11/04/2009

Jacques HUSTIN - 06.04.2009

Les médias belges se sont émus hier de la disparition de leur compatriote Jacques Hustin, décédé ce lundi 6 mars à l'âge de 68 ans. Devenu chanteur après avoir suivi durant toute sa jeunesse la voie de l'art pictural, il recevait en 1965 des mains de Marcel Achard le Premier Prix du Festival de la Chanson de Spa (l'ancêtre des actuelles Francofolies de Spa instituées en 1994), préfigurant la parution l'année suivante de son premier album. En 1969, c'est le prestigieux Grand Prix de l'Académie Charles-Cros, à Paris, qui viendra récompenser son travail.

En 1974, il a l'honneur de représenter son pays au concours de l'Eurovision hébergé par Brighton, en Angleterre, avec la chanson Fleur de liberté, qui se classe neuvième.

Fervent défenseur des droits des artistes et ex-président de l'Union Professionnelle des Artistes du Spectacle, il animera par la suite un cycle d'émissions télévisées (La Guimbarde) où il reçoit ses amis.

Après 1988 et le point final mis à sa carrière musicale, il reviendra à ses premières amours pour la peinture, animant pendant une dizaine d'années un atelier artistique dans les Ardennes, puis reprenant le fil de ses créations picturales...

04/04/2009

Jean FIEVET - 31-03-2009

Jean Fievet est décédé : c’était un homme de radio et l'une des grandes voix de la RTBF. Régionaliste convaincu, ce Carolo a souvent souligné l'importance de disposer d'un service public en région. C'était d'ailleurs l'un des fondateurs de la RTBF Charleroi, en 1976. Il a également présenté le journal télévisé et l'émission "Ce soir" dans les années 70 et 80.

Andrea Mead LAWRENCE - 30.03.2009

LOS ANGELES (Reuters) - Andrea Mead Lawrence, première skieuse américaine à avoir remporté deux médailles d'or aux Jeux Olympiques, a succombé lundi à un cancer à son domicile de Mammoth Lakes, en Californie, a déclaré au New York Times sa fille Quentin. Elle était âgée de 76 ans.Lawrence avait remporté l'or en slalom et en slalom géant aux Jeux Olympiques d'hiver d'Oslo en 1952, à l'âge de 19 ans. 

Elle avait aussi participé aux JO de St Moritz, en 1948, et aux JO de Cortina d'Ampezzo, en 1956, où elle s'était classée quatrième en slalom géant. 

Elle avait fondé en 2003 l'Andrea Lawrence Institute for Mountains and Rivers, une institution de protection de la nature sans but lucratif.

Raoul ALFONSIN - 31-03-2009

L'ancien président argentin Raul Alfonsin, artisan du rétablissement de la démocratie en Argentine dans les années 1980 après sept années de dictature militaire, est mort mardi à l'âge de 82 ans.

Raoul Alfonsin a succombé à un cancer du poumon à son domicile de Buenos Aires, a annoncé son médecin traitant.

Président entre 1983 et 1989, il avait gagné le respect de la communauté internationale pour avoir fait juger et condamner certains des militaires responsables de la mort et des tortures de milliers d'Argentins soupçonnés de sympathies à gauche pendant la dictature.

Selon un rapport officiel, 11.000 personnes sont mortes ou disparues pendant la dictature.

Le gouvernement a déclaré trois jours de deuil national.

Opposant de premier plan à la junte qui avait pris le pouvoir en 1976, il réussit sous la présidence à restaurer la respectabilité d'un pays qui avait été mis au ban de la communauté internationale pour ses coups d'Etat répétition.

"Que vous le vouliez ou non, vous êtes le symbole du retour à la démocratie", avait déclaré l'an dernier la présidente Cristina Fernandez lors d'une cérémonie de dévoilement d'un buste de l'ancien président dans le palais présidentiel.

Alfonsin avait remporté l'élection présidentielle de 1983 après la chute de la dictature militaire. Six ans plus tard, il opérait le premier transfert de pouvoir d'un président élu à un autre depuis des décennies.

Il réussit à survivre à trois tentatives de soulèvement militaire, mais sa présidence s'est mal terminée. Son parti, le Parti radical, centriste, discrédité pour la gestion d'une crise économique, fut laminé lors du scrutin par le leader péroniste Carlos Menem. Alfonsin avait alors quitté le pouvoir avec six mois d'avance dans une économie en pleine crise.

A la fin de sa présidence, l'inflation avait atteint un record de 200% par mois, ce qui avait suscité des pillages de supermarchés et des grèves.

Le taux de pauvreté a plus que doublé sous sa présidence pour dépasser 25% tandis que la devise chutait de 95% en quatre mois.

Militant politique dès sa prime jeunesse, Alfonsin, né le 12 mars 1927 d'un père espagnol et d'une mère britannique, fut emprisonné trois fois, une fois par le gouvernement du président Juan Peron et ensuite deux fois pour avoir protesté contre un gouvernement militaire de la fin des années 60.

Marié et père de six enfants, il fut un militant des droits de l'homme influent durant les années 70. Il avait d'abord fréquenté l'école militaire pour ensuite réorienter ses études vers le droit.

Orateur éloquent, il s'éleva dans les rangs du Parti radical et fut élu député en 1963. Pendant la dictature militaire, il avait risqué sa vie en offrant ses services juridiques gratuitement aux personnes enlevées par les forces de sécurité.

Fiona Ortiz, version française Danielle Rouquié

Maurice JARRE - 29.03.2009

Triplement oscarisé, l'artiste marqué le 7e art avec des musiques mythiques de films, comme «Docteur Jivago», «Lawrence d'Arabie» et «Paris brûle-t-il?». Il est décédé dimanche à l'âge de 84 ans, à Los Angeles.

En février dernier, à Berlin, en Allemagne, lors de sa dernière apparition publique en Europe (notre photo ci-dessous), il avait reçu un Ours d'Or pour l'ensemble de sa carrière. Une première dans l'histoire de la Berlinale. Dimanche, Maurice Jarre est décédé des suites d'un cancer à l'âge de 84 ans, à Los Angeles, où il vivait.

Compositeur le plus récompensé par les Oscars avec trois statuettes pour «Lawrence d'Arabie(1962), «Docteur Jivago (1965) et «La Route des Indes (1984) (Voir les vidéos ci-dessous), l'artiste a marqué l'histoire du 7e art, en signant plus de 150 musiques de films pour les réalisateurs les plus prestigieux : David Lean, John Frankenheimer, Alfred Hitchcock, John Huston ou Luchino Visconti.

«J'ai eu la chance de travailler avec les plus grands. David Lean m'a donné le goût de la perfection », a expliqué le compositeur français le plus célèbre de Hollywood. «Pour Lawrence d'Arabie, j'avais six semaines pour composer deux heures de musique. Du coup, j'ai travaillé par tranches de cinq heures espacées de vingt minutes de sommeil. J'ai mis un an pour m'en remettre !»

C'est en 1952 qu'il a signé sa première musique de film, à la demande du cinéaste Georges Franju pour le court-métrage «Hôtel des Invalides». 

«Les 3 premières notes d'une mélodie, le rythme et l'harmonie» 

 Sa définition d'une bonne musique de film ? «Les trois premières notes d'une mélodie, puis le rythme et l'harmonie. Après, tout est question d'équilibre, de liant comme en cuisine, de fluidité comme chez Mozart. Je ne crois pas à l'improvisation. On ne se lève pas comme ça le matin avec toute une partition dans la tête. Stravinski disait : 'Un musicien est comme un bureaucrate qui doit se lever tôt le matin pour travailler.' L'inspiration vient ensuite.»

Maurice Jarre, qui s'est installé aux Etats-Unis au milieu des années 60 puis en Suisse avant de revenir à Los Angeles, a également signé les musiques des films «Le président» (Henri Verneuil, 1961), «Paris brûle-t-il ?»(René Clément, 1966), «Jésus de Nazareth» (Franco Zeffirelli, 1976), ou «Witness» (Peter Weir, 1985) et «Le cercle des poètes disparus» (Peter Weir, 1989) et «Ghost»(Jerry Zucker, 1990).

«Dans un film, le compositeur est le dernier maillon d'une lourde chaîne. Souvent, il se retrouve face au producteur quand ce dernier enrage de sortir son film. Alors tout va très vite», avait-il confié il y a quelques années.

Le compositeur avait fêté ses cinquante ans de carrière en 2006 en donnant à l'Auditorium de sa ville natale, Lyon, un concert retraçant ses plus grandes œuvres, en présence de son fils, Jean-Michel Jarre, l'un des précurseurs de la musique électronique avec des œuvres mondialement réputées comme «Oxygène». 

Une vocation née à l'écoute de Liszt 

Maurice Jarre racontait que sa vocation était née, alors qu'il était enfant, de l'écoute d'un enregistrement de la 2e Rhapsodie hongroise de Liszt par Léopold Stokowski, œuvre qui l'avait fasciné.

Après des études musicales, notamment par correspondance sous l'Occupation, il était devenu percussionniste-timbalier et avait formé en 1946 un duo avec le compositeur Pierre Boulez pour la compagnie de Théâtre Renaud-Barrault. Cinq ans plus tard, Jean Vilar lui commandait la partition du «Prince de Hombourg», joué au Festival d'Avignon par Gérard Philipe et Jeanne Moreau.

Pour lui, c'est le début d'une collaboration qui se poursuivra pendant douze ans à Chaillot où il sera nommé directeur musical du Théâtre national populaire. «Les plus belles années de ma vie», dira-t-il. «Des années d'inspiration, d'amitié, de bonheur avec un homme qui faisait un théâtre populaire et non pas populiste», ajoutait celui qui a également composé et écrit plusieurs ballets pour l'Opéra de Paris, comme «Notre-Dame-de-Paris».

Il laisse derrière lui deux enfants, outre Jean-Michel Jarre : la décoratrice Stéphanie Jarre, née de son union avec Dany Saval, et le scénariste Kevin Jarre, qu'il avait adopté

(source LE FIGARO)

28/03/2009

Uriel JONES - 24-03-2009

DETROIT - Le batteur américain Uriel Jones, membre des Funk Brothers, est mort à l'âge de 74 ans.Sa belle-soeur Leslie Coleman a déclaré que le musicien s'était éteint mardi dans un hôpital de la région de Detroit des suites de complications liées à une crise cardiaque dont il avait été victime en février.Jones faisait partie des Funk Brothers, et avait joué sur des titres des Temptations, des Four Tops, de Smokey Robinson, des Miracles et d'autres.Paul Riser, musicien de la Motown, a rendu hommage au batteur, dont le jeu était selon lui sans équivalent.Uriel Jones était marié et père de trois enfants. Ses obsèques doivent avoir lieu mardi à Detroit.

21/03/2009

Jaroslav PINTER - 20-03-2009

L'entraîneur tchèque Jaroslav Pitner, qui avait notamment conduit l'équipe de Tchécoslovaquie au titre de championne du monde en 1972, est décédé vendredi à l'âge de 83 ans. Surnommé "général du hockey sur glace", Pitner avait dirigé l'équipe nationale de 1966 à 1973. Outre la victoire au Mondial 1972 à Prague, il comptait également à son palmarès une médaille d'argent aux jeux Olympiques de Grenoble (1968) et une de bronze aux JO à Sapporo (1972).

Pitner a inventé un système défensif qui a permis à l'équipe de Tchécoslovaquie de battre à plusieurs reprises la sélection d'Union soviétique, considérée à l'époque comme invincible par les spécialistes. Il y a tout juste 40 ans, en mars 1969, la Tchécoslovaquie a remporté deux victoires historiques sur l'URSS (2-0, 4-3) au Mondial 1969 à Stockholm, à l'époque où ce sport était pour les Tchèques l'une des rares possibilités de manifester leur opposition à l'occupation de leur pays par les troupes soviétiques (1968). Outre ses succès avec l'équipe nationale, Jaroslav Pitner a été également sacré à huit reprises champion de Tchécoslovaquie, avec le Dukla Jihlava.

Natasha RICHARDSON - 18-03-2009

Les nouvelles reçues hier laissaient malheureusement peu d'espoir et c'est avec une immense tristesse que le porte parole de Liam Neeson a annoncé le décès de l'épouse de l'acteur. Natasha Richardson, 45 ans, est morte hier soir dans un hôpital de New York.

L'actrice britannique avait été victime lundi d'une sévère chute de ski alors qu'elle prenait des cours pour débutant dans la station québécoise du Mont Tremblant. Une heure après son accident, Natasha Richardson ressentait de vives douleurs à la tête. L'aggravation rapide de son état obligeait une évacuation d'urgence vers l'hôpital du Sacré Coeur de Montréal. À son arrivée, la comédienne était plongée dans le coma, conséquence du grave traumatisme crânien qu'elle avait subi lors de sa chute.

Malheureusement, elle ne devait jamais reprendre conscience. Hier, les médecins de l'hôpital new-yorkais, où elle avait été transférée la veille, ne laissaient plus aucun espoir après avoir diagnostiqué un état de mort cérébrale. Mariée depuis 1994 à Liam Neeson, la fille de l'actrice Vanessa Redgrave était maman de deux fils âgés de 12 et 13 ans.

Alain BASHUNG - 15-03-2009


Ses fans le redoutaient depuis longtemps. A 61 ans, Alain Bashung est décédé samedi après-midi «entouré des siens» à l'hôpital Saint-Joseph à Paris des suites de sa maladie. L'interprète de «Gaby», «Vertiges de l'amour», «Ma petite entreprise», «La nuit je mens» ou plus récemment «Résidents de la république», avait récemment dû annuler des concerts en raison de son état de santé.

Bashung est mort debout. Jusqu'au bout, il est resté près de son public, notamment à travers son émouvante tournée «Bleu pétrole». Figure incontournable de la scène hexagonale, il laisse derrière lui une oeuvre considérable, unanimement encensée par la critique et appréciée par le public français.

Auteur, compositeur, interprète mais également comédien, Bashung a joué dans une quinzaine de longs métrages comme «Je veux tout» (1999) de Patrick Braoudé, «Félix et Lola» (2000) de Patrice Leconte et «J'ai toujours rêvé d'être un gangster» (2007) de Samuel Benchetrit. Il a aussi prêté sa voix en 2006 au film Arthur et les Minimoys de Luc Besson. 

Des débuts difficiles dans la musique 

Fils d'une mère d'origine bretonne, ouvrière dans une usine de caoutchouc de Boulogne-Billancourt, et d'un père algérien kabyle, Alain Bashung passe sa jeunesse dans les environs de Strasbourg, à Wingersheim, avant de rejoindre Paris en 1959. Dans la capitale, il s'intéresse à la musique et monte un groupe avec des amis, les Dunces.

Il retrouve une nouvelle formation et débute véritablement sa carrière avec ses premiers 45 tours comme «Pourquoi rêvez-vous des États-Unis ?» en 1966. Bashung utilise alors des pseudonymes tels que David Bergen et Hendrick Darmen. Il compose aussi pour d'autres artistes comme Noël Deschamps ou Dick Rivers et joue dans la comédie musicale La Révolution française de Claude-Michel Schönberg en 1973. 

Le succès des années 80 

Après plusieurs échecs, notamment avec son premier album, «Romans photos», en 1977 ou «Roulette russe» en 1979, il connaît le succès en 1980 avec le titre «Gaby, oh Gaby». Ce talent est confirmé avec l'album «Pizza» salué par la critique un an plus tard. Il débute alors une grande tournée.

De sa rencontre avec Serge Gainsbourg, naît «Play blessures», un disque sombre qui n'attire pas le public. En 1983, son nouvel album «Figure imposée» peine à renouer avec le succès. Il retrouve son public en 1986 avec «Passé le Rio Grande». Il collabore avec Boris Bergman et livre le titre SOS Amor. Il travaille pour la première fois avec le parolier Jean Fauque en 1989 pour l'album «Novice». 

Un artiste complet 

A partir des années 90, Alain Bashung connaît la consécration avec des albums comme «Osez Joséphine» en 1991, écoulé à plus de 350.000 exemplaires. Cet opus contient notamment les titres «Vertige de l'amour» et «Madame rêve». Puis, il sort «Chatterton» en 1994 et notamment le single «Ma petite entreprise».

En 1998, pour Fantaisie militaire , il travaille avec Jean Fauque, Rodolphe Burger, Joseph Racaille, Les Valentins, Jean-Marc Lederman et Adrian Utley, guitariste du groupe anglais Portishead. Il connaît un vrai succès avec le titre «La nuit je mens» et reçoit trois victoires de la musique en 1999.

Après «L'imprudence» en 2002, il entame une pause. En 2006, il revient pour des concerts à la Cité de la Musique à Paris puis s'investit en 2007 dans la tournée Les Aventuriers d'un autre monde avec Jean-Louis Aubert, Cali, Daniel Darc, Richard Kolinka et Raphaël. Au cinéma, il joue aussi dans «J'ai toujours rêvé d'être un gangster» de Samuel Benchetrit.

En 2008, pour «Bleu pétrole» et ses «Résidents de la républiqu», Bashung collabore avec Gaëtan Roussel de Louise Attaque, Arman Méliès et Gérard Manset. En juin, il se produit pour une série de concerts à l'Olympia malgré son traitement pour un cancer du poumon.

Rongé par la maladie, Bashung reporte plusieurs concerts en 2009, mais tient à monter sur scène le 28 février à l'occasion des Victoires de la musique, où il triomphe avec trois des plus prestigieux trophées: meilleur interprète masculin, meilleur album de chanson pour «Bleu pétrole», et meilleur spectacle pour sa tournée 2008. Ce sera son dernier adieu...

source Le Figaro Musique

- crédit photo AFP

Altovise Joanne GORE DAVIS - 14-03-2009

LOS ANGELES - La danseuse et actrice Altovise Joanne Gore Davis, veuve de Sammy Davis Jr, est décédée samedi dans un hôpital de Los Angeles des suites d'une attaque cérébrale, a annoncé sa famille. Elle avait 65 ans. 

L'artiste avait connu à Broadway le showman légendaire Sammy Davis Jr, avec lequel elle s'était produite dans la comédie musicale "Golden Boy" en 1967. Elle était devenue sa troisième femme en 1970. 

Sammy Davis Jr avait auparavant épousé la danseuse Loray White et l'actrice suédoise Mai Britt.

 Le chanteur, danseur, comédien et musicien noir avait adopté un fils avec Altovise Davis. Le couple était resté uni jusqu'au décès de Sammy Davis Jr, victime d'un cancer de la gorge en 1990, à l'âge de 64 ans.

14/03/2009

Jacqueline FRANCOIS - 07-03-2009

C'est le 7 mars dernier que cette formidable chanteuse française d'après-guerre, de son vrai nom Jacqueline Guillemautot, interprète de Mademoiselle de Paris, s'en est allée à l'âge de 87 ans. Durant sa longue carrière, Jacqueline avait travaillé avec de grands noms : de Loulou Gasté (mentor de Line Renaud) à Jacques Canetti (producteur musical et mentor des plus grands chanteurs comme Edith Piaf, Brassens, Jacques Higelin ou encore Robert Lamoureux).

Connue à l'international, elle a fait carrière aux Etats-Unis, au Brésil au Japon dans l'ex-URSS et a même été la première femme à vendre un million de disques, en 1953 ! Malgré ce succès, elle s'est arrêté de chanter en 1984. Cette femme au talent exceptionnel était également l'épouse de Henri Decker et maman d'un garçon, appelé François.

Pour rendre hommage à la grande artiste que nous venons de perdre, découvrez ou re-découvrez sa chanson culte Mademoiselle de Paris, ci dessus.

Toutes nos pensées accompagnent ses proches.

Blanca VARELA - 12-03-2009

LIMA (AFP) - La poétesse péruvienne Blanca Varela, l'une des plus importantes figures de la poésie latino-américaine, est décédée jeudi à Lima de mort naturelle, à 82 ans, a annoncé sa famille. Les oeuvres de cette femme, grande admiratrice et amie du poète mexicain Octavio Paz, ont été traduites en français, en anglais, en allemand, en italien, en russe et en portugais. Parmi ses recueils: "Canto villano" (1978), "Exercices matériels" (1993), "Le livre d'argile" (1993) ou "Concert animal" (1999).  

En 1949, elle est partie s'installer à Paris. Octavio Paz l'introduit à la vie artistique et littéraire parisienne. Elle se lie d'amitié avec Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Henri Michaux ou Alberto Giacometti. 

Après un long séjour en France, elle part à Florence puis à Washington où elle travaille sur des traductions et écrit des articles de journaux. Elle n'a jamais vécu en Espagne, mais elle y fait de nombreux voyages, et y est très appréciée. 

En 1962, elle rentre à Lima, la capitale péruvienne. 

Blanca Varela a été la première femme jamais récompensée par le Prix international de Poésie Federico Garcia Lorca de la Ville de Grenade, en 2006. 

Elle a également reçu le Prix de Poésie ibéroaméricaine Reina Sofia, et le Prix Octavio Paz de Poésie et d'Essai, un prix important en Amérique latine. 

Elle a été mariée à Fernando de Szyszlo, considéré comme le peintre contemporain majeur du Pérou.

07/03/2009

Sydney CHAPLIN - 03-03-2009

Sydney Chaplin, le second fils de Charlie Chaplin qui était également acteur, est décédé mardi à son domicile de Rancho Mirage, en Californie. Il avait 82 ans.

Jerry Bodie, un ami de la famille, a précisé jeudi à l'Associated Press qu'il avait récemment eu une attaque.

Sydney Chaplin avait fait des apparitions dans deux des derniers films de son père, "Les feux de la rampe" (1952) et "La comtesse de Hong Kong" (1967). Mais il n'avait jamais connu à Hollywood le succès qu'il a eu sur scène, dans des comédies musicales à New York.

Il était le deuxième fils de Charlie Chaplin et de sa seconde épouse, Lita Grey. L'autre fils, Charles Chaplin Jr., est mort en 1968. AP

AP

Alexandre LEONTIEFF - 02-03-2009

Alexandre Léontieff, ancien président de la Polynésie française de 1987 à 1991, est décédé lundi d'une crise cardiaque à l'âge de 61 ans, apprend-on par son entourage.

Titulaire d'une maîtrise d'économie, il avait été élu à l'Assemblée nationale en 1986 sous l'étiquette du RPR.

Longtemps considéré comme le dauphin du président Gaston Flosse dont il fut un des ministres, il l'avait renversé en 1987 pour prendre le pouvoir.

Depuis 2004, il était directeur de la CPS, la Caisse de prévoyance sociale, l'équivalent de la Sécurité sociale en Polynésie française.

En 2001, après plusieurs recours, il avait été condamné définitivement pour corruption à deux ans de prison ferme et cinq ans de privation de droits civiques. Il n'avait purgé que deux mois de prison, entre septembre et décembre 1999.

Daniel Pardon, édité par Jean-Stéphane Brosse / REUTERS

Joao Bernardo VIEIRA - 02-03-2009

BISSAU, Guinée-Bissau - Le président de Guinée-Bissau, Joao Bernardo Vieira, a été tué lundi par des militaires, quelques heures seulement après la mort du chef d'état-major dans un attentat à la bombe. Il ne s'agit pas d'un coup d'Etat, selon l'armée, qui a assuré vouloir respecter la Constitution.Ancienne colonie portugaise indépendante depuis 1973, la Guinée-Bissau, petit d'Etat d'Afrique de l'Ouest situé au sud du Sénégal, a connu de nombreux coups d'Etat et violences.

 La dernière tentative de putsch remonte à fin novembre dernier, quand des soldats mutins avaient attaqué la résidence du président Vieira, et s'étaient livrés à une bataille de trois heures avec les forces de sécurité, avant d'être refoulés sans avoir pu renverser le chef de l'Etat. 

Joao Bernardo Vieira a tué été dimanche lors d'une nouvelle attaque, imputée par l'armée à un groupe "isolé" de soldats, actuellement recherchés. 

L'armée a assuré dans un communiqué lu à la radio nationale qu'aucun putsch n'est en cours. Le président Vieira n'a pas été tué en représailles de l'attentat contre le chef d'état-major, a ajouté l'armée selon laquelle les dispositions de la Constitution seront respectées. Elle prévoit en cas de décès du président sa succession par le président du Parlement, Raimundo Pereira.

 Luis Sanca, conseiller à la sécurité du Premier ministre Carlos Gomes Jr, a confirmé le décès du président Vieira, sans fournir plus de détails. Quelques heures auparavant, le chef d'état-major de l'armée, le général Batiste Tagmé na Waié, avait été tué dans un attentat à la bombe. Comme le président Vieira, dont il était rival, le général na Waié avait survécu à plusieurs attentats. 

Quelques heures après la mort du chef d'état-major, des tirs d'armes automatiques ont été entendus pendant environ deux heures dans la capitale Bissau, où des habitants ont vu des militaires converger vers le palais présidentiel. 

Selon l'agence de presse portugaise Lusa, qui ne cite pas de sources, des soldats armés de fusils et de roquettes ont attaqué le bâtiment. Le chef du service présidentiel, Barnabé Gomes, été blessé d'une balle à l'épaule droite mais a pu s'échapper, ajoute l'agence. 

La situation apparaissait calme lundi à Bissau, où des soldats avaient pris position autour du bâtiment abritant l'état-major, empêchant les journalistes d'approcher. D'après la BBC, une partie de l'immeuble a été détruit. Les programmes des cinq stations de radio privées de Bissau ont par ailleurs été interrompus, selon Zikue Swaeibi, journaliste travaillant pour l'une d'entre elles, Radio Bombolom. La radio nationale ne diffusait de son côté que de la musique traditionnelle, et pas de bulletins d'informations. 

Au moins trois soldats ont été blessés dans l'explosion visant l'état-major. Deux des militaires étaient ensanglantés et un troisième souffrait de graves brûlures, selon un reporter de l'agence Associated Press qui les a vus à l'hôpital. 

La Guinée-Bissau a déjà connu trois coups d'Etat depuis 1980, année de l'arrivée au pouvoir par la force de M. Vieira, deuxième président de l'histoire du pays, qui avait été lui-même renversé par un putsch en 1999. 

Selon les Nations unies, la Guinée-Bissau est un important point de transit du trafic de cocaïne entre l'Amérique latine et l'Europe. Lors des élections législatives de la mi-novembre, le chef de l'opposition et ancien président Kumba Yala avait accusé M. Vieira d'être le premier trafiquant du pays. Le président n'avait fait aucun commentaire.

Par Assimo Balde, The Associated Press

02/03/2009

François MARTOU - 01-03-2009

BRUXELLES L'ancien président du Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC), François Martou, est décédé dimanche d'un crise cardiaque à l'âge de 65 ans, a annoncé la RTBF. M. Martou était économiste et philosophe de formation. Farouche défenseur de l'"Olivier", coalition des forces de gauche, en Belgique, il s'était présenté sur la liste PS pour le Sénat lors des élections de juin 2007.

M. Martou est né le 4 avril 1943 à Bruges. Il fut bachelier en philosophie et en droit et licencié en sciences économiques de l'Université Catholique de Louvain (1976), avant de faire un passage à Harvard, aux Etats-Unis, de devenir assistant et puis professeur ordinaire (1993) à l'UCL.

Parallèlement à son activité académique, M. Martou s'engagea dans la démocratie chrétienne et en particulier dans le MOC, coupole des organisations sociales chrétiennes (syndicat, mutuelles, etc.). Il devint président du MOC Bruxelles en 1974 et président national du MOC en 1988. Il quitta ce poste en 2006 pour laisser la place au président actuel, Thierry Jacques.

S'il participa au Mouvement wallon dans les années 70, il prit ses distances dans les années '80. Fervent défenseur du "social", il s'engagea en faveur d'un rassemblement des forces de gauche en Belgique et plaida régulièrement pour un "Olivier", coalition rassemblant les socialistes, les sociaux-chrétiens et les écologistes.

M. Martou était coutumier des diatribes contre le libéralisme économique et s'en prit notamment à la politique fiscale du ministre des Finances, Didier Reynders (MR). Un temps séduit par Ecolo, il oeuvra finalement au rapprochement du MOC avec le PS qui se concrétisa en 2004 par la désignation de Christiane Vienne, secrétaire du MOC en Hainaut occidental, au poste de ministre des Affaires sociales du gouvernement wallon et par sa place sur les listes PS pour le Sénat en 2007. L'expérience ne fut pourtant pas très concluante. M. Martou ne récolta que peu de voix et Mme Vienne fut remplacée dans l'exécutif wallon.

 

© La Dernière Heure 2009

21/02/2009

Kamila SKOLIMOWSKA - 18-02-2009

La jeune lanceuse de marteau polonaise Kamila Skolimowska, championne olympique à Sydney en 2000, est décédée mercredi soir à l'âge de 26 ans lors d'un rassemblement de l'équipe polonaise à Faro, au Portugal, a indiqué un de ses collègues Szymon Ziolkowski.

"Kamila, qui est venue dans une salle de musculation, a eu un malaise, a raconté Ziolkowski à l'agence de presse PAP. Nous l'avons ranimé et avons aussitôt appelé une ambulance. Elle l'a transportée dans un centre médical à Vila Real de Santo Antonio. En route elle aurait eu un nouveau malaise. Là, malgré des efforts d'une équipe de réanimation appelée d'urgence, elle est morte".

Skolimowska avait également remporté deux médailles aux Championnats d'Europe, l'argent en 2002 et le bronze en 2006.

Pierrot BARBOTIN - 19-02-2009

Pierrot Barbotin, ancien coureur cycliste professionnel, coéquipier de Louison Bobet au sein de la formation Stella, est décédé à Nantes jeudi soir, à l'âge de 82 ans, a-t-on appris vendredi auprès de ses proches.

Passé pro en 1948, c'est surtout au cours de l'année 1951 qu'il se distingue, formant un tandem redoutable avec Bobet, et terminant deuxième derrière son leader lors de Milan-San Rémo, du critérium national et du championnat de France.

Lors du Tour de France de cette même année, Pierrot Barbotin prendra la 6e place du classement général.

Outre ses 4 participations au Tour de france, son principal fait d'arme sera sa victoire en 1950 au critérium national.

Pierrot Barbotin, originaire de Nantes, avait arrêté sa carrière de cycliste en 1961.

Sadi LALLEMAND dit SADI - 20-02-2009

20.02.09 - 11:56 Le vibraphoniste, compositeur, arrangeur Sadi est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi à l'âge de 81 ans à l'hôpital de Huy. Le musicien belge y était hospitalisé depuis plusieurs semaines. Ces derniers jours, il avait été sérieusement affaibli par un virus foudroyant.

Sadi a mené une carrière de musicien particulièrement brillante en tant que multi-instrumentiste (vibraphone, percussions, piano, bongos...), chef d'orchestre, chanteur, compositeur et arrangeur.

Sadi est né à Andenne le 23 octobre 1927. Son nom d'artiste est en fait son prénom car il ne supportait pas la sonorité de son nom de famille: Lallemand.

Il découvre le jazz en 1938 à l'écoute d'un disque de Louis Armstrong et débute le vibraphone trois ans plus tard. Dès l'âge de 9 ans, il monte sur scène pour y jouer du xylophone dans un numéro de music hall amateur.

Aux côtés de Django

De 1950 à 1961, il vit à Paris et travaille avec des jazzmen aussi prestigieux que Lucky Thompson, Don Byas, Art Simmons, Kenny Clarke et même Django Reinhardt avec lequel il effectua les derniers enregistrements du guitariste, trois semaines avant la disparition de celui-ci.

Sadi revient en 1961 où il est engagé par l'orchestre de la radio RTB. Sa discographie est riche de plusieurs oeuvres réalisées en "solo", en "quartet" ou aux côtés d'autres musiciens.

Ses qualités de musicien ont aussi été récompensées par un "Django d'Or" en 1996. Il a aussi été élu meilleur vibraphoniste européen en 1998 par le referendum de jazz organisés par les radios RTBF et VRT.

Plus récemment encore, en 2007, son album "Sadi's greatest arrangements, Flagey nine thirty a.m." a été élu meilleur album de l'année aux Octaves de la Musique en Belgique.

Les funérailles sont prévues le 25 février à Andenelle.

(Belga)

Crédit photo: Oz Monique - Voir aussi http://www.jazzinbelgium.com/person/id=357?lang=fr

Conchita CINTON - 17-02-2009

Née au Chili le 9 août 1922 mais élevée au Pérou, Conchita Cinton s'est produite pour la première fois dans une arène à Lima en 1936, devenant deux ans plus tard à 16 ans "rejoneadora" (torero à cheval) professionnelle.

Dès 1939, elle entame une carrière internationale qui la mène au Mexique, au Portugal et en France, toréant à cheval mais aussi à pied, ce qui lui vaudra d'être brièvement interpellée en Espagne, où la loi interdisait alors aux femmes de combattre à pied dans l'arène.

Depuis 1951, elle s'était retirée au Portugal où elle s'était mariée avec un aristocrate portugais. En 1968, elle avait publié ses "mémoires d'un torero", avec une préface d'Orson Welles, un de ses fervents admirateurs.

En septembre 1991, c'est elle qui avait parrainé l'"alternative", dans les arènes de Nîmes, de Marie Sara, première femme torero à cheval en France.