06/04/2008

Richard WIDMARK - 24.03.2008

BOSTON (Reuters) - L'acteur américain Richard Widmark est mort lundi à l'âge de 93 ans dans sa maison de Roxbury, dans le Connecticut, apprend-on de source médicale. Les causes de son décès ne sont pas connues.Son rôle de tueur psychopathe dans "Le Carrefour de la Mort" d'Henry Hathaway, sorti en 1947, lui avait valu une nomination aux Oscars.

La longue carrière de Widmark, qui a joué dans plus de 60 films, a principalement été marquée par des rôles de méchants, de cowboys et de vrais durs. Il a notamment tourné dans "La Ville abandonnée" (1948), "Okinawa" (1950), "Panique dans la rue" (1950)", Sainte Jeanne" (1957), "Alamo" (1960), "La Conquête de l'Ouest" (1962), "Le Crime de l'Orient-Express" (1974) et "Morts suspectes" (1978).

Mais Widmark est surtout célèbre pour son interprétation de Tommy Tudo, un personnage répugnant doté d'un rire névrotique. Après ce rôle, Widmark deviendra l'un des "méchants" les plus populaires du cinéma américain.

Widmark avait expliqué lors d'une interview que ce rire si particulier était lié à sa nervosité.

"Quand je doute, je ris", avait-il expliqué. "Et comme c'était mon premier rôle et que tout cela était nouveau pour moi, j'ai beaucoup ri... Et puis c'est aussi lié au fait que j'ai toujours eu un rire un peu dingue".

Le succès de l'acteur, blond et chétif, coïncide avec l'avènement du "film noir", où se croisent détectives cyniques, femmes fatales, criminels et marginaux.

L'acteur, originaire du Minnesota, était passé à la production à la fin de sa carrière.

Widmark avait épousé en seconde noce l'ex-femme de son ami Henry Fonda, Susan, en 1999.

Israel Cachao LOPEZ - 22.03.2008

MIAMI (AFP) - Le musicien cubain Israel "Cachao", un des pionniers du mambo, est décédé samedi à Miami (Floride) à l'âge de 89 ans, a-t-on appris dans son entourage cité par les médias locaux. Contrebassiste et compositeur exceptionnel, "Cachao" López, qui est né à La Havane en 1918, a été hospitalisé au cours de la semaine dans un des hôpitaux de Miami où il est décédé des suites d'une maladie rénale, selon son porte-parole Nelson Albareda.

"Cachao" Lopez a acquis une renommée mondiale dans les années 30, en tant que virtuose du mambo et du jazz latino.

Il obtenu deux Grammy Awards, en 1995 et 2005, et un Grammy Latino en 2003.

Le musicien a quitté Cuba en 1962, trois ans après la révolution cubaine. Après un bref exil en Espagne, il se rend aux Etats-Unis, d'abord à New York, puis à Las Vegas (Nevada, ouest) et enfin à Miami, dans les années 80, où il a rejoint d'autres grands de la musique latino comme Tito Puente et Gloria Estefan.

22/03/2008

Hugo CLAUS - 19.03.2008

Hugo Claus, l'auteur belge le plus connu à l'international, est mort par euthanasie à l'hôpital d'Anvers à l'âge de 78 ans. Il souffrait de la maladie d'Alzheimer.Plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de littérature, il s'était récemment engagé contre le séparatisme flamand. En septembre dernier, en pleine crise politique belge, il avait signé une pétition avec 400 autres personnalités du pays pour défendre l'unité du royaume.

Né à Bruges le 5 avril 1929, Hugo Claus publie son premier roman à l'âge de 19 ans. Une centaine d'ouvrages suivront, dont une trentaine d'autres romans, tous en néerlandais comme le chagrin des Belges en 1983, une critique acerbe du nationalisme flamand pendant la seconde guerre mondiale.

Mais Hugo Claus s'illustrera aussi comme réalisateur au cinéma et metteur en scène au théâtre, où il affinera sa réputation de provocateur. Artiste complet, Hugo Claus était également un peintre de talent. Il avait participé dans les années 50 au mouvement artistique Cobra, un groupe d'avant garde expressionniste

Philip Jones GRIFFITHS - 19.03.2008

Le photographe d'origine galloise Philip Jones Griffiths, dont les clichés durant la guerre du Vietnam contribuèrent à semer le doute dans l'opinion publique sur l'engagement des Américains dans le conflit, est mort à l'âge de 71 ans, a annoncé mercredi l'agence Magnum.

Jones Griffiths avait rejoint l'agence Magnum en tant que membre associé en 1966 et en était devenu une quinzaine d'années plus tard son président. Il est décédé d'un cancer à son domicile de Londres, a précisé Rhiannon Davies, directeur commercial de l'agence.

Son ouvrage "Vietnam Inc.", décrit comme l'une des études les plus détaillées d'un conflit, est peut-être le travail pour lequel il était le plus connu. Le livre publié pour la première fois en 1971 et sa position anti-américaine sur la guerre ont fait de lui une icône parmi les photographes européens.

"Philip a enrichi toutes nos vies avec son courage, son empathie, sa passion, son intelligence et sa sagesse", a déclaré le président de Magnum Stuart Franklin.

Né à Rhuddlan, au Pays de Galles, il avait suivi des études de pharmacie à Liverpool. Sa carrière en tant que photojournaliste débuta par une collaboration à temps partiel avec "The Guardian". En 1961, il commença à se consacrer à la photo à plein temps comme free-lance pour le quotidien "The Observer".

Il prit ses premières photos de guerre en Algérie en 1962 avant de se rendre en Afrique centrale. Puis il partit en Asie où, cinq ans durant à partir de 1966, il se pencha sur la guerre du Vietnam.

Il couvrit également la guerre du Kippour en 1973 puis travailla au Cambodge de 1973 à 1975.

Philip Jones Griffiths, père de deux filles, s'installa à New York en 1980 pour devenir président de Magnum, un poste qu'il occupa pendant cinq ans. Ses travaux ultérieurs portèrent sur les relations entre l'humanité et la technologie. Il publia en 2003 un livre sur les victimes de l'Agent orange au Vietnam. AP

Anthony MINGHELLA - 18.03.2008

Anthony Minghella, le réalisateur, écrivain et dramaturge britannique, décédé aujourd'hui (voir news), a succombé à une hémorragie à la suite d'une intervention chirurgicale subie la semaine dernière.En 2007, il avait tourné au Botswana une adaptation des romans à succès d'Alexander McCall Smith, racontant les aventures d'une patronne d'agence de détectives privés. Le pilote de cette série, N.1 Ladies Detective Agency — qui restera sa dernière oeuvre audiovisuelle — sera diffusé à Pâques sur la chaîne BBC One.

La responsable de la fiction de la chaîne, Jane Tranter, réagit ainsi à cette perte : "C'est un choc énorme pour nous tous. Il était l'un des meilleurs talents d'écriture et de réalisation du Royaume-Uni".

Le Premier Ministre Gordon Brown s'est déclaré quant à lui "profondément attristé" par cette disparition soudaine : "Il était l'un des plus grands talents créatifs de Grande-Bretagne  l'un de nos plus grands scénaristes et réalisateurs, un grand défenseur de l'industrie britannique du film, et un expert en littérature et en opéra".

Tony Blair a lui aussi tenu à lui rendre hommage : "Il était "un être merveilleux, créatif et brillant, mais toujours humble, gentil et adorable".

Anthony Minghella s'est donc éteint à 54 ans, laissant une trace indélébile dans l'histoire du cinéma. Il était marié à la chorégraphe hongkongaise Carolyn Choa. Il laisse deux enfants.

Arthur C. CLARKE - 12.03.2008

COLOMBO (AFP) - L'écrivain de science-fiction britannique Arthur C. Clarke est mort mercredi dans un hôpital au Sri Lanka, à l'âge de 90 ans, a déclaré à l'AFP son secrétaire Rohan de Silva. Auteur du livre qui a inspiré Stanley Kubrick pour "2001, Odyssée de l'espace", Clarke avait été plusieurs fois admis à l'hôpital pour insuffisance respiratoire depuis son 90ème anniversaire en décembre.

 

"Sir Arthur vient de mourir à l'hôpital Apollo" de Colombo, a indiqué da Silva.

 

Clarke qui avait, dès 1945, prévu l'essor des communications par satellite, a écrit plus de 80 ouvrages. Il était le plus célèbre des résidents étrangers au Sri lanka où une académie scientifique porte son nom.

 

Son domestique, W. K. M. Dharmawardena, a déclaré que ses funérailles seraient organisées dès l'arrivée de membres de sa famille qui vivent en Australie.

 

La santé de l'écrivain s'était brusquement détériorée au cours des dernières semaines et il avait été admis à l'hôpital il y a quatre jours.

 

Clarke avait fêté son 90ème anniversaire le 16 décembre en souhaitant la paix pour son pays d'adoption, le Sri lanka où il s'était établi il y a une cinquantaine d'années. Il y avait créé une école de plongée qui avait été durement touchée par le tsunami de décembre 2004.

 

Il avait soufflé une seule bougie sur son gâteau d'anniversaire au cours d'une fête organisée par le gouvernement et à laquelle avait participé le chef de l'Etat Mahinda Rajapakse.

 

Il avait alors souhaité pour le Sri Lanka la fin du conflit ethnique qui déchire le pays. "Mon désir profond serait de voir l'instauration, le plus vite possible, de la paix au Sri Lanka", avait-il dit faisant allusion au conflit qui oppose Colombo à la guérilla tamoule et qui a fait des dizaines de milliers de morts.

 

"Je suis conscient qu'il ne suffit pas de souhaiter la paix et qu'il faut du travail acharné, du courage et de la ténacité" pour y parvenir, avait-il ajouté.

 

L'écrivain de science-fiction, qui avait également souhaité pouvoir obtenir la preuve de l'existence des extra-terrestres et qui prônait l'adoption de combustibles moins polluants, vivait depuis 30 ans sur une chaise roulante, conséquence d'une poliomyélite qu'il avait contractée dans son enfance.

 

"Je n'ai pas de regrets et n'ai plus d'ambitions personnelles", avait-il dit dans un enregistrement remis à la presse peu avant son dernier anniversaire.

Lazare PONTICELLI - 12.03.2008

PARIS - La France a perdu son dernier direct de la "der des der". Lazare Ponticelli, seul "poilu" français de la Première Guerre mondiale encore en vie, est mort mercredi à l'âge de 110 ans, à son domicile du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). Des obsèques nationales devraient être organisées dans les prochains jours.

 

"J'exprime aujourd'hui la profonde émotion et l'infinie tristesse de l'ensemble de la Nation alors que disparaît Lazare Ponticelli, dernier survivant des combattants français de la Première Guerre mondiale", a réagi le président de la République, Nicolas Sarkozy, dans un communiqué.

 

Un hommage national à l'ensemble des Français mobilisés durant la Première Guerre mondiale sera rendu "dans les prochains jours", précise le communiqué de l'Elysée.

 

Exprimant "sa profonde émotion", le secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, Alain Marleix, a assuré sur France-Info que les dernières volontés de M. Ponticelli seraient "respectées à la lettre". L'hommage national aura lieu aux Invalides et consistera en "une cérémonie d'hommage pour lui et aussi pour l'ensemble des anciens combattants", a-t-il précisé. "A ma connaissance, c'est sans précédent." Lazare Ponticelli sera ensuite enterré, selon son souhait, dans le caveau familial à Paris.

 

L'idée d'organiser des obsèques de portée nationale avait été annoncée en 2005 par Jacques Chirac. "Nous avons le devoir de marquer notre gratitude envers l'ensemble des combattants, de tous grades, de toutes origines, de toutes confessions, qui ont offert la victoire à la France", explique M. Sarkozy dans son communiqué.

 

Dernier des 8,41 millions d'hommes mobilisés pendant la Grande Guerre encore en vie, Lazare Ponticelli avait finalement accepté en janvier dernier le principe d'une telle cérémonie "au nom de tous ceux qui sont morts, hommes et femmes". Après avoir longtemps refusé cette perspective, il avait donné son accord "si c'est dans la dignité". "Pas de tapage important ni de grand défilé. Mais une messe aux Invalides en hommage à mes camarades morts dans cette horreur de la guerre et auxquels j'ai promis de ne jamais les oublier", avait-il précisé.

 

Lazare Ponticelli, immigré italien arrivé à 5 ans à Paris, s'était engagé en août 1914 dans la Légion étrangère en "trichant sur son âge". Il avait alors 16 ans.

 

Il fut envoyé au front à Soissons, dans l'Argonne, puis à Douaumont. D'abord affecté à creuser des fosses pour enterrer les morts, il dut ensuite construire des tranchées. A l'entrée en guerre de l'Italie en 1915, Lazare Ponticelli fut enrôlé dans le 3e régiment de chasseurs alpins italiens. Refusant de se plier à cette décision, il se cacha mais fut ramené à Turin de force et envoyé dans le Tyrol pour combattre les Autrichiens.

 

"Notre pays lui est redevable, car il lui a donné le meilleur de lui-même, dans les heures les plus sombres comme dans les jours heureux", a salué M. Sarkozy, qui a présenté les condoléances de la Nation à la fille et à toute la famille de l'ancien soldat.

 

A son retour en France en 1921, Lazare Ponticelli créa avec ses deux frères une entreprise de chauffage et tuyauterie qui prit une envergure nationale.

 

Pour Hervé Morin, ministre de la Défense, "Lazare Ponticelli a été tout au long de sa vie un semeur d'espoir qui refusait la fatalité". "Chaque combattant qui s'éteint emporte avec lui une part de notre histoire. Mais, en nous quittant, il laisse le témoignage de ses sacrifices comme autant de graines d'espérance", a-t-il déclaré dans un communiqué.

 

"Il est vrai que c'est une génération qui s'éteint, mais la pire des choses serait de penser qu'avec la mort du dernier poilu, c'est toute la mémoire de la Première Guerre mondiale qui disparaît, alors qu'elle marque encore la politique actuelle", a expliqué à l'Associated Press Georges Doussin, président d'honneur de l'Association républicaine des anciens combattants, créée en 1917.

 

Le décès de M. Ponticelli intervient moins de deux mois après celui de l'avant-dernier "poilu" français, Louis de Cazenave, qui s'est éteint le 20 janvier à Brioude (Haute-Loire), lui aussi à l'âge de 110 ans. Le dernier combattant allemand de la "Grande Guerre" est mort le 1er janvier dans une maison de retraite de Cologne, à l'âge de 107 ans

02/03/2008

Michel BATAILLE - 28.02.2008

PARIS (AFP) - L'écrivain français Michel Bataille, auteur d'une vingtaine de livres et lauréat de nombreux prix littéraires, est mort jeudi à Clamart, en région parisienne, à l'âge de 81 ans, a-t-on appris auprès de sa famille. Né en 1926 à Paris, Michel Bataille avait obtenu le prix Stendhal en 1947 pour "Patrick", son premier roman. Architecte de formation, son métier lui avait notamment inspiré "Une pyramide sur la mer", Prix des Deux magots 1965, et "La ville des fous" (1966). "L'arbre de Noël", paru un an plus tard, a été adapté au cinéma, avec Bourvil dans le rôle principal.

Ecrivain populaire, Michel Bataille avait aussi obtenu le Prix des Quatre jurys en 1969 pour "Une colère blanche" et le Prix Jean-Cocteau pour "Le cri dans le mur" (1970). Il était également l'auteur d'ouvrages à caractère historique, sur Jean Jaurès ou Gilles de Rais.

Ivan REBROFF - 27.02.2008

BERLIN (AFP) - Le chanteur allemand d'opéra Ivan Rebroff, interprète célèbre d'airs russes, est mort mercredi à l'âge de 76 ans des suites d'une longue maladie, a annoncé son agence Richard Weber Konzert jeudi.

D'origine russe, Hans-Rolf Rippert, né le 31 juillet 1931 à Berlin, a interprété des chansons traditionnelles russes, des opérettes et des airs d'opéra. Il a également joué dans des pièces de théâtre et des films.

Ivan Rebroff, coiffé d'une toque russe et portant une barbe drue, disposait d'un registre vocal étendu, avec quatre octaves et demie.

Géant de quasiment 2 mètres pour quelque 120 kilos, le baryton-basse a été initié par sa mère russe au chant. Dans les années 50, il entame des études de chant à Hambourg (nord) et décide en 1953 de prendre le pseudonyme de Rebroff.

Il obtient la reconnaissance internationale en 1968 à Paris avec la comédie musicale "Un violon sur le toit", dans laquelle il tient le rôle du laitier Tevje et interprète notamment "Ah! Si j'étais riche".

Selon son impresario, il s'est produit à 1.476 reprises dans le rôle de Tevje.

Son premier rôle à l'opéra fut celui de Don Basilio dans "Le Barbier de Séville" de Rossini.

Ivan Rebroff est particulièrement célèbre auprès du grand public pour son interprétation de chansons folkloriques russes comme "Kalinka", "Les Nuits de Moscou" ou "Les Yeux Noirs".

Il a donné son dernier concert le 9 décembre à Vienne avant de décider d'un arrêt jusqu'à l'été pour raisons de santé. Ivan Rebroff, qui vivait depuis longtemps sur l'île grecque de Sporades, a reçu dans sa carrière 49 disques d'or.

"Je veux chanter la beauté de vivre et dénoncer toutes les espèces de brutalité du monde", affirmait-il.

01/03/2008

Buddy MILES - 26.02.2008

 

Buddy Miles (à droite sur la photo), le batteur qui a fondé le Band of Gypsys, groupe qui a accompagné Jimi Hendrix jusqu'à son dernier concert, est décédé le 26 février, à Austin, au Texas, à l'âge de 60 ans.
Après le décès prématuré du guitariste, Buddy Miles était redevenu un musicien de studio, accompagnant les plus grandes pointures du Rock.

Katioucha NIAME - février 2008

Née en 1960 à Conakry, en Guinée, Katoucha Niane est la fille du brillant historien Djibril Tamsir Niane, qui, lorsqu'elle a 9 ans, ordonne qu'elle soit excisée. L'année suivante, elle est exfiltrée de son pays, alors sous le régime du dictateur Sékou Touré, et placée chez un oncle au Mali qui en fait son objet sexuel. Elle rejoint ensuite sa famille à Dakar où son père s'est exilé. En 1977, elle est enceinte et se voit mariée de force. Elle décide alors de quitter l'Afrique avec sa petite fille et de s'installer à Paris. Sa mère lui dit alors, « Tu finiras pute, rue Saint-Denis ». Très vite, elle signe un contrat de mannequin avec l'agence Glamour et devient l'égérie black d'illustres couturiers comme AllaIa, Lacroix et Saint-Laurent. Surnommée la princesse Peuhle, invitée de marque dans tous les endroits branchés, elle mène alors une vie de noctambule agrémentée de coke et de champagne. Elle reconnaîtra plus tard, qu'à l'époque, elle menait une vie « borderline ».
En 1994, elle sort sa propre ligne de vêtements, Katoucha, qu'elle développe avec succès. Elle se retire des podiums en 2001 et se consacre à ses activités de styliste. En 2006, elle retourne en Afrique, à Dakar, et crée un concours de beauté, Miss Ebene Top Model, qui vise à détecter les futures Katoucha du continent noir.
En septembre 2007, Katoucha publie Dans ma chair, un livre témoignage où elle raconte son excision et les souffrances pyschologiques que cette mutilation a entraînées.
Mariée trois fois, mère de trois enfants, Katoucha disparaît à Paris en février 2008, probablement en se jetant dans la Seine. Son corps a été retrouvé près du pont de Garigliano, le 28 février 2008.

23/02/2008

Stephen MARLOWE - 22.02.2008

WILLIAMSBURG, Virginie - Le romancier américain Stephen Marlowe, connu notamment pour ses livres mettant en scène le détective privé Chester Drum, est mort vendredi à l'hôpital des suites d'une longue maladie, a annoncé sa famille dans un communiqué. Il avait 79 ans.Marlowe a débuté sa carrière d'écrivain par des récits de science fiction et a écrit plus de 50 romans. Après la série des Chester Drum entre 1955 et 1968, il avait écrit plus récemment des biographies fictionnelles, dont "Christophe Colomb, Mémoires" en 1987 et "Le phare du bout du monde" en 1995.

Né à Brooklyn, New York, il s'était diplômé en philosophie en 1949 avant de servir deux ans dans l'armée. Il a passé plusieurs décennies en Europe, notamment en France et en Espagne.

En France, Marlowe avait reçu le Prix Gutenberg du Livre en 1988. Il laisse une épouse, Anne, et deux filles. AP

Natalia BESSMERTNOVA - 19.02.2008

MOSCOU (AFP) - La danseuse russe Natalia Bessmertnova, une des étoiles du Bolchoï pendant plus de trente ans, est décédée dans la nuit de lundi à mardi des suites d'une longue maladie, a annoncé mardi le théâtre du Bolchoï.

 

"Elle est décédée dans un hôpital de Moscou après une longue et difficile maladie", a indiqué le Bolchoï sur son site.

 

Un porte-parole du théâtre a précisé à Interfax qu'elle était morte dans la nuit de lundi à mardi.

 

Avec Maïa Plissetskaïa et Galina Oulanova (également décédée), elle a fait les beaux jours de la danse soviétique durant l'âge d'or du Bolchoï.

 

"Dieu lui avait tout donné pour qu'elle devienne la muse du ballet classique", a déclaré le directeur général du Bolchoï, Anatoly Iksanov. "Rien que sur ses mains étonnantes, ses mains longues et poétiques, les critiques écrivaient des pages entières", a-t-il dit.

 

Née à Moscou le 19 juillet 1941, elle avait intégré l'école du Bolchoï d'où elle était ressortie avec la note la plus élevée possible, une première dans l'histoire de l'institution.

A partir de 1961 et de son entrée dans le corps de ballet du Bolchoï, elle en devient une des étoiles et se produit partout, en URSS, comme en Occident.

 

Mariée au chorégraphe Iouri Grigorovitch, qui dirigera près de 30 ans durant le Bolchoï, elle fait sensation en 1975 dans "Ivan le Terrible", un ballet qui la fait connaître à l'Ouest.

 

Technicienne aux ralentis spectaculaires, aussi à l'aise dans les rôles dramatiques que dans les rôles lyriques, elle s'impose dans ses interprétations de "Roméo et Juliette", "Don Quichotte" ou de "Gisèle" qui lui vaut sa promotion comme danseuse étoile.

 

Quand plusieurs artistes soviétiques font défection, comme Roudolf Noureev en 1961, Natalia Bessmertnova fait le choix de la loyauté à l'URSS.

 

En 1979, elle interprète à Stockholm "Le lac des cygnes", avec Valeri Anissimov. Plusieurs chorégraphes passent alors à l'Ouest. "Je suis persuadée que leur pouvoir créateur et leur développement artistique ne peuvent que s'en ressentir", déclare-t-elle à l'époque.

 

En 1986, elle reçoit le prix Lénine pour l'ensemble de sa carrière.

 

Après 1991 et la chute de l'URSS, le Bolchoï, soumis aux mêmes difficultés financières que le reste du pays, périclite.

 

Les années 90 marquent aussi le déclin de Bessmertnova qui donne son dernier spectacle, "Gisèle", en 1994.

 

Elle enseigne ensuite au Bolchoï, jusqu'à sa démission en signe de solidarité avec son mari, chassé du Bolchoï par ceux qui lui reprochent son classicisme et son conservatisme. Elle dit alors "refuser d'être témoin de la mort de ce trésor de l'art russe".

 

En 2001, elle revient au Bolchoï où elle enseignera encore quelques années.

http://www.ballerinagallery.com/bessmertnova/

Alain AYACHE - 18.02.2008

PARIS (AFP) - L'éditeur de presse Alain Ayache, Pdg du groupe éponyme (Réponses à tout, DS, Question de femmes...), est décédé à l'âge de 71 ans, a-t-on appris lundi auprès de son groupe de presse. A 16 ans, il se fait connaître en s'enfermant dans un placard à balais chez Drouant, d'où il écoute les délibérations du jury du Goncourt. En 1983, il récidive, cette fois-ci comme patron du Meilleur, qui publie l'integralité des 90 minutes de délibérations enregistrées avec un micro directionnel.

Chantre de la presse populaire, il avait créé Le Meilleur, "l'hebdo de la vraie vérité du samedi", en 1971.

Tout d'abord centré sur les pronostics hippiques, le magazine s'est aussi spécialisé dans les échos politiques et la défense des lecteurs s'estimant victimes d'injustices, au prix de nombreux procès.

En 1986, Alain Ayache rachète le quotidien hippique Spécial Dernière en 1986, qui fusionne avec Le Meilleur en 2002.

Dans les années 90, ce patron de presse autodidacte et atypique décide de se lancer dans la presse magazine grand public. Il créé le mensuel Réponse à Tout, bientôt suivi de Réponse à Tout Santé, puis se diversifie, notamment dans la presse féminine.

Son groupe indépendant édite actuellement 10 magazines dont les féminins haut de gamme DS et Numéro ou le magazine culinaire Cuisinez comme un chef, lancé en février 2007.

Alain ROBBE-GRILLET - 18.02.2008

PARIS (AFP) - Alain Robbe-Grillet , écrivain et cinéaste provocateur considéré comme "le pape du nouveau roman", est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge de 85 ans, a-t-on appris auprès de l'Académie française, où il avait été élu en mars 2004.Alain Robbe-Grillet est décédé au Centre hospitalier universitaire de Caen, où il avait été admis durant le week-end pour des problèmes cardiaques, a précisé l'Institut mémoire de l'édition contemporaine (IMEC), basé près de Caen, auquel l'écrivain avait cédé toutes ses archives.

Figure légendaire des lettres françaises, cheveux en broussailles et éternelle barbe blanchie avec l'âge, Alain Robbe-Grillet fut l'un des théoricien du "nouveau roman", courant littéraire en vogue dans les années 1950-1960 qui rejette la forme romanesque traditionnelle pour opérer "une révolution du regard".

Né le 18 août 1922 à Brest, il est l'auteur d'une vingtaine de livres, des "Gommes" (1953) à "Un roman sentimental" paru à l'automne 2007.

Alain Robbe-Grillet est également l'auteur du scénario du film d'Alain Resnais "L'année dernière à Marienbad" (1961) et le réalisateur d'une dizaine de films, entre érotisme et recherche formelle.

Ingénieur agronome de formation, il se consacre à partir des années 1950 aux recherches novatrices sur l'écriture. Ses premiers livres, "Les gommes" ou "Le voyeur" (1955), comptent parmi les titres fondateurs du "nouveau roman" et contribuent à le faire connaître à l'étranger, notamment aux Etats-Unis, où il enseignera pendant de nombreuses années, à New York et Washington.

"C'était un très grand voyageur, extrêmement curieux des autres, un promoteur infatigable de la littérature", souligne Emmanuelle Lambert, commissaire de l'exposition qui lui a été consacrée en 2002 à l'IMEC, interrogée par l'AFP. "Il était extrêmement accessible, c'était un jeune homme de 85 ans", note-t-elle.

Pendant 30 ans (1955-1985), Alain Robbe-Grillet a été conseiller littéraire des Editions de Minuit, alors dirigées par Jérôme Lindon, haut lieu du "nouveau roman" autour d'auteurs prestigieux comme Nathalie Sarraute et Claude Simon. Robbe-Grillet y a publié l'essentiel de son oeuvre.

Lu désormais surtout dans les cercles universitaires, Alain Robbe-Grillet restait à 85 ans un provocateur. Il avait encore agité le monde des lettres avec son dernier livre, "Un roman sentimental" (Fayard), paru enveloppé d'un plastique qui empêchait de le feuilleter en librairie. L'écrivain y étalait des fantasmes, pédophiles, criminels et sado-masos.

"Gradiva", son dernier film, est sorti en mai 2007. Victimes de problèmes cardiaques durant le montage, Alain Robbe-Grillet avait alors tenu à le terminer et le présenter.

"Avec lui c'est un pan de l'histoire littéraire et intellectuelle française qui disparaît", a estimé le président de la République, Nicolas Sarkozy, dans un communiqué.

Elu le 25 mars 2004 à l'Académie française, au fauteuil de Maurice Rheims, Alain Robbe-Grillet n'y a jamais été "reçu" et n'a donc jamais siégé sous la Coupole. Après son élection, il avait en effet souhaité ne pas être reçu en uniforme d'académicien, puis il avait demandé que la réception ne se fasse pas en séance publique. Devant son peu d'empressement à rejoindre l'institution, la situation était bloquée depuis plusieurs mois.

Son décès porte à sept, sur 40, le nombre de fauteuils vacants à l'Académie française.

16/02/2008

Steve FOSSETT - 15.02.2008

 

CHICAGO (AFP) - Un juge du tribunal des successions de Chicago a reconnu officiellement la mort du milliardaire et aventurier américain Steve Fossett, disparu en septembre aux commandes d'un petit avion dans le Nevada (ouest des Etats-Unis), a indiqué vendredi la presse.
Un juge a entendu l'épouse de M. Fossett, des membres de la famille et un expert en recherche et sauvetage, avant de conclure: "Je crois que les preuves sont suffisantes" pour reconnaître l'aventurier officiellement mort, a rapporté le Chicago Tribune sur son site internet.
Peggy Fossett a remis fin novembre au tribunal de Cook County, dans l'Illinois, le comté de Chicago où vivait le couple, une requête officielle pour que les biens de son mari soit légués selon son testament. La requête précise que la fortune de Steve Fossett est "vaste, dépassant les huit chiffres (en dollars) en actifs liquides, diverses entités et immobilier".
Fossett avait décollé seul aux commandes de son monomoteur de la piste privée d'un ranch dans l'ouest du Nevada, pour un vol qui devait durer trois heures, et n'a plus donné signe de vie. Après un mois de recherches intensives, les autorités du Nevada, un Etat désertique et montagneux, ont suspendu le 3 octobre les recherches.
Steve Fossett, 63 ans, est à la tête d'un éblouissant palmarès de plus de 100 records du monde officiels dans cinq disciplines sportives, dont une soixantaine sont toujours valables

Henri SALVADOR - 13.02.2008

 

PARIS (AFP) - Le crooner jazzy français Henri Salvador est décédé mercredi à Paris à l'âge de 90 ans, au terme d'une carrière d'une longévité et d'un éclectisme exceptionnels, laissant derrière lui le souvenir inaltérable d'innombrables succès , de son rire tonitruant et d'une voix suave.
Il s'est éteint à son domicile parisisien, à la suite d'une rupture d'annévrisme, a indiqué sa maison de disque.
"J'ai tout fait dans ce métier! Et dire que cette carrière était improvisée!", confiait le chanteur à l'AFP en octobre 2006, au moment de la sortie de son dernier album, "Révérence".
"Faut rigoler", "Zorro est arrivé", "Le loup, la biche et le chevalier" (et son refrain "Une chanson douce..."), "Maladie d'amour", "Syracuse", "Le travail c'est la santé"... Qu'elles aient charmé ou fait rire, ses chansons ont marqué plusieurs générations.
Les réactions d'artistes, d'amis, d'hommes politiques étaient nombreuses. "Ses refrains et sa voix de velours inimitable continueront à nous bercer, encore longtemps", a salué le président Nicolas Sarkozy.
"Son rire si caractéristique et sa personnalité solaire manqueront à des générations de Français bercés par sa Chanson douce", a aussi relevé le Premier ministre François Fillon.
Né à Cayenne, en Guyane, le 18 juillet 1917, Henri Salvador arrive enfant en métropole. Son envie de devenir musicien naît de sa découverte du jazz, Louis Armstrong et Duke Ellington.
Guitariste de jazz reconnu, il se produit dès 16 ans dans les cabarets parisiens, où il accompagne notamment Django Reinhardt. Repéré par Ray Ventura, il rejoint son orchestre, qui part pour une tournée en Amérique du Sud en 1941. Salvador devient une vedette au Brésil, où il passe quatre ans.
De retour à Paris, il sort en 1947 son premier disque, "Maladie d'amour", un tube. D'autres suivront, comme "Le loup, la biche et le chevalier" (1949), "Blouse du dentiste" et "Faut rigoler", deux des nombreuses chansons écrites avec Boris Vian au milieu des années 50. Viennent ensuite dans les années 60 "Le lion est mort ce soir", "Zorro est arrivé", "Syracuse" ou "Le travail c'est la santé".
Il conquiert aussi le public par ses talents de "showman" à la télévision, dans les émissions "Salves d'or" puis "Dimanche Salvador". Un éclectisme rare en France et qu'on trouve plutôt chez des artistes américains comme Sammy Davis Jr.
La nonchalance de Salvador cache un artiste hors pair. L'une de ses chansons, "Dans mon île" (1957), a contribué à la naissance de la bossa nova après que les musiciens brésiliens l'eurent découverte dans le film italien "Nuits d'Europe": "Quand Jobim a vu ça, il s'est dit: +C'est ça qu'il faut faire, ralentir le tempo de la samba et mettre des belles mélodies+".
En 1994, il retrouve le jazz, sa passion, avec l'album "Monsieur Henri".
L'an 2000 marque son retour au premier plan grâce à "Chambre avec vue", album bossa nostalgique écrit par de jeunes musiciens, dont Keren Ann et Benjamin Biolay. mais il n'a jamais digéré qu'il soit qualifié "d'album de la résurrection".
A la même époque, le photographe des yéyés Jean-Marie Périer révèle qu'Henri Salvador est son père biologique et qu'il ne l'a appris qu'à l'âge de 16 ans.
A l'occasion de son dernier concert le 21 décembre 2007 au Palais des Congrès de Paris, il rappelle avec l'auto-dérision dont il aime jouer qu'il est le plus âgé des chanteurs français: "Aznavour a 83 ans, Chevalier est mort à 84, Trenet à 86 ou 88. Il n'y a que Jeanne Calment qui m'ait battu, mais elle chantait comme une enclume!"
Passionné par l'espace, Henri Salvador disait ne pas appréhender la mort: "Je crois à l'éternité, à l'infini. Dans notre galaxie, il y a des milliards d'étoiles, et combien y a-t-il de milliards de galaxie? Vous vous rendez compte du nombre de vies qu'on a à vivre!".

Badri PATARKATSICHVILI- 12.02.2008

 

LEATHERHEAD (AFP) - L'oligarque géorgien Badri Patarkatsichvili, farouche opposant au président pro-occidental Mikheïl Saakachvili, est décédé à 52 ans mardi soir dans sa maison au sud de Londres, dans des circonstances jugées "suspectes" par la police britannique.
La famille de l'homme d'affaires, considéré comme ayant été la plus grande fortune de Géorgie, a estimé qu'il avait été victime d'une crise cardiaque. Mais la police judiciaire du Surrey (sud-est de l'Angleterre) a été chargée d'une enquête.
"Comme pour toute mort soudaine, elle est traitée comme suspecte", a expliqué une porte-parole de la police.
Le corps de la victime, décédé dans sa somptueuse maison de Leatherhead à quelques kilomètres au sud de Londres, a été transporté en fin d'après-midi vers l'hôpital de Guilford (Surrey), où devait avoir lieu l'autopsie.
Les enquêteurs tentent notamment de retracer les déplacements de l'homme d'affaires lors des dernières 48 heures, et de retrouver les dernières personnes avec lesquelles il a été en contact, a expliqué un porte-parole de la police.
Des tests toxicologiques vont être effectués, ce qui pourrait retarder l'annonce des résultats de l'autopsie, selon lui.
L'homme d'affaires est décédé vers 23H00 GMT dans sa propriété, évaluée à quelque 10 millions de livres, abritée derrière de hauts murs en briques.
L'oligarque russe Boris Berezovski, un proche, a dit avoir vu M. Patarkatsichvili la veille de sa mort. Ce dernier s'était plaint de son coeur, mais n'était pas malade, a-t-il affirmé.
Sa mort "est une terrible tragédie. J'ai perdu mon ami le plus proche", a déclaré l'homme d'affaires russe en exil réfugié à Londres, dans un communiqué.
En décembre dernier, l'oligarque avait confié à l'hebdomadaire britannique Sunday Times qu'il disposait de 120 gardes du corps mais ne se sentait nulle part en sécurité. Il avait affirmé avoir en sa possession des enregistrements d'un responsable géorgien de l'Intérieur demandant son élimination.
Il avait dit ses craintes d'être empoisonné comme l'ex-agent russe réfugié à Londres Alexandre Litvinenko, mort en décembre 2006 dans des circonstances toujours non élucidées.
M. Patarkatsichvili s'était résolument opposé au président géorgien pro-occidental Mikheïl Saakachvili, après l'avoir soutenu dans un premier temps, au moment de son arrivée au pouvoir.
Il était derrière les manifestations de novembre 2007 contre le pouvoir qui avaient conduit à neuf jours d'état d'urgence et à une présidentielle anticipée.
M. Saakachvili a été réélu en janvier avec 53% des voix au terme d'un scrutin contesté par l'opposition. M. Patarkatsichvili avait eu 7% des suffrages.
Ses relations avec le pouvoir étaient des plus tendues. Le Parquet général géorgien l'a accusé d'avoir voulu renverser le gouvernement et a accusé l'un de ses proches collaborateurs d'avoir projeté de renverser le président sortant s'il était réélu.
M. Patarkatsichvili, qui vivait entre Londres et Israël, était également copropriétaire de la principale chaîne de télévision d'opposition géorgienne, Imedi TV.
Cet homme flamboyant, à la chevelure et à la moustache blanches, avait bâti sa fortune à la faveur des privatisations troubles des années 1990.
Il s'était associé à Boris Berezovski, à l'époque éminence grise du président russe Boris Eltsine, pour commercialiser les voitures Lada, alors très demandées.
Au début des années 2000, il avait eu des démêlés avec la justice russe qui l'avait notamment accusé d'avoir fomenté l'évasion de prison d'un associé de M. Berezovski, devenu la bête noire du Kremlin sous la présidence de Vladimir Poutine.

Roy SCHEIDER - 10.02.2008

 

LOS ANGELES (Reuters) - L'acteur américain Roy Scheider, connu notamment pour son rôle de shérif obstiné dans "Les Dents de la mer" et son interprétation du chorégraphe Bob Fosse dans "Que le spectacle commence", qui lui valut une nomination aux Oscars, est mort dimanche à l'âge de 75 ans.
Il a succombé des suites d'un myélome, une maladie de la moelle osseuse, dans un hôpital de Little Rock, dans l'Arkansas, a-t-on précisé de source médicale.
Né dans le New Jersey, Scheider avait débuté au cinéma en 1964 et avait notamment joué dans "French Connection" (1971), qui lui valut également une nomination aux Oscars, "L'Attentat" (1972) et "Un homme est mort" (1973). Après "Les Dents de la mer" de Steven Spielberg en 1975, il joue dans "Marathon Man" (1977), où il est le frère aîné de Dustin Hoffman, et "Le Convoi de la peur".
En 1985, il est le héros de "2010", de Peter Hyams, en 1986, de "Paiement Cash", de John Frankenheimer et en 1989 de "Men's Club", de Peter Medak. Il avait tourné avec Fred Schepisi "La Maison Russie" et avec Coppola "L'Idéaliste", en 1997.

09/02/2008

Andrew Willoughby Ninian BERTIE - 07.02.2008

ROME (Reuters) - Le grand maître de l'Ordre de Malte, le Britannique Andrew Willoughby Ninian Bertie, est mort jeudi à Rome à l'âge de 78 ans.(à gauche sur la photo avec le pape)
Il avait été élu en 1988 à la tête de l'Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte, devenant le premier Britannique à occuper ce poste.

Créé il y a plus de 900 ans, l'Ordre de Malte, se consacre à des missions humanitaires et médicales à travers le monde, où il gère de nombreux hôpitaux. Il regroupe environ 12.500 membres et près de 100.000 bénévoles et entretient des relations diplomatiques avec 99 pays.
Le n°2 de l'ordre hiérosolymitain, le grand commandeur, assurera sa direction dans l'attente de l'élection du nouveau grand maître, probablement pas avant plusieurs mois.
Bertie, né en mai 1929, était diplômé d'Oxford et de l'université de Londres. Après son service militaire dans les prestigieux Scots Guards et une brève carrière commerciale, il fut professeur dans un lycée catholique du Sussex. Il avait rejoint l'Ordre de Malte en 1956 et prononcé ses voeux perpétuels en 1981.
Chargé de protéger et de soigner les pèlerins en Terre sainte pendant les Croisades, l'ordre chassé par les musulmans s'est successivement installé à Chypre, Rhodes, Malte et finalement Rome en 1834. Son siège est via dei Condotti, près de la place d'Espagne, et il possède une villa sur l'Aventin.