28/07/2009

Merce CUNNIGHAM - 26-07-2009

Né en 1916 aux Etats-Unis, Cunnigham a fait ses premiers pas de danse à Seattle, avant de rejoindre la compagnie de Martha Graham en tant que soliste (1939-1942). Dès 1950, il commencera à explorer une notion pour laquelle il a développé très tôt un grand intérêt : celle du hasard. A l'habitude et à ce qu'il y a de prévisible, le chorégraphe préfère la destabilisation, les distorsions et les bifurcations qui font de la danse un art en perpétuelle construction. Ce qui ne veut pas dire le désordre : avec la complicité de son compagnon John Cage - qui se charge de la musique de plusieurs de ses créations - il donne naissance à une danse abstraite, mais remarquable par sa rigueur, calquée sur le principe du livre chinois de divination le Yi-king. Comme les molécules d'une expérience scientifique, ses danseurs sont des corps en mouvement, chargés d'explorer les mille et un possibles qu'offrent un espace scénique et un espace sonore.

De Un jour sur deux (1973) à Eyespace (2006), en passant par Five Stone Wind (1988), Beach Birds (1991) ou Interscape (2000), Cunningham n'a cessé de chambouler, avec chacune de ses créations, les codes du mouvement et de la scène chorégraphiques.

Cette figure immense, unique, laisse aujourd'hui orphelin le monde de la danse, déjà bouleversé par la disparition récente de Pina Bausch. "Non, pas lui aussi", entend-on murmurer les plus passionnés. Immense et unique, lui qui génèrait sa danse sur ordinateur, qui proposait au public l'usage de iPods pendant ses spectacles, et qui avait collaboré, à l'occasion de ses 90 ans, avec des musiciens de Led Zeppelin et Sonic Youth. Unique, immense, en avance sur son temps, pour l'éternité maintenant.

24/07/2009

John Marmaduke DAWSON - 21-07-2009


AP
 

John "Marmaduke" Dawson, qui avait fondé le groupe New Riders of the Purple Sage avec Jerry Garcia du Grateful Dead est mort à l'âge de 64 ans.  Selon le site web du groupe, Dawson s'est éteint mardi au Mexique, où il s'était installé il y a plusieurs années.

Le chanteur et auteur avait formé les New Riders en 1969 pour mettre en valeur ses chansons en compagnie de Garcia. Deux autres membres du Grateful Dead, le bassiste Phil Lesh et le batteur Mickey Hart, ont également joué un temps au sein de la formation qui avait émergé de la scène rock psychédélique, selon le site web.

Le groupe est parti en tournée avec le Grateful Dead en 1970 et a sorti huit albums chez Columbia Records entre 1971 et 1976, obtenant son premier disque d'or en 1973 avec "The Adventures of Panama Red". AP

Brenda JOYCE - 04-07-2009


AP
 

Brenda Joyce, la seule actrice qui avait joué "Jane" avec deux différents interprètes de "Tarzan", est décédée à l'âge de 92 ans.

Selon un ami de sa famille, David Ragan, elle souffrait de démence depuis une dizaine d'années, et elle est morte le 4 juillet d'une pneumonie dans une maison de convalescence de Santa Monica, en Californie.

Brenda Joyce, de son vrai nom Betty Leabo, a joué dans une vingtaine de films, mais elle est surtout connue pour avoir succédé à Maureen O'Sullivan dans le rôle de "Jane". Elle avait joué dans cinq films de la série des "Tarzan" dans les années 1940, d'abord avec Johnny Weissmuller, puis avec Lex Barker.

Brenda Joyce avait tourné son dernier film en 1949. Selon David Ragan, elle avait ensuite travaillé pendant dix ans pour le ministère de l'Immigration, aidant de nouveaux immigrants à trouver un logement et du travail. AP

22/07/2009

Frank MC COURT - 19-07-2009

NEW YORK (AFP) - L'écrivain américano-irlandais Frank McCourt, auteur du livre "Les cendres d'Angela", récit de son enfance miséreuse dans l'Irlande des années 30 qui lui valut le Prix Pulitzer, est décédé à New York à l'âge de 78 ans, a annoncé dimanche le quotidien New York Times. Selon le quotidien, l'écrivain est décédé d'un mélanome métastatique. 

Ancien enseignant, Mc Court était devenu un phénomène littéraire aux Etats-Unis avec son premier ouvrage, "Angela's Ashes" ("Les Cendres d'Angela"), écrit à l'âge de 66 ans. 

Il y racontait, avec drôlerie et verve, son enfance miséreuse, marquée par la malnutrition et les rats, dans la ville irlandaise de Limerick, entre un père alcoolique qui finira par abandonner sa famille et une mère contrainte de mendier pour nourrir avec difficulté ses enfants. 

Ce livre, Prix Pulitzer 1997, a été vendu à cinq millions d'exemplaires aux Etats-Unis et traduit en 24 langues. Un film, réalisé en 1999 par Alan Parker, en a été tiré. 

McCourt, qui fut enseignant pendant plus de 20 ans, est né en 1930 à Brooklyn, un quartier de New York, dans une famille nombreuse irlandaise catholique. Privés de travail par la Grande dépression, ses parents retournent en Irlande en 1934, mais leur situation empire. 

Il revient à 19 ans à New-York, où il fera divers petits métiers, avant de devenir enseignant en 1959. 

Son second ouvrage "Tis" ("C'est comment l'Amérique?"), paru en 1999, reprenait le récit de son parcours là où le premier l'avait laissé. En 2005, il publiait "Teacher Man" sur son expérience en tant qu'enseignant dans le système scolaire new-yorkais.

Maurice GRIMAUD - 16-07-2009

Maurice Grimaud, le préfet de police de Paris qui sut éviter toute issue dramatique lors des événements de mai-1968, s'est éteint jeudi 16 juillet à Paris à l'âge de 95 ans, selon la préfecture de police de Paris. Ses obsèques ont eu lieu mardi dans la capitale où il a été enterré au cimetière du Père-Lachaise.

Le président Nicolas Sarkozy a appris avec "beaucoup d'émotion" son décès, saluant la mémoire d'un "grand serviteur de l'État qui a consacré sa vie aux missions d'intérêt général". "Avec Maurice Grimaud, c'est un grand acteur et un grand témoin de l'histoire contemporaine de notre État qui disparaît", a jugé le chef de l'Etat dans un communiqué.

"Passionnément républicain, profondément humaniste et admirablement tolérant, Maurice Grimaud a notamment joué un rôle décisif, à deux reprises", a relevé Nicolas Sarkozy. Le président a ainsi rendu hommage à son "remarquable professionnalisme", son "intelligence aigüe de la situation" et son "sang-froid exceptionnel" face aux "désordres provoqués par la crise de mai-1968" quand il fut préfet de police de Paris.

"Grâce à son action et malgré la complexité des événements, les opérations de maintien de l'ordre dans la capitale ont été menées à bien sans drame", a-t-il dit. Le chef de l'Etat a aussi salué Maurice Grimaud pour avoir "contribué", en tant que directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Gaston Defferre, "à l'élaboration et à la mise en oeuvre des premières grandes lois de décentralisation".

De son côté, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a exprimé sa "grande tristesse", rendant hommage à un homme qui a "servi la France avec honneur, rigueur et sens de l'Etat". En mai 1968, il a fait preuve "d'un sang-froid exemplaire" et a su "éviter toute issue tragique" par "sa capacité de dialogue et de concertation", a-t-il estimé dans un communiqué.

Daniel Cohn-Bendit, ancien leader étudiant de mai-1968, a également salué la mémoire de ce préfet de police "hors norme", "véritable républicain". Maurice Grimaud "a toujours été quelqu'un qui m'a soutenu. Il a protesté contre mon expulsion en 1968", a-t-il expliqué sur France Info, en soulignant que les deux hommes s'étaient vus l'an dernier. Cette rencontre, "assez fascinante, passionnante", "nous a touchés tous les deux" et "notre discussion a été très ouverte", s'est-il souvenu, évoquant un "vrai intellectuel". Bien qu'il ait été "de l'autre côté, c'est quelqu'un que j'ai beaucoup admiré", a ajouté Daniel Cohn-Bendit. C'était un préfet pour qui le "maintien de l'ordre ne voulait pas dire désordre agressif contre les manifestants". "Il essayait de voir clair", a-t-il noté, soulignant que Maurice Grimaud "comprenait un peu la révolte des jeunes".

Petit-fils du maire d'Annonay (Ardèche), commune où il naît le 11 novembre 1913, Maurice Grimaud entame des études littéraires avant d'être recalé à l'entrée de l'Ecole normale supérieure. Il entre dans la fonction publique comme attaché à la résidence générale du Maroc en 1936. Il occupe ensuite différents postes dans ce pays, en Algérie et en Allemagne. Revenu en France en 1954, cet homme de gauche devient conseiller technique de François Mitterrand, ministre de l'Intérieur.

Il est ensuite nommé préfet des Landes, de Savoie et de la Loire. De 1963 à 1966, il est en tant que directeur de la sûreté nationale patron de l'ensemble des policiers français. Il succède ensuite à Maurice Papon à la tête de la préfecture de police de Paris. Lors des événements de mai-1968, il apparaît comme un modérateur des forces de police et un farouche partisan du dialogue avec les manifestants.

"Frapper un manifestant tombé à terre, c'est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière", écrit-il le 29 mai 1968 dans une lettre adressée aux policiers parisiens.

Après un passage à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) et à la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP), il devient en mai 1981 directeur de cabinet de Gaston Defferre, ministre de l'Intérieur et le suit en 1984 lorsqu'il prend le portefeuille du Plan et de l'aménagement du territoire.

Commandeur de la légion d'honneur, cet homme passionné d'art contemporain et de littérature a publié deux ouvrages "En mai, fais ce qu'il te plaît" (Stock 1977) et "Je ne suis pas né en mai 68. Souvenirs et carnets 1934-1992" (Tallandier, 2007). AP

Gordon WALLER - 17-07-2009

Gordon Waller du duo britannique Peter and Gordon qui engrangea une série de tubes dans les années 1960 dont plusieurs chansons signées Paul McCartney , s'est éteint à l'âge de 64 ans. Waller est décédé vendredi à l'hôpital William W. Backus de Norwich dans le Connecticut, a confirmé lundi une responsable de l'établissement Nity Oris. Selon le site web du duo, l'artiste, qui vivait à Ledyard dans le Connecticut, a été victime jeudi d'un arrêt cardiaque.

Gordon Waller, né à Braemar en Ecosse, avait rencontré Peter Asher à la Westminster School de Londres.

Grâce à la chanson "A World Without Love" écrite par Paul McCartney -qui sortait alors avec la soeur d'Asher, l'actrice Jane Asher-, le duo atteint le sommet des charts en 1964.

Peter and Gordon interprétèrent d'autres hits écrits par le Beatle au cours de leur carrière dont "Nobody I Know" et "I Don't Want to See You Again". Ils connurent également le succès avec leur reprise de "I Go to Pieces" (Del Shannon) et "True Love Ways" (Buddy Holly) en 1965, "Lady Godiva" en 1966 et "Knight in Rusty Armour", qui entra dans le Top 20 en 1967.

D'après le site internet de Peter Asher, le duo accéda à neuf reprises au Top 20 entre 1964 et 1968, année de sa séparation.

Gordon Waller et Peter Asher, qui jouaient tous deux de la guitare acoustique pendant leurs concerts, se sont retrouvés en 2005 pour des représentations occasionnelles. Cette année, ils avaient plusieurs dates à leur programme, dont deux concerts en août dans le Kentucky et un novembre dans le Connecticut. AP

20/07/2009

Henry SURTEES - 19-07-2009

L’Anglais Henry Surtees – 18 ans – a trouvé la mort lors d’une course du championnat de F2 – sur le circuit de Brands-Hatch - dimanche.

Le pilote a été heurté de plein fouet par une roue arrachée lors de l’accident d’une autre monoplace entre Westfield Bend et Sheene Curve. Le pneu – lancé à pleine vitesse - a rebondi sur le casque du malheureux britannique dont la voiture a fini sa course contre les rails.

Le fils de John Surtees – champion du monde de F1 en 1964 – a été rapidement secouru et héliporté vers le Royal London hospital où il est décédé dans la soirée des suites de ses blessures.

Henry Surtees avait débuté sa carrière en monoplace par le biais de la Formule BMW en 2007, poursuivi son apprentissage en Formule Renault l’année suivante.

Il débutait cette année dans le nouveau championnat de Formule 2 et décroché une place sur le podium lors de la première course disputée à Brands-Hatch, samedi.

Henry ALLINGHAM - 18-07-2209


AP
 

Le Britannique Henry Allingham, doyen de l'humanité, est mort tôt samedi matin à l'âge de 113 ans, a annoncé sa maison de retraite, l'établissement St Dunstan's à Ovingdean, près de Brighton dans le sud-est de l'Angleterre. Il était l'un des deux seuls rescapés de la Première guerre mondiale encore en vie en Grande-Bretagne

 Il était devenu l'homme le plus vieux du monde le 19 juin dernier.

Né le 6 juin 1896, durant le règne de la reine Victoria, Henry Allingham a quitté l'école à 15 ans. Il travaillait dans une usine automobile de Londres lorsque la guerre a éclaté en 1914. Il a passé les premiers mois de la guerre à transformer des camions pour usage militaire.

Après le décès de sa mère en 1915, il a décidé de s'engager dans l'armée de l'air après avoir vu un avion faire des cercles dans le ciel, au-dessus de l'est de Londres. "C'était une vue captivante. Fasciné, je me suis assis dans l'herbe pour regarder l'avion. J'ai décidé que ce serait pour moi", a-t-il écrit dans ses mémoires.

Engagé comme mécanicien dans le Royal Naval Air Service, précurseur de la Royal Air Force (RAF), il a également effectué des missions d'observations à bord de biplans. Il a pris part en 1916 à la bataille du Jutland, la plus grande bataille navale de la Première guerre mondiale. Durant la deuxième guerre mondiale, il a travaillé à la mise au point de systèmes pour contrer les mines magnétiques.

Henry Allingham, qui attribuait sa longévité aux "cigarettes, au whisky et aux femmes", a passé les dernières années de sa vie à témoigner des horreurs de la guerre auprès des jeunes générations, honorer la mémoire de ses camarades disparus. "Je veux que chacun sache, je ne veux pas qu'on les oublie. Ils sont morts pour nous", expliquait-il. AP

Walter CRONKITE - 17-07-2009


Reuters
Michelle Nichols

Walter Cronkite, ancien présentateur vedette de CBS News, a succombé vendredi à une longue maladie vasculaire cérébrale à l'âge de 92 ans, annonce la chaîne américaine. Figure de la télévision et du journalisme, il a exercé à l'antenne de CBS de 1962 à 1981. C'est par sa bouche que de nombreux Américains ont notamment appris l'assassinat du président John Kennedy, le 22 novembre 1963. Walter Cronkite a également couvert la guerre du Vietnam et le premier pas de l'homme sur la Lune pour CBS.

Ses commentaires de l'exploit de Neil Armstrong ont été rediffusés à de nombreuses reprises, ces derniers jours, à l'occasion du quarantième anniversaire de l'événement.

"Il était l'incarnation parfaite de l'information télévisuelle. Il possédait toutes les qualités de journaliste, de rédacteur en chef et d'homme d'images. Cronkite était unique et le restera peut-être", a déclaré Don Hewitt, ancien responsable éditorial de CBS et créateur de l'émission "60 Minutes".

Le président Barack Obama a salué en Walter Cronkite "quelqu'un en qui nous pouvions avoir confiance pour nous guider à travers les événements les plus importants du jour, une voix sûre dans un monde incertain". Son prédécesseur George Bush a quant à lui rendu hommage à "une icône du journalisme américain".

Le "CBS Evening Show", qu'il présentait d'une voix profonde, est resté le journal télévisé le plus vu de 1969 jusqu'à ce qu'il cède sa place à Dan Rather, en 1981.

"AINSI VONT LES CHOSES"

Surnommé "Oncle Walter", il achevait chacune de ses prestations par la formule "Ainsi vont les choses!", qui ne laissait aucune place au doute. Les téléspectateurs l'ont d'ailleurs élu à plusieurs reprises personnalité américaine la plus digne de confiance.

"Je ne comprend pas mon succès", disait-il. "On peut certainement me reprocher mon style sobre, parfois terne. Mais j'ai bâti ma réputation sur un journalisme honnête et direct. Ce serait une imposture que de procéder différemment."

La formule qui clôturait ses journaux résumait, selon lui, les objectifs les plus nobles du journalisme, à savoir "rendre compte des faits tels qu'on les a vus soi-même, sans tenir compte des conséquences ou des controverses qu'ils pourraient susciter".

Né le 4 novembre 1916 à Saint-Joseph, dans le Missouri, Walter Leland Cronkite est devenu correspondant de United Press en 1939. Parmi les premiers journalistes accrédités auprès de l'armée américaine lors de son entrée en guerre, en 1941, il a notamment été parachuté avec la 101e division aéroportée lors du débarquement de Normandie, mais refusait d'être considéré comme un héros.

"Personnellement, je crois avoir été d'une lâcheté incroyable pendant cette guerre. J'étais toujours terrorisé. J'ai tout fait pour éviter les combats", disait-il.

Version française Jean-Philippe Lefief

Yasmine BELMADI - 18-07-2009

PARIS (AFP) - L'acteur Yasmine Belmadi, tête d'affiche avec Jean-Pierre Bacri du film "Adieu Gary" qui sort mercredi prochain, est mort samedi à Paris dans un accident de scooter, a-t-on appris auprès de l'attachée de presse de ce film, confirmant une information du site internet du Parisien.

L'acteur, âgé de 33 ans, "a percuté un lampadaire alors qu'il se débarrassait d'une cigarette. Il est décédé à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière, où il avait été transporté à la suite du choc", rapporte le quotidien, qui s'appuie sur un témoignage recueilli par la police. 

Le drame s'est déroulé à 06H00, à l'angle du pont de Sully et du boulevard Henri IV, dans le IVème arrondissement de Paris, selon la même source.

 "Le comédien, natif d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), vivait à Paris dans le XIème arrondissement", rapporte encore Le Parisien. 

"Adieu Gary", du réalisateur Nassim Amaouche, met en scène quelques habitants d'une cité ouvrière fantôme vidée de l'essentiel de sa population, dont un jeune homme persuadé d'être le fils caché de Gary Cooper. Ce long métrage a obtenu le Grand Prix de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes. 

Yasmine Belmadi avait tourné dans plus d'une douzaine de films, dont notamment "Les amants criminels" de François Ozon (1999) et "Beur, blanc, rouge" de Mahmoud Zemmouri (2006).

18/07/2009

Julius SHULMAN - 16-07-2009

capture027NEW YORK (AFP) - Le photographe d'architecture Julius Shulman est décédé à son domicile à Los Angeles dans la nuit de mercredi à jeudi, à l'âge de 98 ans, a indiqué à l'AFP le galeriste Craig Krull, son représentant.Né à New York en 1910, Julius Shulman était devenu, au cours d'une carrière de près de 7 décennies, une référence incontournable dans le monde de l'image urbanistique et architecturale. 

"Il a été le plus grand photographe d'architecture de tous les temps. Il a fait passer la photographie d'architecture d'un statut commercial à celui d'art", a commenté Craig Krull, joint au téléphone à Los Angeles. 

Sa célèbre photo "Case Study House 22", où deux jeunes femmes observent les collines de Hollywood depuis une villa qui semble suspendue, oeuvre de l'architecte Pierre Koenig, est l'une des photos les plus reproduites dans les revues et ouvrages d'urbanisme.

Ses images, prises essentiellement en Californie, capturent très souvent les demeures construites par de grands architectes dans leur environnement naturel, montagnes, plantes et océan faisant partie du décor. Nombre d'architectes avec qui il avait travaillé étaient devenus ses amis. 

A la veille de son 97ème anniversaire, l'éditeur allemand Taschen avait publié un ouvrage rétrospectif, "Modernism Rediscoverd", avec plus de 400 projets architecturaux photographiés par Julius Shulman.

11/07/2009

Robert MAC NAMARA - 06-07-2009


Reuters
Charles Aldinger

L'ancien secrétaire à la Défense Robert McNamara, considéré comme l'un des principaux artisans de l'engagement militaire américain au Vietnam, est mort lundi à l'âge de 93 ans. "Il est mort de vieillesse. Il n'était pas malade. Il s'est éteint paisiblement pendant son sommeil", a déclaré sa femme Diana.

Robert McNamara, qui fit de brillantes carrières dans l'industrie et dans la finance internationale, reste pour les pacifistes américains l'un des symboles du fiasco militaire en Asie du Sud-Est qui coûta la vie à 58.000 soldats américains.

Pour qualifier le conflit vietnamien, certains employèrent même l'expression de "guerre de McNamara".

Cheveux soigneusement peignés en arrière et lunettes à fine monture, Robert McNamara est appelé par le président John Kennedy pour prendre la tête du Pentagone en 1961.

Quand il se rend compte que la victoire devient impossible, il envisage de désengager les Etats-Unis du bourbier vietnamien, mais cette position est en contradiction avec celle du président Lyndon Johnson, qui avait succédé à Kennedy en 1963.

Sa situation devenant intenable, il quitte le gouvernement en 1968 sous la pression de Johnson qui lui offre la présidence de la Banque mondiale.

Robert McNamara passera le reste de sa vie à tenter d'expliquer le rôle des Etats-Unis au Vietnam et à s'excuser pour ses erreurs.

Cette période de son existence fit l'objet d'un documentaire, "The Fog of War", récompensé par un Oscar. Robert McNamara y expose le difficile processus de décision lors de la guerre du Vietnam ainsi que le rôle du Pentagone dans la crise des missiles à Cuba en 1962.

Il est à ce jour l'homme politique américain qui a occupé le plus longtemps le poste de la Défense.

ESPRIT BRILLANT

Doté d'une mémoire phénoménale pour les chiffres et d'un brillant esprit d'analyse, il était devenu en 1960 le premier président de Ford à ne pas être membre de la famille qui fonda la célèbre entreprise automobile.

Nommé secrétaire à la Défense à l'âge de 44 ans, il emploie ses talents d'organisateur pour moderniser le Pentagone pendant la Guerre froide.

Effectuant plusieurs visites au Vietnam, dans les premiers temps de l'engagement militaire, Robert McNamara met en garde contre le risque pour les Etats-Unis de glisser doucement vers une guerre. Il plaide pour que la question soit débattue ouvertement et confiée au Congrès.

Malgré ses recommandations, il n'est pas entendu et après l'assassinat de Kennedy à Dallas en novembre 1963, Johnson se laisse convaincre par les généraux et autorise des envois de soldats, dont le nombre dépassera 500.000.

A la fin de 1967, Robert McNamara critique la décision de bombarder le Nord-Vietnam en représailles aux attaques contre les bases américaines dans le Sud. Cette position lui coûte son poste l'année suivante.

A la tête de la Banque mondiale, il mène une croisade de lutte contre la pauvreté et travaille à accroître l'influence internationale de cet organisme.

Lors de sa prise de fonction en 1968, les engagements annuels de prêts au pays du Tiers Monde s'élèvent à un milliard de dollars. Treize ans plus tard, lorsqu'il quitte ses fonctions le 30 juin 1981, ils sont de 11,5 milliards de dollars.

Il conserve des bureaux à Washington et fait partie de plusieurs conseils d'administration, dont celui du quotidien The Washington Post, ainsi que de la Commission trilatérale prônant la coopération entre l'Europe, le Japon et les Etats-Unis.

Né le 9 juin 1916 à San Francisco, Robert McNamara était le fils d'un grossiste en maroquinerie. Etudiant brillant, il décroche son diplôme à l'université de Californie en 1937 et rejoint la prestigieuse Harvard Business School.

En 2004, alors âgé de 88 ans, il avait épousé en seconde noce Diana Masieri Byfield, d'origine italienne.

Version française Pierre Sérisier

Alen KLEIN - 04-07-2009


Reuters
 

L'homme d'affaires américain controversé Allen Klein, qui géra les affaires des Beatles et des Rolling Stones est mort samedi à New York à l'âge de 77 ans, victime de la maladie d'Alzheimer, a fait savoir un porte-parole. En plus de 50 ans de carrière, cet ancien comptable du New Jersey a amassé une fortune en devenant un des connaisseurs les plus perspicaces, mais à la réputation sulfureuse, des milieux du show business.

Ainsi joua-t-il un rôle essentiel dans la fin des Beatles. La vive opposition de Paul McCartney à ses décisions avait fini par déboucher sur la bataille juridique qui signa l'arrêt de mort du groupe des "quatre garçons dans le vent".

Par la suite, Klein s'était entendu cependant avec Harrison pour organiser le concert de soutien au Bangladesh en 1971. Il avait fallu dix ans pour que les recettes parviennent aux réfugiés, du fait de complexes problèmes fiscaux. Il avait également continué à travailler avec John Lennon et sa femme Yoko Ono.

Klein avait d'autre part été le manager des Rolling Stones pendant les années 1960 et avait fini par acquérir les droits de leurs enregistrements et copyrights à compter de cette époque - aux grands regrets de Mick Jager.

Dean Goodman, version française Eric Faye

Mathieu MONTCOURT - 07-04-2009

capture018PARIS (Reuters) - Le joueur de tennis français Mathieu Montcourt est mort dans la nuit de lundi à mardi à l'âge de 24 ans, annonce la Fédération française de tennis (FFT).

Les causes du décès du jeune homme, classé 119e mondial, ne sont pas encore connues. Il a été découvert mort devant la porte de son appartement vers 01h00 du matin par sa compagne, a précisé à Reuters la FFT.

Une autopsie doit être pratiquée dans les prochains jours.

"Mathieu était un jeune prometteur, en pleine ascension", dit dans un communiqué Patrice Dominguez, directeur technique national de la FFT. "C'était un joueur très travailleur, sérieux et sain (...) Nous sommes complètement bouleversés."

Mathieu Montcourt, qui avait été suspendu cinq semaines par la Fédération internationale de tennis pour avoir parié en ligne sur des matches de tennis en 2005, venait de disputer une demi-finale au tournoi challenger de Rijeka, en Croatie.

Robert LOUIS-DREYFUS - 04-07-2009

PARIS (Reuters) - Robert Louis-Dreyfus, homme d'affaires suisse et actionnaire principal de l'Olympique de Marseille (OM), est mort d'une leucémie à l'âge de 63 ans, a-t-on appris tard samedi soir.

Robert Louis-Dreyfus, qui était malade depuis plusieurs années, avait pris le contrôle de l'Olympique de Marseille en 1996 et avait investi dans le club plus de 200 millions d'euros.

L'homme d'affaires avait été admis à l'hôpital à Zurich pour combattre sa leucémie.

Ancien président de Neuf Télécom, "RLD", comme on le surnommait, a également été patron de l'entreprise de vêtements de sport Adidas.

"L'OM lui doit beaucoup. Son engagement à un poste difficile a toujours été sans faille et a permis au club de figurer parmi les plus grands du monde", a réagi le maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, dans un communiqué.

"La ville de Marseille lui est reconnaissante pour l'investissement et l'implication personnels, qu'il n'a pas hésité à manifester à de nombreuses reprises, dans des moments particulièrement sensibles", a-t-il ajouté.

Jean-Claude Gaudin a souhaité à l'OM de trouver un "successeur à la mesure de cette personnalité exemplaire".

"C'est une grande tristesse parce que c'est vraiment un grand entrepreneur qui disparaît aujourd'hui mais aussi un homme formidable", a réagi sur France Info le président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas.

Louis-Dreyfus, a-t-il ajouté, faisait "quelque chose avec Marseille qui n'a peut-être pas été reconnu à sa juste valeur".

"Lui fait partie de ces gens qui savaient investir dans un certain nombre de domaines, réussir, repartir (...) et puis il avait cet amour pour le football, pour l'OM", a poursuivi le président de l'OL.

Jean-Louis Triaud, président des Girondins de Bordeaux, champion de France la saison dernière devant Marseille, a salué lui un homme de passion. "C'était un homme charmant qui vivait son aventure avec Marseille (...) avec beaucoup de passion", a-t-il dit sur France Info. "Il s'était vraiment investi à fond dans ce club."

"Parfois on a pu penser que les supporters (marseillais) avaient été un peu ingrats", a-t-il poursuivi. "Mais si aujourd'hui Marseille en est là, c'est grâce à lui."

PAS DE TITRE MAJEUR

Sous sa houlette, l'OM n'a pas remporté de titre majeur, échouant à deux reprises en finale de la Coupe de l'UEFA, en 1999 et 2004. La saison dernière, le club a fini dauphin de Bordeaux en Ligue 1.

"RLD" avait par ailleurs été condamné en octobre 2007 dans l'affaire des comptes de l'OM à dix mois de prison avec sursis et 200.000 euros d'amende pour des transferts suspects entre 1997 et 1999.

Publiquement, il intervenait peu dans la marche du club marseillais. Mais sa décision, le mois dernier, de se séparer de son président, Pape Diouf, remplacé par Jean-Claude Dassier, avait été très critiquée par les supporters et par les responsables politiques locaux.

Une interview qu'il avait accordée en janvier au quotidien L'Equipe avait également été avancée comme l'une des raisons du départ de l'entraîneur belge Eric Gerets, considéré comme un des principaux artisans du renouveau de l'OM.

Dans cette interview, l'actionnaire principal du club avait critiqué le travail de l'équipe dirigeante et disait attendre la fin du championnat pour prolonger le contrat de l'entraîneur. Gerets y avait vu "un manque de reconnaissance, de confiance surtout".

En 2007, Robert Louis-Dreyfus était devenu le principal actionnaire et dirigeant du Groupe Louis Dreyfus, société de négoce international de matières agricoles et énergétiques fondée par la famille Louis-Dreyfus en 1851.

Le groupe intervient également dans l'armement maritime, le développement et l'exploitation d'infrastructures. Il s'est notamment développé dans le secteur des télécommunications en tant qu'actionnaire de référence du groupe Neuf Cegetel, ainsi que dans l'immobilier.

04/07/2009

Alexis ARGUELLO - 01-07-2009

Alexis Argüello, le maire de Managua, la capitale du Nicaragua, et ancien triple champion du monde s'est suicidé mercredi matin chez lui, selon les médias locaux. Argüello, 57 ans, souffrait de dépression, et se serait tiré une balle dans le coeur.

Maire depuis novembre dernier, celui que l'on surnommait El Flaco Explosivo (le maigre explosif, ndlr) avait été sacré dans trois catégories différentes: poids plumes WBA (de 1974 à 1976), poids super plumes WBC (de 1978 à 1980) et poids légers WBC (de 1981 à 1983). Porte-drapeau aux Jeux Olympiques de Pékin, il était par ailleurs entré au Panthéon de la Gloire de la boxe en 1992.

Karl MALDEN - 01-07-2009

LOS ANGELES (AFP) - L'acteur américain Karl Malden, oscarisé en 1951 pour son rôle de Mitch dans "Un tramway nommé désir" d'Elia Kazan, est mort mercredi, a annoncé l'Académie des Arts.Les causes et le lieu du décès n'ont pas été précisés. 

Karl Malden, né Mladen Sekulovich en 1912, était originaire de Chicago (Illinois, nord), mais a grandi dans la communauté serbe de Gary (Indiana, nord). 

Formé au théâtre à New York, il participera pendant vingt ans à nombre de créations historiques, telles que "Ils étaient tous mes fils" d'Arthur Miller ou "Un tramway nommé désir" de Tennessee Williams, en 1947. 

Proche d'Elia Kazan, il participera quelques années plus tard à son adaptation cinématographique du "Tramway nommé désir", où il donne la réplique à Marlon Brando. Il obtiendra pour ce film l'Oscar du meilleur second rôle. 

Il fut nommé aux Oscars une seconde fois, dans la même catégorie, pour son rôle dans "Sur les quais" (1954), toujours avec Elia Kazan. 

Il travaillera encore pour Kazan en 1956, dans "La Poupée de chair" ("Baby Doll"), face à Carroll Baker. 

Figure de second rôle par excellence, Karl Malden a également notamment joué dans "La loi du silence" d'Alfred Hitchcock (1953), "La Vengeance aux deux visages", de et avec Marlon Brando (1961), "Le Prisonnier d'Alcatraz", de John Frankenheimer, avec Burt Lancaster (1962), "Le Kid de Cincinatti" de Norman Jewison, avec Steve McQueen (1965) ou "Patton", de Franklin Schaffner (1970). 

Dans les années 70, Malden opéra un virage vers la télévision, en jouant notamment dans "Les rues de San Francisco", la série qui révéla Michael Douglas. Ce dernier a d'ailleurs toujours désigné Malden comme son mentor. 

Président de l'Académie des Arts et des Sciences du Cinéma de 1989 à 1992, Karl Malden a été distingué en 2003 par le principal syndicat d'acteurs d'Hollywood (Screen Actors Guild), pour l'ensemble de sa carrière.

Lioudmila ZYKINA - 01-07-2009

MOSCOU (AFP) - La star soviétique de la chanson populaire Lioudmila Zykina est décédée à l'âge de 80 ans d'une crise cardiaque, ont annoncé mercredi les médias russes. "Il y a quelques jours, Lioudmila (Zykina) a été victime d'une crise cardiaque et aujourd'hui son coeur a cessé de battre", selon la première chaîne de télévision. 

Née à Moscou en 1929, elle travaille pendant la deuxième guerre mondiale comme ouvrière dans une usine d'outils. Sa carrière de chanteuse ne débute réellement qu'en 1947 lorsqu'elle remporte un concours de chant de niveau national. 

Au cours de sa carrière, qui s'étend sur toute l'après-guerre en URSS, elle est notamment amenée à chanter dans un choeur devant le leader soviétique Staline. Elle rencontrera ensuite l'homme fort de la Russie post-communiste, Vladimir Poutine. 

Dotée d'une voix puissante, elle représentait le style soviétique, interprétant des chansons populaires traditionnelles mais avec une approche ressemblant davantage à celle de l'opéra, avec un orchestre. 

Elle a séduit des millions de téléspectateurs soviétiques avec des chansons comme "Volga", ode au grand fleuve qui traverse l'ouest de la Russie, et est demeurée populaire bien après la chute du communisme. 

Ses funérailles auront lieu le 4 juillet.

Jean-Paul ROUX - 29-06-2009

PARIS (AFP) - L'historien français Jean-Paul Roux, spécialiste du monde turc et de la culture islamique, est décédé lundi à Saint Germain-en-Laye (Yvelines) à l'âge de 84 ans, a-t-on appris auprès de sa famille.Ancien directeur de recherche au CNRS, ancien professeur à l'Ecole du Louvre où il avait été nommé en 1965 sur proposition d'André Malraux, Jean-Paul Roux a consacré son oeuvre à faire connaître dans le monde érudit comme dans le grand public l'histoire et la mythologie des peuples turcs et mongols. 

Né à Paris le 5 janvier 1925, il avait étudié à l'Ecole des Langues O' et à l'Ecole pratique des hautes études avant de se tourner vers la recherche et d'entrer au CNRS à 27 ans. 

Il avait organisé deux grandes expositions sur les arts de l'islam à l'Orangerie des Tuileries en 1971 puis au Grand Palais en 1977 qui avaient contribué à réveiller l'intérêt du public pour la culture islamique et abouti à la création en 2003 au sein du musée du Louvre du département des arts de l'islam. 

Il a publié de très nombreux ouvrages, notamment "Un choc de religion" en 2007 relatant "la longue guerre de l'islam et de la chrétienté", "la religion des turcs et des mongols" (1984) ainsi qu'un "Dictionnaire des arts de l'islam" (2007), fruit d'un demi siècle d'études, de voyages et d'enseignement.

Karel VAN MIERT - 22-06-2009

Karel Van Miert est décédé lundi soir à Beersel, chez lui. L'ancien homme politique du sp.a, âgé de 67 ans, est vraisemblablement décédé après être tombé d'une échelle, a-t-on appris de Hugo Casaer, bourgmestre de Beersel où Karel Van Miert était citoyen d'honneur. Le moment exact du décès n'est pas encore connu.

M. Van Miert, un socialiste flamand, avait d'abord été commissaire aux Transports dans la Commission Jacques Delors, de 1989 à 1993, avant de prendre le puissant portefeuille de la Concurrence, qu'il conservera dans la Commission du Luxembourgeois Jacques Santer, jusqu'en 1999. 

"Un commissaire très remarqué" selon Di Rupo

Le président du PS, Elio Di Rupo, salue, dans un communiqué de presse, la mémoire de son collègue. La mort de Karel Van Miert représente un choc terrible pour le bourgmestre de Saint-Nicolas Freddy Willockx, ainsi que pour les anciens socialistes flamands Willy Claes et Louis Tobback.

Soulignant que M. Van Miert a consacré une grande partie de sa carrière au service de son pays et de l'Union européenne, Elio Di Rupo adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches. "Il fut un commissaire européen très remarqué, et un responsable politique respecté", indique encore le président socialiste.

"Le décès de Karel Van Miert est un choc terrible", selon M. Willockx, qui était depuis bon nombre d'années l'ami de Karel Van Miert. Dans la passé, il a également été son secrétaire politique. "Le décès de Karel est avant tout une catastrophe énorme pour sa famille et ses amis. Le mouvement socialiste déplore également la perte d'un grand homme".

M. Van Miert a siégé durant de nombreuses années au Parlement européen. "Il était apprécié de tous". Freddy Willockx entretenait encore des contacts réguliers avec Van Miert. "Je l'ai encore eu au téléphone le week-end dernier. Avec d'autres seniors du sp.a, nous avions prévu de rencontrer la semaine prochaine la présidente du parti Caroline Gennez. Nous voulions parvenir à une remobilisation au sein du sp.a.".

Pour Willy Claes, le décès de Karel Miert représente la perte d'un bon ami. "Nous avons travaillé durant de nombreuses années ensemble. Karel Van Miert était également un Européen convaincu, selon Willy Claes. "Au cours des dernières années, nous avions moins de contacts, étant donné que Karel était souvent à l'étranger. Mais nous nous appelions régulièrement."

Le socialiste louvaniste Louis Tobback est également sous le choc du décès de Karel Van Miert. "Je perds un très bon ami, même si nous nous voyions moins ces dernières années". Tobback admire la passion dont faisait preuve Van Miert pour l'Europe. "Dans des interviews récentes, il pouvait encore s'énerver si l'Union européenne faisait l'objet de critiques." 

 

Biographie

En 1966, Karel Van Miert obtient une licence en sciences diplomatiques à l'Université de Gand, avec grande distinction. A cette occasion, il rédige une thèse ayant pour sujet le "caractère supranational de la Commission Européenne".

Il décroche un an plus tard avec le même brio le Diplôme d'Etudes Supérieures Européennes au Centre Européen Universitaire de Nancy, avec l'aide d'une bourse du Gouvernement français.

En 1967-68 il effectue un stage à la Commission Européenne et en 1969 il suit les cours d'été à Oxford. En même temps, il devient chercheur au Fonds National de la Recherche Scientifique (1971) et dans ce cadre il collabore avec Sicco Mansholt, membre de la Commission européenne.

De 1971 à 1973, Karel Van Miert travaille comme assistant à la VUB, puis devient de 1973 à 1975 un des principaux membres du cabinet de Henri Simonet, alors vice-président de la Commission européenne. Par la suite, il est chef de cabinet du ministre des affaires économiques, Willy Claes (1977). A partir de 1978, il donne des cours à la VUB concernant "La naissance et le développement de la Communauté Européenne).

Pendant ce temps, sur le plan politique, il milite dans les rangs socialistes et devient bientôt, entre 1970 et 1973, vice-président national, puis secrétaire politique national chez les "Jeunes Socialistes". Cette dernière fonction lui donne automatiquement une place au sein du bureau du parti (PSB-BSP, parti socialiste belge, à l'époque). Il s'emploie par ailleurs à créer les "Rode Leeuwen", les socialistes flamands de l'agglomération bruxelloise.

En 1976, il est nommé secrétaire national adjoint du PSB-BSP, chargé des affaires internationales: un an et demi plus tard, il succède à Willy Claes à la co-présidence du parti.

En 1978, alors que les socialistes belges se divisent en PS et SP désormais autonomes, il est dans la foulée le premier président du parti flamand, une fonction qu'il occupera jusqu'en janvier 1989. Pendant quelques années, Karel Van Miert est d'autre part vice-président de l'Union des Partis Socialistes de la Communauté Européenne. De 1986 à 1992, il exerce aussi la fonction de vice-président de l'Internationale Socialiste.          

Sur un plan beaucoup plus local, il est conseiller communal à Kortenberg de 1983 à la mi-88.           Mais sa carrière européenne se confirme entre-temps par son élection comme député européen, de 1979 à 1985. Par deux fois, il est tête de liste du SP et obtient en 1984 un nombre remarquable de voix de préférence (496.063), contribuant à faire progresser son parti de 20 à 28 pc.          

En octobre 1985, il troque son mandat européen pour celui de député belge de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde et reste à la Chambre jusqu'en 1988.

A l'Europe en 1989

Le 6 janvier 1989, en effet, il est désigné comme membre belge de la Commission européenne, chargé des transports, des consommateurs, des crédits et des investissements. Quatre ans plus tard, il voit son mandat reconduit et reçoit cette fois les secteurs de la concurrence, du personnel et de l'administration.

Début 1995, il réembarque pour quatre ans dans l'esquif européen mené désormais par le luxembourgeois Jacques Santer, qui succède à Jacques Delors. Il conserve ses compétences en matière de concurrence, mais cède l'administration et le personnel au finlandais Erkki Liikanen.

Les remous de l'affaire Agusta l'épargnent relativement par rapport à ses amis politiques que sont Willy Claes, ministre des Affaires économiques au moment de la conclusion du contrat d'achat des hélicoptères, et Frank Vandenbroucke, son successeur à la tête du SP. Ce dernier sera du reste contraint de démissionner en mars 1995 de son poste de ministre des Affaires étrangères.

Karel Van Miert a été nommé Ministre d'Etat par le Roi le 26 mai 1992. Père d'un garçon, il a par ailleurs publié plusieurs études traitant pour la plupart du processus d'unification européenne et de l'Union Européenne.

(source RTL INFO)