30/01/2010

Louis AUCHINCLOSS - 27-01-2010

Louis Auchincloss est né à New-York, en 1917, dans une famille d'origine écossaise établie à Manhattan. Il fait ses études en Nouvelle-Angleterre à Groton School, puis à Yale. Après ses études de droit à l'Université de Virginie il entreprend en 1941 une carrière de juriste interrompue par la guerre. De 1941 à 1945 Louis Auchincloss sert comme lieutenant dans la Marine américaine et participe au débarquement de Normandie. La guerre finie, il retourne à New York et reprend ses activités. Son premier roman, "The Indifferent Children" paraît en 1947. Louis Auchincloss a connu un succès éclatant avec "The house of five talents", "Portrait of Brownstone", "Powers of Attorney" et avec "Le recteur de Justin" dont la Metro-Goldwyn-Mayer a acheté les droits cinématographiques.

(source http://www.ratsdebiblio.net/menua/auchinclosslouis.html)

Earl WILD - 23-01-2010

Earl Wild est décédé le23 janvier à Palm Spring. Le célèbre pianiste américain était âgé de 94 ans. Né à Pittsburgh le 26 novembre 1915, il était célébré pour la qualité de son jeu et pour ses nombreuses transcriptions pour piano de musique classique et même de jazz.

Enfant précoce, Earl Wild fut l’élève de Selmar Janson, Egon Petri, Paul Doguereau et Helene Barere, épouse du grand pianiste russe Simon Barere. Il s’est révélé au public en 1942 en interprétant, sur l’invitation d’Arturo Toscanini, la Rhapsody In Blue de Gershwin.

Après la Seconde Guerre mondiale où il fut musicien dans la marine, Wild rejoint l’American Broadcasting Company comme pianiste, chef d’orchestre et compositeur, poste qu’il conserve jusqu’en 1968. Sa carrière internationale de virtuose se poursuit depuis dès lors.

En 2005, au Carnegie Hall de New York, Earl Wild a donné un concert pour son 90e anniversaire. Outre son travail sur Gershwin, Wild est connu notamment pour avoir transcrit pour piano seul plusieurs mélodies de Rachmaninov, et pour avoir enregistré des versions réputées du Troisième concerto pour piano et de la Rhapsodie sur un thème de Paganini du même compositeur russe.

Mais Earl Wild ne limitait guère sa virtuosité au répertoire romantique, son vaste CV incluant aussi des pièces baroques, de Mozart ou même contemporaines. Liszt comptait parmi ses compositeurs fétiches. En 1986, le gouvernement hongrois le décora d’ailleurs de la Médaille Liszt en remerciement pour son apport à la reconnaissance et la diffusion de la musique du compositeur.

Ces dernières années, Earl Wild rédigeait ses mémoires qui seront publiées cette année outre-Atlantique chez Carnegie Mellon Press.

Pernell ROBERTS - 24-01-2010

Pernell Roberts, qui incarnait Adam Cartwright dans la série western «Bonanza», est décédé à l'âge de 81 ans. Il avait aussi joué le rôle titre dans l'émission «Trapper John, MD». Il est mort dimanche, le 24 janvier, des suites du cancer.

Dans «Bonanza», il incarnait l'aîné de trois frères. Lorne Greene, Michael Landon et Dan Blocker, maintenant tous décédés, jouaient aussi dans cette série.

Roberts avait toutefois quitté «Bonanza» alors que l'émission était au sommet de sa gloire. La série a continué sans lui et a battu un record de longévité à titre de western.

Après son départ de «Bonanza», Roberts a joué dans quelques séries à titre d'invité avant de décrocher le rôle titre dans «Trapper John, MD», une émission dérivée de «MASH».

(sources: BBC News, LA Times)

Denis PEPIN - 27-01-2010

pochette de disqueLe chanteur Denis Pépin, qui avait connu le succès à la fin des années 70 avec des reprises pop de chansons de Georges Brassens, est décédé mercredi matin d'une longue maladie à l'âge de 61 ans dans un hôpital de la région parisienne, a annoncé son ex-compagne Irène Bo.

De son vrai nom Farid Khaldi, Denis Pépin a été pendant plusieurs années l'invité des grandes émissions de variétés avec des versions entraînantes de "Une jolie fleur dans une peau de vache" (1974) et "Marinette" (1975).

Auteur-compositeur, interprète et musicien de groupe, Denis Pépin qui apparaissait souvent sur scène en salopette et casquette de poulbot, avait enregistré également "Métro République" (1976) et "Les Marchands de l'été" (1977).

Sa popularité s'est éteinte dans les années 80, malgré plusieurs disques et albums, qui sont restés confidentiels.

Jerome David SALINGER - 28-01-2010

J.D. SALINGERJerome David Salinger s'est éteint de mort naturelle dans sa maison de Cornish, dans le New Hampshire (nord-est des Etats-Unis), où il vivait retiré du monde depuis plusieurs dizaines d'années, a précisé son fils dans un communiqué envoyé par l'agent de l'écrivain.

J.D Salinger est l'homme d'un roman: "L'Attrape-Coeurs" ("The Catcher in the Rye", NDLR), publié en 1951, dans un monde où la Guerre Froide alimente les peurs et les soupçons, et encourage le conformisme aux Etats-Unis. Roman initiatique sur le passage de l'adolescence à l'âge adulte, l'antagonisme entre la candeur de la jeunesse et la corruption des adultes, le livre aura un impact considérable sur des générations de lecteurs et d'artistes. Il a aujourd'hui franchi la barre des 60 millions d'exemplaires vendus dans le monde.

"L'Attrape-Coeurs", c'est l'histoire de Holden Caulfield, antihéros de 16 ans, amer et incompris, révolté par l'hypocrisie et les impostures des adultes. Depuis un hôpital psychiatrique, le narrateur raconte 48 heures de sa vie d'adolescent, depuis son exclusion de son école en Pennsylvanie, jusqu'à ses tribulations à Manhattan (New York).

Du cinéma à la musique, en passant évidemment par la littérature, la vision de la jeunesse et le sentiment d'incompréhension face au monde des adultes dépeints par Salinger seront repris dans de nombreuses oeuvres traitant du thème inépuisable du malaise adolescent.

Né le 1er janvier 1919 à New York, Jerome David Salinger a lui aussi connu de jeunes années tourmentées, inspiration possible des aventures de Holden Caulfield. Il fréquente diverses écoles, jusqu'à une académie militaire de Pennsylvanie qu'il intègre à 15 ans et où il obtient son unique diplôme. L'établissement lui servira certainement de modèle pour le collège Pencey Prep d'où Caulfield est exclu dans "L'Attrape-Coeurs". L'écrivain publie sa première nouvelle, "The Young Folks", dans le magazine "Story" en 1940, et s'engage deux ans plus tard dans l'armée. Il la quittera en 1946.

Il rentre ensuite à New York, où il mène une vie de bohème à Greenwich Village et étudie assidûment le bouddhisme. Fort d'un "ego de fer" -selon l'écrivain A.E Hotchner, un ami de l'époque- et persuadé d'être le seul héritier de Herman Melville, il publie régulièrement ses nouvelles dans divers magazines, dont le "New Yorker". C'est là qu'apparaîtront finalement les premiers extraits de "L'Attrape-Coeurs".

Malgré des critiques partagées, le livre est un succès immédiat. Si Salinger continue de publier pendant quelques années, son nom restera à jamais associé à son roman emblématique. Aucun autre de ses courts romans ou nouvelles ("Nine Stories", "Dressez haut la poutre maîtresse, charpentiers", "Franny et Zooey") n'aura le même succès. Sa dernière nouvelle, "Hapworth 16, 1928", sera publiée en 1965 dans le magazine américain "The New Yorker".

L'homme continuera pourtant à écrire, mais n'offrira plus rien à ses admirateurs. "J'adore écrire et je vous assure que j'écris régulièrement (...) Mais j'écris pour moi, pour mon propre plaisir. Et je veux qu'on me laisse tranquille pour le faire", dira-t-il en 1980 dans un entretien à un quotidien de Louisiane, une des très rares interviews qu'il consent à accorder.

Car Salinger vit reclus dans sa petite maison du New Hampshire depuis les années 1950, refusant systématiquement toute interview, rencontre ou correspondance avec ses innombrables admirateurs. Les rumeurs et les fantasmes commencent à circuler sur son compte -il écrirait constamment, terré dans un bunker- alimentant le mystère autour du personnage et la fascination de ses fans dans le monde entier.

En 1980, le culte de "L'Attrape-Coeurs" vire au tragique lorsque Mark Chapman, l'assassin de John Lennon, cite le livre comme une source d'inspiration pour son geste et explique que "ce livre extraordinaire contient beaucoup de réponses".

Depuis les années 1950, les rares personnes qui ont pu approcher Salinger l'ermite ont en dressé un portrait souvent peu élogieux.

En 1988, Joyce Maynard, une femme avec qui il a vécu une aventure de huit mois, décrit ainsi un personnage autoritaire, et aux habitudes excentriques. En 2000, dans le témoignage écrit par sa fille Margaret, "L'Attrape-Rêves", il apparaît comme un reclus tyrannique et délirant, qui boit sa propre urine.

En 1999, son voisin Jerry Burt affirme, lui, que Salinger lui aurait confié avoir écrit pas moins de 15 livres qu'il conserve dans un coffre chez lui.

Tour à tour étudié et banni dans diverses écoles, en raison notamment de son langage jugé cru, "L'Attrappe-Coeurs" est aujourd'hui l'un des romans américains les plus célèbres. Outre le succès, il aura valu à son auteur la réputation d'un écrivain précoce, incapable lui-même de devenir un écrivain adulte. "Salinger est le plus grand esprit à être jamais resté au collège", dira un jour de lui Norman Mailer. AP

Ruben KRUGER - 27-01-2010

L'international sud-africain Ruben Kruger, sacré champion du monde en 1995, est décédé mercredi à Prétoria des suites d'une tumeur au cerveau à 39 ans. Nommé joueur de l'année en 1995, Ruben Kruger avait mis un terme à sa carrière en 1999. Une carrière bien remplie comptant notamment 36 matches sous le maillot de la sélection nationale entre 1993 et 1999. Le président de la Fédération sud-africaine Oregan Hoskins lui a rendu un vibrant hommage ce jeudi. «Ruben Kruger était le prototype du flanker sud-africain, indomptable et bourreau de travail. Quand il était sur le terrain vous étiez sûr que les Spingboks n'allaient pas être battus sans avoir livré bataille. »

Howard ZINN - 27-01-2010

L'historien et politologue américain Howard Zinn est décédé mercredi d'une crise cardiaque à Santa Monica, en Californie. Il avait 87 ans.Howard Zinn avait écrit Histoire populaire des États-Unis (1980). Le livre s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires dans le monde après avoir été repris dans les écoles et à l'université. Il l'avait repris sous forme de bande dessinée, destinée aux jeunes, sous le titre Une histoire populaire de l'empire américain

Le linguiste Noam Chomsky, proche d'Howard Zinn, a déclaré: « Je ne vois personne qui ait eu autant d'impact et d'influence. Son oeuvre historique a changé la manière avec laquelle des millions de gens regardaient l'histoire » des États-Unis. 

Dans une interview accordée à l'Associated Press en 1998, Howard Zinn s'est expliqué: il ne prétendait pas à l'objectivité historique ou il ne voulait pas compléter les manuels d'histoire existant déjà. Il souhaitait plutôt, disait-il, proposer de nouvelles réponses ou une nouvelle approche historique. 

Né en 1922 à New York, Howard Zinn était aussi dramaturge et activiste social. Après la Deuxième Guerre mondiale, il entreprend des études supérieures profitant du GI Bill et obtient son doctorat à l'Université Columbia. Il enseigne au Spelman College, à Atlanta, et à l'Université de Boston. Il est invité à enseigner aux universités de Paris et de Bologne, en Italie. Howard Zinn a reçu de nombreux prix.

 Il a écrit trois pièces de théâtre. Avant de déménager en Californie, il habitait à Auburndale, dans le Massachusetts. Sa femme est décédée en 2008. Ils ont eu deux enfants, Myla et Jeff.

Zelda RUBINSTEIN - 27-01-2010

Zelda Rubinstein, la comédienne de petite taille qui campait la médium Tangina dans 'Poltergeist', est décédée le 27 janvier dans un hôpital de Los Angeles. Elle avait 76 ans.

L'agent de Rubinstein, Eric Stevens, a dit au L.A. Times que sa cliente avait été hospitalisée il y a deux mois après avoir souffert d'une crise cardiaque.

Ne mesurant que 4 pieds 3, Rubinstein réussissait souvent à voler la vedette. Dans 'Poltergeist' (1982), elle incarnait une médium qui aidait une famille à se débarrasser des présences surnaturelles qui hantaient son foyer. Elle avait également joué dans les deux suites du film.

On a aussi vu l'actrice dans 'Sixteen Candles', 'Southland Tales' et dans la série 'Picket Fences', entre autres.

Cette ancienne technicienne de laboratoire était âgée de près de 50 ans lorsqu'elle a fait ses débuts au cinéma dans 'Under the Rainbow'.

(sources : L.A. Times, E! News, BBC)

Maxime LEROUX - 24-01-2010

PARIS (AFP) - Le comédien Maxime Leroux, qui a interprété de nombreux seconds rôles au cinéma, au théâtre et à la télévision, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l'âge de 58 ans d'une maladie, a-t-on appris lundi auprès de son agent Adéquat.A l'affiche d'une quarantaine de longs métrages dont "La Passion Béatrice" de Bertrand Tavernier, "Chouans !" de Philippe de Broca et "Le Colonel Chabert" de Yves Angelo, Maxime Leroux, qui a connu une carrière prolifique mais discrète, avait été révélé en 1983 dans "Effraction" de Denis Duval, puis "Agent trouble" de Jean-Pierre Mocky.

 Jacques Deray ("Netchaïev"), Yves Boisset ("La Tribu"), Gérard Jugnot ("Fallait pas"), Coline Serreau ("Romuald et Juliette"), Véra Belmont ("Milena") et Patrice Leconte ("Tango") avaient été séduits par sa carrure et son air rugueux et ténébreux. 

Jean-Paul Rouve lui a offert l'une de ses dernières participations artistiques avec le long métrage "Sans arme, ni haine, ni violence" (2007) sur Albert Spaggiari. 

Après avoir mis un terme à une carrière d'enseignant au début des années 80, Maxime Leroux avait entrepris sur le tard une formation d'acteur à Rouen au Théâtre des Deux-Rives, centre dramatique régional de Haute Normandie dont il était originaire. 

Visage familier de la télévision, Maxime Leroux a été au générique de plusieurs séries à succès dont "Gréco" et, en premier rôle, "Le Refuge", où il incarnait un vétérinaire installé dans un village de l'Ardèche. 

Au théâtre, il a été dans la distribution d'une quinzaine de pièces montées dans le public comme dans le privé, notamment à La Colline ("La Charrue et les étoiles" de Sean O'Casey), au Tristan-Bernard ("Baron" de Jean-Marie Besset) et au Théâtre 13 ("Les Forains" de Stephan Wojtowicz, repris ensuite au La Bruyère).

24/01/2010

Roger PIERRE - 23-01-2010

PARIS (AFP) - Le comédien français Roger Pierre, qui avait formé avec Jean-Marc Thibault l'un des plus populaires tandems comiques du théâtre français, est décédé samedi à l'âge de 86 ans, a-t-on appris dans son entourage professionnel.Né le 30 août 1923 à Paris, Roger Pierre avait également connu un énorme succès à la télévision de 1972 à 1975 avec les séries historico-comiques "Les maudits rois fainéants" et "Les z'heureux rois z'Henri", toujours au côté de Jean-Marc Thibault. 

Leur aventure commence en 1947, lorsque Roger Pierre (de son vrai nom Jean Le Gall), speaker publicitaire à Radio-Luxembourg, fait la connaissance de Jean-Marc Thibault dont il lit les textes. Ils débutent au "Caveau de la République" puis "Chez ma cousine" et ne se quitteront plus pendant des décennies. 

Les deux fantaisistes feront également les beaux soirs des cabarets parisiens comme le Tabou, le Caveau de la Terreur, l'Amiral, le Moulin-Rouge où leurs sketches font florès. Ils en écriront quelque trois mille, conjuguant textes, mimes et chansons. 

Ensemble, ils réalisent le film "La vie est belle" en 1956 mais, en 1976, après 28 ans de collaboration, décident de se séparer pour faire carrière individuellement. Ils se retrouvent néanmoins en 1984 pour un spectacle au Théâtre Antoine à Paris, puis en 1990 à l'Olympia. 

Roger Pierre, qui est apparu pour la première fois au cinéma dans "Belle mentalité" en 1952, a joué sur scène dans de nombreuses comédies, "Mary-Mary" (1963), "Qui est cette femme ?" (1967), "Le légataire universel" (1980), "Monsieur Masure" (1987), "La nuit de Barbizon" (1994), "Feu la mère de Madame" (1998), "La Soupière" (2001). Habitué des films comiques ("Les durs à cuir", "Gross Paris", "Les malabars sont au parfum", "Bingo"...), il s'est fait remarquer dans des registres différents, en particulier "Mon oncle d'Amérique" d'Alain Resnais (1980). 

En 2003, à 80 ans, il avait encore joué dans "L'ami de Maigret", avec Bruno Crémer.

Camille MAURANE - 21-01-2010

PARIS (AFP) - Camille Maurane, illustre baryton français au chant pur et direct, spécialiste de la mélodie française et professeur pendant près de trente ans au Conservatoire de Paris, est mort jeudi à l'âge de 98 ans, a-t-on appris samedi auprès de son entourage.Le ténor Michel Sénéchal, âgé de 82 ans, a déploré auprès de l'AFP la perte de "l'un des plus grands noms du chant français". 

Né à Rouen le 29 novembre 1911, ce fils d'un professeur de chant était entré à l?âge de dix ans dans la célèbre Maîtrise Saint-Evode de la cathédrale de Rouen. A 25 ans, il est entré au Conservatoire de Paris où il a été l'élève de la mezzo-soprano Claire Croiza, avant de décrocher trois ans plus tard deux premiers prix, en chant et opéra-comique. 

C'est en 1940 qu'il a débuté sa carrière sous le nom de Camille Moreau à l'Opéra-Comique, où il a obtenu ses plus grands succès dans le rôle de Pelléas ("Pelléas et Mélisande" de Debussy), qu'il a interprété sur de nombreuses scènes. Sa réputation de baryton s'est étendue lorsqu'il s'est attaqué à d'autres ouvrages comme "Lakmé" de Delibes, "Werther" de Massenet, "Les Contes d'Hoffmann" d'Offenbach ou encore "L'Enfant et les sortilèges" de Ravel, dans un célèbre enregistrement de Lorin Maazel chez Deutsche Grammophon. Apprécié dans le monde entier pour son chant éloigné de l'emphase, pour son timbre clair et son phrasé sensible, Camille Maurane a mené une belle carrière de récitaliste et concertiste, tant en France qu'à l?étranger, notamment avec le "Requiem" de Fauré. 

Spécialiste de la mélodie française, il aura aussi contribué au renouveau de la musique baroque, faisant évoluer l'interprétation de "Castor et Pollux" ou encore des "Indes galantes" de Rameau. 

"Il a été l'un des plus beaux chanteurs français qui soient", selon Michel Sénéchal. "Le chant français est un chant très subtil, et lui en avait le secret", a déclaré le ténor. "Il disait que ce qui l'avait amené au chant, c'était la poésie française". "Là où personne ne l'a égalé, et où il était magistral, c'était dans les mélodies de Gabriel Fauré", a-t-il estimé. 

Camille Maurane a beaucoup enregistré, et ce dès le début de sa carrière chez Pathé, Philips et surtout Erato. "Son enregistrement de +Pelléas+ avec Ansermet est admirable par la diction, le sens qu'il apportait aux phrases", a souligné Michel Sénéchal. Par ailleurs grand pédagogue, Camille Maurane a enseigné pendant quelque trente ans au Conservatoire de Paris, jusqu'en 1981.  Il est décédé dans sa maison d'Eaubonne (Val-d'Oise). Ses obsèques auront lieu vendredi 29 janvier à la cathédrale de Rouen

23/01/2010

Jean SIMMONS - 22-01-2010

LOS ANGELES (AFP) - L'actrice britannique Jean Simmons, qui avait notamment joué avec Laurence Olivier dans "Hamlet", est décédée à près de 81 ans des suites d'un cancer du poumon, rapporte le Los Angeles Times de vendredi.Simmons, qui avait obtenu deux nominations aux Oscar, est décédée à Santa Monica. Son manager n'a pu être joint dans l'immédiat par l'AFP pour confirmer l'information. 

Née le 31 janvier 1929 à Londres, elle avait débuté sa carrière à l'âge de 15 ans dans "Give Us The Moon" (1944). Après avoir obtenu un prix d'interprétation à Venise pour le rôle d'Ophelia dans "Hamlet" (1948), elle fut une grande star dans les années 1950 et 1960. Elle est notamment apparue dans "Un Si Doux Visage" (1952) avec Robert Mitchum, "La Reine Vierge" (1953) aux côtés de Steward Granger, son premier mari dont elle aura un enfant, "La Tunique" d'Henry Koster et "Spartacus" (1960) de Stanley Kubrick. 

En 1960 elle épouse le réalisateur Richard Brooks (jusqu'à son second divorce en 1977), dont elle aura également un enfant. Il l'avait fait tourner dans "Elmer Gantry, Le Charlatan" (1959). 

Elle obtint un Emmy Award en 1983 pour sa prestation dans un célèbre feuilleton télévisé américain, "Les oiseaux se cachent pour mourir", inspiré du roman éponyme de Colleen McCullough. 

En tout, elle aura joué pendant sept décennies dans une cinquantaine de films et une trentaine de séries télévisées.

Jacques MARTIN - 21-01-2010

BRUXELLES (AFP) - L'un des derniers grands survivants de la bande dessinée franco-belge des années 1950, Jacques Martin, père du célèbre héros Alix l'intrépide et spécialiste des séries historiques, s'est éteint jeudi en Suisse à 88 ans."Mon père est mort dans son sommeil ce matin des suites d'un oedème pulmonaire, à la clinique d'Orbe", a déclaré à l'AFP sa fille Frédérique Martin. 

"Il avait eu plusieurs alertes depuis la fin novembre et avait dû être hospitalisé. Hier soir il souffrait, mais sa mort, même si selon ses médecins il n'était plus opérable, nous a pris par surprise", a-t-elle raconté.

Né à Strasbourg (est de la France) en 1921, il avait fait des études aux Arts et Métiers en Belgique, pays où il avait rencontré sa femme Monique et eu leurs deux enfants, Frédérique et Bruno. 

Il laisse derrière lui une oeuvre abondante. Passionné à la fois de dessin et d'histoire, Jacques Martin était l'auteur de séries --Alix, Lefranc, Jhen, Arno, Kéos, Loïs et Orion-- connues pour leur caractère épique, leur précision du trait et la minutie de leur documentation historique. 

Au total, les quelque 120 albums d'aventures de ses différents héros se sont vendus à 20 millions d'exemplaires, en 15 langues. 

Il commence à publier en 1946 dans l'hebdomadaire Bravo. Il publie notamment, sous la signature de Marleb, un "Secret du calumet" où transparaît encore un peu naïvement l'influence d'Hergé.

 A partir de 1948 au sein du Journal de Tintin, il côtoie le "maître", Hergé, alors "directeur artistique" de l'hebdomadaire, ainsi qu'Edgar P. Jacobs.  Ces grands représentants de l'école dite "de Bruxelles" étaient les adeptes de la "ligne claire", faite de réalisme et de traits précis. Entré aux Studios Hergé en 1953, il a collaboré pendant 19 ans avec le créateur de Tintin. Mais cet homme au caractère ombrageux confia un jour à l'AFP qu'il aspirait à voir reconnaître sa propre oeuvre à sa juste valeur. Il a dominé le genre de la bande dessinée historique, faisant revivre la Rome de César avec Alix, la guerre de Cent Ans avec Jhen, ou encore l'épopée napoléonienne en compagnie d'Arno, créée avec le dessinateur André Juillard.  

Au travers du texte, littéraire et abondant, des poses hiératiques des personnages et de paysages majestueux et colorés, ses albums illustrent la continuité de l'ambiance "martinienne". Il avait créé en 1948 pour le Journal de Tintin le personnage d'Alix --ancien esclave gaulois des Parthes devenu un proche de César-- puis en 1952 celui du journaliste Lefranc, son héros le plus contemporain.  

Le premier album d'Alix, "Alix l'intrépide", sera suivi par une trentaine d'autres, dont "Le Sphinx d'or", "Le dernier spartiate", "Le fils de Spartacus" ou "L'enfant grec". Une vingtaine d'albums sur les aventures du journaliste Lefranc paraîtront. Jacques Martin a longtemps collaboré avec Roger Leloup qui fut son assistant avant de devenir lui-même l'auteur de la bande-dessinée "Yoko Tsuno".  

Atteint d'une maladie oculaire, Jacques Martin avait dû abandonner son travail de dessinateur en 1992, continuant cependant à assurer scénarios et dialogues, mais en confiant le dessin à d'autres futures vedettes comme Gilles Chaillet. 

Après la disparition le 2 janvier à 78 ans du dessinateur franco-belge Tibet, créateur de Ric Hochet et Chick Bill, sa mort laisse bien seuls de grands contemporains comme Michel Graton et Albert Weinberg, pères respectifs de Michel Vaillant et Dan Cooper, et âgés aujourd'hui de 86 et 87 ans.

Erich SEGAL - 17-01-2010

LONDRES (AFP) - Professeur américain d'humanités gréco-latines, Erich Segal, décédé dimanche à l'âge de 72 ans, avait écrit pendant ses vacances "Love Story" sans imaginer que ce roman snobé par la critique allait connaître la gloire internationale, une gloire soutenue ensuite par un film légendaire.Né le 16 juin 1937 d'un père rabbin de Brooklyn, près de New York, Erich Segal a passé presque toute son enfance entre une grand-mère clouée au lit par la maladie et un grand-père trop occupé à gérer son magasin de tissus à Manhattan. Pour échapper à la solitude, le jeune Erich s'inventait un monde imaginaire en écrivant des pièces de théâtre dont il était le héros. 

Il étudie à Harvard les lettres classiques qu'il enseignera plus tard dans la prestigieuse université américaine, ainsi qu'à Yale, à Princeton et à l'université anglaise d'Oxford. 

Mais son amour du théâtre le titille: il écrit plusieurs pièces qui passent largement inaperçues, voire ne sont pas jouées du tout. Jusqu'à ce qu'il collabore à l'écriture du scénario de "Yellow Submarine", film d'animation basé sur la musique des Beatles et sorti en 1968. 

Au même moment, il écrit un scénario aux accents mélos racontant une énième histoire d'amour impossible: Oliver Barrett, quatrième du nom, issu d'une famille prestigieuse, rencontre à Harvard Jennifer Cavilleri, fille de modestes immigrés italiens. Le couple s'aime et se marie, en dépit de l'opposition des parents d'Oliver. Mais Jennifer meurt. 

Erich Segal niera plus tard que l'histoire soit basée sur les aventures d'Al Gore, l'ancien vice-président américain. 

Dégoulinant de bons sentiments, le scénario n'avait trouvé aucun producteur, poussant Erich Segal à en faire un roman. Le livre est publié en 1970 et devient très vite un succès planétaire. Des dizaines de millions d'exemplaires seront vendus et l'oeuvre sera traduite en de multiples langues. 

Le roman prend sa revanche sur Hollywood qui l'avait dans un premier temps snobé, ainsi que sur les critiques: "Love Story saute de cliché en cliché", avait écrit le magazine américain Newsweek. 

Les studios Paramount acceptent finalement d'en faire un film qui sort également en 1970. Il coûte deux millions de dollars mais en rapporte près de 200. Parfois considéré comme la première superproduction des temps modernes, il aurait permis de sauver Paramount Pictures, à l'époque au bord de la faillite. 

Le film reçoit un Oscar pour sa bande-son mythique, composée par le Français Francis Lai ainsi que plusieurs Golden Globes, dont un pour le meilleur scénario. 

Des répliques restent encore ancrées dans les mémoires, telles que "l'amour, c'est n'avoir jamais à dire qu'on est désolé". 

Erich Segal continuera à écrire après "Love Story", notamment une suite intitulée "Oliver's Story" (1978) mais le succès ne sera plus au rendez-vous. 

Souffrant de la maladie de Parkinson depuis une trentaine d'années, il vivait à Londres avec son épouse Karen James et ses feux filles. Il a succombé dimanche à une crise cardiaque. 

"Il s'est battu pour vivre, pour respirer, à chaque seconde de ces trente dernières années de maladie, avec un entêtement époustouflant", a déclaré mardi sa fille Francesca Segal lors de son enterrement.

Jennifer LYON - 20-01-2010

Une candidate du "Koh-Lanta" américain est décédée à l'âge de 37 ans des suites d'un cancer.Jennifer Lyon avait participé à "Survivor Palau" en 2005. Sa maladie lui avait été diagnostiquée quelques mois après sa participation."En été 2004 j'ai senti quelque chose dans ma poitrine qui ne me semblait pas normal", avait expliqué la jeune femme au magazine People. "J'ai pensé que c'était probablement le tissu de cicatrice lié à mes implants mammaires. Donc je l'ai laissé, pendant un long moment".Les autres candidats de l'émission ont salué dans la presse américaine le courage dont Jennifer Lyon avait fait preuve face au cancer.

(source jean-marc Morandini)  

Kalthoum SARRAI - 20-01-2010

Enterrée ce jeudi à Tunis, Super Nanny, alias Kalthoum Sarraï aura réalisé un parcours étonnant, réussi mais, des deux côtés de la Méditerranée, on maudit la maladie qui l'a emportée.

Lorsque, sa mission accomplie, Super Nanny embrassait parents et enfants qu'elle venait de coacher, tout le monde sanglotait. Cathy y compris. Mais il y avait du bonheur, là-dedans. Aujourd'hui, c'est ce cœur d'artichaut dans un tailleur strict que chacun pleure. Mais elle est déjà si loin…


C'est dans sa terre natale que Cathy, Kalthoum Sarraï, a été inhumée, dans la plus stricte intimité. Également connue en Tunisie, la dame aux lunettes faussement sévère mais folle de ces enfants qu'elle appelait, selon, "le sel" ou "le sucre de la vie", Super Nanny était musulmane. Exemplaire en France, elle l'était aussi sur les ondes tunisiennes où elle animait des émissions de coaching éducatif sur la chaîne Hannibal TV.
D'où a-t-elle tiré son (bon) sens de l'équilibre familial, du partage et des nécessaires règles de vie en commun? Sans doute en partie de l'enfance de la Kalthoum Sarraï née le 25 septembre 1962 à Tunis, y partageant ses joies et ses peines avec une fratrie de 7 frères et sœurs. Mais aussi, par une intelligence qui lui a permis de mener à bien de brillante études dans les domaines de l'éducation et de la psychologie. Mais ça, c'est une autre histoire.
Voilà pour le côté lumineux. Côté obscur, il y a eu ces fiançailles à 14 ans, ce mariage deux ans plus tard qu'elle a racontés dans l'une de ses livres: Cathy, Une Vie Hors Du Commun. "Drôle de destin que le mien, celui d'une adolescente qui subit les traditions de son pays", écrivait-elle en 2006.
Mais si, comme le rapporte Carine Didier, dans Le Parisien, "sa mère infirmière et son père dans l'Éducation Nationale" l'avaient baptisée Kalthoum "en hommage à la grande chanteuse égyptienne", ce n'est pas pour devenir une vedette qu'elle se retrouve dans le XIXe arrondissement de la capitale française, du jour au lendemain mais pour y suivre son mari, chez ses beaux-parents. C'était en 1979. Elle avait 17 ans et pourtant déjà si peu de temps devant elle.
En moins de trente ans, cette maman de trois enfants (deux filles aujourd'hui dans la banque et l'enseignement ainsi qu'un fils étudiant en journalisme) qui appris le français en regardant les JT s'est très vite occupée de ceux des autres.
Après des emplois de femme de ménage-garde d'enfants, Cathy Sarraï comprenait alors que "pour être une bonne nounou, il fallait se consacrer entièrement à eux."
Devenue auxiliaire puéricultrice ( l'école ayant été payée par ses premiers patrons), elle a raconté avoir "côtoyé les grands de ce monde". Et d'ajouter, en se rappelant ses missions de nurse en Europe, au Moyen-Orient ou encore aux Etats-Unis : "J'ai vécu dans un luxe insensé, j'ai élevé des dizaines d'enfants."
Puis un jour, l'agence pour laquelle travaille Cathy reçoit un appel de M6. On recherche une nounou d'enfer. Rapidement, celle qui allait devenir Super Nanny est mise à l'épreuve via un test grandeur nature dans une famille insupportable. Elle racontait à Voici: "Toute la famille a cherché à me mettre à bout, c'était vraiment difficile. Mais je ne me suis pas démontée (…). Et ça s'est bien passé puisque le producteur de l'émission m'a appelée le lendemain."
La suite, les téléspectateurs la connaissent tous. Des émissions, un peu plus rares ces derniers temps, où Super Nanny débarquait dans des foyers plongés dans le chaos des enfants-rois pour y remettre bon ordre. Bref, un rappel aux fondamentaux de l'éducation qui s'adressait surtout aux parents eux-mêmes.
Puis, il y eut la rumeur. Elle aurait été enceinte "d'un quatrième enfant". Sa réponse: "J'ai été prise en photo en Tunisie alors que j'étais sous cortisone depuis deux mois en raison d'une bronchite." Pas de bébé. Mais des ennuis de santé qui la contraignent encore en septembre dernier à reporter le tournage de nouveaux épisodes…
Elle qui craignait d'être surprise par un photographe "avec une clope au bec" doit soudain affronter le verdict et la souffrance: cancer du poumon. Jusqu'à ce communiqué de son son agent Amir Zogib: "Nous avons le regret de vous informer du décès cette nuit de Cathy Sarraï, plus connue sous le nom de Super Nanny, des suites d’une maladie." Il paraît qu'elle a voulu croire, ou faire croire à ceux qui l'aimaient que ce mal l'écouterait et se tiendrait plus tranquille. Il n'en a fait qu'à sa tête. Il était le premier et le dernier à désobéir à Super Nanny et nous a pris Kalthoum.

 

(source GALA.FR article de Jean-Frédéric Tronche)

Ursula VIAN-KUBLER - 18-01-2010

PERPIGNAN — La veuve de Boris Vian (1920-1959), Ursula Vian-Kübler, est morte dans la nuit de dimanche à lundi, à l'âge de 81 ans, à Eus (Pyrénées-Orientales), a annoncé le directeur artistique du Festival musical d'Eus, Michel Maldonado.

Cofondatrice de la Fondation Boris Vian, devenue la Fond'action Boris Vian, engagée dans la promotion de l'oeuvre de l'écrivain, poète et musicien, Ursula Vian-Kübler, qui résidait à Eus, fut la seconde femme de Boris Vian, qu'elle épousa en 1954.

D'origine suisse, elle fut danseuse à l'Opéra de Zurich, avant de danser avec Maurice Béjart et d'être engagée par Roland Petit dans "Les ballets de Paris". Après l'opéra et le théâtre, elle tint des rôles importants dans plusieurs films, dont des oeuvres de Louis Malle, Agnès Varda et Roger Vadim.

Ursula Vian-Kübler, également "régente" au Collège de pataphysique, s'est attachée depuis 1960 à faire connaître l'oeuvre de Boris Vian, mort le 23 juin 1959 à 39 ans, et à promouvoir la création chez les jeunes artistes, notamment via la Fond'action.

"Ursula était une grande dame, une personne fantastique qu'on aimait énormément. Il y avait toujours de la fantaisie dans ses yeux, dans ses mouvements. C'était une forte personnalité, secrète mais toujours présente", a déclaré à l'AFP Michel Maldonado.

L'hommage rendu à l'écrivain inclassable en 2009, à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa disparition, "c'est ce qui la faisait vivre", a ajouté le directeur artistique du festival d'Eus.

La Fond'action Boris Vian dispose de deux centres culturels, l'un à Paris, Cité Véron, dans le 18e arrondissement, où il vécut, l'autre à Eus, petit village médiéval catalan classé, surplombant la vallée du Conflent, face au Canigou, à proximité de Prades.

Kate MCGARRIGLE - 18-01-2010

Plus que Canadienne, Kate McGarrigle était Montréalaise. Née dans une famille anglophone mais bilingue depuis l’enfance, elle a construit, avec sa sœur Anna, une carrière musicale discrète et riche, sans concessions aux modes. Et ne voir en elle que la mère d’un chanteur connu (Rufus Wainwright) serait une faute impardonnable.

Née en 1946, Kate forme avec Anna, son aînée de deux ans, un quatuor vocal. Un concert à New York attire l’attention d’un éditeur sur leurs compositions. Il parvient à placer plusieurs titres auprès d’interprètes réputés, notamment Linda Ronstadt à qui, en 1972, la chanson Heart Like a Wheel ouvre la porte d’un succès massif. La maison d’édition Warner signe alors les sœurs, dont elle produira trois albums entre 1975 et 1977. Son brut et traditionnel, accordéon et banjo : on est loin de la sonorité country folk léchée en vogue à l’époque, mais c’est avant tout la splendeur des harmonies vocales des McGarrigle qui séduit. «Si les anges chantent, cela doit ressembler à ça», s’extasie un critique de l’époque. Sur le deuxième album de la trilogie commence une collaboration avec le poète Philippe Tatartcheff, qui leur apporte des textes en français, tour à tour mélancoliques ou acides.

Les trois disques Warner se vendent modestement, et les sœurs ne jouent guère le jeu du show-biz : elles tiennent à résider à Montréal et ne veulent pas sacrifier leur vie de famille. Kate a ainsi épousé l’austère folkeux Loudon Wainwright III ; de leur union naîtront Rufus et Martha, elle aussi devenue chanteuse.

En 1980, le producteur Joe Boyd, découvreur de Pink Floyd et de Nick Drake, les accueille sur son label Hannibal pour un album entièrement en français. Vieilles complaintes de la Belle Province y voisinent avec celle qui deviendra leur chanson la plus célèbre, Complainte pour Sainte-Catherine. Dans cette champêtre ballade nasillarde, Tatartcheff donne la mesure de son humour surréaliste et mordant : «Y’a vingt ans qu’on fait d’la politique/ Vingt ans de guerre cont’ les moustiques/ Croyez pas qu’on n’est pas chrétiens/ Le dimanche, on promène son chien.» La Complainte donnera même lieu à une adaptation en français, Métro République, par Denis Pépin.

Le duo ne capitalisera pas sur ce succès, et donnera des nouvelles de loin en loin à travers des albums que la critique couvre de louanges mais que le grand public boude : Love Over and Over en 1982, Heartbeats Accelerating en 1990 ou, en 2005, leur retour au français avec La vache qui pleure. Entretemps, les frangines s’étaient offert une délicieuse récréation avec The McGarrigle Hour (1998) sorti en CD et en DVD, une veillée familiale où maris (ou ex), enfants (dont un juvénile Rufus) et amis chantaient avec elles pour le plaisir d’être ensemble.

Le 9 décembre au Royal Albert Hall de Londres, le clan s’est retrouvé pour un show de Noël où Kate, bien qu’affaiblie par la maladie, avait tenu à participer. Ce furent ses adieux : Kate McGarrigle est morte lundi, près de Montréal, à 63 ans.

(source article de François-Xavier Gomez pour Liberation)

16/01/2010

Edgar VOS - 13-01-2010

LA HAYE - Pays-Bas - Edgar VOS designer connu comme "l'Empereur de la mode néerlandaise", qui a créé des vêtements pour tous et tous les budgets, est décédé mercredi 13-01-2010 à l'âge de 78 ans. Il est décédé d'une crise cardiaque pendant des vacances en Floride, a rapporté Tom Smit, le directeur de sa chaîne de boutiques. Il est mort à l'hopital de Fort Lauderdale après y avoir été admis suite à une suspicion de pneumonie  .  Des chanteuses hollandaises et des actrices comptent parmi sa clientèle tout comme la princesse Christina, soeur de la reine Beatrix. Il est né en Indonésie et il a étudié la mode à l'école prestigieuses d'art d'Amsterdam. la Gerrit Rietveld Academy et a été ensuite en France pour acquérir de l'expérience. Dans les années 70 il a bâti son empire de magasins. Son dernier défilé remonte à 2000. Il laisse derrière lui son ami et partenaire GeertEijsbouts. - Source AP -

(voir aussi en néerlandais ici)

Teddy PENDERGRASS - 13-01-2010

Teddy Pendergrass , alias Teddy Bear, est décédé ce mercredi à l'âge de 59 ans, des suites d’un cancer du côlon. Son fils a précisé qu'il avait subi une intervention chirurgicale, il y a huit mois, et «peinait à s’en remettre».

C'est à la fin des années 70 que Teddy Pendergrass a percé. On lui doit les tubes «Close The Door», «Turn Off The Lights» ou «Love T.K.O.»...

En 1982, il a été victime d'un grave accident de voiture, qui l'a laissé paralysé des deux jambes.

Il a tout de même continué sa carrière, et a même signé un duo avec Whitney Houston, en 1985, sur le titre «Hold Me».

Mais ce n'est qu'en 2001 qu'il est remonté sur scène. Son dernier album, une compilation, remontait à 2007

(source jeanmarcmorandini.com)