25/04/2009

Bernard HALLER - 24-04-2009

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PARIS (AFP) - L'humoriste et comédien suisse Bernard Haller est décédé vendredi matin à Genève (Suisse) à l'âge de 75 ans des suites d'un problème pulmonaire, a annoncé à l'AFP son agent Sylvie Dupuis. Né le 5 décembre 1933, Bernard Haller, artiste pluridisciplinaire, a mené de front une carrière de comédien et d'humoriste. Il s'était fait remarquer en maîtrisant l'allitération, répétition de sons, dont le fameux sketch du "Concasseur de Cacao" est l'illustration la plus célèbre.
Il avait aussi été la voix de "Pollux" dans "Le Manège enchanté". Bernard Haller s'était également illustré dans de nombreux rôles au théâtre, au cinéma et à la télévision.
En 1972, il avait été récompensé par le Prix du Brigadier, distinguant l'affiche théâtrale la plus marquante pour sa pièce "Et alors" à la Michodière, à Paris.

Au cinéma, il a tourné dans de nombreux films dont "Je sais rien, mais je dirai tout", de Pierre Richard, "Les Quatre Charlots mousquetaires" et "Les Charlots en folie : À nous quatre Cardinal !" d'André Hunebelle, "Signé Furax" de Marc Simenon, "La Soif de l'or" de Gérard Oury, "Sa Majesté Minor" de Jean-Jacques Annaud.

Jacqueline PERY D'ALINCOURT - 21-04-2009

La résistante Jacqueline Péry d'Alincourt, une des collaboratrices de Jean Moulin, déportée à Ravensbrück, est décédée mardi à l'âge de 89 ans, a annoncé jeudi sa famille dans le carnet du Figaro.
Née de la Rochebrochard, en décembre 1919, dans les Deux-Sèvres, au sein une famille nombreuse de vieille noblesse bretonne, jeune veuve de guerre, elle décide de rejoindre la Résistance en 1942 après avoir vu un enfant portant l'étoile jaune dans le métro parisien. Elle est alors recrutée par Gautier, proche collaborateur de Jean Moulin, pour coder les messages destinés au Bureau central de renseignements et d'action (BCRA), services de renseignement de la France libre installés à Londres. Elle travaille ensuite sous les ordres de Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin. "Elle était chargée de trouver des endroits sûrs pour la tenue de réunions de la Résistance ou pour le logement d'aviateurs anglais", a précisé Daniel Cordier à l'AFP.

Après l'arrestation de Jean Moulin, le 21 juin 1943, à Caluire, près de Lyon, la jeune femme est chargée de trouver les "boîtes aux lettres", endroits où étaient déposés les courriers de la Résistance. Arrêtée le 24 septembre 1943 à Paris, elle est torturée pendant cinq jours, rue des Saussaies (VIIIe), par la Gestapo qui tente vainement de la faire parler. Emprisonnée à Fresnes, elle est ensuite déportée en avril 1944 à Ravensbrück, dans le nord de l'Allemagne, où elle partagera pendant des mois la même paillasse que Geneviève Anthonioz de Gaulle, nièce du chef de la France libre.

Sauvée par la Croix-Rouge suédoise, elle quitte le camp de concentration en avril 1945.
Après la guerre, elle n'a jamais cessé de témoigner sur la déportation et Ravensbrück, notamment dans des universités américaines, où elle était régulièrement invitée. Son témoignage sur la Résistance, la prison et la déportation a fait l'objet d'un livre publié en janvier 2008 : Témoignages sur la Résistance et la déportation, autour de Jacqueline Péry d'Alincourt, par François Berriot (éditions de L'Harmattan). Jacqueline Péry d'Alincourt était commandeur de la Légion d'honneur et grand-croix de l'ordre national du Mérite. Elle était également titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 avec palmes et de la Médaille de la Résistance.

(source journal Le Point)

Jack CARDIFF - 22-04-2009

LONDRES - Le réalisateur et directeur de la photographie britannique Jack Cardiff est mort à l'âge de 94 ans mercredi matin dans sa maison de Cambridgeshire, dans le sud-est de l'Angleterre, a-t-on appris auprès du British Film Institute.
Jack Cardiff est l'un des premiers réalisateurs à avoir filmé en Technicolor. Il avait reçu un Oscar en 1947 pour la photographie du "Narcisse Noir" et un Oscar d'honneur en 2001 pour l'ensemble de son oeuvre. Il était aussi le directeur de la photographie de "Guerre et Paix" (1956), "Fanny" (1961), "Mort sur le Nil" (1978) et le réalisateur de "Amants et fils" (1960).
Amanda Nevill, directrice du British Film Institute, lui a rendu hommage, soulignant qu'il avait apporté "une contribution unique à certains des plus grands films jamais réalisés".

Philippe NICAUD - 19-04-2009

PARIS (AFP) - Le comédien Philippe Nicaud, révélé parmi les jeunes premiers des années 50/60 et devenu une figure marquante du théâtre, du cinéma et de la télévision, est décédé à l'âge de 82 ans dans la nuit de samedi à dimanche dans le sud de la France, a annoncé mardi à l'AFP son agent Jean-Pierre Noël.Né en juin 1926, Philippe Nicaud avait débuté au cinéma en 1948 dans un film de Jean Delannoy, "Aux yeux du souvenir", avec Michèle Morgan. En 1962, il avait été le personnage principal des 36 épisodes de "L'inspecteur Leclerc enquête", l'une des premières séries TV qui avait fait de lui une vedette.
Philippe Nicaud a tourné une cinquantaine de films avec les plus grands réalisateurs dont H.G. Clouzot ("Miquette et sa mère"), Jean Girault ("Pouic Pouic"), Sacha Guitry ("Les trois font la paire"), René Clément ("La dame dans l'auto")...Avec Brigitte Bardot, il avait interprété en 1959 un travesti dans "Voulez-vous danser avec moi ?" (M. Boisrond). Philippe Nicaud avait aussi partagé l'affiche avec Jeanne Moreau dans "Le Dos au mur" d'Edouard Molinaro. Son dernier engagement au cinéma remonte à 2000, sous la direction de Georges Batagne pour un court-métrage, "Le Mélomane".
Au théâtre, Philippe Nicaud a joué dans une quarantaine de pièces dont "3 hommes sur un cheval", avec Robert Dhéry et Colette Brosset, à l'affiche du Théâtre Antoine pour 300 représentations.En 1968, il avait écrit une chanson pour France Gall, "Allô, Monsieur là-haut".
Philippe Nicaud était marié avec l'actrice Christine Carrère, décédée fin 2008. Depuis, l'état de santé du comédien s'était dégradé

J.G. BALLARD - 19-04-2009

LONDRES (AFP) - L'écrivain britannique J.G. Ballard, célèbre pour ses livres "Empire du Soleil", adapté au cinéma par Steven Spielberg, et "Crash", adapté par David Cronenberg, est mort dimanche des suites d'une longue maladie à l'âge de 78 ans, a annoncé son agent. L'agent de l'écrivain, Margaret Hanbury, a déclaré "avec une grande tristesse" que J.G. Ballard, qui était malade "depuis plusieurs années", était décédé dimanche matin.

"J.G. Ballard a été un géant de la scène littéraire mondiale pendant plus de 50 ans", a souligné Mme Hanbury."Son observation aigüe et visionnaire de la vie contemporaine a été distillée dans de nombreux romans brillants et puissants publiés dans le monde entier et qui ont fait de Ballard un auteur culte", a-t-elle estimé.
James Graham Ballard est né le 15 novembre 1930 à Shanghaï, où son père dirigeait une entreprise de textile.Lorsque les forces japonaises ont occupé la ville après l'attaque contre Pearl Harbour en 1941, Ballard a été emprisonné avec sa famille dans un camp de détention.
Il a relaté cette expérience dans son roman "Empire du Soleil" (1984), l'histoire d'un garçon qui vit dans la ville occupée, adaptée au cinéma en 1987 par Steven Spielberg dans un film qui a fait date."J'ai des souvenirs, je ne dirais pas heureux, mais pas désagréables du camp", disait-il à propos de son enfance.
"Je me souviens très bien de la brutalité et des coups qui étaient monnaie courante, mais en même temps, nous autres les enfants, nous jouions tout le temps à toutes sortes de jeux", racontait-il.

Ballard est également l'auteur de "Crash" (1973), adapté au cinéma en 1996 par David Cronenberg et qui décrit des fantasmes érotiques autour des accidents de la circulation. Ballard était retourné en 1946 en Grande-Bretagne où il vivait depuis lors. Après avoir fait des études de médecine à l'université de Cambridge, il avait été pilote dans la Royal Air Force, vendeur, rédacteur dans une agence de publicité et rédacteur en chef adjoint d'une revue scientifique, avant de se consacrer à l'écriture à plein temps.
Ballard commence à écrire des nouvelles de science-fiction assez conventionnelles, puis il expérimente un style plus novateur, mettant davantage l'accent sur la société qui l'entoure que sur les extraterrestres.

Cette démarche expérimentale, qui lui permet de devenir l'un des auteurs phare de la nouvelle vague de la science-fiction, caractérise les nouvelles qui furent publiées pendant une dizaine d'années dans le magazine New Worlds.
Dans des romans rédigés dans les années 1960 et appartenant au registre apocalyptique, comme "Le monde englouti", "Le vent de nulle part", ou "Sécheresse", il imagine un monde ravagé par des catastrophes.Il se demande aussi ce qui se passe lorsque les pulsions ne connaissent plus de limites, décrivant, dans des romans comme "Cocaïne Nights" (1996) ou "Super Cannes" (2001), des personnages ordinaires dont l'existence est emportée par la violence.
Ballard a vécu pendant la plus grande partie des cinquante dernières années dans la même maison à Shepperton, dans le comté de Surrey, au sud-ouest de Londres

19/04/2009

Yvon BOURGES - 18-04-2009

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L'ancien ministre gaulliste Yvon Bourges est décédé samedi à l'âge de 87 ans, annoncent l'Elysée et le ministère de l'Intérieur.

Yvon Bourges, décédé à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris, avait été secrétaire d'Etat du général de Gaulle avant de devenir ministre de la Défense entre 1975 et 1980 dans les gouvernements successifs de Jacques Chirac et de Raymond Barre.

Né le 29 juin 1921 à Pau (Pyrénées-Atlantiques), Yvon Bourges, qui entama sa carrière comme chef de cabinet du préfet de la Somme en 1944, fut haut commissaire de la République en Afrique équatoriale française (AEF) entre 1958 et 1961, période de décolonisation.

Auprès du général de Gaulle puis de Georges Pompidou, il exerça entre 1965 et 1972 des fonctions de secrétaire d'Etat à la Recherche scientifique, à l'Information et aux Affaires étrangères, avant de devenir ministre du Commerce et de l'Artisanat (1972-73).

Parlementaire pendant plus de trente ans, il s'impliqua aussi dans la vie politique de la Bretagne, dont il présida le conseil régional entre 1986 et 1998.

Le président Nicolas Sarkozy a fait part dans un communiqué de sa "vive émotion".

"Avec lui s'éteint une grande figure du gaullisme et un éminent serviteur de l'Etat", souligne-t-il.

Maurice DRUON - 14-04-2009

capture404PARIS (AFP) - L'académicien et ancien ministre Maurice Druon est décédé mardi à quelques jours de ses 91 ans, a annoncé à l'AFP Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuelle de l'Académie française. Ecrivain particulièrement fécond, ministre des Affaires culturelles en 1973-74, Maurice Druon est mort vers 18H00 à son domicile parisien.

Né le 23 avril 1918 à Paris, d'un père russe originaire d'Orenbourg dans l'Oural, il avait été élu à l'Académie française en 1966 à 48 ans. Il avait reçu le Prix Goncourt en 1948 pour son ouvrage "Les Grandes Familles".

Auteur du "Chant des partisans" avec son oncle Joseph Kessel, Maurice Druon avait également publié la monumentale fresque "Les Rois maudits", dans laquelle il évoquait la décadence des derniers Capétiens.

"C'était un ami très proche, c'est une perte immense pour l'Académie", a dit Mme Carrère d'Encausse à l'AFP. "Il était la mémoire de l'Académie, il en connaissait les usages et les habitudes", a-t-elle ajouté.

Maurice Druon avait été élu secrétaire perpétuel de l'Académie française en 1985, une fonction de laquelle il avait démissionné en 1999 pour se consacrer à l'écriture. "J'ai passé 19 ans avec lui. C'est lui qui a désiré que je prenne sa succession", a souligné Mme Carrère d'Encausse.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a rendu hommage à l'académicien, le qualifiant de "grand écrivain, grand résistant, grand homme politique, grande plume et grande âme". "Maurice Druon restera avant tout dans l'histoire comme celui qui a écrit le +Chant des Partisans+, avec son oncle Joseph Kessel. Il a risqué sa vie en Résistant, et cette flamme, cette passion de la France et de la liberté, ne l'a jamais quitté", a-t-il souligné.

Maurice Druon a consacré une grande partie de sa vie et sa carrière à la défense de la langue française, en tant qu'écrivain, député, ministre et académicien. Son oeuvre est notamment marquée par la trilogie "La Fin des hommes" ("Les Grandes Familles" (1948), "La Chute des corps" (1950), "Rendez-vous aux enfers" (1951)), et par "Les Rois maudits", devenus une série télévisée très populaire.

Le Premier ministre, François Fillon, a également rendu hommage à l'"homme d'action et d'intelligence, dont l'oeuvre porte témoignage de l'histoire d'une génération". Hommage également du ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a qui salué "un combattant de la Liberté profondément attaché aux valeurs du gaullisme et à la grandeur de la France".

A 90 ans, Maurice Druon était le doyen d'élection de l'Académie française, le doyen d'âge étant Claude Lévi-Strauss, qui a fêté ses 100 ans en 2008.

Marilyn CHAMBERS - 12-04-2009

LOS ANGELES - L'ancienne vedette de films porno Marilyn Chambers, devenue célèbre avec l'explicite "Behind the green Door", dès 1972, est morte à l'âge de 56 ans, sans que la cause du décès ne soit connue pour l'instant.

C'est sa fille de 17 ans qui l'a retrouvée inconsciente dans la nuit de samedi à dimanche, selon une amie de la famille, Peggy McGinn. Elle n'a pu être réanimée, a expliqué lundi le bureau d'enquêtes.

Marilyn Chambers avait commencé sa carrière comme mannequin, avant de rapidement devenir actrice et d'avoir rendu officiels les films pornos pour la première fois. Elle était devenue le modèle pour "Ivory Neige", après avoir tourné la publicité pour ce détergeant, à moitié nue.

Pour la première fois de l'histoire du cinéma américain, Marilyn Chambers a brisé le tabou des relations sexuelles entre blancs et noirs, avec l'acteur Johnny Keyes, dans "Behind the Green Door".

11/04/2009

René MONORY - 11-04-2009

René Monory, ancien garagiste autodidacte qui avait été président du Sénat de 1992 à 1998, est mort tôt samedi matin à Loudun, dans la Vienne, dans sa maison de famille, a-t-on appris auprès de Patrick Flot, le sous-préfet de Montmorillon (Vienne). René Monory, qui avait 85 ans, est décédé vers 0h50 "de vieillesse et de maladie", a-t-il ajouté, sans donner davantage de précisions.

Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy a salué la mémoire de René Monory, affirmant que sa "carrière, à l'image de sa propre vie, s'est inscrite dans le respect intransigeant des valeurs humanistes".

"Autodidacte d'origine modeste, apprenti garagiste à 15 ans et travailleur acharné, il gravit un à un les échelons de la méritocratie républicaine", souligne le chef de l'Etat. "Son humanisme social s'exprima dans ses fonctions ministérielles et parlementaires, notamment dans la loi toujours en vigueur qui porte son nom et qui fut la première à comporter des mesures spécifiques visant à encourager l'actionnariat salarié."

"René Monory laissera, avant tout, le souvenir d'un homme tourné vers l'avenir et les sciences", ajoute-t-il, en notant qu'il était le "père du Futuroscope de Poitiers".

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie lui a également rendu hommage, saluant en René Monory un "symbole de la promotion républicaine et homme politique d'envergure", "pragmatique", "pionnier de la décentralisation". "Il était un visionnaire qui a su miser sur l'avenir des nouvelles technologies en lançant dès 1984 le projet du Futuroscope de Poitiers", souligne-t-elle dans un communiqué.

"Plusieurs fois ministre, René Monory s'est consacré pleinement au développement économique de la France ainsi qu'à l'indépendance énergétique de notre pays à travers le dossier nucléaire", ajoute-t-elle. AP

Jacques HUSTIN - 06.04.2009

Les médias belges se sont émus hier de la disparition de leur compatriote Jacques Hustin, décédé ce lundi 6 mars à l'âge de 68 ans. Devenu chanteur après avoir suivi durant toute sa jeunesse la voie de l'art pictural, il recevait en 1965 des mains de Marcel Achard le Premier Prix du Festival de la Chanson de Spa (l'ancêtre des actuelles Francofolies de Spa instituées en 1994), préfigurant la parution l'année suivante de son premier album. En 1969, c'est le prestigieux Grand Prix de l'Académie Charles-Cros, à Paris, qui viendra récompenser son travail.

En 1974, il a l'honneur de représenter son pays au concours de l'Eurovision hébergé par Brighton, en Angleterre, avec la chanson Fleur de liberté, qui se classe neuvième.

Fervent défenseur des droits des artistes et ex-président de l'Union Professionnelle des Artistes du Spectacle, il animera par la suite un cycle d'émissions télévisées (La Guimbarde) où il reçoit ses amis.

Après 1988 et le point final mis à sa carrière musicale, il reviendra à ses premières amours pour la peinture, animant pendant une dizaine d'années un atelier artistique dans les Ardennes, puis reprenant le fil de ses créations picturales...

04/04/2009

Jean FIEVET - 31-03-2009

Jean Fievet est décédé : c’était un homme de radio et l'une des grandes voix de la RTBF. Régionaliste convaincu, ce Carolo a souvent souligné l'importance de disposer d'un service public en région. C'était d'ailleurs l'un des fondateurs de la RTBF Charleroi, en 1976. Il a également présenté le journal télévisé et l'émission "Ce soir" dans les années 70 et 80.

Andrea Mead LAWRENCE - 30.03.2009

LOS ANGELES (Reuters) - Andrea Mead Lawrence, première skieuse américaine à avoir remporté deux médailles d'or aux Jeux Olympiques, a succombé lundi à un cancer à son domicile de Mammoth Lakes, en Californie, a déclaré au New York Times sa fille Quentin. Elle était âgée de 76 ans.Lawrence avait remporté l'or en slalom et en slalom géant aux Jeux Olympiques d'hiver d'Oslo en 1952, à l'âge de 19 ans. 

Elle avait aussi participé aux JO de St Moritz, en 1948, et aux JO de Cortina d'Ampezzo, en 1956, où elle s'était classée quatrième en slalom géant. 

Elle avait fondé en 2003 l'Andrea Lawrence Institute for Mountains and Rivers, une institution de protection de la nature sans but lucratif.

Raoul ALFONSIN - 31-03-2009

L'ancien président argentin Raul Alfonsin, artisan du rétablissement de la démocratie en Argentine dans les années 1980 après sept années de dictature militaire, est mort mardi à l'âge de 82 ans.

Raoul Alfonsin a succombé à un cancer du poumon à son domicile de Buenos Aires, a annoncé son médecin traitant.

Président entre 1983 et 1989, il avait gagné le respect de la communauté internationale pour avoir fait juger et condamner certains des militaires responsables de la mort et des tortures de milliers d'Argentins soupçonnés de sympathies à gauche pendant la dictature.

Selon un rapport officiel, 11.000 personnes sont mortes ou disparues pendant la dictature.

Le gouvernement a déclaré trois jours de deuil national.

Opposant de premier plan à la junte qui avait pris le pouvoir en 1976, il réussit sous la présidence à restaurer la respectabilité d'un pays qui avait été mis au ban de la communauté internationale pour ses coups d'Etat répétition.

"Que vous le vouliez ou non, vous êtes le symbole du retour à la démocratie", avait déclaré l'an dernier la présidente Cristina Fernandez lors d'une cérémonie de dévoilement d'un buste de l'ancien président dans le palais présidentiel.

Alfonsin avait remporté l'élection présidentielle de 1983 après la chute de la dictature militaire. Six ans plus tard, il opérait le premier transfert de pouvoir d'un président élu à un autre depuis des décennies.

Il réussit à survivre à trois tentatives de soulèvement militaire, mais sa présidence s'est mal terminée. Son parti, le Parti radical, centriste, discrédité pour la gestion d'une crise économique, fut laminé lors du scrutin par le leader péroniste Carlos Menem. Alfonsin avait alors quitté le pouvoir avec six mois d'avance dans une économie en pleine crise.

A la fin de sa présidence, l'inflation avait atteint un record de 200% par mois, ce qui avait suscité des pillages de supermarchés et des grèves.

Le taux de pauvreté a plus que doublé sous sa présidence pour dépasser 25% tandis que la devise chutait de 95% en quatre mois.

Militant politique dès sa prime jeunesse, Alfonsin, né le 12 mars 1927 d'un père espagnol et d'une mère britannique, fut emprisonné trois fois, une fois par le gouvernement du président Juan Peron et ensuite deux fois pour avoir protesté contre un gouvernement militaire de la fin des années 60.

Marié et père de six enfants, il fut un militant des droits de l'homme influent durant les années 70. Il avait d'abord fréquenté l'école militaire pour ensuite réorienter ses études vers le droit.

Orateur éloquent, il s'éleva dans les rangs du Parti radical et fut élu député en 1963. Pendant la dictature militaire, il avait risqué sa vie en offrant ses services juridiques gratuitement aux personnes enlevées par les forces de sécurité.

Fiona Ortiz, version française Danielle Rouquié

Maurice JARRE - 29.03.2009

Triplement oscarisé, l'artiste marqué le 7e art avec des musiques mythiques de films, comme «Docteur Jivago», «Lawrence d'Arabie» et «Paris brûle-t-il?». Il est décédé dimanche à l'âge de 84 ans, à Los Angeles.

En février dernier, à Berlin, en Allemagne, lors de sa dernière apparition publique en Europe (notre photo ci-dessous), il avait reçu un Ours d'Or pour l'ensemble de sa carrière. Une première dans l'histoire de la Berlinale. Dimanche, Maurice Jarre est décédé des suites d'un cancer à l'âge de 84 ans, à Los Angeles, où il vivait.

Compositeur le plus récompensé par les Oscars avec trois statuettes pour «Lawrence d'Arabie(1962), «Docteur Jivago (1965) et «La Route des Indes (1984) (Voir les vidéos ci-dessous), l'artiste a marqué l'histoire du 7e art, en signant plus de 150 musiques de films pour les réalisateurs les plus prestigieux : David Lean, John Frankenheimer, Alfred Hitchcock, John Huston ou Luchino Visconti.

«J'ai eu la chance de travailler avec les plus grands. David Lean m'a donné le goût de la perfection », a expliqué le compositeur français le plus célèbre de Hollywood. «Pour Lawrence d'Arabie, j'avais six semaines pour composer deux heures de musique. Du coup, j'ai travaillé par tranches de cinq heures espacées de vingt minutes de sommeil. J'ai mis un an pour m'en remettre !»

C'est en 1952 qu'il a signé sa première musique de film, à la demande du cinéaste Georges Franju pour le court-métrage «Hôtel des Invalides». 

«Les 3 premières notes d'une mélodie, le rythme et l'harmonie» 

 Sa définition d'une bonne musique de film ? «Les trois premières notes d'une mélodie, puis le rythme et l'harmonie. Après, tout est question d'équilibre, de liant comme en cuisine, de fluidité comme chez Mozart. Je ne crois pas à l'improvisation. On ne se lève pas comme ça le matin avec toute une partition dans la tête. Stravinski disait : 'Un musicien est comme un bureaucrate qui doit se lever tôt le matin pour travailler.' L'inspiration vient ensuite.»

Maurice Jarre, qui s'est installé aux Etats-Unis au milieu des années 60 puis en Suisse avant de revenir à Los Angeles, a également signé les musiques des films «Le président» (Henri Verneuil, 1961), «Paris brûle-t-il ?»(René Clément, 1966), «Jésus de Nazareth» (Franco Zeffirelli, 1976), ou «Witness» (Peter Weir, 1985) et «Le cercle des poètes disparus» (Peter Weir, 1989) et «Ghost»(Jerry Zucker, 1990).

«Dans un film, le compositeur est le dernier maillon d'une lourde chaîne. Souvent, il se retrouve face au producteur quand ce dernier enrage de sortir son film. Alors tout va très vite», avait-il confié il y a quelques années.

Le compositeur avait fêté ses cinquante ans de carrière en 2006 en donnant à l'Auditorium de sa ville natale, Lyon, un concert retraçant ses plus grandes œuvres, en présence de son fils, Jean-Michel Jarre, l'un des précurseurs de la musique électronique avec des œuvres mondialement réputées comme «Oxygène». 

Une vocation née à l'écoute de Liszt 

Maurice Jarre racontait que sa vocation était née, alors qu'il était enfant, de l'écoute d'un enregistrement de la 2e Rhapsodie hongroise de Liszt par Léopold Stokowski, œuvre qui l'avait fasciné.

Après des études musicales, notamment par correspondance sous l'Occupation, il était devenu percussionniste-timbalier et avait formé en 1946 un duo avec le compositeur Pierre Boulez pour la compagnie de Théâtre Renaud-Barrault. Cinq ans plus tard, Jean Vilar lui commandait la partition du «Prince de Hombourg», joué au Festival d'Avignon par Gérard Philipe et Jeanne Moreau.

Pour lui, c'est le début d'une collaboration qui se poursuivra pendant douze ans à Chaillot où il sera nommé directeur musical du Théâtre national populaire. «Les plus belles années de ma vie», dira-t-il. «Des années d'inspiration, d'amitié, de bonheur avec un homme qui faisait un théâtre populaire et non pas populiste», ajoutait celui qui a également composé et écrit plusieurs ballets pour l'Opéra de Paris, comme «Notre-Dame-de-Paris».

Il laisse derrière lui deux enfants, outre Jean-Michel Jarre : la décoratrice Stéphanie Jarre, née de son union avec Dany Saval, et le scénariste Kevin Jarre, qu'il avait adopté

(source LE FIGARO)