16/01/2010

Moises SABA MASRI - 10-01-2010

Le magnat des télécommunications et de l'immobilier Moïses Saba Masri, un des hommes les plus riches du Mexique, a été tué dimanche soir ainsi que plusieurs membres de sa famille dans un accident d'hélicoptère dans les collines des environs de Mexico.

Membre de l'une des familles d'affaires les plus importantes du pays, Moïses Saba Masri, né en 1963, avait des parts dans la société téléphonique Unefon et l'équipe de football de Morelia, a précisé Dan McCosh, porte-parole du Grupo Salinas, propriétaire de ces sociétés.

L'épouse, le fils et la belle-fille de l'homme d'affaires ont aussi été tués, ainsi que le pilote, dans l'accident dimanche soir de l'hélicoptère qui gagnait Mexico depuis l'aéroport international de Toluca, où la famille s'était posée en provenance de New York.

Le président Felipe Calderon a transmis lundi ses condoléances au clan de Saba Masri et à la communauté juive, dont l'homme d'affaires était une figure importante.

En 2007, il avait tenté en vain de prendre des participations dans la compagnie aérienne Aeromexico. AP

Eric ROHMER - 11-01-2010

Le réalisateur français Éric Rohmer est mort lundi matin, à Paris, à l'âge de 89 ans. Il avait été hospitalisé il y a une semaine, selon des proches qui n'ont pas fourni de détails. Aucune disposition n'a encore été prise pour les obsèques du cinéaste.En quelque 50 ans, il a signé 84 longs-métrages, un documentaire sur les films Lumière et des programmes scolaires pour la télévision.Le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, a salué en Éric Rohmer « un cinéaste dont l'oeuvre était unique ». 

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a salué dans un communiqué le « grand auteur » d'un cinéma « singulier, unique », tenant de plusieurs arts et créateur d'un style « qui lui survivra ». 

Pour leur part, Fabrice Luchini et Arielle Dombasle, révélés par le réalisateur de Ma nuit chez Maud, ont dit leur émotion de perdre le cinéaste à qui ils devaient tant.

 Littérature et critique de cinéma

 

Éric Rohmer, de son vrai nom Jean-Marie Maurice Schérer, naît à Tulle, dans le centre de la France, le 4 avril 1920. Il publie son seul roman, Élisabeth, en 1946. Il enseigne la littérature avant de se consacrer à la critique de cinéma. Collaborateur de plusieurs revues de cinéma et d'art, il devient rédacteur en chef de La Gazette du cinéma en 1950, puis des Cahiers du cinéma, une référence pour le 7e art français, de 1957 à 1963. 

Il signe d'abord le scénario de Tous les garçons s'appellent Patrick, tourné par Jean-Luc Godard en 1958. 

Acteur de la Nouvelle Vague 

L'année suivante, charnière pour les cinéastes de la Nouvelle Vague, il tourne un premier film, Le signe du lion. En 1962, il fonde avec Barbet Schroeder Les Films du Losange, qui produiront l'essentiel de son oeuvre. 

Éric Rohmer organise son oeuvre en séries ou cycles. Les six Contes moraux (1962-72) transposent des contes du XVIIIe siècle, écrits par Marmontel. De ce cycle, retenons Ma nuit chez Maud, qui lui assure la notoriété en 1969, et Le genou de Claire

Avec les Comédies et proverbes, inspirées d'Alfred de Musset, le réalisateur analyse, au cours des années 1980, la modernité et les égarements du coeur. De ce cycle, mentionnons:

  • Les nuits de la pleine lune
  • Le rayon vert
  • L'ami de mon amie 

Les Contes des quatre saisons des années 1990 poursuivent dans cette veine. 

Le réalisateur a aussi réalisé quelques drames historiques, dont Perceval le Gallois, en 1978, et L'Anglaise et le duc, tourné en numérique, en 2000. Éric Rohmer n'a jamais cessé de travailler. Son dernier film, Les Amours d'Astrée et de Céladon, prenait l'affiche il y a deux ans en France. 

Filmographie d'Éric Rohmer 

Le Signe du lion (moyen-métrage, 1959) 

Six Contes moraux

  • La boulangère de Monceau (1962)
  • La carrière de Suzanne (1963)
  • La collectionneuse (1966)
  • Ma nuit chez Maud (1969 - Prix Max Ophuls)
  • Le genou de Claire (1970 - Prix Louis Delluc)
  • L'amour l'après-midi (1972)

 Des adaptations littéraires

  • La marquise d'O (1976)
  • Perceval le Gallois (1978, prix Méliès) 

Comédies et Proverbes

  • La femme de l'aviateur (1980)
  • Le beau mariage (1982, prix Louis Lumière)
  • Pauline à la plage (1983)
  • Les nuits de la pleine lune (1984)
  • Le rayon vert (1986, Lion d'Or à Venise)
  • Quatre aventures de Reinette et Mirabelle (1986)
  • L'ami de mon amie (1987) 

Contes des quatre saisons

  • Conte de printemps (1989)
  • Conte d'hiver (1992)
  • Conte d'été (1996)
  • Conte d'automne (1998) 

Des variations rohmériennes

  • L'arbre, le maire et la médiathèque (1993), une chronique politique
  • Les rendez-vous de Paris (1994)
  • L'Anglaise et le duc (2001), une tragédie historique
  • Triple agent (2004), film d'espionnage
  • Les amours d'Astrée et de Céladon (2007)

(source RADIO CANADA )

Manu SOLO - 10-01-2010


PARIS - D'une voix déchirante, il chantait le désespoir, la mort qui le guettait et le Paris populaire sur des mélodies tantôt sombres, tantôt entraînantes : Mano Solo, artiste écorché vif et atypique, atteint du sida depuis de longues années, est mort dimanche à 46 ans. Mano Solo a été emporté par "plusieurs anévrismes", ont annoncé sa famille, sa compagne et sa collaboratrice.

Il avait été hospitalisé après son dernier concert à l'Olympia à Paris, le 12 novembre. "Il a lutté courageusement pendant deux mois et jusqu'au bout", a confié sa famille.

Son oeuvre engagée et musicalement riche lui a valu trois disques d'Or. Au fil de ses albums (une dizaine), il a réussi à marier la chanson réaliste et le rock indépendant, avec des sonorités variées issues du tango, du flamenco, de la java parisienne, de rythmes africains et du jazz manouche.

"Mano Solo, auteur, compositeur, interprète, incarnait les cultures du monde et une certaine idée de liberté", lui a rendu hommage le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a exprimé sa "très grande émotion". "Mano Solo avait notamment chanté sur le sida (...) ce qui ne l'avait jamais empêché de poursuivre son parcours d'artiste avec un courage, une dignité et un talent exceptionnels", a écrit le maire de Paris dans un communiqué.

Né Emmanuel Cabut en 1963 à Châlons-sur-Marne, il est le fils du dessinateur Cabu et de la journaliste Isabelle Monin, co-fondatrice du magazine écologique "La gueule ouverte".

Il constitue un premier groupe de musique, "La Marmaille nue", qui donnera son nom à son premier album en 1993. Sur scène, où il excelle, Mano Solo devient un habitué du Tourtour dans le quartier Beaubourg à Paris.Après "Les années sombres" en 1995, il enregistre un album avec un groupe punk, "Les frères misère".

Visage anguleux, look un peu punk - il était flanqué sur scène de sa chienne, un berger allemand - Mano Solo se situait "entre Damia et Tom Waits" comme l'écrivait Le Nouvel Observateur.

C'était un véritable poète du Paris populaire, à l'instar de Renaud 20 ans auparavant : il a chanté Barbès, la place Clichy, le canal Saint-Martin - avant que celui-ci ne s'embourgeoise...

"Putain que c'est beau la vie quand on r'monte sur Paris", chantait cet amoureux de la capitale. Il lui avait aussi rendu un bel hommage dans "Botzaris", avec la collaboration des "Têtes Raides".

De sa voix déchirante et vibrante, reconnaissable entre mille, Mano Solo le révolté parlait aussi du désespoir de toute une génération face aux échecs amoureux, à la drogue et surtout de sa détresse due au sida, dont il était atteint depuis la fin des années 1980.

Ces chansons étaient très noires dans les années 1990 mais la rage de vivre qui en émanait donnait de l'espoir, porté par des mélodies pleines de pêche qui faisaient guincher les salles de concert.

"Moi tu vois avant de crever, j'voudrai laisser couler de la morve d'un petit nez, un p'tit sourire, un p'tit bout d'éternité", chantait l'artiste qui n'a pas pu avoir d'enfants à cause du sida.

Dans les années 2000, à partir de l'album "Dehors", ses oeuvres étaient plus optimistes. Et le chanteur, soigné par la trithérapie, n'aimait plus qu'on lui colle l'étiquette du "chanteur du sida".

Certains de ses fans ont d'ailleurs considéré que ses chansons étaient, du coup, moins "à vif". Son dernier album, "Rentrer au port", est sorti en septembre 2009.

Artiste engagé, il soutenait notamment une association d'aide à la population malgache.

Mano Solo était aussi peintre et dessinateur, et illustrait généralement les pochettes de ses albums.

(source http://www.lexpress.fr)

Kristina RADY - 10-01-2010

BORDEAUX (AFP) - Kristina Rady, la mère des deux enfants du parolier et chanteur de Noir Désir, Bertrand Cantat, a mis fin à ses jours dimanche à son domicile à Bordeaux, a-t-on appris auprès du parquet.Mme Rady s'est donné la mort par pendaison, a précisé une source policière. Ces sources confirment les informations du site internet purepeople.com, qui avait annoncé le décès de Mme Rady en fin d'après-midi. 

D'après le site internet du journal Sud Ouest, "la Direction interrégionale de la police judiciaire s'est déplacée sur les lieux. Une enquête a été ouverte. Une autopsie sera pratiquée ce lundi".

 D'origine hongroise, Kristina Rady, âgée de 42 ans, avait rencontré M. Cantat en 1993, lors d'un festival à Budapest. Interprète de formation, femme de lettres et de théâtre, traductrice, elle avait eu deux enfants avec le musicien: un garçon né en 1997 et une fille, née en 2002. Marié en 1997, le couple s'était séparé peu après la naissance de sa fille, le chanteur ayant fait la connaissance de l'actrice Marie Trintignant. Mme Rady a toujours fait montre d'un soutien sans faille à l'égard de son ancien compagnon lorsque celui-ci a été poursuivi et condamné le 24 mars 2004 à 8 ans de prison par un tribunal de Lituanie pour avoir porté des coups mortels à sa nouvelle compagne, Mme Trintignant, au cours d'une violente dispute survenue en juillet 2003 à Vilnius. 

Dès l'annonce du drame à Vilnius, Kristina a pris résolument devant la presse la défense de son mari pour le "soutenir, sans juger, sans prendre part". 

"Je n'ai jamais subi de violence de la part de Bertrand. Au contraire, dans ses rapports privés comme publics, il privilégiait la discussion, le fait de comprendre certaines choses dans la vie d'un couple", avait-elle notamment déclaré à l'époque lors d'une conférence de presse dans le studio d'enregistrement du groupe à Bègles (Gironde).

Figure emblématique et parolier de Noir Désir, Bertrand Cantat a quitté la prison de Muret (Haute-Garonne) en octobre 2007, dans le cadre d'une mesure de liberté conditionnelle.

09/01/2010

Mary DALY - 05-01-2010

Voir l'article http://sisyphe.org/spip.php?breve1449

Jean FINNEGAN - BIDEN - 08-01-2010

La mère de Joe Biden s'est éteinte vendredi à l'âge de 92 ans après être tombée gravement malade au cours des derniers jours, a annoncé le vice-président américain Dans un communiqué, Joe Biden a précisé que Jean Finnegan Biden était morte à Wilmington, dans le Delaware, entourée de ses proches. Il a souligné que sa mère représentait le centre de sa famille.

Le vice-président américain avait quitté Washington jeudi pour se rendre auprès de sa mère à Wilmington. Son bureau a déclaré que les détails sur ses obsèques seraient annoncées dans les prochains jours. AP

Tsutomu YAMAGUCHI - 06-01-2010

The Associated Press

TOKYO - Tsutomu Yamaguchi, seule personne ayant officiellement survécu aux bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki à la fin de la seconde guerre mondiale, est mort à l'âge de 93 ans, rapportent mercredi plusieurs médias.  Yamaguchi a succombé lundi à un cancer de l'estomac, selon les journaux "Mainichi", "Asahi" et "Yomiuri". 

Il se trouvait à Hiroshima dans le cadre d'un voyage d'affaires le 6 août 1945 lorsque les Américains avaient largué la bombe sur la ville. Il avait été gravement brûlé sur le haut du corps et avait passé la nuit sur place. Puis, il était rentré dans sa ville de Nagasaki, à environ 300km au sud-ouest, où la deuxième bombe était larguée trois jours plus tard. Tsutomu Yamaguchi est la seule personne ayant survécu officiellement aux deux attaques. D'autres doubles rescapés ont également été identifiés, mais ils n'ont pas été formellement identifiés comme tel par le gouvernement japonais.

 Ces dernières années, Yamaguchi évoquait volontiers son expérience, faisant part de son espoir que les armes nucléaires soient définitivement interdites. Il s'était notamment exprimé devant les Nations unies en 2006. Immédiatement après la guerre, il avait travaillé comme interprète pour les troupes américaines à Nagasaki, avant de devenir enseignant dans un lycée.  

Environ 140.000 personnes ont été tuées à Hiroshima et 70.000 à Nagasaki. Yamaguchi est l'une des 260.000 personnes à avoir survécu. Les personnes officiellement reconnues comme victimes par le gouvernement reçoivent des compensations financières, ainsi que des examens médicaux gratuits et la prise en charge de leurs obsèques.

Jacques de CEAURRIZ - 05-01-2010

PARIS (AFP) - Le directeur du laboratoire antidopage de Châtenay-Malabry, Jacques de Ceaurriz, l'un des plus grands experts mondiaux dans le domaine, est décédé mardi à l'âge de 60 ans, a annoncé l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) dans un communiqué.

Le professeur de Ceaurriz avait mis au point avec Françoise Lasne le test de détection de l'EPO (érythropoïétine) en 2000, une avancée majeure dans la lutte antidopage qui a permis de confondre de nombreux sportifs et limiter la consommation illicite de ce médicament.

Pharmacien de formation, il avait exercé notamment comme chercheur dans l'industrie pharmaceutique et professeur à l'Université Paris XI, avant d'arriver à la tête du laboratoire de Châtenay-Malabry (banlieue parisienne) en mai 1997.

C'est grâce aux analyses effectuées dans son laboratoire que plusieurs stars de l'athlétisme, du tennis ou du cyclisme sont tombées de leur piédestal, à l'image de l'Américain Floyd Landis, vainqueur déchu du Tour de France cycliste 2006.

Le coureur américain avait multiplié les attaques contre les travaux du laboratoire pour se lancer dans une longue bataille judiciaire - qu'il perdra.

Déjà en 2005, le patron du laboratoire avait dû essuyer les foudres de Lance Armstrong, le septuple vainqueur de la Grande Boucle. L'Américain n'avait pas apprécié que des travaux menés à Châtenay-Malabry à des seules fins de recherche aient permis au quotidien sportif L'Equipe de l'accuser de dopage à l'EPO lors de son premier succès en 1999.

"L'affaire Armstrong a fait évoluer (les choses) et on a abouti avec les analyses rétrospectives. C'était le seul intérêt d'en prendre plein la figure", avait raconté le professeur dans un entretien à l'AFP en octobre 2008.

Jacques de Ceaurriz a toujours dit ignorer l'identité des coureurs dont les échantillons étaient positifs. Le journal avait révélé des noms en recoupant ses informations.

"C'était un grand bonhomme, passionné de recherche, a souligné Françoise Lasne. Il a toujours voulu faire profiter tous les autres laboratoires. Il avait une grande générosité", a ajouté celle qui fut sa collaboratrice pendant plus de onze ans.

Marie-George Buffet, ancienne ministre communiste des sports, a salué, dans un communiqué, un "homme intègre ayant toujours fait face aux pressions, ayant toujours travaillé pour le respect des sportifs et des sportives".

Philippe SEGUIN - 06-01-2010

Le premier président de la Cour des Comptes est mort la nuit dernière des suites d'une crise cardiaque. A l'image du député Yves Jégo, le monde politique lui rend hommage.

Philippe Séguin est mort la nuit dernière à son domicile, dans le XVe arrondissement de Paris, des suites d'une crise cardiaque. Sa femme aurait appelé le SAMU, mais les secours seraient arrivé trop tard pour le sauver, malgré un massage cardiaque selon LCI. Les pompiers appelés sur place ont constaté son décès vers 7H20, explique l'UMP.

"J'étais avec lui hier matin, on a pris un petit déjeuner avec l'économiste Jean-Paul Fitoussi ; Philippe Séguin était en grande forme, on a rigolé, discuté, travaillé, ça allait très bien", a expliqué Daniel Houry, conseiller maître à la Cour de comptes. "C'était un gros travailleur, il était au bureau à 07H30 et repartait à 20H30 ou 21H00", a-t-il ajouté, précisant qu'il n'avait pas constaté de "baisse de régime" dans le rythme de l'ancien président de l'Assemblée nationale.

Gros fumeur, le premier président de la Cour des comptes depuis juillet 2004, avait 66 ans. Ancien ministre des Affaires sociales et de l'Emploi, il a été président de l'Assemblée nationale française de 1993 à 1997 et président du Rassemblement pour la République (RPR) de 1997 à 1999.

"Sa mort sonne comme un coup de tonnerre"

"Philippe Séguin n'était pas homme à transiger avec ses convictions", "un homme particulièrement attachant", "à l'intelligence rare", "au tempérament chaleureux et généreux", "entier et absolument passionné", salue le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy dans un communiqué. Il poursuit:"Chacun a en mémoire son combat homérique lors de la campagne du référendum sur le Traité de Maastricht où il déploya ses remarquables capacités d'orateur pour défendre sa vision de la souveraineté du peuple français. "Philippe Séguin était une personnalité forte, complexe, capable de résister, capable de dire non", a déclaré le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré sur I-Télé.

Le président du MoDem, François Bayrou, rappelle: "Il ne renonçait pas à combattre même s'il apparaissait seul contre tous. Il avait sûrement un certain orgueil, bienvenu dans cette affirmation du combat pour les idées".

La mort de Philippe Séguin "sonne comme un coup de tonnerre", a déclaré le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre. Sur France Inter, Lionel Jospin regrette "un homme qui s'inscrivait dans une tradition gaulliste". Sur RTL, Charles Pasqua lui rend hommage: "Philippe Séguin avait l'étoffe d'un chef de l'Etat". Sur Twitter, le député Yves Jégo s'émeut: "Le gaullisme social est orphelin." Sur LCI, le député UMP de la drôme Hervé Mariton se souvient de "quelqu'un de tout entier donné à son engagement". L'ancien premier ministre Alain Juppé se souvient d': "un homme 'pas facile', avec qui nous avons eu des divergences, mais d'une brillante intelligence, avec du caractère et un sens de l'Etat."

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, s'est dit "ému" et "admiratif de l'homme et de son parcours", et a fait part de "l'immense tristesse des parlementaires". Il détaille: "un caratère extrêmement attachant même si ce caractère était l'objet de courroux aussi brusques qu'inattendus".

Dans une interview sur LEXPRESS.f, "Si je peux être utile ailleurs...", Philippe Séguin confiait: "Je ne vais pas me refaire. Je suis comme je suis. J'ai fait un choix - celui de servir - et je m'y tiens. Je vous l'ai dit: je n'ai pas changé. Et je le revendique. Vous voyez, je suis honnête. D'autant que je n'ai pas de regrets, même sur Maastricht. [] Et je constate que la plupart des dispositions que j'avais contestées... ne sont plus appliquées!"

source http://www.lexpress.fr/

Robert SANCHEZ dit SANDRO - 04-01-2010

BUENOS AIRES (AFP) - Sandro, un chanteur populaire argentin, est décédé lundi soir à l'hôpital de Mendoza (1.100 km à l'ouest de Buenos Aires), d'une septicémie après avoir subi une transplantation coeur-poumon, a-t-on appris de source médicale."Sandro est décédé d'une septicémie à 20h40 locales (23h40 GMT)", a déclaré le Dr Claudio Burgos aux journalistes et à quelques dizaines de fans qui attendaient des nouvelles devant l'hôpital. 

Surnommé "Le Gitan", Sandro, alias Robert Sanchez, 64 ans, avait été opéré dans la journée et son état de santé était jugé "critique". Souffrant de tabagisme chronique, il avait dû attendre longtemps avant de pouvoir subir une transplantation, jusqu'à ce qu'une donneuse d'organes de 22 ans décède pour permette l'opération. 

D'origine modeste, Sandro avait connu le succès avec son album "Sandro y los de fuego" (1966) en adaptant en espagnol des titres des Beatles, d'Elvis Presley, de Paul Anka et des Rolling Stones. 

Interprète de chansons romantiques comme "Rosa, Rosa" ou "Quiero llenarme de ti", il suscitait l'hystérie de milliers de femmes parmi ses fans lors de ses récitals dans toute l'Amérique latine. 

En 1969 il obtint un disque d'or à New York en tant qu'artiste latino-américain ayant vendu le plus d'albums aux Etats-Unis et en 1993 il reçut l'ACE d'or décerné par l'Association des chroniqueurs de spectacle. 

Acteur dans de séries télévisées et dans 16 long métrages, il a notamment chanté avec Carmen Sevilla qui lui a ouvert les portes de l'Espagne.

Gilbert GASCARD dit TIBET - 03-01-2010

Tibet, le dessinateur de "Ric Hochet" et "Chick Bill" est décédé cette nuit des suites d'une embolie pulmonaire, dans sa résidence sur la Côte d'Azur. Il avait 78 ans et était un des derniers représentants de l'âge d'or de la BD belge.

Né le 29 octobre 1931 à Marseille, le petit Gilbert Gascard n'a pas 5 ans lorsque sa famille émigre en Belgique et s'installe à Bruxelles. Le pseudonyme du dessinateur est un héritage de son frère qui, lorsqu'il était âgé d'un an et demi, était plus enclin à prononcer "Tibet" que Gilbert. 

A 16 ans, il débute comme assistant dessinateur dans un studio de graphisme. Il y collabore à «Mickey Magazine» et s'y lie d'amitié avec le jeune romancier André-Paul Duchâteau. En 1949, l'hebdo «Héroïc-Albums» accueille son premier héros personnel: un privé tendance Série Noire, «Dave O'Flynn».

En 1950, Tibet devient maquettiste-illustrateur au journal «Tintin» et il crée la première histoire complète publiée dans ce périodique: «Yoyo s'est évadé ». Il enchaîne avec divers personnages éphémères.

Avec son compère Duchâteau, il publie sa première aventure à suivre dans le périodique flamand «Ons Volkske»: «De Avonturen van Koenraad», une bande humoristico-chevaleresque.

Naissance de Chick Bill et Ric Hochet

En 1953, répondant au souhait de Raymond Leblanc, directeur-fondateur des Editions du Lombard, Tibet publie «Les Aventures de Chick Bill en Arizona». A l'heure actuelle, la série «Chick Bill» compte 70 albums édités par Le Lombard.

En 1955, sur un scénario d'André-Paul Duchâteau, il met en images la première enquête de «Ric Hochet». Le journaliste détective a désormais à son actif 76 albums édités par Le Lombard. Le tome 77 de « Ric Hochet » est prévu pour mars 2010.

Caricaturiste de talent, Tibet réalise également, de 1971 à 1972, sa célèbre «Tibetière» où il croque les vedettes du cinéma, de la BD, du sport et du spectacle.

En 2006, osant ainsi une toute première infidélité au Lombard en plus de 50 ans de carrière, Tibet a publié le premier tome de «La Révolte d'Aldo Remy» chez Glénat.

Chevalier des Arts et des Lettres

En septembre 2000, en hommage aux 50 ans de fidélité dont Tibet a fait preuve, Le Lombard a édité «Tibet, la Fureur de Rire», une luxueuse monographie abondamment illustrée de dessins inédits. Deux mois après, il a reçu les prestigieux insignes français de Chevalier des Arts et des Lettres. En 2002, le maire de Roquebrune-sur-Argens (Var), lieu de villégiature préféré de Tibet, a inauguré un Boulevard «Ric Hochet». En 2005, à l'occasion des 50 ans de carrière de «Ric Hochet», Tibet a été fait Citoyen d'Honneur de Bruxelles. En 2006, le ministre français de la Culture a élevé Tibet au rang d'Officier des Arts et des Lettres.

En février 2007, Tibet a changé totalement de registre et surpris les bédéphiles et les amateurs de vraie littérature en publiant, sous le titre «Qui fait peur à Maman ? » (Editions «L'Esprit des Péninsules»), un recueil de souvenirs de jeunesse sans aucun dessin. Préfacée par son ami Salvatore Adamo, cette chronique douce-amère empreinte de pudeur, de nostalgie et d'humour révèle, en une suite de courts chapitres, ce que fut son enfance et son adolescence.

source RTBF avec Belga

Casey JOHNSON - 04-01-2010 (?)

Photo by Charley Gallay/Getty Images North AmericaNEW YORK (AFP) - Casey Johnson, la jeune héritière du groupe américain de produits d'hygiène personnelle Johnson and Johnson et fêtarde notoire, est décédée à Los Angeles (Californie, ouest des Etats-Unis), a confirmé mardi un porte-parole de la famille. Son décès avait d'abord été révélé par le site internet TMZ, spécialisé dans l'actualité des stars, selon qui le corps sans vie de la femme de 30 ans a été découvert lundi à Los Angeles. Mais le site, qui cite des sources policières, affirme que sa mort remontait déjà à plusieurs jours. 

La cause du décès est encore inconnue.

"La famille Johnson pleure cette perte tragique et demande le respect de son intimité alors qu'elle traverse cette épreuve très difficile", a poursuivi le porte-parole de la famille. 

De son vivant, Casey Johnson faisait régulièrement la Une des tabloïdes pour son amour des soirées arrosées et ses frasques, parfois violentes, avec ses compagnes. 

Mme Johnson appartenait au clan Johnson, détenteur de l'empire Johnson and Johnson, spécialisé dans les produits pharmaceutiques et d'hygiène personnelle. Son père, Woody Johnson, est le propriétaire de l'équipe de football américain des Jets de New York. 

Les relations de Casey Johnson, qui souffrait de diabète, avec son père ont toujours été très houleuses, semble-t-il. Selon le New York Post, sa vie amoureuse était ponctuée de disputes en public avec ses compagnes, au nombre desquelles figurait Courtenay Semel, fille de l'ancien PDG du site internet Yahoo!, Terry Semel.

Selon le quotidien, sa dernière compagne, la starlette de télévision Tila Tequila, demande sur le site Twitter "à tout le monde de prier pour ma petite femme Casey Johnson. Elle nous a quittés".

Jeanette SCOLA TRAPANI - 28-12-2009

The Associated Press

SAN FRANCISCO - Jeanette Scola Trapani, une survivante du séisme et de l'incendie de San Francisco en 1906, s'est éteinte à l'âge de 107 ans, a annoncé sa fille.

 

Dolores Legge a indiqué au "San Francisco Chronicle" que sa mère, qui souffrait d'une pneumonie, était décédé lundi à son domicile d'El Dorado Hills.

 

Selon sa fille, Mme Trapani avait conservé des souvenirs de cette catastrophe, bien qu'elle n'eut que quatre ans au moment des faits.

 

"Elle se souvenait avec précision de l'odeur terrible de la fumée que dégageait la ville en flammes et du fait qu'elle et sa famille avaient dû sous une tente au Presidio", l'un des parcs du nord de la ville, a relaté Dolores Legge.

 

Le tremblement de terre du 18 avril 1906, d'une magnitude d'environ 8, avait provoqué un immense incendie qui devait embraser San Francisco pendant plusieurs jours, transformant l'essentiel de la cité californienne en un champ de ruines. Le bilan humain de cette catastrophe est évalué à quelque 3.000 morts dans toute la région affectée.

LHASA DE SELA - 01-01-2010

Lhasa de SelaPar Annie Mathieu, La Presse Canadienne

MONTREAL "Touchante", "vraie" et "très créative"; les proches de la chanteuse Lhasa de Sela, décédée le 1er janvier d'un cancer à l'âge de 37 ans, ne tarissent pas d'éloges à son égard et regrettent autant l'artiste que l'amie. Le guitariste et producteur, Yves Desrosiers, a rencontré Lhasa au début des années 1990. Elle avait alors 18 ans et venait d'arriver à Montréal. En entrevue à La Presse Canadienne, il affirme avoir toujours su "qu'il y avait quelque chose qui se passait" sur le plan artistique et qu'elle connaîtrait du succès. 

C'est avec lui que Lhasa a lancé son premier album intitulé "La Llorona" (La pleureuse, en espagnol), en 1997. Endeuillé, M. Desrosiers dit avoir perdu un gros morceau de lui-même. Artistiquement, c'est le meilleur coup qu'il a pu faire en carrière, a-t-il relaté, ajoutant qu'une foule de souvenirs se bousculent dans sa tête depuis les derniers jours. Il se rappelle notamment la première fois qu'ils ont fait des essais musicaux, dans la cuisine de l'artiste sur la rue Saint-Joseph, à Montréal. 

"Une voisine est montée avec un verre de vin et une rose et a demandé 'c'est toi qui chante comme cela?'", s'est souvenu Yves Desrosiers. 

"Depuis, ajoute-t-il, cela n'a pas arrêté." L'artiste d'origine brésilienne et grande amie de Lhasa, Bïa, s'est dite effondrée, lundi, par la nouvelle du décès de celle avec qui elle avait une grande entente musicale. Selon elle, Lhasa a créé un nouveau son et a ouvert des portes qui paraissaient fermées en raison de sa richesse et de sa grande créativité.

L'amitié entre les deux femmes s'est nouée lorsqu'elles ont interprété ensemble pour la première fois la chanson "Los Hermanos" (Les frères, en espagnol) lors d'un spectacle collectif. "Cela a scellé notre amitié en peu de mots, en peu d'effusion, en peu de chichis", a raconté Bïa, qui ajoute que la chanson a finalement été enregistrée 10 ans après cette première interprétation sur son disque "Nocturno" paru en 2008. 

Bïa compare son amie à "une étoile filante extrêmement lumineuse mais horriblement brève" et soutient que Lhasa s'est battue jusqu'à la fin, espérant guérir du cancer du sein dont elle était atteinte. 

La directrice de la programmation au Festival International de jazz, des Francofolies et du Festival Montréal en lumière, Caroline Johnson, a été la première attachée de presse de Lhasa entre 1997 et 1999. De tous les artistes qu'elle a rencontrés, Lhasa est, selon elle, la "plus vraie" et la "plus touchante au quotidien".

"Elle a ouvert l'esprit des gens pour la musique du monde", a soutenu Mme Johnson, ajoutant qu'elle comptait, selon elle, parmi les cinq meilleurs artistes de ce style musical. 

Une artiste du monde 

Née le 27 septembre 1972 dans l'Etat de New York, d'un père mexicain et d'une mère américaine, Lhasa, qui avait adopté son prénom pour son nom de scène, a marqué la scène de la musique du monde grâce à ses trois albums. 

Son album "Living Road", paru en 2003, figurait au podium des disques de la décennie du prestigieux "Times" de Londres, tandis que son plus récent album, "Lhasa", lancé en 2009, occupait le 25e rang des meilleurs albums de l'année 2009 de la revue française "Les Inrock". Mais c'est sans aucun doute "La Llorona" (1997) qui l'a fait connaître non seulement au Canada mais aussi en France et ailleurs dans le monde où elle s'est arrêtée en tournée. 

Lhasa a souvent répété que sans Montréal, elle n'aurait pas connu la même carrière. Le chroniqueur musical, Nicolas Tittley estime d'ailleurs qu'elle représente bien la nouvelle génération d'artistes issus de l'immigration. "Elle a réchauffé les oreilles québécoises", dit-il, ajoutant qu'elle avait également élargi les horizons des musiciens d'ici.

 En France, les réactions n'ont pas tardé sur les différents sites Internet des quotidiens. Le journal français "Le Nouvel Observateur" titrait, lundi matin: "Adieu Lhasa, bonjour tristesse". "Que dire de plus, sinon qu'elle aura été une artiste sublime", écrit la journaliste Sophie Delassein. 

Collaborateur pour les pages culturelles du quotidien "Libération", François-Xavier Gomez a affirmé: "commencer l'année avec une nouvelle comme ça, c'est très triste", soulignant que Lhasa était justement le fruit du mélange culturel très représentatif de la ville de Montréal.

02/01/2010

Tedy VILLALBA - 21-12-2009

Le producteur espagnol renommé Tedy Villalba est décédé à Madrid après une longue maladie. Il avait 74 ans.

Villalba a travaillé avec les plus grands du cinéma comme Orson Welles ou Stanley Kubrick pendant près de 60 ans de carrièreworked. Il commença comme créateur de décor et peintre avant de commencer dans la production, grimpant les échelons depuis l'assisatant de production au manager de production et puis producteur exécutif. Citons parmi ses participations, le Docteur Jivago ou Lawrence d'Arabie de David Lean, Moby Dick de John Huston, Mr Arkadin d'Orson Welles, Spartacus de Stanley Kubrick, Le Cid d'Anthony Mann et certains films de Pedro Almodovar. Il était aussi président de la chaîne Tv espagnole Antenna 3 jusqu'en 2008 lorsqu'il débuta sa propre maison de production. Il a été aussi directeur de l'école audiovisuelle et du film de Madrid pendant près de dix ans depuis 1994 et a aussi servi comme vice président de l'Académie Espagnole du Film qui lui avait décerné un Goya honorifique en 2006.

(source http://www.screendaily.com/news/europe/veteran-spanish-pr...)

Tim HART - 24-12-2009

Tim Hart était un des membres fondateurs du groupe Steeleye Span. Il est décédé le 24 décembre des suites d'une longue maladie.

Le groupe Steeleye Span a été formé en 1969 par Tim Hart et la chanteuse Maddy Prior. Ils s'étaient associés avec le bassiste Ashley Hutchings, un ancien de Fairport Convention.

Le groupe a enregistré pas moins de 12 albums et ils ont eu des hits avec des chansons comme "All Around My Hat" et "Gaudete". Hart quitta le groupe en 1983.

Tim Hart a sorti son premier album solo en 1979 avec l'aide de quelques musiciens de Steeleye Span dont Maddy Prior et Rick Kemp. En 1988, il s'installe à La Gomera dans les îles Canaries. Il abandonne alors la musique pour se consacrer à l'écriture et à la photographie.

Né le 9 janvier 1948 à Lincoln, ville anglaise située dans le Lincolnshire, Tim Hart avait 61 ans. Il est décédé le 24 décembre dernier à son domicile de La Gomera des suites d'un cancer du poumon. (source http://www.musicinbelgium.net/pl/modules.php?name=News&am... )

Isaac SCHWARTZ - 28-12-2009

SAINT-PETERSBOURG, Russie - Isaac Schwartz, compositeur russe célèbre pour ses musiques des films les plus populaires de l'ère soviétique, est décédé à son domicile près de Saint Petersbourg. Il avait 86 ans.

Il a composé aussi des symphonies. Citons comme musique de films par exemple The Captivating Star of Happiness (1975), White Sun of the Desert (1970), The Straw Hat (1974), One Hundred Days After Childhood (1974), Melodies of a White Night (1978). Il avait été aidé au début de sa carrière par Chostakovitch et a composé la musiques de près de 110 films et 35 représentations théâtrales. Il était né en Ukraine en 1923

Habib BOURGUIBA JR. - 28-12-2009

Habib Bourguiba Jr, fils unique du premier président tunisien Habib Bourguiba, est décédé lundi à l'âge de 82 ans des suites d'une longue maladie, a-t-on appris à Tunis, de source officielle.

Depuis le début de sa maladie, ses apparitions publiques et ses déplacements à l'étranger étaient devenus rares.

Dans un message adressé à la famille Bourguiba et diffusé par l'agence officielle TAP, le président Zine El Abidine Ben Ali rend hommage au défunt en saluant "ses qualités, son parcours militant, son sens aigu du patriotisme et la compétence dont il a toujours fait preuve dans l'accomplissement des missions qu'il avait assumées à tous les niveaux professionnels et politiques".

De mère française (Mathilde Clémence Lorain, première épouse de l'ex-président tunisien, devenue tunisienne et convertie à l'islam en 1958 pour porter depuis le prénom de Moufida), Bourguiba Jr a occupé plusieurs postes gouvernementaux et diplomatiques.

Il a été notamment ministre des Affaires étrangères, puis de la Justice de 1964 et 1970 et fut le premier ambassadeur de Tunisie à Washington, avant de diriger les missions diplomatiques tunisiennes à Ottawa, Rome et Paris.

Ecarté de la scène politique par son père, il fonde et dirige, de 1971 à 1988, la Banque de développement économique de Tunisie (BDET) qui joue à l'époque un rôle essentiel dans l'essor économique du pays en drainant des capitaux des pays du Golfe.

Il a été l'un des premiers responsables tunisiens à découvrir l'informatique à ses tout débuts, en 1983. Conscient du potentiel que cette technologie offrait, il fonde l'Ecole nationale des sciences de l'informatique et crée l'Institut de recherches des sciences informatiques de Tunis.

Il était par ailleurs, membre du Club de Monaco, constitué en 2002 par des personnalités internationales, dont le prince Albert II de Monaco, en vue de contribuer à la recherche de la paix dans le bassin méditerranéen.

Marié à la fille d'une grande figure sportive de Tunis (Chedly Zouiten, ancien président de l'Espérance sportive de Tunis, le doyen des clubs tunisiens), il laisse trois enfants Moez, médecin, Mahdi, homme d'affaires, et Meriem, cadre dans une banque anglaise.

Tunis - Pana 28/12/2009 - source http://www.afriquejet.com/afrique-du-nord/tunisie/tunisie...

 

David LEVINE - 30-12-2009

Il a fréquenté certains des plus grands intellectuels et écrivains américains : Saul Bellow, Norman Mailer, Truman Capote, Hannah Arendt, et tant d'autres. Comme ces grandes signatures, David Levine, mort mercredi 30 décembre à New York, avait participé à la fondation, en 1963, de la New York Review of Books.Seul l'usage de la plume différait. La maquette austère mais élégante de ce magazine phare de l'intelligentsia américaine eut la chance, pendant plusieurs décennies, d'être égayée, parfois de manière acide mais jamais méchante, par les dessins et caricatures de David Levine. Et ses croquis d'hommes politiques, de célébrités du show-business ou du sport, d'intellectuels ou d'écrivains, tous dessinés avec une tête surdimensionnée, ont forgé une part de l'image et de la notoriété, bientôt universelle, du magazine new-yorkais.

Le directeur de la Review n'a d'ailleurs pas hésité à dire de son ancien collaborateur qu'il était "le plus grand caricaturiste de son temps". "Ses caricatures étaient tout simplement de l'art", a indiqué, de son côté, le dessinateur attitré du quotidien britannique The Guardian Steve Bell, tandis que le dessinateur de presse et scénariste américain Jules Feiffer, ami de David Levine, évoque à son propos "d'extraordinaires dessins et une extraordinaire perception".

Mort à l'âge de 83 ans d'un cancer et d'autres maladies qui lui étaient liées, à l'hôpital presbytérien de Manhattan (New York), David Levine était un pur New-Yorkais. Né à Brooklyn le 20 décembre 1926, fils unique d'un marchand de vêtements et d'une infirmière aux fortes sympathies procommunistes, David Levine, dont le New York Times dit qu'il fut "enveloppé dans des langes rouges lorsqu'il était bébé", gardera toujours un penchant pour la gauche politique. Il avait serré la main de Franklin D. Roosevelt dans les années d'avant-guerre et en conservait un souvenir ému, ainsi que de son épouse Eleanor, qu'il portraiturera plus tard en cygne.

Après avoir étudié aux Beaux-Arts de Philadelphie et à l'Institut Pratt de Brooklyn, David Levine ne commença pas par le dessin de presse ni la caricature. Ses deux ans de service militaire derrière lui, dès les années 1950, il est attiré par la peinture. Il brosse des portraits de travailleurs de Brooklyn mais aussi de baigneurs à Coney Island pour diverses galeries de New York.

Il travaille alors, à New York, avec un des pères de l'expressionnisme abstrait, Hans Hofmann. Mais l'influence de ce dernier est difficile à identifier : en 1953, l'une des premières expositions de Levine intéresse les critiques, qui parlent, à propos de ses oeuvres, d'intimisme et de couleur inspirés plutôt de James Whistler ou de Jean Vuillard, mais marqués par sa propre personnalité. "La manière de peindre de Levine, sans être anachronique ni imitative, est apte à faire vivre le langage pictural du XIXe siècle, tout en gardant personnalité et intensité", écrit alors un critique du Herald Tribune. L'intérêt du futur caricaturiste de la New York Review of Books pour la peinture, notamment les huiles et l'aquarelle, est tel qu'il fonde avec le peintre Aaron Shikler un groupe d'artistes qui expose régulièrement à partir de 1958.

Entre-temps, tout en multipliant les expositions de ses peintures dans les galeries et musées de plusieurs Etats (Nebraska, Ohio, Washington DC...), oeuvres pour lesquelles il récolte de nombreux prix et récompenses, David Levine dessine des cartes postales pour des grands magasins et illustre des brochures.

L'une de ses oeuvres, des dessins d'humour consacrés à une exposition mémorable au bord de la rivière Hudson, le fait remarquer par l'éditeur du magazine Esquire, Clay Felker. Celui-ci le charge d'illustrer les pages consacrées aux livres et aux films : David Levine naît réellement à la caricature en cette fin des années 1950.

Tout en publiant dans Esquire et Atlas, il entre, en 1963, à la New York Review of Books, à laquelle il livre en moyenne de dix à douze dessins, croquis et surtout caricatures par mois. Jusqu'en 2007, date à laquelle sera diagnostiquée une maladie oculaire qui va désormais le handicaper, David Levine y signe plus de 3 800 dessins ! La New York Review of Books avait ensuite continué à publier des caricatures anciennes de son dessinateur vedette. Mais David Levine collabore par ailleurs avec d'autres titres plus "grand public" que la revue de l'intelligentsia américaine, comme les quotidiens Washington Post ou New York Times ou les magazines Time, Newsweek, New Yorker et Rolling Stone, dont il illustre les pages, voire les couvertures. Cette ouverture à une presse disposant souvent d'éditions internationales ainsi que la publication de plusieurs recueils de dessins (The Man from M.A.L.I.C.E, Pens and Needles) et de livres pour enfants qu'il illustre également - Esope, Lewis Carroll... - contribuent à le faire connaître et reconnaître.

Ce dessinateur très informé "croque" personnalités politiques ou intellectuelles en saisissant le détail qui identifie, met en perspective, déclenche le sourire, même si celui-ci a parfois une saveur amère. "Le monde ressemble trop à une poupée entre les mains de quelques marionnettistes", confiait David Levine dans un entretien, accordé en 2008, tout en précisant que "la satire politique sauvait le pays de l'enfer". Mais, ajoutait-il, pour autant, "aucun gouvernement n'est tombé à cause d'une de mes caricatures !" "Je pourrais être encore plus critique, mais je ne veux pas être un démolisseur, expliquait-il, la caricature qui va trop loin ne fait qu'abaisser le regard porté sur l'être humain."

Le peintre est toujours aux aguets derrière le caricaturiste et le journaliste, celui à qui n'échappe pas la marche du monde, ce qui fait que beaucoup de critiques font de David Levine l'héritier d'Honoré Daumier ou de Thomas Nast. Certains de ses dessins ont fait le tour du monde. Le nez du général de Gaulle, bien sûr ; Staline arc-bouté sur une faucille et un marteau, Yasser Arafat et Ariel Sharon en David et Goliath, Richard Nixon (dessiné 66 fois !), Lyndon Johnson et son estomac aux formes du Vietnam ou incarné en Roi Lear, mais aussi John Updike, Jean-Paul Sartre, Albert Einstein, Emile Zola, Truman Capote...

Rétif aux mondanités, David Levine ne fréquentait pas les personnalités qu'il croquait - avec cette tendance dans le dessin à exagérer cette "macrocéphalie" qui était un peu son sceau. Même si nombre de membres du Who's Who dont il montrait les travers avaient acheté le dessin qu'il avait fait d'eux. Il vivait dans sa maison de Brooklyn, en famille. Jusqu'à ses problèmes de santé, il s'était consacré à deux de ses hobbies préférés : le tennis et... le nettoyage à l'aspirateur ! Mais des deux studios de travail qu'il avait installés, celui dévolu à la peinture était le plus grand. Comme si l'un des plus importants caricaturistes de son époque gardait toujours intacts les rêves de sa jeunesse.

(article de Yves-Marie LABBé - source www.lemonde.fr)

Abdurrahman WAHID - 30-12-2009

Plus connu des Indonésiens sous le nom de Gus Dur, cet intellectuel musulman fut longtemps une des figures de proue de l'opposition à l'ancien président et homme fort Suharto.

Porté par la vague d'enthousiasme qui avait suivi la démission de ce dernier, en mai 1998, Wahid s'était imposé en octobre 1999 lors de la première élection présidentielle ouverte face à Megawati Sukarnoputri, fille de Sukarno, père de l'indépendance,

Soupçonné de corruption, il fut destitué et remplacé par sa rivale deux ans plus tard, après avoir proclamé l'état d'urgence.

Victime de plusieurs infarctus et presque aveugle, il restait toutefois une figure influente de la vie politique indonésienne

(source www.lexpress.fr - © REUTERS - Dadang Tri)