27/12/2009

Duncan PATERSON - 23-12-2009

L'ancien demi de mêlée international écossais Duncan Paterson est décédé mercredi à l'âge de 66 ans. Il a succombé à une crise cardiaque.

Duncan Paterson comptait dix sélections en équipe d'Ecosse, obtenues entre 1969 et 1972. Il fut manageur du XV du Chardon de 1991 à 1995 et l'avait mené à la 4e place de la Coupe du monde 1991. Il était l'oncle de l'arrière Chris Paterson, actuel international et joueur écossais comptant le plus de sélections (98).

Vic CHESNUTT - 25-12-2009

Vic Chesnutt, 45 ans, auteur de chansons déchirantes, est décédé le 25 décembre, à Athens, en Georgie, des suites d'une tentative de suicide aux médicaments, des relaxants musculaires. Selon Billboard, la nouvelle s'est d'abord répandu via Twitter: «une autre tentative de suicide, ça a l'air grave, s'il survit, il pourrait y avoir des dommages au cerveau», a écrit Kristin Hersh, une musicienne avec qui Chesnutt avait collaboré. Le décès a été confirmé par son label.  Après un accident de voiture alors qu'il avait 18 ans, Vic Chesnutt est resté paralysé et ne se déplaçait qu'en fauteuil roulant. Ce qui a beaucoup influencé sa façon de jouer (très folk), évidemment aussi sa manière de raconter des histoires, et d'appuyer sur les cordes de sa guitare, son instrument. Avec sa voix douce et éraillé, Chesnutt chantait une impossible recherche de quiétude.

Peu connu du grand public, le musicien américain était une figure importante de ma musique indépendante. Ce n'est qu'à la fin des années 80, après que le chanteur de REM Michael Stipe le découvre et produise ses deux premiers disques, que la carrière de Chesnutt décolle. 15 albums au compteur et un nombre incroyable de collaboration avec de nombreux musiciens. Dont des membres du défunt collectif montréalais Godspeed You! Black Emperor, Jonathan Richman, les Cowboy Junkies... «tout est bon et tout est beau. Si vous êtes pas encore assez tristes, voici Vic qui chante Have Yourself A Merry Little Christmas, de quoi vous achever», ajoute «A la recherche des sons perdus».

 (source Slate Magazine)

Knut Magne HAUGLAND - 25-12-2009

Photo © Scanpix/Knut FalchKnut Magne Haugland, le dernier des six membres d'équipage ayant traversé l'océan Pacifique à bord du Kon-Tiki, un radeau rudimentaire en balsa, est mort. Il avait 92 ans.  Maja Bauge, qui dirige le musée Kon-Tiki à Oslo, a déclaré samedi que l'ancien résistant et explorateur norvégien était mort de causes naturelles vendredi dans un hôpital de la capitale norvégienne.

Knut Magne Haugland avait été décoré par les Britanniques pendant la Deuxième guerre mondiale pour avoir contribué à empêcher le programme nucléaire allemand de collecter de l'eau lourde afin de fabriquer des armes. Il s'était joint à l'expédition de l'anthropologue norvégien Thor Heyerdahl en 1947 comme opérateur radio.

L'équipage du Kon-Tiki avait parcouru, avec un équipement et une voile rudimentaires, 8.000 kilomètres du Pérou à la Polynésie en 101 jours pour prouver une théorie d'Heyerdahl selon laquelle des marins avaient pu, pour migrer, effectuer ce type de traversée à une époque lointaine sur des embarcations traditionnelles. AP

26/12/2009

Yves ROCHER - 26-12-2009

Par Cyriel Martin

Il aura à tout jamais marqué le monde de la beauté : Yves Rocher s'est éteint samedi à l'âge de 79 ans. C'est à Paris que le célèbre entrepreneur a tiré sa révérence, loin de sa Bretagne natale et de son château de La Gacilly, où il aimait se retirer l'été. Hasard du calendrier, le patriarche s'en est allé à la toute fin 2009, une année qui marquait tant d'anniversaires dans son parcours.

Il y a 50 ans tout juste, la marque Yves Rocher voyait le jour à La Gacilly, ce petit village du Morbihan devenu depuis le "fief" de la célèbre marque de produits de beauté . Dix ans plus tard, Yves Rocher ouvrait son premier centre de beauté boulevard Haussmann, à Paris. Le début d'un incroyable succès international. La marque, pionnière de la vente par correspondance, est aujourd'hui présente dans 80 pays, où elle compte 1.700 points de vente. Le chiffre d'affaires du groupe est vertigineux : il a dépassé les 2 milliards d'euros en 2008.

"Liberté, Égalité, Beauté"

Car, outre les incontournables boutiques Yves Rocher, le groupe du même nom - détenu à 75 % par Yves Rocher et sa famille et à 19,5 % par Sanofi-Aventis - possède également des enseignes aussi connues que Petit Bateau, Daniel Jouvance, Stanhome ou Dr Pierre Ricaud. Au total, ce sont près de 15.000 salariés à travers le monde qui travaillent pour Yves Rocher, dont 7.000 en France.

Mais en 2007, Yves Rocher a décidé de passer la main à son petit-fils, Bris Rocher. La vente par correspondance, qui avait assuré le succès commercial du maestro de la beauté, ne représente plus que 45 % du chiffre d'affaires et ne cesse de diminuer. Fini le temps où le Livre vert de la beauté , première ébauche de catalogue de vente par correspondance, diffusé dès 1965 et traduit en vingt langues, suffisait à multiplier les commandes. " Le métier se complexifie ", avouait Bris Rocher au Point l'année dernière.

En réalité, l'enseigne est confrontée à la déferlante "bio" sur le marché des cosmétiques. Mais là encore, Yves Rocher ne loupe pas le virage. La marque communique abondamment sur sa cosmétique "végétale", sur ses 44 hectares d'agriculture "certifiée bio", sur son "écohôtel" de La Gacilly, et sur le lancement, en 2007, de sa première gamme "labellisée bio". Une initiative menée à grand renfort de communication. "Liberté, égalité, beauté", scandaient ainsi des femmes, le poing en l'air, dans une campagne de communication qui fera date. Autant d'actions couronnées de succès. Aujourd'hui, dans le monde, 40 millions de femmes seraient adeptes des produits Yves Rocher.

(article et source http://www.lepoint.fr/

25/12/2009

Ytzakh "Ike" Aronowicz - 23-12-2009

source Israel News Photoke Aronowicz, capitaine de l'Exodus, navire emblématique de l'immigration juive vers la Palestine que la marine britannique avait refoulé en 1947, est mort à 86 ans, a annoncé mercredi 23 décembre le cabinet du président israélien. Né en Allemagne en 1923, Ike Aronowicz, qui avait émigré en Palestine en 1932, "a fait une contribution unique à l'Etat que l'on n'oubliera jamais", a déclaré le président israélien Shimon Pérès dans un communiqué.

Le navire – qui battait auparavant pavillon panaméen sous le nom de Président-Warfield –, rapidement rebaptisé Exodus, était parti de Sète, en France, en juillet 1947 avec 4 515 personnes à bord, en majorité des survivants de l'Holocauste. Les forces britanniques, autorité de tutelle en Palestine, avaient bloqué le navire avant son arrivée à Haïfa, forçant les réfugiés à retourner par bateau en France. La plupart des passagers avaient finalement débarqué en Allemagne, où ils avaient été internés dans des camps.

L'indignation suscitée dans le monde par le traitement de ces réfugiés, deux ans après la fin de la seconde guerre mondiale, avait poussé les autorités britanniques à transférer les réfugiés dans des camps à Chypre, alors colonie britannique. Ils avaient finalement pu se rendre en Israël après la création de l'Etat hébreu en 1948.

[
www.lemonde.fr]

Hossein Ali MONTAZERI - 20-12-2009

TEHERAN - Ass Press - Le Grand Ayatollah Hossein Ali Montazeri, un des plus hauts dignitaires religieux de l'Iran chiite, et plus prestigieux dissident du régime, est décédé à l'âge de 87 ans, a annoncé son petit-fils. 

Le vieux religieux, considéré comme le père spirituel du mouvement réformateur iranien, est mort dans son sommeil tôt dimanche, a précisé Nasser Montazeri. 

Un des principaux acteurs de la révolution islamique de 1979 et rédacteur de la constitution du nouveau régime, il avait été désigné comme dauphin du fondateur de la république islamique, l'Ayatollah Ruhollah Khomeini. 

Mais les deux hommes entrèrent en conflit et Montazeri, qui dénonçait la répression sanglante et la violation des libertés civiles et humaines, fut renié par Khomeini quelques mois avant son décès d'un cancer, en 1989. 

C'est donc l'actuel Guide Suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei, qui succéda à Khomeini, bien que de rang inférieur dans la hiérarchie religieuse chiite iranienne. 

Depuis, Montazeri vivait reclus dans la ville sainte de Qom, à 130 km de Téhéran, et fut assigné à résidence, notamment de 1997 à 2003 pour avoir estimé que Khamenei n'était pas apte à diriger le pays.

Resté néanmoins la principale voix discordante du régime, critiquant le Guide suprême et reprochant au pouvoir de Téhéran d'avoir imposé une dictature au nom de l'islam, il avait soutenu le président réformateur Mohammed Khatami, puis dénoncé son succésseur Mahmoud Ahmadinejad. 

Théologien de premier plan, Montazeri était très respecté en Iran où il avait toujours de nombreux fidèles.

Les Grands Ayatollahs, plus hauts dignitaires du chiisme, ne sont qu'une poignée. Mais après son assignation à résidence, la presse officielle cessa de donner son titre religieux à Montazeri, décrit au contraire comme un mollah "simple d'esprit". Toutes les références à Montazeri furent supprimées dans les manuels scolaires, les rues portant son nom rebaptisées.

Alaina REED-AMINI - 17-12-2009

L'actrice Alaina Reed-Amini, surtout connue pour son rôle dans "Sesame Street" et ses apparitions dans plusieurs films tels que "Sexe Intentions" et "La Mort vous va si bien" ou des séries télévisées comme "Urgences" ou "Ally McBeal" est décédée à  l'âge de 63 ans d'un cancer du sein.Après deux ans de lutte contre la maladie, elle s'est éteinte dans une clinique de Santa Monica.L'actrice, autrefois connue sous le nom d'Alaina Reed Hall, s'était remariée en 2008. Elle était également comédienne puisqu'elle avait notamment joué dans les comédies musicales "Chicago" et "Hair".

source jeanmarcmorandini.com

Rafael Antonio CALDERA - 24-12-2009

Rafael Antonio Caldera, qui a effectué deux mandats présidentiels et instauré la démocratie au Venezuela, en graciant Hugo Chavez, est mort jeudi à Caracas à 93 ans, d'après son fils Andres.

Au pouvoir entre 1969 et 1974, puis de 1994 à 1999, Caldera était atteint de la maladie de Parkinson depuis plusieurs années.

Dirigeant réservé, dur avec ses adversaires et tendant au populisme, il était connu pour son mode de vie simple, et son intégrité dans un pays où règne la corruption.

En 1994, il avait accordé son pardon à Hugo Chavez, permettant ainsi à l'auteur d'un putsch raté, emprisonné pendant deux ans, de devenir président.

La famille a rejeté toute tentative de récupération de son décès par l'actuel pouvoir.

Lors de son pemier mandat, Caldera avait amnistié tous les guerilleros marxistes, au moment où le pays commençait à devenir une puissance pétrolière. AP

Albert SCANLON - 22-12-2009

LONDRES (AFP) - Albert Scanlon, un ancien footballeur de l'équipe de Manchester United qui survécut au dramatique accident d'avion qui décima son équipe en 1958, est décédé mardi à l'âge de 74 ans, a annoncé mercredi le club anglais sur son site web.

L'ancien ailier de MU n'avait eu qu'une jambe brisée et une fracture du crâne dans l'accident d'avion de février 1958, après une escale technique à l'aéroport de Munich, qui transportait l'équipe anglaise après un match de Coupe d'Europe disputé à Belgrade. Huit de ses équipiers et trois responsables du club anglais avaient été tués dans le crash qui avait fait 23 morts.

Scanlon avait rejoint le club de Manchester United en 1954, à l'âge de 19 ans alors que Matt Busby était l'entraîneur, ce qui lui avait valu à l'équipe le surnom de "Busby Babes".

Il avait notamment obtenu le titre de champion d'Angleterre en 1956 et 1957. Après l'accident, il avait repris son activité la saison suivante, marquant 16 buts ce qui avait permis à MU d'être vice-champion d'Angleterre en 1959.

Il avait quitté Old Trafford en 1960 après avoir disputé 127 matches pour MU et marqué 35 buts.

Brittany MURPHY - 20-12-2009

L'autopsie du corps de l'actrice Brittany Murphy, décédée subitement au cours du week-end à l'âge de 32 ans, n'a révélé aucun "traumatisme" particulier et les causes précises de sa mort ne seront pas connues avant plusieurs semaines, ont indiqué lundi les autorités américaines.

Un médecin légiste de Los Angeles, Ed Winter, avait précédemment indiqué que, selon de premiers éléments, la jeune femme avait succombé à des problèmes cardiaques.

Les causes de la mort ne seront pas connues avant "quatre à six semaines", le temps d'effectuer des analyses toxicologiques, selon l'institut médico-légal de la mégalopole californienne (ouest des Etats-Unis).

Selon le site TMZ.com, spécialisé dans la vie des célébrités, l'actrice était très malade dans les heures qui ont précédé son décès dimanche et de nombreux médicaments délivrés sur ordonnance ont été retrouvés à son domicile.

Les enquêteurs de la police de Los Angeles (LAPD) ont indiqué dimanche que la piste criminelle avait été écartée après une enquête initiale.

La mort de l'actrice est intervenue un mois après que son mari, le scénariste britannique Simon Monjack, eut été transporté d'urgence à l'hôpital depuis l'aéroport de Los Angeles où le couple arrivait de Porto Rico. Selon la presse, il venait d'être débarqué d'un tournage en raison d'un comportement difficile.

L'actrice avait été découverte dans des séries télévisées au début des années 1990, avant de percer au cinéma où elle avait joué dans les films "Clueless", "8 Mile" aux côtés du rappeur Eminem, et "Sin City", avec Bruce Willis.

Plusieurs célébrités ont fait part de leur chagrin à l'annonce de la mort de l'actrice par le biais du site de micro-blogs Twitter.

"Brittany Murphy était un rayon de lumière incroyable pour beaucoup de gens. Son sourire était contagieux. Mes prières vont à sa famille et à ses proches", écrit ainsi la chanteuse Jessica Simpson.

"Mes profondes condoléances à tous les proches de Brittany Murphy. Qu'elle repose en paix, elle avait un grand talent et une belle âme", écrit de son côté la starlette Lindsay Lohan.

"Hollywood perd encore une âme brillante. Combien d'autres? Une décennie de décadence et de désolation. Il est temps de se réveiller", écrit sur une note sombre le chroniqueur de la vie des célébrités et blogueur Perez Hilton.

 


LOS ANGELES (AFP) - © 2009 AFP



source Le Dauphiné Libéré;

19/12/2009

Jennifer JONES - 17-12-2009

© DR | Jennifer Jones en Madame Bovary. Tourné en 1949, le film prend des libertés avec Gustave Flaubert. Il s’agissait de transformer un roman en vrai cinéma. Il y a soixante ans, c’était une star. Jennifer Jones avait beau avoir été créée de toutes pièces par David O. Selznick, l’homme qui avait déjà inventé Vivien Leigh, elle justifiait tous les espoirs placés en elle. Cette fille brune avait quelque chose d’insaisissable et d’animal. En 1950, elle tournera d’ailleurs en Angleterre un film intitulé La renarde.
L’actrice ne s’appelait ni Jennifer, ni Jones quand elle a débarqué à Hollywood une décennie plus tôt. En 1939, la belle avait 20 ans et venait de l’Oklahoma profond. La chance lui avait vite souri. Dès ses premiers mois en Californie, des bouts de rôle s’étaient présentés. On la voyait encore sous le nom de Phylis Isley. Phylis avait, il est vrai, épousé un acteur alors qualifié de prometteur, Robert Walker. Lui aussi deviendra une vedette. C’est le méchant de L’inconnu du Nord-Express d’Hitchcock. Ils auront un fils.

Débuts en sainte
A ce moment-là, Phylis a déjà tapé dans l’œil de David O. Selznick, tout frais sorti du triomphe d’Autant en emporte le vent. Le producteur commence par la mettre sous contrat, comme il vient d’engager à long terme Ingrid Bergman. Il s’agit ensuite de dégager au mieux sa personnalité. Celle-ci commencera par un nouveau nom. Jennifer Jones, voilà qui sonne plus glamour.
En 1943, Jennifer est considérée comme prête. A la Fox, liée à Selznick, elle peut incarner Bernadette Soubirous dans Le chant de Bernadette. Le choix d’une interprète aussi sensuelle pour jouer une sainte peut surprendre. Réalisé en deux parties par Henry King, le film se révèle pourtant excellent. Quant à la comédienne, elle s’en sort haut la main. Un Oscar!
Dès lors, sa carrière semble sur des rails. Selznick économise sa découverte, qu’il épousera. Elle tournera peu, et seulement dans des longs métrages importants. Sa filmographie se limite ainsi à 27 titres. Mais quels titres! Après Since You Went Away (1944), un tribut à la guerre, l’actrice peut éclater dans Duel au soleil (1946). Ce sera un tournage à la Selznick. Il faudra trois réalisateurs (Vidor, Sternberg, Dieterle) pour donner à ce western en technicolor toute l’ampleur désirée.

Rien que des grands films
Viendront ensuite le Cluny Brown de Lubitsch, le Portrait de Jennie de Dieterle ou We Were Strangers de John Huston. La décennie se termine à la MGM, avec un film refusé par Lana Turner. Jennifer incarnera ainsi la Madame Bovary de Vincente Minnelli. Impossible de se montrer plus infidèle à Flaubert. Impossible de mieux le transformer en bon cinéma.
Les années 50 se feront plus sages. La vedette – car Jennifer en demeure vraiment une – retrouvera à plusieurs reprises Henry King. C’est ce vétéran qui lui donnera d’ailleurs en 1962 son dernier grand rôle dans T endre est la nuit, adapté de Scott Fitzgerald. De Ruby Gentry de Vidor à Beat The Devil d’Huston, les titres marquants ne manquent pourtant pas. Reste que le monde change, et que ce n’est pas son étrange participation à un film néoréaliste en 1953 qui la mettra en phase avec le siècle. En pleine gare de Rome, Jennifer participe au Stazione Termini de Vittorio de Sica.

Un milliardaire pour finir
En 1965, Selznick meurt. Il était depuis longtemps sur la touche. Sa veuve se remariera en 1973 avec Norton Simon, l’un des hommes les plus riches d’Amérique. Collectionneur enragé, Norton Simon voulait son musée, comme Paul Getty. Il l’aura bien avant sa disparition en 1993. C’est donc cette institution qui a pu annoncer hier la disparition de Jennifer, morte «de causes naturelles à 90 ans dans sa villa de Malibu». Son fils Robert Walker Jr était à son chevet. La fille qu’elle avait eue avec Selznick s’était, elle, suicidée à 22 ans.
Depuis 1974, Jennifer n’avait plus retrouvé le chemin des studios. Sa carrière s’arrête à La tour infernale en 1974. Elle avait bien essayé de retrouver des rôles. Mais Hollywood n’avait plus voulu d’elle. Sa vogue était passée. Le public l’avait oubliée, comme d’autres grandes stars des années 40, de Greer Garson à Norma Shaerer. Jennifer avait beau exploser sur l’écran, du temps de sa folle jeunesse. ­Véritable incarnation du rêve américain, elle n’est jamais devenue un mythe durable.

(source Tribune de Geneve © ARTICLE Etienne Dumont -)

Amin HAFEZ - 17-12-2009

Amin HAFEZL'ancien président syrien Amine Hafez qui a dirigé le régime baasiste au milieu des années soixante et mené la nationalisation d'une grande partie de l'économie syrienne, est décédé jeudi à Alep à l'âge de 88 ans, ont indiqué vendredi des médias officiels.
Amine Hafez a pris les commandes du Conseil national de la Révolution, devenant l'équivalent du chef de l'Etat, en juillet 1963 à la suite un coup d'Etat sanglant lancé par les éléments pro-égyptiens du parti qui voulaient restaurer l'union entre la Syrie et l'Egypte (1958-1961). Le gouvernement d'Amine Hafez avait nationalisé toutes les banques arabes en Syrie, ainsi que des industries comme celles du pétrole et des ressources minières. Il a gouverné sous la loi d'urgence décrétée en 1963 et créé un Tribunal militaire jugeant les questions de sécurité. Hafez était proche de la direction pan-arabe du parti Baas. Son gouvernement était opposé à l'aile plus nationaliste dirigée par les éléments gauchistes du parti Baas. En février 1966, un coup d'Etat lancé par l'aile gauche du parti, expulse Amine Hafez et le fait arrêter. Amine Hafez a passé le reste de sa vie en exil en Irak où un coup d'Etat avait ramené au pouvoir l'aile pan-arabe du Baas, prolongeant ainsi les frictions entre les régimes syrien et irakien. Il est rentré en Syrie après l'invasion américaine de l'Irak en 2003 qui avait chassé du pouvoir le président irakien Saddam Hussein. (MUA)

Dan O'BANNON - 17-12-2009

Le scénariste d'"Alien" et de "Total Recall", Dan O'Bannon, est décédé jeudi en Californie. Il avait 63 ans.

Son épouse, Diane, a déclaré au "Los Angeles Times" que son mari était mort à l'hôpital St John de Santa Monica, en Californie, au terme d'un combat de 30 ans contre la maladie de Crohn.

Ce scénariste américain avait commencé sa carrière en 1974 avec le film de science-fiction film "Dark Star", dont il avait co-écrit le scénario avec le réalisateur John Carpenter. AP

Albert RAFOLS CASAMADA - 16-12-2009

Albert RAFOLS CASAMADA - crédit photo Getty Images ©PARIS (AFP) - Albert Ràfols-Casamada, peintre et poète catalan, est décédé mercredi à Barcelone à l'âge de 86 ans, a indiqué vendredi à l'AFP Jean-Pascal Léger, introducteur de son oeuvre en France."Je voudrais que dans ma peinture, on respire la couleur comme je respire la couleur en regardant la mer", disait l'artiste né à Barcelone le 2 février 1923. 

Après avoir étudié l'architecture, Ràfols commence à peindre dès 1945. Il réside à Paris entre 1950 et 1954 grâce à une bourse du gouvernement français puis revient dans son pays. 

En 1967, il est l'un des fondateurs de l'école Eina, école de beaux-arts, d'architecture et de design à Barcelone qui fut un foyer de résistance au franquisme. 

Tout au long de sa vie, Ràfols-Casamada a écrit des poèmes en langue catalane. 

"Les maîtres-mots pour désigner la peinture de Ràfols sont la couleur, l'architecture, l'espace", souligne M. Léger, qui a été le commissaire de nombreuses expositions de l'artiste en France. 

"La couleur est le point de départ de ses tableaux", ajoute M. Léger. "La terre de Ràfols est la Catalogne, la lumière de sa peinture est la Méditerranée, terre et mer", ajoute-t-il. L'artiste se plaisait à séjourner à Cadaquès. 

Après le bleu des années 80, l'ocre et le feu deviennent souvent la dominante de ses toiles des années 90. 

Dans ses oeuvres les plus récentes, le dépouillement extrême de ses toiles va de pair avec une présence encore plus sensible de l'air, du blanc qui anime toute la surface, poursuit M. Léger, qui a exposé le peintre dans sa galerie Clivages entre 1982 et 1998. 

La galerie Joan Prats de Barcelone présente la peinture de l'artiste depuis 1978. 

Plusieurs rétrospectives de son oeuvre ont été organisées par les musées espagnols.

17/12/2009

Jacques KOTHER - 14-12-2009

Jacques Kother avait 72 ans. Il dirigeait avec sa femme, la journaliste Danielle Dechamps, le “Guide des connaisseurs” dont la rédaction était installée à Rhode-Saint-Genèse. Journaliste radio, d’abord à la RTBF où il anima longtemps l’émission de débats en direct, “Décrochez la Une”, il avait, à l’heure de la retraite, rejoint l’équipe de Bel-RTL où sa chronique sur les bonnes tables faisait autorité. Et pour cause, sous sa langue, toute adresse était passée au moulinet, en fin connaisseur, en amoureux de la bonne chère, parfois élitiste, mais toujours avisé. Rien dans la cuisine ne lui échappait à commencer par le talent du cuisinier. Grand seigneur et doté d’une belle voix, ses contributions étaient remarquées.

Jacques Kother laisse deux grands enfants, Mikaël (33 ans) et Candice (30 ans) qui suit ses traces dans la gastronomie. Il sera incinéré lundi prochain à 14h45 au crématorium d’Uccle, rue du Silence.

Dominique ZARDI - 13-12-2009

AFP -Dominique Zardi, mort dimanche d'un cancer à 79 ans, a promené son crâne chauve et sa gueule de truand dans des centaines de films, à tel point que cet acteur abonné aux rôles de troisième couteau était devenu l'une des figures les plus familières du cinéma populaire français.

Son nom n'était pas connu du grand public, à la différence de son visage, croisé chez Pierre Granier-Deferre et surtout dans la plupart des films de Jean-Pierre Mocky et Claude Chabrol dans les années 60 à 80. Sa filmographie est vertigineuse mais difficile à dénombrer: le "Dictionnaire du cinéma populaire français" l'estimait en 2004 à 200 longs métrages "sans compter les prestations à la télévision". L'éditeur de cet acteur-auteur, Jean Robin, évoque plus de 600 rôles au cinéma...

Ses multiples apparitions, parfois muettes et le temps d'une seule scène, lui auront fait croiser la route de Louis de Funès, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Jean Gabin, Brigitte Bardot...

Dominique Zardi était né le 2 mars 1930 dans le quartier populaire parisien de Belleville, dont il avait gardé une certaine gouaille.

Physique trapu, regard perçant, il a exercé divers métiers. Il a fait à la fin des années 1940 ses débuts au cinéma, où sa trogne faisait merveille dans des rôles de sbire ou de type louche.

A l'écran, il formera un duo récurrent avec Henri Attal: les deux compères jouent des gardes dans "Fantômas" d'André Hunebelle, de faux aveugles dans "Une femme est une femme" de Jean-Luc Godard, des violeurs dans "Le Scandale" de Claude Chabrol, des pique-assiettes homosexuels dans "Les Biches" du même cinéaste...

Chabrol d'ailleurs, pour lequel Zardi a même écrit quelques chansons et musiques, est le réalisateur qui lui aura offert les emplois les plus variés. L'acteur se mue en chef d'orchestre... chevelu dans "Les bonnes femmes", en évêque dans "Docteur Popaul", etc.

Jean-Pierre Mocky l'utilisera plus encore, faisant de lui un ancien para ("L'Ibis rouge"), un agent secret ("Une nuit à l'assemblée nationale") ou encore le chef des fous de "Litan".

Plus récemment (1991), Caro et Jeunet lui avaient confié un rôle du chauffeur de taxi dans "Delicatessen".

Dominique Zardi était l'auteur d'ouvrages par dizaines, dont "Le monde des truands" (Tatamis), dans lequel il racontait ses rencontres avec divers gangsters dont Jacques Mesrine.

Il était très connu dans les milieux de la boxe, écrivant dans une revue ("Euro Boxe Show") qu'il avait créée. Il a d'ailleurs consacré un livre à ce sport, "Les immortels de la boxe", préfacé par l'ancien boxeur Jean-Claude Bouttier.

Les obsèques de l'acteur, qui avait pour nièce l'actrice et réalisatrice Agnès Jaoui, doivent avoir lieu vendredi à 11h15 au cimetière du Père-Lachaise. (source Le Matin)

Egor GAIDAR - 16-12-2009

MOSCOU (AFP) - L'ex-Premier ministre russe libéral Egor Gaïdar, père de la "thérapie de choc" qui a converti la Russie post-soviétique à l'économie de marché dans la douleur, le rendant très impopulaire, est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à l'âge de 53 ans.Il est mort de complications liées à la formation d'un caillot de sang, "alors qu'il travaillait à l'écriture d'un livre" dans sa résidence d'Odintsovo dans la banlieue ouest de Moscou, a déclaré son porte-parole Valeri Natarov à l'AFP. Il est décédé. 

Jeune et brillant économiste, Egor Gaïdar, qui était également le petit-fils du célèbre écrivain soviétique pour enfants Arkadi Gaïdar, fut propulsé sur le devant de la scène par la chute de l'Union soviétique en 1991. 

Il initia alors, sous la présidence de Boris Eltsine, une série de réformes destinées à moderniser en accéléré l'économie russe, après 70 années de dirigisme étatique, libéralisant le commerce et privatisant nombre d'entreprises dans des conditions controversées. 

Les prix, jusqu'alors contrôlés par l'Etat, s'envolèrent, alimentant une inflation galopante et une paupérisation qui traumatisa une bonne partie de la population. 

Sa mort prématurée a ranimé le débat sur son rôle, "sauveur" du pays pour les uns, trop pressé de réformer pour les autres, dans l'histoire de la Russie post-soviétique. Le président Dmitri Medvedev a salué un homme "courageux, honnête et décidé", auteur de réformes impopulaires mais "nécessaires" qui ont "mené à la formation d'un marché libre et à la transition de notre pays vers une nouvelle voie de développement". Pour le Premier ministre Vladimir Poutine également, Egor Gaïdar a "servi sa patrie à une étape clé de son histoire, déterminante pour l'avenir du pays". 

"Il a sauvé le pays de la famine, de la guerre civile et de l'éclatement", estime Anatoli Tchoubaïs, artisan des privatisations et ex-patron du monopole de l'électricité, qui a travaillé au côté d'Egor Gaïdar. 

Pour l'économiste réformateur Grigori Iavlinski, il a "assumé la responsabilité pour l'avenir du pays, à un moment où presque personne ne savait que faire et comment". 

Mais pour le dernier dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev, les idées de son ex-conseiller économique, fondateur d'"une nouvelle école économique" à la fin des années 80, pendant la perestroïka, ont préparé la chute de l'URSS. 

"Gaïdar est entré dans la politique avec des espoirs, mais il voulait faire tout d'un seul coup", a-t-il dit, cité par l'agence Itar-Tass. 

Entouré d'une équipe de jeunes loups - le gouvernement "en culottes courtes" comme on les surnommait alors - Egor Gaïdar exerca les fonctions de Premier ministre de juin à décembre 1992, sans l'aval du Parlement, dominé par les conservateurs, qui refusèrent d'entériner sa nomination.

Il resta ensuite au gouvernement encore un an, comme premier vice-Premier ministre et ministre de l'Economie, avant d'en démissionner en janvier 1994 pour se lancer dans une carrière politique à la tête du parti ultra-libéral Choix démocratique de Russie.

En 1994, il condamna l'intervention militaire russe en Tchétchénie, décidée par Boris Eltsine. Poursuivi par sa réputation de réformateur de choc, il ne réussit pas à s'imposer et disparut de la scène politique avec l'arrivée de Vladimir Poutine au Kremlin en 2000. Il se consacrait depuis à son institut sur les réformes économiques et donnait des conférences à travers le monde. En décembre 2006, victime d'un mal mystérieux lors d'un voyage en Irlande, au lendemain du décès à Londres de l'ex-agent russe Alexandre Litvinenko, assassiné à l'aide d'une substance radioactive, il affirma avoir été lui aussi empoisonné mais exclut toute "complicité de la direction russe".

Roy DISNEY - 16-12-2009

Son père avait fondé avec son oncle Walt Disney, l'empire que l'on connaît. Roy Disney est décédé des suites d'un cancer de l'estomac, à l'unité spécialisée du Hoag Memorial Hospital de Newport Beach, le 16 décembre, à l'âge de 79 ans. Entré dans la société en 1953 comme monteur-assistant, après le décès de son oncle en 1966, Roy Disney était devenu l'autorité morale incontestable de la compagnie. Il fut à l'origine de nombreux projets animés comme La Petite Sirène qui lui a apporté la consécration, Le Roi Lion, La Belle et la Bête, Aladdin... qui assura le renaissance du royaume Disney. Protecteur de l'héritage de sa famille et passionné d'animation, c'est lui qui avait réglé le conflit opposant les deux co-dirigeants au début des années 2000 et qui avait failli mettre à mal l'entreprise. Toutefois, il a démissionné en 2003 en raison de ses désaccords avec Michael Eisner, le directeur exécutif.

Après son départ, il est parti créer sa propre société : Shamrock Holdings, qui a découvert et conseillé à ses débuts le studio d'animation Pixar (Toy Story 1, 2 et bientôt 3, Là-haut). Dernier membre de la famille Disney à travailler dans le groupe, il était aussi connu pour avoir favorisé le limogeage Michael Eisner en 2005 d'après L'Express. Roy Disney était marié et père de quatre enfants.

Paul SAMUELSON - 13-12-2009

L'économiste américain Paul Samuelson, prix Nobel d'économie en 1970, est décédé dimanche à l'âge de 94 ans à son domicile de Belmont (est des Etats-Unis), a annoncé l'Institut de technologie du Massachusetts (MIT) où il a longtemps enseigné.

Considéré comme un des économistes les plus importants du XXe siècle, Paul Samuelson fut conseiller des présidents John Kennedy et Lyndon Johnson. Il est l'auteur d'ouvrages qui ont marqué l'économie moderne, comme les "Fondements de l'analyse économique".

Lors d'une conférence en 1974, il employa pour la première fois le terme de "stagflation" -contraction des mots stagnation (de la croissance) et inflation- pour décrire la situation aux Etats-Unis. AP

13/12/2009

Gene BARRY - 09-12-2009

Gene BARRYHéros de La Guerre des Mondes version 1953, Gene Barry est mort mercredi dernier à son domicile de Los Angeles. Il avait 90 ans. 

S’il présente d’autres films à son tableau de chasse (dont deux Samuel Fuller, China Gate et Quarante tueurs), Gene Barry fait surtout carrière à la télévision. Il incarne ainsi le shérif et joueur de poker « Bat Masterson », le capitaine de police de « L’homme à la Rolls» , « L’Aventurier » et le patron de presse de « Les règles du jeu ». Outre ses rôles principaux, il apparaît, entre autres, comme guest-star dans « Alfred Hitchcock présente », « Drôles de dames », « Arabesque », « La Grande caravane », « La Croisière s’amuse », « L’île fantastique » 

Formé au théâtre, Gene Barry revient régulièrement sur les planches tout au long de sa longue carrière. Outre plusieurs comédies musicales, il compte parmi les interprètes de l’adaptation américaine de La Cage aux folles de 1984, pièce dans laquelle il incarne George, le patron gay d’une boîte de nuit.

Il fait en 2005 sa dernière apparition à l’écran dans La Guerre des Mondes de Steven Spielberg, jouant le grand-père des dernières scènes. Une participation sous forme de clin d’œil. (source Tout le Cine)