau.
"De Aanslag" ou "L'assaut" raconte l'histoire d'un jeune garçon dont la famille a été tuée par les Allemands après avoir été considérée à tort comme impliquée dans le meurtre d'un collaborateur durant l'occupation nazie des Pays-Bas.
Le film avait été récompensé d'un Golden Globe et d'un Oscar en 1987.
Fons Rademakers est également connu pour le film de 1976 "Max Havelaar" sur la corruption et l'exploitation en Indonésie à l'époque coloniale. Les deux films sont adaptés de romans néerlandais. AP
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21.01.2007
Carlo PONTI - 10-01-2007
CARLO PONTI -10.01.07Il a travaillé avec les plus grands réalisateurs, dont Federico Fellini, Jean-Luc Godard et David Lean.
Né en 1913 près de Milan, Ponti avait étudié le droit et exerçait la profession d'avocat avant de se tourner vers la production cinématographique et de rencontrer Sophia Loren, alors adolescente.
Parmi ses productions, on trouve notamment Docteur Jivago, pour lequel il avait eu une nomination aux Oscars en 1965, mais également des films tels que Blow Up, Le Pont de Cassandra, Le Verdict, Affreux, sales et méchants ou encore Zabriskie Point.
Ponti était marié à sa première épouse, Giuliana, quand il a fait la connaissance de Sophia Loren, qui avait presque 25 ans de moins que lui, au tout début des années 50. Alors qu'ils tentaient tous les deux de garder leur liaison secrète malgré le déferlement médiatique, les avocats de Ponti se rendaient au Mexique pour négocier un divorce.
Ponti et Loren se sont mariés par procuration au Mexique en 1957, deux avocats prenant leur place pour la cérémonie.
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30.12.2006
Anne-Marie CARRIERE - 29.12.2006
Décès de la comédienne Anne-Marie Carrière à 81 ans PARIS (AFP) - La comédienne et chansonnière Anne-Marie Carrière, interprète d'innombrables personnages comiques dans les cabarets et théâtres parisiens des années soixante à quatre-vingts, est décédée à l'âge de 81 ans, dans la nuit de jeudi à vendredi.
"Anne-Marie Carrière est décédée à 4H00 du matin, à l'hôpital de Nanterre", a indiqué à l'AFP une source proche de la comédienne. Née le 16 janvier 1925, de son vrai nom Anne Marie, Alice Louise Blanquart, licenciée en droit, elle avait tout d'abord travaillé dans un bureau d'études fiscales, avant de devenir chansonnière et comédienne. Jouant de sa rondeur et de son humour bon enfant, elle devient rapidement populaire et se produit dans de nombreux cabarets (aux Noctambules, aux théâtres de Dix-Heures et des Deux-ânes, au caveau de la République). Anne-Marie Carrière joue aussi au théâtre "J'y suis, j'y reste" (1973), "Madame... pas dame" (1984) et au cinéma, dans "La cuisine au beurre" (1963) ou "Trois enfants dans le désordre" (1966). A la télévision, elle apparaît régulièrement dans "Au théâtre ce soir", l'émission de Pierre Sabbagh, qui diffuse nombre de ses pièces, présente elle-même des émissions. Elle fera aussi de la radio, animant à partir de 1970, le programme "l'Humour au féminin" sur la radio Europe 1, et publiera plusieurs livres, notamment "Piments doux" (1963) un recueil de poèmes humoristiques, et "Mon musée de l'homme" (1968). "Je suis la Française moyenne type", disait-elle à la fin des années 1970, "Après trente ans de métier je crois ne pas avoir changé. Je pense être une honnête femme, de la même façon qu'au XVIIIe siècle on était un honnête homme".
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Joseph BARBERA - 18.12.2006
Joseph BARBERA - 18.12.06
LOS ANGELES (Reuters) - Joseph Barbera, cofondateur des studios de dessins animés Hanna-Barbera auquel on doit des personnages comme les "Pierrafeu" et Scooby-Doo, est décédé lundi à l'âge de 95 ans, a annoncé la Warner Bros.
Barbera avait fondé Hanna-Barbera avec William Hanna voici près d'un demi-siècle et ce studio est devenu l'une des "marques" les plus célèbres de Hollywood dans le domaine du film d'animation. Avant la fondation de ce studio, les deux compères s'étaient déjà illustrés en créant les célèbres Tom et Jerry.
Barbera est mort à son domicile dans la banlieue de Los Angeles, à Studio City, avec sa femme, Sheila, à ses côtés.
"Les personnages qu'il a créés avec son défunt partenaire, William Hanna, ne sont pas seulement des superstars animées, mais aussi une part très appréciée de la culture pop américaine", a déclaré le président de la Warner Bros, Barry Meyer.
Barbera et Hanna, qui est décédé en 2001, s'étaient rencontrés aux studios de la Metro-Goldwyn-Mayer à la fin des années 1930 et avaient collaboré tout d'abord sur un dessin animé appelé "Puss Gets the Boot", qui avait débouché sur la création de leurs fameux Tom et Jerry.
Les deux créateurs étaient devenus célèbres dès les années 1940. C'est en 1957 qu'ils avaient quitté la MGM pour fonder les studios Hanna-Barbera, où ils avaient créé de nombreux personnages comme ceux d'une famille de l'âge de pierre, les "Pierrafeu", ou les "Fous du volant", ou encore le chien Scooby-Doo.
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25.11.2006
Philippe NOIRET - 23.11.2006
Le comédien Philippe Noiret est mort - 23.11.2006 L'acteur Philippe Noiret, 76 ans, est décédé jeudi des suites d'une longue maladie, laissant derrière lui une immense carrière de quelque 125 films, et de très nombreuses pièces de théâtre.
Ses obsèques se dérouleront lundi en la basilique Sainte-Clotilde à Paris et il sera ensuite inhumé au cimetière Montparnasse.
Acteur fétiche de Bertrand Tavernier ("L'horloger de Saint-Paul", "Que la fête commence" etc), il a formé des couples mythiques avec Catherine Deneuve, Romy Schneider et Simone Signoret, et il a obtenu deux César d'interprétation masculine, en 1976 dans "Le vieux fusil" (Robert Enrico) et en 1990 pour "La vie et rien d'autre" (Tavernier).Né le 1er octobre 1930 à Lille (Nord), il se révèle piètre écolier. Ayant échoué au bac, il débute sur plusieurs scènes de théâtre parisiennes. En 1953, il entre au Théâtre national populaire (TNP) de Jean Vilar où il connaît la vie de troupe pendant sept ans, côtoie Gérard Philipe, interprète plus de quarante rôles et rencontre l'actrice Monique Chaumette, qu'il épousera en 1962. Parallèlement, il forme un duo comique de cabaret avec Jean-Pierre Darras.
Il tient un premier rôle au cinéma en 1956 dans "La Pointe courte" d'Agnès Varda, mais doit attendre 1960 pour apparaître à nouveau sur grand écran dans "Zazie dans le métro" de Louis Malle. Il enchaîne des seconds rôles sans percer jusqu'à "La Vie de château" de Jean-Paul Rappeneau, en 1966. Mais c'est le personnage de paysan rêveur d'"Alexandre le Bienheureux" (Yves Robert), qui le fait remarquer du grand public en 1967, au point de pouvoir se consacrer exclusivement au cinéma et d'abandonner le théâtre. Il bouscule son image bonhomme avec un film qui fait scandale en 1973, "La Grande Bouffe" de Marco Ferreri, et se fait une spécialité des personnages de composition, jouant sous la direction de réalisateurs comme Bertrand Tavernier ("L'Horloger de Saint-Paul", 1973 etc.), Yves Boisset ("Un taxi mauve", 1977, etc), ou Philippe de Broca ("Tendre poulet", 1977, etc). Philippe Noiret passe au statut de star hexagonale grâce au succès du "Vieux Fusil" de Robert Enrico qui lui vaut un César du Meilleur Acteur en 1976. Mais le comédien n'abandonne pas son goût de la composition dans des films comme "Coup de torchon" (1981). Il suit une carrière en Italie, principalement sous la direction de Mario Monicelli ("Mes chers amis" etc) et devient la figure incontournable des comédies françaises à succès dans les années 80 et 90 avec notamment "Les Ripoux" de Claude Zidi, en 1984, et les deux suites. L'acteur remporte son second César en 1990 pour "La Vie et rien d'autre" et figure en haut de l'affiche de productions internationales comme "Cinema Paradiso" (1988). Moins sollicité par le cinéma au milieu des années 90, Philippe Noiret remonte sur les planches en 1997 dans "Les Cotelettes" de Bertrand Blier. Il renoue avec le succès dans "Père et fils" (20O3, de Michel Boujenah). Philippe Noiret a travaillé jusqu'à ces derniers jours à l'écriture d'un livre de mémoires qui sortira début 2007 chez Robert Laffont, a-t-on appris vendredi auprès de la maison d'édition. "C'est un livre auquel il a travaillé jusqu'à la dernière seconde. Un livre dans la tradition des mémoires d'acteur, qui retrace son parcours professionnel, ses souvenirs d'enfance, ses rencontres...", a indiqué Stéphane Barsacq, directeur littéraire des éditions Robert Laffont.
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Robert ALTMAN - 20.11.2006
Le réalisateur de «Mash», «The Player» et «Short Cuts» s'est éteint à l'âge de 81 ans.
Il s'est éteint lundi à l'âge de 81 ans alors qu'il devait commencer le tournage d'un long-métrage en janvier prochain, Hands on Hard Body, une histoire de concours entre chauffeurs routiers dans le Texas profond. Et le 6 décembre, on verra sur les écrans son nouveau long-métrage, A Prairie Home Companion, un film choral et musical comme il les aimait tant. Il y a de la nostalgie dans cette ultime oeuvre qu'il était venu présenter en compétition au dernier Festival de Berlin et dans lequel, à travers les voix de Meryl Streep et de Lily Tomlin, il chantait l'amour de son Midwest natal et de la musique country.
Kansas City, une ville de l'Amérique profonde qu'on a plusieurs fois retrouvée dans ses films, a donné le jour à Robert Altman en 1925. Fils aîné d'un courtier d'assurances, il fait ses études secondaires chez les jésuites et obtient un diplôme d'ingénieur mathématicien à l'université du Missouri. Mobilisé à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il devient pilote de bombardier.Tout de suite après la guerre, il commence à écrire des articles, des scénarios, des pièces radiophoniques. Sa carrière s'oriente plus précisément vers 1947, quand il devient réalisateur de films industriels. Mais ses débuts à Hollywood, dix ans plus tard, passeront inaperçus : en 1957, il signe The Delinquents et James Dean Story. Il se tourne vers la télévision, où il tournera de nombreux feuilletons après y avoir été introduit par un parrain de choix : Alfred Hitchcock. Il réalise deux épisodes de Hitchcock Presents en 1957 et 1958.
Après ces années obscures et laborieuses, le nom de Robert Altman retentit soudain en 1970 grâce à Mash. Trois chirurgiens à l'esprit carabin font des ravages dans une antenne médicale pendant la guerre de Corée. Une satire délirante de l'armée, bien dans l'air de révolte de 68, qui remporte la palme d'or à Cannes. L'irrévérencieux Bob est lancé. Suivra une décennie triomphale avec une quinzaine de films extrêmement variés. Car, même si sa marque de fabrique reste ce fameux style choral inauguré avec Nashville (1975), où s'entrecroisent vingt-quatre personnages dans la capitale de la musique country, il fera toujours preuve d'une inspiration très éclectique.
Il est en effet à chaque fois différent, inattendu, dérangeant quand il titille le western avec John McCabe, une parodie au grand air qui prend comme décor les montagnes canadiennes ou Brewster McCloud où la satire rejoint un ton fantastique peu habituel. Puis, tout à coup, il change sa caméra d'épaule pour Images, sujet plus intimiste qui suit l'évolution de la démence chez une femme. Ou encore Le Privé en 1972 où son complice Eliott Gould compose un enquêteur hors norme plus préoccupé par lui-même que par les rebondissements de l'intrigue. Le regard du cinéaste est d'abord une façon d'aborder un genre et de le tordre. Encore deux films éblouissants avec Nous sommes tous des voleurs ou California Split avant l'étonnant Nashville en 1975 où il lance à la face de l'Amérique la vision au vitriol d'un anarchiste épinglant l'univers sirupeux des majorettes et de cette majorité silencieuse qui fabrique des présidents.
Après cette apothéose, le cinéaste peut se retourner vers lui-même, c'est-à-dire sur ses fantasmes. La caricature est toujours là mais elle se fond à une analyse plus profonde et pernicieuse avec Trois Femmes ou Un Mariage. Plus surréaliste avec Quintet, plus conformiste pour Un Couple parfait. Puis soudain, il semble s'assagir pour une parenthèse que beaucoup jugent indigne de lui avec Popeye où le plus célèbre personnage de dessin animé est joué par Robin Williams. De nouveau, il change de répertoire en 1982 pour Reviens, Jimmy Dean, reviens où son univers rejoint la mémoire collective. Il enchaîne encore quatre autres films dont Secret Honor, film pamphlet contre la politique spectacle. En 1985, avec Fool for Love avec Sam Shepard, il innove encore en filmant ce qui aurait pu être une pièce.
«Je n'obéis pas à un plan, mais toujours à mon instinct. Je n'ai jamais d'idées préconçues, et ni philosophie ni politique à proposer», disait-il. Observateur sarcastique de la bourgeoisie américaine, il s'est fait une réputation de cruauté dont il essayait de se défendre : «Il y a cruauté, a-t-il expliqué, quand le public s'identifie aux personnages. L'humour et le rire désamorcent ce processus d'identification. On a dit par exemple que je m'attaquais à la bourgeoisie américaine dans Un mariage. En fait, je rassemble une cinquantaine de personnes de la middle-class formée de conservateurs et de parvenus. (...) Cynique ? Non, les yeux ouverts. Pessimiste ? Non, je crois agir positivement en montrant simplement ce que j'observe.»
À 77 ans, lui, l'Américain si peu tranquille avait osé s'attaquer à l'aristocratie anglaise des années 1930 dans le jubilatoire Gosford Park. Une histoire de meurtre et une satire sociale si terriblement british. Il s'était ensuite glissé dans les coulisses de la danse avec Company, un film intimiste tourné à la manière d'un documentaire. Et, symboliquement, il nous quitte sur A Prairie Home Companion, film peut-être prémonitoire, dans lequel un fantôme hante les coulisses d'un show radiophonique.
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21.11.2006
Francis GIROD - 19.11.2006
FRANCIS GIROD - 19.11.06Assistant de Mocky et Vadim
A 8 ans, lorsque ses parents se séparent, Francis Girod part avec sa mère à Bruxelles où, adolescent, il joue la comédie sur les planches et pour la radio. A 18 ans, il quitte la Belgique et s'installe à Paris. Là, il s'inscrit au Cours Simon et suit des cours de journalisme. Il entre dans le monde du 7e art comme stagiaire sur Les Culottes rouges d'Alex Joffé en 1962, puis comme assistant de Mocky ou Vadim Auteur en 1966 d'un Manuel de la pensée yéyé, il produit la même année L'Horizon, le premier film de Jacques Rouffio. A cette époque, il travaille pour le petit écran (Dim dam dom, En toutes lettres) et rédige des critiques de cinéma dans Le Nouvel Observateur.
Romy Schneider, Michel Piccoli, Sophie Marceau...
Co-écrit par son vieux complice Rouffio, Le Trio infernal premier long métrage réalisé par Francis Girod, sort en salles en 1973. Cette farce corrosive bénéficie de la présence des très populaires Piccoli et Romy Schneider. Celle-ci permettra au cinéaste d'obtenir son plus gros succès en incarnant une scandaleuse Banquière en 1980. Abordant volontiers des sujets de société, Girod évoque la colonisation dans L'Etat sauvag, l'immigration dans Le Grand Frère -avec Depardieu, qu'il dirigea aussi dans René la Canne- et les coulisses du pouvoir dans Le Bon Plaisir avec un Trintignant aux faux airs de Mitterrand. Un rien provocateur, il demande à Claude Brasseur et Sophie Marceau, père et fille dans La Boum de Pinoteau de jouer les amants terribles dans Descente aux enfers en 1986.
Le noir lui va si bien
Avec des scénarios co-signés par des auteurs de renom, de Georges Conchon à Michel Grisolia, les films de Francis Girod font la part belle aux comédiens. Prof au Conservatoire dans les années 80, le cinéaste signe en 1984 un film sur les acteurs en herbe (L'Enfance de l'art fraîchement accueilli à Cannes), offre en 1990 le rôle du charismatique Lacenaire, assassin et poète, à Daniel Auteuil (qu'il retrouvera pour Passage à l'acte) et confie celui d'un jeune travesti à Robinson Stévenin dans Mauvais genres (avec à la clé un César du Meilleur espoir en 2002). Sombres mais non dénués d'ironie, les films de Girod sont souvent truffés de références à l'actualité, à l'image de Terminale ou d'Un ami parfait, un thriller sur la face cachée de l'industrie agro-alimentaire, son dernier long métrage pour le cinéma, sorti en avril dernier (il avait aussi signé en 2006 L'Oncle de Russie, un téléfilm avec Claude Brasseur). Très présent dans les différentes institutions cinématographiques (il fut notamment Président de la Société des Réalisateurs de Films, membre du Conseil d'administration de la Cinémathèque et Président de la SACD), Francis Girod, compagnon de la journaliste Anne Andreu, avait été élu en 2002 à l'Académie des Beaux-Arts, au siège précédemment occupé par Claude Autant-Lara.
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14.10.2006
Gillo PONTECORVO - 12.10.2006
GILLO PONTECORVO - 12.10.06
Le cinéaste italien Gillo Pontecorvo, qui avait notamment remporté le Lion d'Or à Venise en 1966 avec "La Bataille d'Alger", est décédé jeudi soir à Rome à l'âge de 86 ans, a annoncé l'agence italienne Ansa.
Marié et père de trois enfants, le réalisateur est mort à l'hôpital Gemelli de Rome, a indiqué Ansa, sans préciser la cause de son décès.
Né en 1919 à Pise, en Toscane, Gillo Pontecorvo était reconnu comme un des plus grands cinéastes italiens de l'après-guerre, deux fois candidat à l'Oscar d'Hollywood et qui avait dirigé l'acteur américain Marlon Brando dans "Queimada" (1971).
Etudiant en chimie avant de se tourner vers le journalisme, il devint membre du parti communiste italien au début des années 1940 et fit partie de la résistance antifasciste de 1943 à 1945.
Correspondant après la guerre de divers journaux italiens à Paris, il se tourna vers le cinéma en débutant comme assistant d'Yves Allégret.
Son premier long-métrage, "Un dénommé Squarcio" ("La grande strada Azzurra", 1957) dresse le portrait d'un petit village de pêcheurs où l'on voit Yves Montand lutter pour nourrir sa famille. Trois ans plus tard, Pontecorvo raconte dans "Kapo" l'histoire d'une juive devenue auxiliaire des nazis dans un camp allemand.
En 1965, "La Bataille d'Alger" apporte la consécration au réalisateur.
Tourné et coproduit avec Yacef Saadi, ancien dirigeant du FLN, le film montre de façon équilibrée et réaliste la lutte des parachutistes français contre les hommes du FLN en 1958, dans la Casbah d'Alger, l'usage de la torture d'un côté, les attentats aveugles de l'autre.
Longtemps interdit en France, "La Bataille d'Alger" obtint le Lion d'Or à la Mostra du Cinéma à Venise en 1966.
Dans son film suivant, "Queimada", Pontecorvo dirige Marlon Brando et affronte une nouvelle fois le thème du colonialisme.
Directeur de la Mostra de Venise de 1992 à 1996, Gillo Pontecorvo avait été invité au Festival de Cannes en 2004 pour présenter "La Bataille d'Alger", ressorti dans les salles près de 40 ans après son tournage.
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24.09.2006
Malcolm ARNOLD - 23.09.2006
Décès du compositeur Malcolm Arnold, premier Britannique oscarisé LONDRES (AP) -- Le compositeur Malcolm Arnold, premier Britannique a gagner un Oscar, est décédé samedi à l'âge de 84 ans suite à une courte période de maladie, a déclaré son partenaire.
Sir Malcolm Arnold avait gagné un Oscar en 1958 pour la musique originale du film "Le pont de la rivière Kwaï". Il est décédé samedi dans un hôpital du comté de Norfolk, dans l'est de l'Angleterre, suite à une infection thoracique, a déclaré Anthony Day, son compagnon depuis 23 ans.
Arnold a composé plus que 130 bandes originales, dont celles de "L'auberge du sixième bonheur", qui lui a valu le prestigieux prix Ivor Novello en 1958, de "Chaussure à son pied", ou encore de "Whistle down the wind".
Il a également composé neuf symphonies, sept ballets, deux opéras, un musical et plus de 20 concertos. Il a été fait Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique en 1970. AP

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09.09.2006
Remy BELVAUX - 04.09.2006
Rémy Belvaux, le réalisateur belge du film C'est arrivé près de chez vous, qui avait lancé en 1992 la carrière de son compatriote Benoît Poelvoorde, est décédé lundi, a rapporté mercredi la télévision belge RTL-TVI.
Né en 1966 à Namur, Rémy Belvaux est le frère du réalisateur Lucas Belvaux (La raison du plus faible) et du metteur en scène Bruno Belvaux (Modèle déposé). A Bruxelles, le distributeur en Belgique de La raison du plus faible, Cinéart, a indiqué n'avoir aucune information sur les circonstance du décès.
Vers la publicité
Dans C'est arrivé près de chez vous, une première réalisation immédiatement élevée au rang de film-culte, dont il avait également co-écrit le scénario, Rémy Belvaux incarnait Rémy, le journaliste de télévision accompagnant Ben, l'inoubliable tueur en série joué par Poelvoorde, dans ses pérégrinations morbides.
Rémy Belvaux s'était ensuite tourné vers la réalisation de films de publicité et habitait Paris. Ces dernières années, ses spots pour les marques SFR et Charal lui avaient valu des récompenses dans les festivals spécialisés.

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19.08.2006
Bernard RAPP - 17.08.2006
PARIS (AP) -- Le journaliste et cinéaste Bernard Rapp est décédé jeudi à l'âge de 61 ans, annonce la chaîne France-2 dont il fut l'un des piliers. Elle précise que l'auteur d"'Une affaire de goût" a succombé à une "longue maladie". Grand reporter, puis correspondant en Grande-Bretagne, Bernard Rapp a présenté le journal de 20h sur Antenne 2 de 1983 à 1987, avant de produire et d'animer plusieurs émissions, dont la savoureuse "Assiette anglaise", et plusieurs rendez-vous littéraires comme "Caractères", "Un siècle d'écrivains" et "Jamais sans mon livre".
Ce passionné de cinéma né à Paris le 17 février 1945, qui sent que la direction de la chaîne ne veut plus de lui au 20h, bien qu'il ait reçu deux 7 d'or en 1987 et 1988, se lancera à 50 ans dans la réalisation avec le polar "Tiré à part" en 1996.
C'est avec son deuxième film, "Une affaire de goût" (1999), qu'il trouvera le succès critique et public. Cette étude psychologique tirée du roman de Philippe Balland narre la relation ambiguë et perverse entre un industriel (Bernard Giraudeau) et son goûteur (Jean-Pierre Lorit). Le film reçoit le Grand Prix du Festival du film policier de Cognac et il est nommé cinq fois aux Césars.
"Mes films se passent dans la bonne société. Mais ce qui m'intéresse dans la bonne société, c'est justement ce qui n'est pas beau. J'aime bien l'idée d'un salopard en costume trois-pièces", avait-il confié un jour.
Cet homme élégant, pince-sans-rire et amoureux de la culture anglo-saxonne s'essaie ensuite à la comédie, avec un ton un peu mélancolique dans "Pas si grave" (2002), où trois frères partent sur les traces du passé mouvementé de leur père adoptif, ancien combattant républicain de la Guerre d'Espagne. Le film n'est pas très bien reçu. Le trait se fait plus cruel avec "Un petit jeu sans conséquence" (2004), adaptation d'une pièce de théâtre à succès, où Bruno (Yvan Attal) et Claire (Sandrine Kiberlain) s'amusent à faire croire qu'ils sont séparés, avant de se rendre compte que personne n'en est surpris. AP
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21.07.2006
Gérard OURY - 20-07-2006
Né le 29 avril 1919 à Paris, Max Gérard Houry s'est destiné à la comédie dès l'âge de 17 ans. Après le cours Simon, il entre au conservatoire en 1938 et obtient un an plus tard son premier rôle à la Comédie-Française, dans "Britannicus". |
| Sa filmographie |
- "La main chaude" (1959), avec Jacques Charrier et Macha Méril, |
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15.07.2006
Red BUTTONS - 13-07-2006
jeudi 13 juillet 2006, 23h17 
LOS ANGELES (AFP) - L'acteur comique américain Red Buttons, qui avait décroché l'Oscar du meilleur second rôle en 1958 pour le film "Sayonara" aux côtés de Marlon Brando, est décédé jeudi à Los Angeles à l'âge de 87 ans.

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12.07.2006
June ALLYSON - 08-07-2006

LOS ANGELES (AP) - June Allyson, l'"épouse parfaite" au cinéma de James Stewart, Van Johnson et d'autres héros du grand écran, est décédée à l'âge de 88 ans, sa fille Pamela Allyson Powell. L'actrice américaine s'est éteinte samedi dans sa maison à Ojai, son époux David Ashrow à ses côtés, a précisé Mme Powell. Elle a succombé à une défaillance pulmonaire et une bronchite aiguë à la suite d'une longue maladie.
Au cours de la Seconde guerre mondiale, les GI affichaient des photos de Rita Hayworth et Betty Grable, mais June Allyson était celle avec qui ils se voyaient rentrer à la maison. Blonde, menue, optimiste, elle apparaissait comme l'épouse idéale, inoffensive, toujours là pour apporter du soutien.
Née Eleanor Geisman dans le Bronx le 7 octobre 1917, June Allyson débuta dans des comédies musicales de la MGM, puis fut notamment l'épouse de James Stewart dans "Un homme change son destin" (1949), "Romance inachevée" (1953) et "Strategic Air Command" (1955).
Une seule fois, elle interpréta une femme ne suscitant aucune sympathie, qui tourmente son mari dans "The Shrike". Ce fut un échec.
En 1945, June Allyson épousa Dick Powell, crooner devenu acteur puis producteur. Ils se séparèrent en 1961 avant de se réconcilier et de rester ensemble jusqu'à la mort de Powell en 1963. Le couple eut deux enfants, Pamela et Richard Keith Powell.
Le 30 octobre 1976, l'actrice se maria en secondes noces avec David Ashrow. Après sa carrière au cinéma, June Allyson se tourna vers la télévision.
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Gérard Oury est mort jeudi matin, 20.07.06, à l'âge de 87 ans dans sa maison de Saint-Tropez (Var)