29/08/2009

Abdel Aziz AL-HAKIM - 26-08-2009

photo © AFPTEHERAN (AFP) - Des centaines d'Iraniens étaient rassemblés jeudi matin devant l'ambassade d'Irak à Téhéran pour rendre un dernier hommage au responsable chiite irakien Abdel Aziz al-Hakim, décédé la veille des suites d'un cancer, a constaté un correspondant de l'AFP."Il symbolisait toute la souffrance de la lutte contre la tyrannie", a déclaré le guide suprême de la République islamique Ali Khamenei, selon un message lu au cours de la cérémonie. 

"Les efforts et l'implication de ce membre du clergé, travailleur, sont uniques et inoubliables aussi bien en Irak qu'en Iran. Je présente mes condoléances au gouvernement irakien, à la famille du défunt et tout particulièrement à Ammar al-Hakim", a-t-il indiqué, en référence au fils aîné d'Abdel Aziz al-Hakim.

Une procession funéraire devait suivre, avant que la dépouille du chef du Conseil suprême islamique d'Irak (CSII) ne rejoigne la ville sainte de Qom puis celle, irakienne, de Najaf, où Abdel Aziz al-Hakim doit être enterré.

M. Hakim est décédé mercredi à Téhéran à l'âge de 60 ans. Fumeur invétéré, il se trouvait depuis quatre mois en Iran pour traiter un cancer du poumon. D'importants responsables politiques dont le président du Parlement iranien Ali Larijani et le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki assistaient également à la cérémonie de deuil jeudi à Téhéran, selon des correspondants de l'AFP."C'est une grande perte pour le peuple irakien", avait réagi dès mercredi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. 

Il "était un grand frère, un puissant soutien dans la lutte contre l'ancien régime et un acteur important dans le processus de construction du nouvel Irak. Sa mort, dans la situation délicate actuelle, est une grande perte pour l'Irak", avait pour sa part déclaré à Bagdad le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki. 

Abdel Aziz al-Hakim était l'une des principales figures chiites de la politique irakienne et avait réussi le tour de force d'être l'allié de l'Iran et l'ami des Etats-Unis. l est décédé deux jours après l'annonce de la formation d'une large coalition chiite pour les législatives de janvier, l'Alliance nationale irakienne (ANI), que n'a toutefois pas rejoint le parti Dawa de M. Maliki. M. Hakim, qui fut le rival de M. Maliki, laisse un parti affaibli et plongé dans une lutte interne pour sa succession. 

Depuis les législatives de 2005, le CSII a perdu du terrain face à la formation de Nouri al-Maliki, grand vainqueur des provinciales de janvier.

Sergueï MIKHALKOV - 27-08-2009

Le poète russe Sergueï Mikhalkov, décédé hier à l'âge de 96 ans, a laissé sa marque dans l'histoire de son pays en écrivant, sous Staline, les paroles de l'hymne de l'URSS, puis de la Russie, tout en rédigeant des livres adorés par des générations d'enfants.

Mikhalkov a écrit ainsi les paroles entonnées par les Soviétiques en 1943, puis l'hymne déstalinisé, après la mort de Staline et la condamnation du culte de sa personnalité en 1956, avant de rédiger l'hymne à la gloire de la Russie indépendante. Et toujours sur la même musique !

Admirateur du « petit père des peuples », Sergueï Mikhalkov se montre tout aussi loyal envers la politique du président russe Dmitri Medvedev et du Premier ministre Vladimir Poutine.

Père des cinéastes Nikita Mikhalkov et Andreï Kontchalovski, né en 1913 dans une famille d'aristocrates, Sergueï Mikhalkov a longtemps caché ses origines en travaillant comme ouvrier, avant de commencer à écrire. «  Celui qui écrit pour les enfants doit toujours rester le même que ceux pour qui il écrit. Savoir revenir dans son enfance (...), c'est un grand bonheur », confiait Mikhalkov dans une interview en 2008, peu avant son 95e anniversaire.

Mikhalkov a été marié 53 ans durant à une critique d'art et écrivain, jusqu'à la mort de cette dernière. En 1997, à 84 ans, il a épousé une physicienne alors âgée de 37 ans.

(source © La Voix du Nord - photo DR )

Adam GOLDSTEIN - DJ AM - 28-08-2009

DJ AM, Adam Goldstein de son vrai nom, a été retrouvé mort vendredi à son appartement de New York. Il avait 36 ans. Selon TMZ, des flacons de médicaments sous ordonnance ont été retrouvés près de la dépouille en après-midi.

Rappelons que, l'année dernière, DJ AM avait survécu à un écrasement d'avion avec Travis Barker de Blink-182. Les deux avaient été gravement brûlés lors de l'accident.

'New York, New York. Grande ville de rêves mais tout à New York n'est pas toujours conforme aux apparences', a écrit le DJ sur sa page Twitter jeudi.

Goldstein devait se produire dans un club de Las Vegas ce vendredi. La semaine dernière, il jouait à la boîte Rain. Une source a dit à People qu'il ne buvait pas d'alcool lors de cette prestation, que de l'eau et du Red Bull. Il avait déjà surmonté une dépendance à la drogue.

La cause du décès n'est pas encore connue pour le moment.

(sources : People, TMZ, Usmagazine.com)

Toni SAILER - 25-08-2009

Grande figure du ski alpin et triple champion olympique aux Jeux de Cortina d'Ampezzo (Italie) en 1956, Toni Sailer est mort mardi 25 août, à Innsbruck (Autriche), des suites d'une longue maladie. Il était âgé de 73 ans. Maître incontesté des pistes de 1955 à 1958, le skieur tyrolien aura imposé son style percutant au cours d'une carrière météorique.

Né le 17 novembre 1935 à Kitzbühel (Autriche), il découvre très tôt les sensations de la glisse. Ses idoles dévalent alors les pentes enneigées de sa ville natale. Il chausse ses premières lames à l'âge de 2 ans. Peu besogneux, il tire de sa pratique instinctive un talent manifeste. En 1955, l'année consacrant la fin de l'occupation alliée en Autriche, le jeune homme intègre l'équipe autrichienne de ski, la "Wunderteam". Sa victoire dans la vertigineuse descente du Lauberhorn, en Suisse, renforce l'emprise du Tyrolien sur ses coéquipiers. Doté d'une personnalité charmeuse, "le beau Toni" impressionne par sa gestuelle alerte et son insouciance.

En 1956, quatre jours vont suffire à asseoir sa légende. Du 29 janvier au 3 février, lors des JO de 1956, l'Autrichien arrache trois médailles d'or de ski alpin (dans les épreuves de slalom géant, de slalom et de descente). Par ce triplé mémorable, Toni Sailer ouvre une brèche dans l'histoire du ski moderne. Seul le Français Jean-Claude Killy parviendra à égaler cet exploit, douze ans plus tard, aux Jeux de Grenoble (1968).

Sur la piste piégeuse d'Illio-Colli, en slalom géant, le natif de Kitzbühel terrasse son compatriote et rival, Anderl Molterer, avec plus de six secondes d'avance. La scène se répète avec éclat lors de l'épreuve suivante, le slalom. Une fois encore, le skieur de 20 ans surclasse ses adversaires par sa maîtrise. Avec Toni Sailer, la discipline acquiert une dimension nouvelle : il est le premier skieur à imposer de tels écarts de temps dans les épreuves alpines. L'Autrichien fascine aussi ses contemporains par son sang-froid. Lors de l'épreuve de descente, il réalise au départ de la course qu'une attache de son ski a rompu. Au culot, le skieur s'élance et remporte son troisième trophée olympique.

Au-delà de la stricte performance sportive, Toni Sailer a marqué les esprits par le style novateur dont il fait preuve en 1956. Optant pour une technique dynamique, jouant du relief pour "décoller" de la piste, le Tyrolien fait corps avec la neige accidentée. Sa méthode de "flexion-extension" deviendra un mythe.

"L'ECLAIR NOIR DE KITZ"

Les Jeux d'hiver hissent Toni Sailer au rang d'idole de la jeunesse autrichienne. En plein état de grâce, le sportif attire les caméras de cinéma. Il entame alors, parallèlement au ski, une carrière d'acteur. Les projections de ses comédies musicales seront très prisées à Vienne.

Lors des championnats du monde de 1958, Raymond Marcillac, l'envoyé spécial du Monde, écrit à son propos : "Il est au ski ce que Ray Robinson est la boxe, ce que Jesse Owens fut à l'athlétisme, et nul ne conteste sa personnalité et la séduction qu'il dégage." Mais la renommée extra-sportive est grisante. "L'Eclair noir de Kitz" ne parvient pas à rééditer le grand chelem de 1956 (il récolte en 1958 l'or en descente et en slalom géant, mais l'argent seulement en slalom). L'année suivante, il est disqualifié pour avoir tenu le rôle d'un skieur dans un des 22 films de sa carrière d'acteur. Irrité, l'Autrichien met un terme à sa carrière sportive.

Il n'a que 24 ans et entame une carrière musicale... plus modeste. En 1972, il retrouve la neige comme éphémère directeur technique de la Fédération autrichienne de ski. Durant vingt ans, il dirigera la course de Kitzbühel, son berceau familial. Légende dans son pays, il est consacré en 1999 par ses pairs "meilleur sportif autrichien du siècle". Dans les vallées du Tyrol, sa technique imprègne encore les écoles de ski. (© source Le Monde - photo Keystone)

Edward "Ted" KENNEDY - 25-08-2009

WASHINGTON (AFP) - La mort mardi du sénateur démocrate américain Edward "Ted" Kennedy, dernier patriarche du clan Kennedy et "lion" de la gauche américaine, a provoqué une avalanche d'hommages aux Etats-Unis et dans le monde entier. "Edward M. Kennedy -- le mari, le père, le grand-père, le frère et l'oncle que nous aimions tant -- est mort tard mardi soir chez lui à Hyannis Port", son fief du Massachusetts (nord-est), a annoncé la famille Kennedy. 

"Ted" Kennedy, était le benjamin des neuf enfants du banquier américain Joe Kennedy et de Rose Fitzgerald, un "clan" fortuné catholique et démocrate d'origine irlandaise dont les deux membres les plus éminents, le président "JFK" et son frère Bob, ont été assassinés dans les années 1960. Seule leur soeur Jean, 81 ans, est encore en vie. 

Ted Kennedy rejoindra ses deux frères au cimetière militaire d'Arlington, près de Washington, où la tombe du président assassiné est surmontée d'une flamme qui brûle en permanence, a indiqué la famille.

 La dépouille du sénateur sera transportée jeudi de sa maison à Hyannis Port à la bibliothèque John F. Kennedy de Boston où se déroulera une cérémonie privée vendredi, précédée de l'exposition publique de sa dépouille.

 Les funérailles du sénateur auront lieu samedi matin dans l'immense basilique Notre-Dame du secours perpétuel à Boston. Sa dépouille rejoindra ensuite le cimetière d'Arlington.

 Un responsable du parti démocrate proche de la famille a annoncé que le président Barack Obama prononcerait une oraison funèbre lors des funérailles à Boston.

 M. Obama, visiblement ému, a rendu hommage à "une figure unique dans l'histoire américaine", lors d'une déclaration depuis son lieu de vacances, à Martha's Vineyard, tout près de la maison familiale des Kennedy. "Pour sa famille, il était un gardien, pour l'Amérique, le défenseur d'un rêve".

Barack Obama a demandé que les drapeaux américains soient mis en berne à la Maison Blanche et sur tous les bâtiments du gouvernement fédéral.

 Surnommé le "lion du Sénat", icône de la gauche américaine, Ted Kennedy avait fait de la santé et de l'éducation ses deux grands chevaux de bataille et présidait la commission de la Santé au Sénat. Son décès intervient en pleine bataille pour réformer le système de l'assurance maladie.

 Son "rêve" d'un "système de santé de qualité pour tous les Américains s'accomplira cette année", a affirmé la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

 Né le 22 février 1932 à Boston, il a représenté le Massachusetts au Sénat sans interruption depuis son élection en 1962, dans les rangs démocrates, au siège laissé vacant par son frère John Fitzgerald Kennedy, devenu président avant d'être assassiné en 1963.

 Juriste, diplômé de l'Université de Harvard, Ted Kennedy était resté dans l'ombre politique de ses frères aînés jusqu'à l'assassinat de Robert, en juin 1968, durant la campagne présidentielle, pour devenir ensuite peu à peu un porte-drapeau de la gauche américaine.

 Connu pour son tempérament de bon vivant, il personnifiait aussi l'opulence et l'élitisme. Au point, selon ses détracteurs, que les scandales de sa vie privée lui auront coûté l'accession aux plus hautes fonctions. Il n'a ainsi jamais obtenu l'investiture de son parti pour l'élection présidentielle.

 L'ancien président américain Jimmy Carter (1977-81), qui fut son adversaire lors de la primaire démocrate de 1980, a salué "une vie entièrement dévouée (...) aux pauvres".

 Mais Ted Kennedy a aussi souffert des nombreuses tragédies qui ont frappé le "clan". A la fin de sa vie, il s'était attiré l'admiration de tous dans le combat sans trêve qu'il a mené contre le cancer qui l'a finalement emporté.

 Il y a deux semaines seulement, le 11 août, la soeur de Ted, Eunice Kennedy Shriver, était décédée à 88 ans. Le sénateur, qui avait été opéré en juin pour une tumeur au cerveau diagnostiquée en 2008, n'avait pu assister aux funérailles.

 A l'étranger, le Premier ministre britannique Gordon Brown a notamment estimé qu'il serait regretté sur "chaque continent", tandis qu'à Rome, le journal du Vatican a déploré "ses prises de position en faveur de l'avortement".

23/08/2009

Don HEWITT - 19-08-2009

AFP - L'Américain Don Hewitt, considéré comme un des pères du grand reportage télévisé et créateur de l'émission "60 minutes" sur CBS, est mort mercredi à 86 ans, a annoncé la chaîne.
  
Hewitt, à qui un cancer avait été diagnostiqué cette année, avait commencé à travailler pour la chaîne CBS en 1948, où il produisit le premier journal télévisé américain, présenté par Douglas Edwards.
  
Le JT présenté pendant des décennies par le journaliste vedette Walter Cronkie, également décédé récemment, était également produit par Don Hewitt.
  
En 1960, on lui doit le premier débat présidentiel de l'histoire de la télévision, entre les candidats démocrate John F. Kennedy et républicain Richard Nixon.
  
Hewitt créa "60 minutes" en 1968, un programme populaire de télévision d'enquête et de grand reportage diffusé le dimanche soir et dont il fut le directeur exécutif jusqu'en 2004.

Roger MOLLIEN - 16-08-2009

Le comédien Roger Mollien, pensionnaire de la Comédie-Française, est décédé le 16 août à l'âge de 78 ans, a annoncé samedi le théâtre public dans un avis de décès paru dans la presse.

Né en juin 1931 à Paris, il avait été élève de Louis Jouvet au Conservatoire national d'art dramatique.

Il avait débuté comme comédien en 1950 au Théâtre National Populaire (TNP) de Jean Vilar. De 1960 à 1976, il avait réalisé de nombreuses mises en scène, notamment au TNP et au Théâtre du Vieux-Colombier.

Il était entré à la Comédie-Française en septembre 1997. Il y avait interprété de nombreux second rôles, notamment dans "Platonov" de Tchekhov, "La Mégère apprivoisée" de William Shakespeare. Il a également joué dans "Figaro divorce" d'Odon von Horvath, monté par Jacques Lassalle en 2008.

Au cinéma, il a joué notamment dans "Regarde les hommes tomber" de Jacques Audiard (1994).

Le comédien sera incinéré au Père-Lachaise à Paris et ses cendres seront ultérieurement dispersées dans le Jardin des souvenirs de Montfavet, près d'Avignon, conformément à ses souhaits.

Adrien ZELLER - 22-08-2009

Président de la Région Alsace depuis 1996 et Européen convaincu, l'UMP Adrien Zeller est mort samedi 22 août dans l'après-midi à l'âge de 69 ans, des suites d'un "accident cardiaque", cinq semaines après un premier infarctus.
"Adrien Zeller, dont la récupération après son infarctus survenu le 14 juillet dernier se déroulait dans les meilleures conditions, a présenté un nouvel accident cardiaque dont il est décédé brutalement ce samedi après-midi, en dépit des traitements immédiatement mis en route", selon un communiqué diffusé par la collectivité.
A l'annonce de sa mort, les hommages ont afflué. Le président Nicolas Sarkozy a salué "la mémoire d'un serviteur inlassable et rigoureux de la chose publique". Le Premier ministre François Fillon a rendu hommage à "cet Alsacien passionné" et à son "engagement politique, généreux et désintéressé de chaque instant".
"Je suis très triste et très touché par le décès brutal d'Adrien Zeller. C'était non seulement un collègue mais aussi, au-delà du clivage politique, un ami", a dit Alain Rousset, président (PS) de la région Aquitaine et de l'Association des régions de France (ARF).

Amitié franco-allemande


"Humaniste rhénan" et "président infatigable" pour le secrétaire d'Etat à la Justice et maire de Mulhouse Jean-Marie Bockel, Adrien Zeller a "oeuvré à renforcer l'amitié franco-allemande et brillé par son engagement européen", selon la secrétaire d'Etat chargée de la Famille et de la Solidarité et conseiller régional UMP de Meurthe-et-Moselle Nadine Morano.
La présidente PS de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal et son homologue francilien Jean-Paul Huchon ont aussi rendu hommage à l'élu alsacien.
Adrien Zeller était hospitalisé à Haguenau (Bas-Rhin) depuis un premier malaise cardiaque survenu le 14 juillet, après une réunion franco-allemande en Forêt-Noire.
Mercredi, la Région avait indiqué qu'il se remettait "progressivement et dans les meilleures conditions" de son incident cardiaque. Son décès "est tout à fait inattendu et contraire à l'évolution de son état", a expliqué à l'AFP Bernard Stoessel, premier vice-président du conseil régional qui assurait l'intérim de Adrien Zeller.
Selon lui, Adrien Zeller avait été placé sous sédatifs et intubé après son malaise. Il avait subi ensuite quelques complications respiratoires et infectieuses qui avaient prolongé son séjour à l'hôpital.
Adrien Zeller était président de la Région Alsace sans interruption depuis 1996. Avec le président de la Région Corse, il avait été aux élections régionales de 2004 le seul président de droite à résister à la "vague rose".

Européen convaincu


Ancien secrétaire d'Etat chargé de la Sécurité sociale dans le gouvernement de cohabitation de Jacques Chirac (1986-1988), Adrien Zeller était un Européen convaincu et un chantre de la décentralisation. Ancien membre du Centre des démocrates sociaux et de l'UDF, il avait rejoint l'UMP en 2002.
Né le 2 avril 1940 à Saverne (Bas-Rhin), cet économiste et ingénieur agronome, ancien député européen, a été administrateur principal de la Communauté économique européenne à Bruxelles de 1967 à 1973.
En 1985, il avait déposé une proposition de loi pour instaurer un "revenu minimum d'existence", un RMI avant l'heure qu'il a mis en pratique à Saverne.
Dans un délai d'un mois, un vote interne au conseil régional doit désigner son successeur, a-t-on appris auprès de la collectivité. Dans l'intervalle, Bernard Stoessel continuera d'en assurer la présidence, a-t-on précisé.

(Nouvelobs.com avec AFP)

Lode VAN HOUTRIVE - 22-08-2009

Lode Van Outrive, ancien homme politique et professeur émérite à la faculté de droit (criminologie) de la KUL est décédé ce samedi chez lui à Herent, a annoncé la VRT dans son journal. M. Van Outrive avait 77 ans et est décédé d’une longue maladie.

Lode Van Outrive est né le 18 janvier 1932 à Anvers et était docteur en sciences sociales et politiques de même que docteur en droit. Il était actif au sein de la section criminologie de la faculté de droit de la KUL.

Il a par ailleurs été président de la Ligue des droits de l’Homme durant sa carrière. De 1989 à 1994, il a été député SP au Parlement européen A la fin de sa carrière, il a créé avec Jef Sleckx et Georges Debunne le Comité pour une autre politique (CAP) qui s’est présenté aux élections de 2007.

Il était toujours membre de CAP mais sa santé précaire l’empêchait d’y être actif. (source Le Soir.be)

Thierry JONQUET - 09-08-2009

PARIS (AFP) - L'écrivain Thierry Jonquet, auteur d'une vingtaine de romans, notamment pour la Série noire, et de nombreuses nouvelles est mort dimanche à l'hôpital de La Salpêtrière à Paris à l'âge de 55 ans, a-t-on appris lundi auprès des éditions du Seuil.Né en 1954 à Paris, Thierry Jonquet avait publié son premier roman, "Mémoire en cage", en 1982 dans la collection "Sanguine" chez Albin Michel.

 Engagé politiquement à Lutte ouvrière puis à la Ligue communiste révolutionnaire, il travaille d'abord en milieu hospitalier, notamment en gériatrie et dans un établissement psychiatrique. Il y est confronté à la mort et à la folie, qui deviendront les thèmes récurrents de ses romans. 

Avec "Mygale" (1984), Thierry Jonquet rejoint la Série noire chez Gallimard, dont il devient rapidement l'un des auteurs phares. Il est alors l'une des figures du nouveau polar français, avec des romans très noirs, ancrés dans le réel, où se mêlent satire politique et critique sociale. Jonquet publie alors occasionnellement sous le pseudonyme de Ramon Mercader (l'assassin de Trotski). 

"J'écris des romans noirs. Des intrigues où la haine, le désespoir se taillent la part du lion et n'en finissent plus de broyer de pauvres personnages auxquels je n'accorde aucune chance de salut", écrivait-il en 1998 dans "Rouge c'est la vie", récit de son engagement militant. 

Il est notamment l'auteur de "La Bête et la belle", paru en 1985 sous le numéro 2000 de la Série noire, de "La vie de ma mère" (1994), dans lequel il évoque le parcours d'un élève en difficulté, des "Orpailleurs" (1993), de "Moloch" (1998) ou de "Jours tranquilles à Belleville" (2004). 

Thierry Jonquet avait peu à peu brisé les codes du "roman noir" traditionnel pour décrire la détresse sociale, comme dans "Ad vitam aeternam" (2002) ou "Mon vieux" (2004), destins croisés d'un écrivain et d'un SDF poussés au crime. 

Il est également l'auteur d'une dizaine de romans pour la jeunesse, publiés notamment dans des collections polars pour enfants, avec la série des "Lapoigne" (Nathan) ou "Les fantômes de Belleville". 

Son dernier livre, "Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte", paru au Seuil en 2006, lui avait valu la médaille d'honneur de la Licra. 

Le roman policier "perd l'un des ses auteurs les plus brillants, mais aussi les plus sombres", a déclaré le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. 

Thierry Jonquet était un "homme engagé, qui défendait avec beaucoup de conviction, de ferveur, les idées qui lui étaient chères. Cet engagement n'aura pas nui à l'écrivain. Plume en main, le militant était d'abord romancier", a dit le ministre dans un communiqué.

22/08/2009

Gérard ROUCARIES - 19-08-2009


L'Equipe.fr
L'ancien deuxième ligne international de l'USAP (une sélection en 1956, contre l'Ecosse à Edimbourg), Gérard Roucariès, est décédé mercredi matin dans son village natal -il y avait vu le jour le 13 août 1932-, à Rivesaltes.

Agé de 77 ans, celui qui fut champion de France avec Perpignan en 1955, était affaibli depuis plusieurs mois par la maladie qui l'empêcha de suivre l'équipe de Perpignan en finale, le 6 juin dernier au Stade de France, pour ce titre que ceux de 1955, dont il était l'un des fers de lance, attendaient depuis 54 ans. A l'USAP, il formait un attelage incomparable en deuxième ligne avec son capitaine, André Sanac. «Il était comme un grand frère», disait souvent Roucariès. Joueur volontaire, toujours prêt pour aller au combat, il avait fait l'essentiel de sa carrière sous le maillot sang et or de l'USAP entre 1951 et 1962, faisant juste une infidélité d'une saison aux Perpignanais, lorsqu'il fut recruté par le Stade Toulousain en juniors. Les obsèques de Gérard Roucariès auront lieu vendredi, à 14 heures, à Rivesaltes. G.N.

Robert NOVAK - 18-08-2009


Reuters
Robert Novak, éditorialiste américain qui a provoqué le scandale Valerie Plame il y a cinq ans en dévoilant le nom de cet agent du FBI, est décédé mardi à l'âge de 78 ans

Après 45 ans d'activité, le journaliste conservateur, surnommé "le prince des ténèbres", avait cessé d'écrire en juillet 2008, lorsque sa tumeur au cerveau a été diagnostiquée.

Dans son éditorial le plus célèbre, publié en juillet 2003, il divulguait le nom de Valerie Plame, épouse de Joseph Wilson, ex-ambassadeur des Etats-Unis qui avait dénoncé le recours à la force en Irak.

L'enquête sur cette fuite, considérée comme une mesure de représailles envers le diplomate, à donné lieu à la condamnation pour parjure et obstruction à la justice de Lewis "Scooter" Libby, proche conseiller de Dick Cheney, alors vice-président.

Tabassum Zakaria, version française Jean-Philippe Lefief

Kim DAE JUNG - 18-08-2009


Reuters
Jon Herskovitz et Christine Kim

L'ancien président sud-coréen Kim Dae-Jung, lauréat du prix Nobel de la paix et artisan d'une détente avec la Corée du Nord, est mort mardi des suites d'une crise cardiaque à l'âge de 85 ans, apprend-on de source médicale.

Kim avait reçu le prix Nobel de la paix en 2000 pour avoir favorisé le premier sommet entre dirigeants des deux Corées, lors duquel il avait rencontré à Pyongyang le dirigeant Kim Jong-il.

Il était également l'une des figures majeures de la transition de la Corée du Sud d'un régime autoritaire militaire à une démocratie.

Kim avait présidé la Corée du Sud de 1998 à 2003.

Son décès a été confirmé par un responsable de l'hôpital de Séoul où l'ancien président avait été admis pour une pneumonie.

Ancien prisonnier politique, cette figure de la démocratie sud-coréenne, que ses compatriotes aimaient à appeler par ses initiales, "DJ", avait été élu à la présidence en décembre 1997. Son arrivée au pouvoir avait marqué la première alternance politique en Corée du Sud.

RAPPROCHEMENT AVEC LE NORD

Sur la scène internationale, il était surtout connu pour sa rencontre historique avec le dirigeant du Nord, Kim Jong-il, en juin 2000. Il s'agissait alors de la première rencontre au sommet entre dirigeants des deux Corées depuis la Guerre de 1950-53.

Cette rencontre couronnait la "politique du rayon de soleil" qui avait valu à Kim Dae-jung le prix Nobel de la paix en 2000. L'idée consistait à inciter le Nord à se rapprocher du Sud et à développer la coopération économique entre les deux Corées afin de réduire plus tard le coût d'une éventuelle réunification de la péninsule.

Mais dans la dernière année de son existence, Kim Dae-jung avait vu cette politique régresser: les relations entre Séoul et Pyongyang se sont tendues sous la présidence de Lee Myung-bak.

Catholique convaincu, orateur inspiré maîtrisant l'anglais, Kim Dae-jung marchait avec difficulté, héritage d'une tentative d'assassinat à laquelle il avait échappé dans les années 1970.

Sa date de naissance exacte était incertaine, mais plusieurs de ses biographes ont avancé le 6 janvier 1924. L'Académie Nobel avait retenu elle la date du 3 décembre 1925.

Sous le régime autoritaire du général Park Chung Hee, qu'il avait menacé dans les urnes en 1971, obtenant 46% des voix, il avait défié le pouvoir et la loi martiale, chez lui ou en exil, au Japon ou aux Etats-Unis.

En août 1973, des agents sud-coréens l'avaient enlevé à Tokyo dans l'espoir de l'éliminer de la scène. Mais les réactions d'indignation aux Etats-Unis et au Japon avaient conduit Séoul à le libérer de prison et à le placer en résidence surveillée.

En 1980, il avait été condamné à mort pour trahison. Sa peine avait été commuée en réclusion criminelle à perpétuité, puis à vingt ans de prison. Elle avait été levée en 1982 et il avait été autorisé à s'exiler aux Etats-Unis, dont il était rentré en 1985.

Au total, Kim avait passé six ans en prison, trois en exil et dix en résidence surveillée.

Version française Gregory Schwartz et Henri-Pierre André

Ed REIMERS - 16-08-2009

NEW YORK - Un proche de l'acteur Ed Reimers, qui a affirmé pendant une décennie aux téléspectateurs qu'ils étaient "entre bonnes mains avec Allstate", est décédé au nord-est de l'Etat de New York, dimanche. Il était âgé de 96 ans. 

Le neveu par alliance de M. Reimers, Dean Lindoerfer, a indiqué que l'acteur était mort dimanche dans la maison de sa fille, à Saratoga Springs. La cause du décès n'a pas été immédiatement identifiée. 

M. Reimers est surtout connu comme le porte-parole d'Allstate Corp. à la télévision, un rôle qu'il a incarné pendant 22 ans à partir de 1957. 

Il a également été annonceur pour des émissions de télévision, notamment pour le western "Maverick" au cours des années 1950.

 M. Reimers a par ailleurs participé à un épisode de la première série de la saga "Star Trek". 

Né à Moline, en Illinois, M. Reimers a vécu la majorité de sa vie d'adulte à Los Angeles, en Californie. Il avait déménagé à Saratoga Springs en 2007.

 Il laisse notamment dans le deuil sa fille Kathryn, deux petits-fils et une nièce.

15/08/2009

Emile PAPIERNIK - 08-08-2009

"Brillant, chaleureux, au rire tonitruant, il a été de toutes les innovations", commente auprès de l'AFP le professeur René Frydman qui a "eu la chance de travailler avec lui".

"Pour moi, il a été vraiment porteur de l'obstétrique moderne, ajoute ce spécialiste qui a présidé à la naissance d'Amandine, premier bébé né en France par fécondation in vitro (FIV) en 1982. Il a soutenu l'initiative du programme de FIV", ajoute-t-il.

"Il a été totalement visionnaire en disant qu'on pouvait mesurer le risque et l'analyser afin de le minorer, comme en matière d'accouchement prématuré", a déclaré de son côté à l'AFP Roger Bessis, l'un des spécialistes mondiaux de l'échographie prénatale.

Pour lui, "le patient n'était jamais un dossier. Il avait le désir de comprendre l'humain", souligne le Pr Bessis.

Né le 14 février 1936 à Paris, fils d'émigrés polonais dont le père, tailleur, est mort en camp de concentration à Auschwitz, Emile Papiernik-Berkhauer est nommé à 36 ans chef de service à l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart (Hauts-de-Seine), puis à celui de Port-Royal à Paris.

Contre les douleurs de l'accouchement, il développe la péridurale en France, déjà en vogue aux Etats-Unis, ainsi que l'échographie foetale. Il est l'un des premiers chefs de service à répondre à la demande d'IVG (interruption volontaire de grossesse) des femmes à peine devenue légale en France.

Il luttera inlassablement contre l'insécurité médicale des maternités, insuffisamment équipées pour les accouchements difficiles, réclamant notamment la présence d'un anesthésiste et d'un pédiatre, se souvient René Frydman en évoquant son "combat passionné pour la prévention de la prématurité et la sécurité de la naissance".

Le Pr Frydman mentionne aussi le soutien à domicile des sages-femmes pour éviter les hospitalisations, domaine où il a également été "précurseur".

Papiernik "avait compris qu'il fallait des mesures socio-politiques, au-delà de la médecine, pour lutter contre les inégalités d'accès aux soins".

"Il a essayé de comprendre et d'agir aussi bien aux Antilles qu'en Seine-Saint-Denis où il y avait un fort taux de prématurité", poursuit-il.

Conscient de l'importance des conditions de vie des femmes, il est à l'origine du congé maternité supplémentaire pour les femmes malades ou fatiguées en inspirant, en 1971, le programme de périnatalité du ministre de la Santé de l'époque, Robert Boulin.

Témoignage de sa "grande ouverture" d'esprit et de "sa volonté d'être à l'écoute de la femme entière", il a créé une unité de recherche à l'Inserm prenant en compte l'aspect psychologique de la grossesse, avec la neuropsychiatre et psychanalyste Monique Bydlowski.

La ministre de la Recherche Valérie Pécresse a rendu hommage mardi à ce "pionnier de l'obstétrique moderne française, et à ses travaux de recherche et d'enseignement qui ont radicalement transformé cette discipline".

Passionné par les Arts et collectionneur, il était en particulier amateur de peintures contemporaines.

Membre du Royal College of Obstetricians britannique et de l'académie de pédiatrie américaine, Emile Papiernik est l'auteur de plusieurs livres dont "La maternité, progrès et promesses" (Ed. Odile Jacob, 2008) ou "Le passeur de vie" (Ed. Plon, 1998).

Les PAUL - 13-08-2009

WHITE PLAINS, Etat de New York - Le guitariste de jazz Les Paul, entré dans la légende pour avoir participé à la conception de la célèbre guitare portant son nom en plus d'avoir été un pionnier de l'enregistrement multipiste, s'est éteint jeudi à l'âge de 94 ans. 

Selon les guitares Gibson, il a succombé des suites d'une pneumonie à l'hôpital de White Plains (Etat de New York), entouré de ses proches. 

De son vrai nom Lester Polfuss, le musicien et inventeur a accompagné de nombreux jazzmen, dont Nat King Cole, au cours de sa carrière et composé quelques succès comme "How High The Moon" dans les années 40 et 50 avec sa femme Mary Ford. Le couple sur scène comme à la ville, un peu dépassé par la vague rock, se séparera, avant de divorcer en 1962.

 Au fil des années, la Les Paul et ses déclinaisons (Gold Top, Custom, Junior, Sunburst) est devenue l'une des guitares les plus utilisées dans le monde du rock. En 2005, une vente aux enchères à Christie's avait vu une Les Paul de 1955 s'envoler à plus de 45 000 dollars 

Outre sa guitare, sur laquelle les plus grands jouent ou ont joué (Keith Richards, Pete Townsend, Neil Young, Jeff Beck, Jimmy Page, Slash, Eric Clapton), Les Paul est aussi crédité pour avoir été l'un des pionniers des techniques d'enregistrement multipiste, notamment en bidouillant un magnétophone Ampex, offert par Bing Crosby, sur lequel il a rajouté des têtes d'enregistrement. 

Evoquant la révolution de l'amplification électrique dans le monde du rock, Les Paul avait noté un jour: "Tout d'un coup, on s'est rendu compte que l'électricité était devenue une part très importante de la musique. Avoir cette dynamique, avoir les moyens de s'exprimer au delà des limites habituelles d'un instrument acoustique était incroyable. Aujourd'hui, personne n'imaginerait chanter sur scène sans micro et sans amplification".

13/08/2009

Eunice SHRIVER KENNEDY - 11-08-2009

BOSTON (AFP) - Une soeur de l'ancien président américain John F. Kennedy, Eunice Kennedy Shriver, qui a consacré sa vie à la cause des handicapés mentaux, est décédée mardi à l'âge de 88 ans, ont annoncé ses proches dans un communiqué."La fantastique Eunice Kennedy Shriver s'en est allée auprès du Seigneur ce matin (mardi) à 2H00 (6H00 GMT)", indique le communiqué. Elle était hospitalisée depuis dix jours dans un état critique. 

"Elle était la lumière de nos vies. Une mère, une épouse, une grand-mère et une tante qui nous a montré l'exemple et ce que signifie de mener avec passion une vie guidée par la foi au service des autres", ajoute le texte. 

Les membres de l'influent clan Kennedy-Shriver avaient fait leurs adieux à Eunice Kennedy Shriver lundi au Cape Cod Hospital (Massachusetts, nord-est), où elle était hospitalisée. 

Son gendre, le gouverneur (républicain) de Californie Arnold Schwarzenegger s'est rendu à l'hôpital lundi, accompagné de son épouse Maria Shriver, la fille de la défunte. 

Le président américain Barack Obama a, dans un communiqué, fait part de sa "tristesse" ainsi que de celle de son épouse Michelle à l'annonce du décès de cette "femme extraordinaire". "Eunice a signifié beaucoup pour énormément de personnes", écrit M. Obama.

Son frère cadet, le sénateur démocrate Edward ("Ted") Kennedy a relevé dans un hommage écrit que sa soeur "avait bien assimilé la leçon que nos père et mère nous avait apprise: on attend toujours beaucoup de ceux qui ont beaucoup reçu". 

"Je sais que nos parents, frères et soeurs qui nous ont déjà quittés sont remplis de joie à l'idée de savoir (Eunice) est désormais à leurs côtés", ajoute M. Kennedy, toujours sénateur bien que très affaibli par une tumeur au cerveau. 

Les médecins n'ont pas révélé la cause du décès de Mme Kennedy Shriver. Mais, récemment, elle avait subi une série d'attaques cardiaques. 

Bien que moins connue que ses frères John, Robert et Edward, Eunice s'était fait un nom en consacrant sa vie à la cause des handicapés mentaux, mal dont souffrait sa soeur Rose Marie, décédée en 2005. 

Eunice Kennedy Shriver avait fondé les Jeux olympiques spéciaux en 1968 qui comptent aujourd'hui à travers le monde trois millions d'athlètes handicapés mentaux. 

"Comme peu d'autres auparavant, Eunice Kennedy Shriver a changé le cours de l'Histoire. Armée de sa propre vision, elle a dépassé tous les horizons pour permettre que les personnes souffrant de handicaps mentaux aient aussi leur chance", indique un communiqué publié sur le site internet des Jeux olympiques spéciaux. 

Barack Obama a estimé que la défunte aura "montré à notre pays -- et au monde entier -- qu'aucune barrière physique ou mentale ne peut freiner la puissance de l'esprit humain". 

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a déclaré que Mme Kennedy Shriver serait "pleurée à travers le monde". "Mes pensées vont à sa famille", écrit M. Brown. 

Mais Mme Kennedy Shriver restera dans la mémoire collective américaine pour avoir été la soeur du président John F. Kennedy, assassiné en 1963, et de Robert Kennedy, ministre de la Justice dans le cabinet de son aîné, et tué en 1968. 

Des neuf frères et soeurs du clan Kennedy -- l'un des plus influents de l'histoire des Etats-Unis -- sont encore en vie sa soeur Jean (née en 1928) et Edward ("Ted"), 77 ans, le benjamin de la fratrie.

09/08/2009

Willy DE VILLE - 06-08-2009

Le chanteur et guitariste américain Willy DeVille, dandy du rock et amoureux de Piaf, s'est éteint jeudi soir à New York à l'âge de 58 ans, a-t-on appris vendredi auprès son attachée de presse, Carol Kaye. Le musicien a succombé à l'hôpital Cabrini au cancer du pancréas qui avait été diagnostiqué en juin dernier. "Le monde du rock a de nouveau perdu l'un de ses pionniers les plus influents", a-t-elle déclaré.  Avec sa crinière noire et son profil en lame de couteau, DeVille -né William Borsay le 25 août 1950 à Stamford (Connecticut)- s'était fait connaître à la fin des années 70 avec sa formation Mink DeVille, qui hanta notamment le club punk new-yorkais CBGB. Le groupe a signé plusieurs albums, dont "Cabretta" (1977) qui a vu le single "Spanish Stroll" atteindre le Top 20, et le francophile "Le chat bleu" (1980), avant de se séparer en 1985.

En solo, DeVille donnera de plus en plus libre court à son goût du R&B, de la musique cajun, du blues, du doo-wop, de la soul et du mariachi, un style qu'on retrouve sa reprise insolite du blues traditionnel "Hey Joe" (1992), popularisé avant lui par Jimi Hendrix. L'homme se battra par ailleurs toute la vie contre les démons de la drogue.

Son premier album solo, "Miracle", produit par Mark Knopfler de Dire Straits, paraît en 1987, et l'artiste s'installe l'année suivante à La Nouvelle-Orléans où il côtoie les légendes locales, dont Dr John, Allen Toussaint et Eddie Bo. Des artistes qu'on retrouvera sur l'album "Victory Mixture" (1990). L'influence néo-orléanaise se retrouvera enconre en 1996 sur "Big Easy Fantasy" et "Loup Garou".

Plus populaire en Europe qu'aux Etats-Unis, DeVille avait fait paraître sept albums dans les années 1990 et 2000, dont des concerts comme "Live" en 2001 qui a capturé des performances données au Bottom Line à New York et l'Olympia à Paris.

Voyant en lui "une sorte de héros de cape et d'épée, aux faux airs d'Errol Flynn latino", le ministre français de la Culture Frédéric Mitterrand a rendu hommage à un artiste "passé maître dans cet art délicat du métissage" qui "se plaisait à multiplier les incursions, toujours heureuses, dans les territoires musicaux les plus variés". Et de conclure: "Il aimait la France et nous l'aimions". AP

07/08/2009

John HUGHES - 06-08-2009

Le cinéaste, scénariste et producteur John Hughes est mort ce jeudi. Il est décédé d'une attaque cardiaque à New York. Il avait 59 ans. Cet homme a donné aux ados des années 80 plusieurs de leurs films favoris.

Ce matin, Hughes a ressenti un malaise alors qu'il prenait une marche. Il se trouvait à New York pour y visiter de la famille, indique TMZ.

Dans les années 80, il avait tourné des films classiques pour ados comme 'The Breakfast Club', 'Pretty in Pink', 'Sixteen Candles' et 'Ferris Bueller's Day Off'. Il avait également scénarisé les films de la série 'Home Alone'.

L'an dernier, il avait participé au scénario de 'Drillbit Taylor' sous le nom de plume d' Edmond Dantes. Il s'agit de son dernier boulot.

La nouvelle de son décès a aussi été confirmée par CNN qui cite le porte-parole du réalisateur

Jordi SABATER PI - 05-08-2009

MADRID — Jordi Sabater Pi, éthologue espagnol qui s'est notamment illustré en ramenant en Europe "Copito de Nieve" (Flocon de neige), unique spécimen au monde de gorille albinos, est mort mercredi, a annoncé jeudi l'Université de Barcelone (UB).

"Jordi Sabater Pi, professeur émérite de l'UB (...) est mort le 5 août à Barcelone" (nord-est de l'Espagne), à l'âge de 87 ans, a annoncé l'université.

Jordi Sabater Pi a été le découvreur de Flocon de neige, unique exemplaire au monde de gorille albinos en captivité, mort en 2003.

Le scientifique l'avait ramené en Espagne en 1966 après l'avoir découvert en captivité chez un chasseur de la tribu Fang, en Guinée Equatoriale.

Il a été euthanasié au zoo de Barcelone alors qu'il souffrait d'un cancer de la peau et qu'il était âgé de 38 à 40 ans.

Jordi Sabater Pi avait notamment écrit un livre de souvenirs et de dessins conçu comme un hommage au primate "qui est et restera un emblème de la ville".

Flocon de neige devrait être utilisé "pour promouvoir la défense des grands primates", avait estimé M. Sabater Pi, "car si on ne fait rien, il n'y aura plus de gorilles dans 30 ans".