31/05/2008

Christine FERSEN - 26-05-2008

PARIS (AFP) - Christine Fersen, doyenne de la troupe de la Comédie-Française, décédée brutalement lundi soir à son domicile parisien à l'âge de 64 ans, était une actrice "de l'extrême", qui donnait toute sa démesure dans les grands rôles de princesse, de reine et de tragédienne.

Les comédiens du Français, théâtre qu'elle avait rejoint comme pensionnaire le 1er septembre 1965, donnaient affectueusement de la "Reine Christine" à cette figure de la troupe de Molière, dont elle était devenue la doyenne le 1er janvier 2007.

"La mort de cette artiste incomparable, après un compagnonnage de plus de quarante-deux ans, laisse un vide immense sur nos plateaux et dans nos coeurs", a témoigné mardi l'administratrice générale et ex-sociétaire du Français Muriel Mayette.

"Chacune de ses interprétations, par sa force, sa subtilité, sa profondeur, était comme une leçon de théâtre. Sa carrière restera comme une leçon de vie", a estimé pour sa part la ministre de la Culture, Christine Albanel.

Née le 5 mars 1944 à Paris, Christine Fersen - de son vrai nom Boulesteix - avait suivi l'enseignement de Fernand Ledoux au Conservatoire. Elle en sortira avec deux premiers prix de comédie (classique et moderne) et "seulement" un 2e prix de tragédie.

Mais c'est pourtant dans les grands emplois de tragédienne qu'elle s'imposera avec plus de naturel et de précocité que la moyenne, forte de sa chevelure de feu, de son teint d'une pâleur tragique et de sa voix grave et rauque taillée pour les grands rôles. Le recours à l'expression "monstre sacré", à son propos, n'était pas qu'une facilité de langage.

"Je ne peux respirer qu'aux extrêmes", confiait-elle.

Parmi ses incarnations les plus fortes figurent deux personnages de Victor Hugo, la sanglante Marie Tudor et Lucrèce Borgia, mère scandaleuse à laquelle elle conférait une humanité rageuse. Dans le même registre, elle a été la "Médée" infanticide d'Euripide au Festival d'Avignon en 1981 dans la cour d'honneur du Palais des papes ou encore "Marie Stuart" de Schiller.

Son jeu ardent, sans doute nourri des blessures de la vie - elle a perdu son fils unique - aura séduit quelques-uns des plus grands directeurs d'acteurs, comme le Français Bernard Sobel, l'Italien Luca Ronconi, l'Américain Bob Wilson et, plus récemment, les auteurs-metteurs en scène Valère Novarina et Olivier Py.

En fait, Christine Fersen pouvait tout jouer, la comédie ("Il Campiello" de Goldoni), mais aussi par exemple une gouvernante dans "Place des héros" de Thomas Bernhard. "Je me retrouve à ma place", confiait-elle au Monde en 2004, comme en écho à son enfance déshéritée en banlieue parisienne.

Elle n'était devenue sociétaire de la Comédie-Française que le 1er janvier 1976, après plus de dix ans de pensionnariat, ce qui est long. Elle ne s'est d'ailleurs pas toujours sentie pleinement épanouie dans la maison, comme dans ces années 1990 où elle jugeait "plus qu'inamical" d'être absente des grandes distributions.

Mais Christine Fersen a toujours aimé passionnément les planches et voulu considérer que "la vie est un théâtre". "Parce que sinon on se flingue tout de suite", disait-elle

John Richard SIMPLOT - 25-05-2008

BOISE, Idaho (Reuters) - Le milliardaire américain J.R. Simplot, roi de l'agroalimentaire et pionnier de la frite surgelée aux Etats-Unis, est mort dimanche à l'âge de 99 ans, annoncent les autorités de l'Idaho.

Simplot avait été le premier à commercialiser des frites surgelées à la fin des années 1940.

Installant sa société à Boise, dans l'Idaho, où les pommes de terre sont cultivées en masse, il était par la suite devenu le principal fournisseur des chaînes de restauration rapide McDonald's, Burger King ou Wendy's.

En 2006, son entreprise, dont il était devenu président honoraire, a réalisé un chiffre d'affaires de 3,3 milliards de dollars.

Né à Dubuque, dans l'Iowa, en 1909, John Richard Simplot avait quitté l'école à l'âge de 14 ans et commencé sa vie professionnelle dans des entrepôts agricoles et des entreprises de distribution.

Après avoir créé sa première entreprise en 1929, il avait obtenu le principal marché de fourniture de l'armée américaine en pommes de terre déshydratées pendant la Deuxième Guerre mondiale.

En 1946, ses ingénieurs mettent au point une technique de congélation des pommes de terre. L'avancée coïncide avec l'arrivée des congélateurs dans les foyers américains et le développement des chaînes de fast-foods.

Dans la légende des self-made-men, Simplot occupait une place de choix.

C'est par une simple poignée de main échangée en 1967 avec le fondateur de McDonald's, Ray Kroc, que Simplot avait obtenu son premier contrat d'importance pour la distribution de ses frites surgelées.

La plaque minéralogique de sa voiture portait comme seule inscription MR. SPUD (Monsieur Patate).

En 2001, il expliquait dans les colonnes du magazine Esquire que la chance n'avait joué aucun rôle dans son succès. "Travailler honnêtement, et construire, construire, construire. C'est tout ce que je puis vous dire", ajoutait-il.

En 1973, Simplot s'était retiré de la direction de son entreprise, conservant la présidence du conseil d'administration jusqu'en 1994, où il avait transmis le relais à ses enfants Gay, Don et Scott.

25/05/2008

Manuel MARULANDA - 25.05.2008

BOGOTA (AFP) - Le chef de la guérilla colombienne des Farc, Manuel Marulanda, est mort, a affirmé le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos à un hebdomadaire qui le cite samedi sur son site internet.

"Selon les informations dont nous disposons, il est déjà mort", a déclaré M. Santos à l'hebdomadaire Semana en faisant état d'informations des services du renseignement selon lesquelles Manuel Marulanda est décédé le 26 mars des suites d'une maladie.

Auparavant, le fondateur de la première guérilla paysanne de Colombie dans les années 1950 avait déjà été donné pour mort au moins à 17 reprises.

La présidence colombienne et le ministère de la Défense ont indiqué ne pas pouvoir confirmer les affirmations du ministre et ajouté que dans l'immédiat aucune annonce officielle n'était prévue.

Manuel Marulanda, alias "Tirofijo" ("en plein dans le mille"), de son vrai nom Pedro Antonio Marin, né le 12 mai 1928, est rarement sorti de la clandestinité. Sa dernière apparition publique remonte à 1982.

"Tirofijo est mort", titre Semana samedi sur son site internet en citant le ministre dont les déclarations seront publiées dimanche par l'hebdomadaire.

Selon les éléments biographiques dont disposent les médias, le fondateur des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) serait marié et aurait "plusieurs enfants", dont une fille, la compagne du numéro deux des Farc Raul Reyes, tué le 1e mars au cours d'un raid de l'armée colombien en territoire équatorien.

Le gouvernement colombien accuse Manuel Marulanda, le plus vieux guérillero communiste au monde, d'avoir introduit le trafic de drogue et les prises d'otage dans la guérilla.

24/05/2008

Jeff BODART - 20.05.2008

 
BRUXELLES Le chanteur Jeff Bodart, figure de la scène variété-rock belge, est décédé à l'âge de 45 ans, trois semaines après avoir été victime d'un accident cérébral, indique mardi son site Internet.

"Jeff est parti définitivement vers l'ultramarine, sans tambour ni trompette, son coeur s'est arrêté après 24 jours de coma. Son Canadair s'est crashé et son vélo l'a lâché, chacun son histoire! Parfois c'est comme ça...", indique un communiqué, citant plusieurs titres du répertoire du chanteur.

Jeff Bodart s'était fait connaître dès les années 1980 en Belgique et en France avec son groupe au look rétro, "Les Gangsters d'Amour", un jeu de scène déjanté et un tube très BD, "Meurtre à Hawaï".

Depuis 1994, le chanteur wallon poursuivait une carrière en solo, entre pop, swing et chanson française. Il avait publié cinq albums, dont "Du vélo sans les mains" (1995), "Histoires universelles" (1998) et "Et parfois c'est comme ça", sorti en janvier 2008, après une année qu'il a lui-même qualifiée de "difficile".

"Au mépris de toutes mes ambitions morales et professionnelles, j'ai confondu le monde avec une grande cour de récréation. A force de jouer la fuite en avant, la fête débridée avait pris sur le pas sur ce j'aimais faire le plus au monde: des chansons. On va dire que dans 'sex, drugs and rock & roll', j'avais un peu oublié le rock & roll", expliquait-il récemment à un "fanzine" belge.

"J'ai décidé qu'un jour je voudrais faire vieux chanteur. Avant, comme tous les jeunes cons - que je reste -, je souhaitais mourir à trente ans. Aujourd'hui, j'ai envie de chanter le plus longtemps possible", ajoutait-il.

Jeff Bodart avait été placé dans un coma artificiel après avoir été victime d'un accident cérébral fin avril. L'une de ses dernières apparitions sur scène aura été sa participation à un concert de soutien aux otages en Colombie à l'université de Bruxelles.
Faites le test auprès des quadras : à Gangsters d'Amour, vous obtiendrez la réponse Coûte que coûte . C'est que le premier album de ce bandit de Jeff Bodart, à la tête des Gangsters d'Amour était sur toutes les ondes en 1985. Impossible de se sortir de la tête ce morceau aussi sautillant que lui (ce qui lui vaudra d'ailleurs des jambes cassées et quelques chutes mémorables depuis les bafles qu'il escaladait, c'était plus fort que lui).

Jean-François Bodart, né à Charleroi le 30 septembre 1964, était donc tout minot quand, avec quelques amis, il se lance dans l'aventure musicale. "Les gangsters ne mentent jamais ", c'est leur devise. Ca le sera pendant de longues années, qui verront le groupe se produire en France, au Québec, mais également en Russie, ou en Chine.

Près de dix ans plus tard, Jeff a fait du chemin et s'est imposé en solo. Il lui suffit de siffler trois notes pour que la salle entonne "Le bonheur c'est facile, quand on y met du sien, le bonheur c'est facile, oui. Le bonheur c'est comme faire, du vélo sans les mains" . Son premier album en solitaire porte ce nom guilleret qui lui va si bien.

Pourtant, au fond, Jeff est grave et cache ses questions et ses angoisses sous le masque d'une certaine légèreté. À l'instar de son ami Benoît Poelvoorde, il se fatigue, parfois, d'avoir à jouer au clown. Il nous le confiait il y a quelques mois à peine.

Alors, petit à petit, il ose dans ses textes des choses plus intimes. Dans Histoires universelles, déjà, son deuxième album sous son nom, il se raconte davantage. Sa casquette vissée sur la tête, comme pour éviter qu'on y lise, il sillonne la Belgique, la France. L'alchimie opère. Sur scène, ce garçon est une bombe. Son énergie est follement communicative.

En 2001, il opère un nouveau virage. Parce que, dit-il, son fameux couvre-chef est devenu plus célèbre que ses chansons. "J'ai probablement trop de retenue pour parler de moi et surtout pour m'en servir dans mes chansons. Seuls ceux qui me sont proches le savent. C'est sans doute à cause de cette pudeur que je me suis d'abord tourné vers des auteurs qui me connaissent bien. Ils m'ont souvent perçu plutôt comme je vis que comme je chante" , disait-il alors.

Ses amis, dans le métier, son Karine Clercq, Christophe Miossec, Jacques Duvall. Ce dernier lui signera d'ailleurs des textes magnifiques. Ensemble, ils avaient tourné en décembre le clip de Jeff à la Citadelle de Namur. Nouveau prétexte à une franche rigolade.

En 2003, Jeff se pose une nouvelle question existentielle. Sur le ton de la blague, encore et toujours. Mais derrière... Canadair, Tu m'aimeras quand je ne t'aimerai plus, Apprendre à tout laisser prouvent que la profondeur peut aller de pair avec la légèreté.

Enfin, après un long silence discographique, Jeff nous était revenu, plus autobiographique que jamais, au début de cette année. "Je ne m'en défends pas. Je suis prêt à toutes les critiques ", disait-il, frondeur. Et parfois c'est comme ça. Hélas !

16/05/2008

Tommy BURNS - 15.05.2008

GLASGOW (AP) - Tommy Burns, à la double carrière de joueur et d'entraîneur au sein du Celtic Glasgow, est mort à 51 ans des suites d'un cancer de la peau, a annoncé le club écossais jeudi.

Burns a joué pour le Celtic de 1975 à 1989 et représenté l'Ecosse à huit reprises. Il a ensuite été manager du club pendant trois saisons, et remporté en 1995 le premier trophée de la formation depuis six ans, la Coupe d'Ecosse.

Burns, reconnu comme l'un des meilleurs entraîneurs écossais, avait été pressenti cette année pour diriger l'équipe nationale, mais le poste a finalement été attribué à George Burley.

Burns qui occupait le poste de milieu de terrain, a remporté six titres de champion comme joueur avec le Celtic et trois coupes d'Ecosse.

Après avoir inscrit 52 buts en 352 matches, il était parti à Kilmarnock en 1989 avant de revenir au Celtic en 1994.

15/05/2008

Farid CHOPEL - 20.04.2008 - (avec retard)

Farid Chopel, comédien-chanteur et figure emblématique de la scène parisienne des années 80, est décédé dimanche 20 avril à l'âge de 55 ans "des suites d'un cancer foudroyant" à l'hôpital Cochin à Paris, a-t-on appris auprès de son attachée de presse, Michelle Latraverse.
L'artiste avait été hospitalisé il y à quatre semaines dans le même établissement, où avait été diagnostiqué son cancer, a-t-elle précisé.
Formé au théâtre gestuel expérimental dans les années 70 au sein de la troupe "Leïla", Farid Chopel a créé de nombreuses pièces comme auteur et interprète, se produisant tant au mythique Palace, haut-lieu des nuits parisiennes, qu'au cours de longues tournées, comme pour l'un de ses succès public "Chopélia", donné au festival en "off" d'Avignon, mais aussi dans de nombreuses villes d'Europe.

"La Vengeance du serpent à plumes"

En dépit d'une carrière en dents de scie dans les années 90, Farid Chopel, né le 14 décembre 1952 à Paris de parents algériens, a continué de se produire sur scène, s'attaquant parfois à des œuvres ambitieuses comme l'adaptation du "Prophète", de Khalil Gibran, mis en scène par Elias Tabet, une œuvre qu'il a joué avec un chœur de cinq comédiennes dans différentes églises parisiennes. En décembre 2005, il était récitant dans "Pierre et le loup", au théâtre du Châtelet, accompagné de l'orchestre de chambre Pélléas.
Connu du grand public autant pour ses one-man-shows, comme "Les Aviateurs" (1981), co-écrit avec Ged Marlon, que pour ses apparitions au cinéma dans des films à grand public dont "Sacs de nœuds" de Josiane Balasko, "La Vengeance du serpent à plumes" de Gérard Oury, "L'Addition" de Denis Amar ou "La Femme de mon pote" de Bertrand Blier. Il avait aussi récemment participé à "C'est beau une ville la nuit", d'après les écrits éponymes de Richard Bohringer.

Un physique dégingandé

Son physique dégingandé l'avait aussi rendu populaire, apparaissant à l'heure des premiers clips-vidéo dans "La Danse des mots" de Jean-Baptiste Mondino, "Ô Animaux" de Stéphane Clavier ou "Bamboleo" des Gypsy Kings.
En 2005, l'artiste aux multiples facettes publiait une autobiographie, "Et je danse encore", co-signée de sa compagne Brigitte Morel, ancienne danseuse de l'Opéra de Paris, dans laquelle il évoquait, outre son parcours artistique atypique, la longue bataille qu'il menait notamment contre son addiction à l'alcool.
Le comédien devrait une dernière fois paraître sur grand écran dans le film "Un si beau voyage" de Khaled Ghorba, dans lequel il incarne un travailleur émigré tunisien à la retraite ayant passé la majeure partie de sa vie dans un foyer de la banlieue parisienne.

12/05/2008

Paul HAEBERLIN - 10.05.2008

STRASBOURG (AFP) - Veste blanche toujours impeccable, Paul Haeberlin, décédé samedi à 84 ans des suites d'une maladie, a régné plus d'un demi-siècle sur l'Auberge de l'Ill, son talent au "piano" du réputé restaurant d'Illhaeusern (Haut-Rhin) lui valant une étoile en 1952 avant d'en décrocher, en 1967, une troisième conservée depuis.

Son fils Marc, 55 ans, quatrième d'une lignée vouée à la cuisine depuis 130 ans, a depuis quelques années la haute main sur les fourneaux, mais le respect pour le "patriarche" est resté intact dans ce temple de la gastronomie.

"A cinq ans j'aidais déjà ma mère et ma grand'mère en cuisine", aimait a raconter le chef octogénaire qui a porté l'ancienne guinguette familiale au firmament étoilé de la gastronomie.

Il avait commencé son apprentissage à 14 ans à "La Pépinière" à Ribeauvillé (Haut-Rhin) sous la férule d'Edouard Weber, l'un des derniers cuisiniers des tsars.

Les femmes Haeberlin, vaillantes aux fourneaux, ont accueilli les clients jusqu'en 1950, lorsque Paul est revenu au village natal.

Il relève la maison familiale de ses décombres de la guerre. L'Arbre Vert devient alors l'Auberge de l'Ill, du nom de la rivière alsacienne qui coule le long des jardins verdoyants.

Formant un tandem inattendu avec son frère Jean-Pierre aussi vibrionnant et extraverti à l'accueil que Paul est taiseux, le chef fonde sa renommée en créant la Truffe Souvarov, qui inspira Paul Bocuse, l'ami de toujours, le Saumon Soufflé, la Mousseline de Grenouille, la Brioche de Foie Gras et la Pêche Haeberlin (une pêche pochée avec sabayon de champagne et glace pistache).

Parmi les têtes couronnées accueillies à cette table alsacienne, celle dans les années 80 de la reine mère d'Angleterre, Elizabeth, de même que celles du roi et de la reine de Suède qui ont décerné à Paul Haeberlin l'Ordre Royal de l'Etoile Polaire, une haute distinction suédoise. Le roi de Thaïlande, plusieurs présidents français et étrangers et bien d'autres célébrités y sont venus.

Le président Valéry Giscard d'Estaing avait remis en 1994 la croix de la Légion d'honneur à son "ami Paul", connu en 1944 dans les rangs de 1ère Armée française alors que le chef faisait la cuisine pour le futur maréchal de Jean de Lattre de Tassigny.

Paul Bocuse, qui détient aussi un record pour la conservation de ses trois étoiles, a remis le 17 septembre dernier l'insigne de chevalier de la Légion d'honneur à Marc Haeberlin, qui a travaillé chez Troigros, Lasserre, Bocuse et Lenôtre avant de rejoindre l'auberge familiale en 1976.

"Je lui souhaite que cela dure encore très longtemps", avait alors déclaré Bocuse selon qui "le succès de la maison Haeberlin c'est la qualité des produits et leur gentillesse".

Marc Haeberlin a désormais la responsabilité de conserver les étoiles conquises par son père et aussi celle de patron d'une PME de soixante salariés qui affiche un chiffre d'affaires annuel de l'ordre de cinq millions d'euros.

11/05/2008

Pascal SEVRAN - 09.05.2008

 

PARIS (AFP) - Parolier, chanteur, écrivain, producteur et animateur de télévision, Pascal Sevran, décédé vendredi à l'âge de 62 ans à Limoges des suites d'un cancer du poumon, a défendu pendant 25 ans la chanson française d'antan sur le petit écran.
Né le 16 octobre 1945 d'un père chauffeur de taxi et d'une mère couturière, Pascal Sevran, de son vrai nom Jean-Claude Jouhaud, était un autodidacte.
Doté du seul certificat d'études, il rêve de devenir chanteur et fréquente le Petit conservatoire de Mireille. Il y rencontre le philosophe Emmanuel Berl (époux de Mireille) et devient son secrétaire particulier.
Il commence à écrire des chansons (quelque 500) dont "Il venait d'avoir 18 ans" pour Dalida, qui devient l'une de ses grandes amies. C'est dans la loge de la chanteuse qu'il rencontre en 1977 François Mitterrand, pas encore président de la République, avec lequel il entretiendra jusqu'au bout une amitié indéfectible.
En 1984, il anime sur TF1 l'émission qui le rendra célèbre: "La chance aux chansons", diffusée en semaine l'après-midi pendant 17 ans, sur TF1 puis sur France 2. En 2001, l'émission devient dominicale et change de nom ("Chanter la vie").
Passionné de littérature, Pascal Sevran était également auteur. Il avait reçu le Prix Roger Nimier en 1979 pour "Le passé supplémentaire". Après la mort de son compagnon de longue date, en 1998, il a écrit son journal intime, dont certains tomes se sont vendus à près de 100.000 exemplaires.
Fin 2006, il avait provoqué un tollé en tenant des propos controversés sur la sexualité des Noirs, lors d'un entretien avec Var Matin. Des personnalités, y compris de gauche, avaient pris sa défense en assurant que Pascal Sevran ne méritait pas l'étiquette de raciste, mais il avait reçu un sévère avertissement de son employeur, France 2.
Il était officier de la Légion d'honneur.
Son décès a été annoncé par un communiqué. "La famille de Monsieur Pascal Sevran a la profonde douleur d'annoncer son décès, survenu le vendredi 9 mai 2008 à 10 heures à Limoges, des suites d'un cancer du poumon", indique le document.
Un hommage lui sera rendu le mardi 13 mai 2008 à 10 heures 30 en l'Eglise Saint-Louis-en-l'Ile de Paris. Les obsèques seront célébrées dans l'intimité familiale, précise le communiqué.

François STRERCHELE - 08.05.2008

BRUXELLES "Je serai encore à Bruges la saison prochaine", affirmait, avec son assurance naturelle, François Sterchele, à la veille d'Anderlecht - Club Bruges. Le buteur liégeois n'y sera plus, hélas, qu'en pensée: il s'est tué, au volant de sa voiture, dans la nuit de mercredi à jeudi, sur la route de Vrasene, près de Beveren.

Avec Sterchele, le Club Bruges perd son meilleur attaquant de la saison. Le Liégeois a accompli une ascension fulgurante en cinq saisons. Il avait débuté à Loncin, près de Liège avant de rallier le FC Liège. C'est à La Calamine, en promotion, qu'il entama sa progression: il termina meilleur buteur avec 24 goals. Un an plus tard, il brilla à OH Louvain. Puis Jacky Mathijssen, alors entraîneur de Charleroi, lui offrit une première chance au Sporting. Sterchele démontra très vite qu'il pouvait briller en D1. Il le confirma au GB où, en totale complicité avec Cavens, il devint meilleur buteur de la D1 avec 21 goals.

Le Liégeois bénéficia alors d'un formidable embarras pour poursuivre sa carrière: il fut sur le point de se lier à Anderlecht avant de se raviser et… d'opter pour Bruges - pour cinq ans - alors qu'on le croyait parti pour le Standard de préférence à Heerenveen, qui le sollicitait également. A Bruges, François Sterchele avait fait l'unanimité. Les supporters adoraient son style et sa façon si particulière de célébrer les buts qu'il inscrivait, en faisant tourner sa main près de son oreille, en hommage à Luca Toni, son idole.
Sterchele brillait surtout dans l'axe. Mais il se dévouait également pour son équipe quand Jacky Mathijssen le déplaçait sur un flanc, poste qu'il n'affectionnait guère.

Sûr de lui, charmeur quand il le voulait, irritant, souvent, pour ses adversaires, François Sterchele constituait une réussite au Club Bruges. Il avait endossé quatre capes de Diable Rouge et devait constituer encore, la saison prochaine, un maître atout d'un Club européen.

Lucien JEUNESSE - 05.05.2008

 

PARIS (AFP) - L'une des grandes figures de la radio française, Lucien Jeunesse, animateur du fameux "Jeu des mille francs", est décédé à l'âge de 89 ans, a annoncé lundi Radio France.
De son vrai nom Lucien Jeunness, il a animé durant trente ans ce rendez-vous quotidien de plus d'un million de Français et visité d'innombrables villes où candidats de tous âges ont tenté de répondre aux questions de culture générale posées par l'animateur.
De 1965 à 1995, ses célèbres "A demain si vous le voulez bien!" (ou, en fin de semaine, "A lundi si le coeur vous en dit!") concluaient invariablement l'émission diffusée sur France Inter.
Il a animé plus de 10.000 émissions, posé 80.000 questions "bleues", "blanches" ou "rouges", parcouru des centaines de milliers de kilomètres dans toute la France.
Né le 24 août 1918 - il avait la coquetterie de faire croire qu'il était né en 1924 - il était monté sur les planches à 10 ans parce que son père, cheminot, animait une troupe de théâtre amateur. Après son service militaire, il sera chanteur d'opérette, notamment au Casino de Paris et aux Folies-Bergère.
Il a été tour à tour acteur, chanteur de charme et chanteur d'opérette, avant de devenir animateur. Il a créé plusieurs chansons dont le célèbre "C'est si bon".
En 1995, Lucien Jeunesse avait tiré sa révérence, après un simple "merci".
La direction de France Inter avait alors décidé d'arrêter le "Jeu des mille francs", qu'elle jugeait désuet et démodé. Mais, suprême hommage à l'animateur, le standard de la radio avait été saturé d'appels et l'émission avait continué.
Elle s'appelle désormais "Jeu des mille euros" et est présentée par Louis Bozon qui a rendu hommage lundi à "un monument de la radio".

02/05/2008

Albert HOFMANN - 29.04.2008

GENÈVE (AFP) - Le chimiste suisse Albert Hofmann, qui a découvert par accident la drogue hallucinogène LSD en 1943, est décédé près de Bâle, à l'âge de 102 ans, a indiqué mercredi la mairie de son domicile.

Le chimiste s'est éteint mardi chez lui à Burg, a rapporté une fonctionnaire municipale à l'agence de presse suisse ATS.

Albert Hofmann, né en 1906 à Baden (nord), est entré dans l'histoire en faisant lui-même par hasard l'expérience du LSD, le 16 avril 1943.

Alors qu'il étudiait les alcaloïdes de l'ergot du seigle afin de créer un stimulant circulatoire et respiratoire, le diéthylamide de l'acide lysergique (LSD), il en a fait tomber par inadvertance une goutte sur la main.

Il est alors troublé par d'étonnantes sensations: angoisse, vertiges, visions surnaturelles, objets se mouvant dans l'espace, sentiment de bonheur et de plénitude. Un nouveau test produit les mêmes effets trois jours après.

Pour le chimiste, la substance sera utile en psychiatrie ou en neurologie. Entre 1947 et 1966, le groupe chimique suisse Sandoz, qui emploie Albert Hofmann, le produit en dragées et en ampoules pour le corps médical.

Mais des abus donnent mauvaise réputation au LSD. Surtout aux Etats-Unis, il devient au début des années 1960 la drogue numéro un du mouvement hippie. Le LSD finit par être interdit et Sandoz cesse sa production.

Yossi HAREL - 26.04.2008

Yossi Harel, le commandant du navire l'Exodus qui a transporté 4.500 survivants de la Shoah de France en Palestine en 1947, est décédé samedi en Israël à l'âge de 90 ans, ont rapporté dimanche les médias israéliens. Yossi Harel avait commandé les opérations clandestines qui ont permis entre 1945 et 1948 d'amener dans la Palestine sous mandat britannique quatre navires, dont l'Exodus, avec à leur bord 24.000 immigrants juifs.

Par son action, Yossi Harel a aidé à la venue de près d'un tiers des réfugiés juifs arrivés illégalement en Palestine placée sous le mandat de la Grande-Bretagne qui imposait à l'époque de strictes limitations du nombre d'immigrants juifs autorisés à s'installer en Palestine. Le navire Exodus, immortalisé dans un film éponyme d'Otto Preminger, était parti du port de Sète, dans le sud de la France, en juillet 1947. Le commandant à tenté de déjouer le blocus britannique. Après plusieurs jours de navigation à l'entrée des eaux territoriales de la Palestine, des bâtiments de la marine britannique ont arraisonné l'Exodus à une trentaine de km des côtes. La Grande-Bretagne a ensuite renvoyé les passagers de l'Exodus en Europe.

Le périple des passagers de l'Exodus avait provoqué une vague d'émotion en Europe après la Seconde Guerre mondiale et le choc provoqué par la découverte de l'horreur des camps de concentration nazis. Né en 1919 à Jérusalem, Yossi Harel avait rejoint la Hagana, l'armée clandestine juive opérant durant le mandat britannique sur la Palestine, à l'âge de 15 ans.

20/04/2008

Constant VANDEN STOCK - 19.04.2008

En 1996, Constant Vanden Stock avait transmis le flambeau à son fils Roger Vanden Stock, actuel président des « Mauve et Blanc ».

 

Il est né le 13 juin 1914 à Bruxelles. Son histoire d’amour avec le club de football d’Anderlecht débuta dix ans plus tard, en 1924, lorsqu’il y rejoignit les équipes d’âge. En 1932, à peine âgé de 18 ans, il fit son entrée en équipe première du club comme bac gauche. Vanden Stock participa donc en 1935 à la montée des Bruxellois en Division d’honneur. Depuis lors, Anderlecht n’a plus jamais quitté l’élite du championnat de Belgique de football. La saison suivante, en 1935-1936, une fracture de la jambe le laissa inactif pendant de longs mois.

En 1938, il signa son transfert pour – à l’époque – la prestigieuse Union Saint-Gilloise. C’est avec le club du Parc Duden qu’il raccrocha ses crampons en 1943 pour s’occuper à plein temps de la brasserie Belle-Vue, une entreprise appartenant à son père Philémon Vanden Stock.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, en 1944, c’est lui qui reprit les rênes de la brasserie lorsque son père décéda en captivité en Allemagne. Il éleva cette entreprise, spécialisée dans la fabrication de gueuzes et de kriek, en un petit empire brassicole, qu’il revendit en 1991 à Interbrew, l’actuelle société Inbev.

Un mordu du football

Mais Constant Vanden Stock a toujours été autant mordu par le virus du football que par celui de la bière. Sa passion l’avait bien vite ramené au Parc Astrid, où après sa reconversion il s’était d’abord occupé du centre de recrutement. Ensuite il avait occupé durant un an la fonction de président du club de La Forestoise (1951-1952), pour vite revenir à Anderlecht en tant qu’administrateur.

Il devint en septembre 1958 sélectionneur unique de l’équipe nationale de football. Il resta à cette fonction durant dix ans et dirigea les Diables Rouges lors de 68 matches internationaux. Il fut ensuite encore directeur technique au FC Brugeois, mais n’y resta qu’un an.

En 1969, il effectua son retour définitif à Anderlecht. La direction « Mauve » était alors en proie à de sérieuses difficultés financières et vit l’arrivée de Vanden Stock comme celle d’un sauveur. Après deux ans de présence au sein du club, il reprenait la présidence et allait la garder durant 25 ans.

Durant cette période (1971-1996), les « Mauve et Blanc » décrochèrent dix titres de champions et sept Coupes de Belgique. Son équipe atteignit même les sommets européens en gagnant à deux reprises la Coupe des vainqueurs de Coupe (1976, 1978) et une fois la Coupe de l’UEFA (1983). À cela, on peut aussi ajouter deux SuperCoupes européennes (1976 et 1978).

Des succès qui ont fait de Constant Vanden Stock le président le plus couronné de l’histoire du football belge.

Comme hommage à ces réalisations sportives, il fut décidé de rebaptiser le stade Emile Versé en stade Constant Vanden Stock lors de la construction du stade d’Anderlecht, réalisée en plusieurs phases dans les années 80 et 90.

« L’homme de la situation »

Constant Vanden Stock arrêta ses activités de président en 1996, transmettant le flambeau à son fils Roger, qui est toujours président du Sporting bruxellois.

Sa réputation d’« homme de la situation » prit néanmoins quelques égratignures lorsqu’éclata en 1997 l’affaire de corruption liée au match Anderlecht-Nottingham Forrest. Il apparut en effet que l’ancien président anderlechtois avait « prêté », en avril 1984, 1 million d’anciens francs belges (environ 25.000 euros) à l’arbitre espagnol Guruceta Muro, qui avait officié lors de la demi-finale de la Coupe UEFA à Bruxelles. Le Tribunal arbitral du sport n’a toutefois jamais sanctionné le RSC Anderlecht pour ces faits.

Début avril 2006, Constant Vanden Stock avait été admis à l’hôpital en raison d’une attaque cardiaque.

Membre du Comité sportif et du Comité exécutif de l’Union Belge de football pendant de longues années, il fut sans conteste, avec le regretté Roger Petit, l’un des plus grands dirigeants belges du ballon rond et le précurseur du football professionnel dans notre pays.

Constant Vanden Stock est décédé l’année du centenaire de son club, à la veille du match Standard-Anderlecht, qui pourrait voir les Liégeois sacrés champions de Belgique pour la première fois depuis 25 ans.

« Une figure importante »

« Le football belge perd une figure importante tant pour la fédération que pour Anderlecht », a déclaré Nicolas Cornu, le porte-parole de l’Union royale belge de football qui présente en premier lieu ses condoléances à la famille.

(D’après Belga et AFP)

19/04/2008

Aimé CESAIRE - 17-04-2008

FORT-DE-FRANCE/PARIS - Le poète et homme politique martiniquais Aimé Césaire s'est éteint jeudi matin à l'âge de 94 ans au CHU de Fort-de-France, annonce l'établissement. Celui dont l'état de santé était "très précaire depuis plusieurs jours est décédé (...) dans le service de réanimation à 5 h 20 alors qu'il était hospitalisé depuis le 9 avril dernier", a-t-on ajouté. Il y avait été admis pour des problèmes cardiaques.

 

Le président français, Nicolas Sarkozy, assistera à ses obsèques à Fort-de-France, a-t-on appris auprès de l'Elysée, qui n'était pas en mesure de préciser la date des funérailles. Le chef de l'Etat a reporté à jeudi prochain son émission télévisée initialement prévue lundi.

 

"Nous avions pour mission de nous assurer, comme cela se passe pour les patients en fin de vie, que les choses se passent le mieux possible avec le moindre inconfort possible. Des conditions de dignité et de discrétion acceptables pour lui-même et son entourage", a indiqué le Dr Hossein Médahoui, chef du service de réanimation du CHU. L'établissement a précisé que son corps avait été remis à sa famille.

 

Ancien maire de Fort-de-France, chantre de la négritude et figure tutélaire de la politique martiniquaise, Aimé Césaire a été député de Martinique pendant près de 50 ans. Homme politique, écrivain, penseur, Aimé Césaire incarnait surtout à lui seul plus d'un demi-siècle de l'histoire de la Martinique. Cette figure type de l'engagement littéraire aura mis ses lettres au service d'un combat de toute une vie pour l'émancipation des Noirs.

 

Saluant "la mémoire d'un grand poète qui a acquis sa notoriété par la qualité de son écriture", Nicolas Sarkozy note dans un communiqué qu'on "retiendra de lui qu'il est l'initiateur, avec Léopold Senghor, du concept de la Négritude. Ce fut un grand humaniste dans lequel se sont reconnus tous ceux qui ont lutté pour l'émancipation des peuples au XXe siècle".

 

Le premier ministre François Fillon a rendu hommage à un "représentant exceptionnel de l'engagement poétique et politique". Ce proche d'André Breton "ne craignait ni la force des images, ni leurs ruptures. Il laissait naître de sa colère des chants puissants et durs. Il mettait ses mots au service de la lutte pour la dignité humaine, en particulier celle des peuples colonisés et humiliés".

Edward LORENZ -16.04.2008

WASHINGTON (AFP) - Le scientifique américain Edward Lorenz, considéré comme le père de la théorie du chaos et de l'effet papillon est décédé mercredi à l'âge de 90 ans, a annoncé le Massachusetts Institute of Technology (MIT) où il avait été professeur. M. Lorenz s'est éteint à son domicile à Cambridge (Massachusetts, nord est). Il souffrait d'un cancer.

Travaillant comme météorologue au MIT, il découvre en 1963 que l'on peut obtenir un comportement chaotique avec seulement trois variables, montrant ainsi qu'une dynamique très complexe peut apparaître dans un système formellement très simple, une idée dont le mathématicien français du 19e siècle Henri Poincaré avait eu l'intuition.

C'est ainsi que de faibles différences dans la dynamique de l'atmosphère peuvent déclencher de vastes effets souvent insoupçonnés.

Ces observations l'on conduit à formuler ce qui est désormais connu comme l'effet papillon. Il avait utilisé ce terme dans une étude présentée en 1972 et intitulée : "Prévisibilité: est-ce que le battement des ailes d'un papillon au Brésil peut déclencher une tornade au Texas ?".

Ces découvertes d'Edward Lorenz ont marqué le début d'un nouveau champ de recherche qui a eu un grand impact non seulement sur les mathématiques mais aussi virtuellement dans toutes les spécialités scientifiques comme la biologie, la physique et les sciences sociales.

En météorologie, sa théorie a conduit à la conclusion selon laquelle il est fondamentallement impossible de prévoir la météorologie au-delà de deux à trois semaines avec un degré raisonnable d'exactitude.

Des scientifiques ont ensuite jugé qu'on se souviendra du 20e siècle pour trois révolutions scientifiques, celles de la théorie de la relativité, de la mécanique quantique et de celle du chaos.

"En montrant que certains systèmes déterministes avaient des limites de prévisibilité, Ed. (Lorenz) a enfoncé le dernier clou dans le cercueil de l'univers cartésien et fomenté ce que certains appellent la troisième révolution scientifique du 20e siècle, après celle de la relativité et de la mécanique quantique", souligne Kerry Emanuel, professeur de science atmosphérique au MIT, selon un communiqué publié sur le site de l'Institut.

Né en 1917 à West Hartford (Connecticut, est), M. Lorenz était diplôme de mathématique de l'université de Harvard en 1940 et avait obtenu un doctorat en météorologie du MIT en 1948.

Amateur avide de randonnées et de ski de fond, M. Lorenz est resté actif jusqu'à environ deux semaines avant sa mort, a indiqué sa famille.

Il avait trois enfants et quatre petits enfants

Ollie JOHNSTON - 14-04-2008

LOS ANGELES - Le dernier survivant de la légendaire première génération de dessinateurs des studios Walt Disney, Ollie Johnston, est décédé à l'âge de 95 ans.

 

Johnston est décédé lundi de causes naturelles dans un centre de soins à Sequim, dans l'Etat de Washington, selon le vice-président de Walt Disney, Howard Green.

 

Johnston était le dernier de l'équipe légendaire de Disney appelée les "Nine Old Men" (les "neufs vieux hommes").

 

Il était impliqué dans l'animation et la réalisation de classiques tels que "Blanche-Neige et les Septs Nains", "Pinocchio", "Fantasia", "Cendrillon" et "Alice au pays des merveilles".

John WHEELER - 13-04-2008

WASHINGTON (AFP) - Le physicien américain John Wheeler, un des derniers collaborateurs d'Albert Einstein et auteur de nombreux travaux en physique théorique, notamment sur la fission nucléaire, est décédé ce week-end à l'âge de 96 ans, a-t-on appris auprès de sa famille.

Le président George W. Bush a exprimé sa tristesse dans un communiqué publié lundi par la Maison Blanche.

"Laura et moi-même sommes attristés par la disparition de John Wheeler, un des plus grands physiciens américains", a déclaré M. Bush.

"Durant sa carrière, le Dr Wheeler a collaboré avec des scientifiques tels qu'Albert Einstein et Niels Bohrn sur des projets qui ont changé le cours de l'Histoire", a-t-il ajouté.

Le physicien avait notamment participé au projet Manhattan pour fabriquer la première bombe atomique.

John Wheeler est mort samedi 13 avril à Hightown (New Jersey, est) à la suite d'une pneumonie, a indiqué sa fille Alison Wheeler Lahnston. Il était né le 9 juillet 1911 à Jacksonville en Floride (sud-est).

En tant qu'un des derniers collaborateurs d'Einstein, le père de la physique moderne, il tenta, mais en vain, de terminer le projet de théorie unifiée de ce dernier.

On lui doit notamment l'équation dite de Harrison-Wheeler qui décrit la matière nucléaire à haute densité comme par exemple au coeur des étoiles à neutrons.

Il fut également celui qui inventa le terme "trou noir" jusque là appelé "astres occlus" et l'expression "un trou noir n'a pas de cheveux" pour décrire le résultat selon lequel un trou noir est caractérisé, de manière unique, par sa masse, son moment cinétique et sa charge électrique, quelle que fut la matière qui le créa.

Nommé professeur à Princeton (New Jersey, est) dans les années 1930, John Wheeler a fait toute sa carrière académique dans cette prestigieuse université avant de rejoindre en 1976, à l'approche de la retraite, l'Université du Texas (sud).

M. Wheeler était "le dernier titan vivant de la physique (...), un super héros de la physique", selon Max Tegmark, cosmologiste du Massachusetts Institute of Technology (MIT), cité dans le New York Times.

06/04/2008

Charlton HESTON - 05.04.2008

WASHINGTON (Reuters) - L'acteur américain Charlton Heston, qui incarna au cinéma les plus grands rôles épiques du cinéma hollywoodien, de Moïse à Michel-Ange, est décédé samedi soir à l'âge de 84 ans. L'acteur, lauréat d'un Oscar en 1959 pour son interprétation de Ben Hur, s'était distingué après sa carrière à l'écran en prenant la tête de la National Rifle Association, le lobby américain des armes à feu, un engagement sujet à controverse. Il est mort à son domicile de Beverly Hills avec son épouse Lydia à ses côtés, a indiqué sa famille dans un communiqué. Heston avait annoncé en 2002 qu'il souffrait de symptômes associés à la maladie d'Alzheimer.

"A ses amis, collègues et fans aimants, nous apprécions vos prières et votre soutien sincères. Charlton Heston apparaissait au monde plus grand que nature", a déclaré sa famille."Personne ne pourrait désirer une vie plus remplie que la sienne. Aucun homme n'aurait pu donner davantage à sa famille, et à sa profession, et à son pays. Selon ses propres termes, 'J'ai vécu une vie tellement merveilleuse ! J'ai vécu assez pour deux'."A son apogée, sa présence imposante, son visage anguleux et son style de vie conservateur semblaient relever d'un autre âge. "Mettez-lui une toge, il sera parfait", plaisantait le réalisateur Anthony Mann.

Charlton Heston incarna toute une série de personnages charismatiques dans les super-productions ("Les Dix Commandements", "Ben Hur"), les films de science-fiction ("La Planète des Singes", "Soleil Vert") ou les films-catastrophe ("Airport 1975", "Tremblement de terre"). Mais son rôle le plus controversé fut celui de président de la NRA de 1998 à 2003. Lors des conventions du puissant lobby, il montait sur le podium en brandissant une carabine antique à l'adresse des défenseurs d'un contrôle des armes à feu. Il lançait alors qu'ils ne pourraient lui prendre son arme qu'en la prenant "de ses mains froides et mortes".

DU PÈRE NOËL A MOÏSE

John Charlton Carter - Heston était le nom de son beau-père - est né le 4 octobre 1923 à Evanston, dans l'Illinois. Il monte sur les planches pour la première fois à l'âge de cinq ans, dans une pièce de l'école où il incarne le Père Noël, avant d'étudier l'art de la comédie à la Northwestern University et de décrocher son premier rôle à l'écran en 1941 dans un "Peer Gynt" réalisé par un camarade d'université.

Après la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle il sert comme artilleur dans l'Army Air Corps, Heston monte à Broadway, où il multiplie les petits rôles et boulots, dont celui de modèle.

En 1944, il épouse Lydia Clarke, qu'il a rencontrée à la Northwestern University. Leur mariage tiendra 64 ans, jusqu'à son décès. Le couple a eu deux enfants, Fraser et Holly Ann.

Heston attire l'attention en 1947 dans "Antoine et Cléopâtre", qui lui vaut d'obtenir un emploi dans la collection de télévision "Studio One", qui adapte de célèbres pièces de théâtre.

Il passe ensuite au grand écran et Cecil B. DeMille lui confie le rôle d'un directeur de cirque dans "Sous le plus grand chapiteau du monde" ("The Greatest Show on Earth") en 1952.

En 1956, DeMille le choisit à nouveau pour incarner Moïse dans les "Dix Commandements", expliquant que l'acteur lui rappelle la statue de Michel-Ange. Le film, qui a coûté 7,5 millions de dollars, est le plus gros budget de l'époque et aussi le deuxième plus gros succès derrière "Autant en emporte le vent".

Outre Moïse, Heston prête sa voix à celle de Dieu dans le film et son fils Fraser, alors âgé de trois mois, joue Moïse bébé dans un panier flottant sur le Nil.

DÉMOCRATE PUIS REPUBLICAIN

Après plusieurs westerns et "La soif du mal" ("Touch of Evil") d'Orson Welles en 1957, une parenthèse dans sa carrière, Heston reprend la route des super-productions et effectue lui-même de nombreuses courses de chariot dans Ben Hur.

Ses interprétations de saint Jean-Baptiste dans "La plus grande histoire jamais contée" ou de Michel-Ange dans "L'extase et l'agonie" en 1965 lui valent moins de succès.

Plus fameux sera son personnage d'astronaute perdu sur "La planète des singes" en 1968. Il imposera que ce George Taylor soit tué dans la suite réalisée en 1970 ("Le secret de la planète des singes") afin de ne pas avoir à le jouer indéfiniment. C'est le succès du film qui lui ouvrira la porte des films de science-fiction puis des films-catastrophe dans les années 1970.

En 1984, Charlton Heston renoue avec la télévision dans deux séries pour CBS avant de jouer le rôle du patriarche Jason Colby dans le feuilleton "Dynasty".

Dans les années 1960, l'acteur milita en faveur du mouvement des droits civiques et fut président du syndicat des acteurs pendant six mandats.

Il fit campagne alors pour les candidats démocrates à la présidentielle (Adlai Stevenson contre Dwight Eisenhower puis John Kennedy contre Richard Nixon) avant de basculer dans le camp républicain en 1972 puis de soutenir son vieil ami et acteur Ronald Reagan dans sa conquête de la Maison blanche.

En 2003, le président George Bush le décora de la médaille présidentielle de la liberté, l'une des plus grandes décorations civiles des Etats-Unis

Jules DASSIN - 31.03.2008

ATHENES - Le réalisateur américain Jules Dassin, père du chanteur Joe Dassin, est décédé lundi soir à Athènes à l'âge de 96 ans, a-t-on appris de source hospitalière.

 

Les causes de son décès n'ont pas été divulguées, l'hôpital Hygeia faisant savoir qu'il y était soigné depuis deux semaines.

 

Son épouse grecque Melina Mercouri avait été à l'affiche de certains de ses plus grands succès, comme "Jamais le dimanche" (1960). "Du Rififi chez les hommes" (1954) avait valu à Dassin le prix de la Mise en scène au festival de Cannes - où il avait fait la rencontre de Mme Mercouri.

 

En tout, Melina Mercouri, décédée en 1994, avait joué dans sept de ses plus de 20 films, parmi lesquels ont note aussi "Reunion in France" (1942), "Les forbans de la nuit" (1950) et "Toptaki" (1964).

 

Lundi soir, le premier ministre grec, Costas Karamanlis, a rendu hommage à un "Grec de la première génération".

 

"La Grèce pleure la perte d'un être humain exceptionnel, un artiste important, et d'un vértibale ami", a-t-il déclaré dans un communiqué.

 

Après ses débuts à Hollywood dans les années 1940, Jules Dassin rencontra quelques problèmes au sein du milieu en raison de ses opinions gauchistes et fut placé sur la célèbre liste noire des personnalités communistes. Il se rendit alors à Londres, et vécut également en Italie et en France avant de gagner la Grèce en 1966 après avoir épousé Melina Mercouri.

 

Cette dernière a entamé une carrière politique après avoir quitté le grand écran, entrant au Parlement grec en 1974 et devenant ministre de la Culture en 1981.

 

Joe Dassin est pour sa part décédé en 1980.

Thierry GILARDI - 25.03.2008

PARIS (AP) - Le journaliste sportif Thierry Gilardi est mort mardi d'une crise cardiaque, a-t-on appris auprès de la rédaction de TF1, qui n'a fourni aucun autre détail. Il avait 49 ans.

Depuis 2005, Thierry Gilardi commentait de sa voix rauque les matches de l'équipe de France de football et la Ligue des champions sur TF1, et présentait l'émission dominicale "Téléfoot". Parfois présenté comme le successeur de Thierry Roland, il aurait dû commenter le match amical France-Angleterre ce mercredi au Stade de France.

Passionné de rugby, il avait également commenté la Coupe du monde 2007 en France et était vice-président du Stade Français depuis 2001.

"C'est une nouvelle terrible. Je suis profondément triste ce soir", a réagi le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, interrogé sur LCI. "C'était un homme extraordinaire, qui avait beaucoup d'humilité et une très forte humanité."

"C'était la voix du foot, la voix du rugby, c'était un véritable passionné de sport", a ajouté Bernard Laporte, ancien entraîneur de l'équipe de France de rugby, en saluant le grand "professionnalisme" de ce journaliste sportif.

Né le 26 juillet 1958 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), Thierry Gilardi avait débuté au service des sports de France-Inter en 1982, avant de rejoindre Canal+ en 1987, à l'époque où la chaîne payante révolutionnait la retransmission du sport à la télévision.

D'abord journaliste au service des sports de la chaîne cryptée, il en était passé rédacteur en chef en 1994. En 1998, il était devenu directeur adjoint et directeur de la rédaction, avant d'animer en 2004 l'émission "La Matinale" et d'officier en tant que conseiller de Michel Denisot, directeur général de la chaîne.

"C'était quelqu'un qui respirait une espèce de bonheur de vivre et de passion professionnelle", a réagi Michel Denisot, qui a salué mardi soir sur France-Info la mémoire de "quelqu'un de tempérament très volubile, souvent chaud dans les rapports professionnels, parfois volcanique, tout ça pour arriver à améliorer la qualité de son travail dont il était amoureux". "C'était sa deuxième passion dans la vie après sa famille. Il le vivait pleinement", a-t-il ajouté.

Thierry Gilardi avait quitté Canal+ pour le groupe TF1 en 2005, et avait présenté pendant quelques temps la session matinale de LCI. Il collaborait également depuis quelques temps à l'émission "On refait le match" sur LCI et RTL.

Eugène Saccomano, journaliste sportif et présentateur de cette émission, s'est dit "bouleversé". Il était "chaleureux, enthousiaste, c'est vrai, mais c'était aussi un redoutable travailleur, très sérieux, très rigoureux dans sa façon de préparer le travail", a déclaré Eugène Saccomano sur LCI.

"Il y avait la voix, le timbre de sa voix qui était présent, une voix qui était différente", a de son côté réagi Luis Fernandez