27/09/2008

Raymond MACHEROT - 26.09.2008

L'auteur de bandes dessinées Raymond Macherot, né à Verviers le 30 mars 1924, est décédé à l'âge de 84 ans, ont annoncé vendredi les Editions Flouzemaker, Le Lombard et Dupuis.

Père de Sibylline et Chlorophylle, Raymond Macherot avait rejoint Le Journal de Tintin des Editions du Lombard en 1953. Il y créera, outre la série animalière "Chlorophylle", les aventures du marin "Le Père La Houle" et du détective "Clifton".

En 1964, il avait quitté Le Journal de Tintin pour collaborer au journal Spirou, où était nés "Chaminou" (1964), "Sibylline" (1965), "Pantoufle" (1966) et "Mirliton" (1970).

En tant que scénariste, il s'était associé en 1969 à Yvan Delporte pour concevoir "Mulligan", un récit policier illustré par Berck. En 1970, toujours avec Yvan Delporte, puis André Franquin, il avait créé les premiers épisodes d'Isabelle dessinés par Will.

Retraité depuis une quinzaine d'années, Raymond Macherot avait été contacté en 2005 pour relancer certaines de ses séries et notamment, Sibylline. "Cette même année, avec la création des Editions Flouzemaker (Flouzemaker étant le nom d'un des héros de Sibylline), l'album 'Sibylline déménage' qui reprend deux récits pré-publiés naguère dans Spirou est présenté aux libraires et est épuisé dès sa sortie", se souviennent les Editions Flouzmaker.

Ce personnage avait ensuite été repris en 2006 par le dessinateur et scénariste André Taymans, qui sortira "La ligue des coupe-jarrets" et "Le serment des lucioles".

"Avec sa disparition, la Bande Dessinée franco-belge perd un de ses derniers grands dessinateurs et probablement, son plus grand dessinateur animalier", commentent vendredi les Editions Flouzmaker.

Les Editions du Lombard et Dupuis estiment également que "ce grand classique unanimement apprécié a réalisé quelques-unes des meilleures pages de la BD belge". Le personne de Chlorophylle avait d'ailleurs été retenu par les Editions du Lombard pour sa collection Millésime éditée à l'occasion de son soixantième anniversaire. Les Editions Dupuis et Le Lombard travaillent en outre à la réalisation d'un projet d'intégrale Macherot, annoncent-elles vendredi. (belga/7sur7) (crédit photo AFP)

Patrick d'UDEKEM d'ACOZ - 25.09.2008

BRUXELLES Le père de la princesse Mathilde, épouse de l'héritier de la couronne de Belgique, le prince Philippe, est mort jeudi à 72 ans, a annoncé le palais royal.

"Le prince Philippe et la princesse Mathilde ont le triste devoir d'annoncer le décès du comte Patrick d'Udekem d'Acoz, survenu ce jeudi après-midi", a indiqué le palais dans un bref communiqué.

Le 21 mars dernier, M. d'Udekem d'Acoz avait été admis à l'hôpital Erasme, à Anderlecht (ouest de Bruxelles) pour une série d'examens, donnant lieu à des spéculations de la presse sur son état de santé. Selon la chaîne de télévision privée RTL-TVI, il a été transféré il y a cinq jours dans un centre de soins neurologiques de la région bruxelloise.

Fils du baron Charles d’Udekem d’Akoz et de Suzanne d’Outrive d’Ydewalle, Patrick d'Udekem d'Akoz avait travaillé dans la sylviculture après des études d'agronomie. Il laisse une veuve, la comtesse Anne Komorowski, d'origine polonaise.

Aînée de leurs cinq enfants, Mathilde d'Udekem d'Akoz, 35 ans, a épousé en décembre 1999 le prince Philippe, duc de Brabant, fils aîné du sixième roi des Belges Albert II.

Le Prince Philippe et la Princesse Mathilde ont en outre annoncé qu'en conséquence, ils ne seront pas en mesure d'assister jeudi soir à Ypres à la soirée de gala du "Comité de soutien de la Province de Flandre Occidentale pour la Fondation Roi Baudouin".

 

© La Dernière Heure 2008
photo BELGA

25/09/2008

Georges DEBUNNE - 22.09.2008

Georges Debunne, ancien secrétaire général de la FGTB, est décédé à l'âge de 90 ans. Ces dernières années, il s'était illustré dans la campagne contre le projet de Constitution européenne, exigeant la mise en place d'une Europe sociale.

 Georges Debunne a été injustement dépeint comme un « monsieur non », a estimé Mia De Vits, elle-même ancienne secrétaire générale du syndicat socialiste, dans une réaction à l'annonce de ce décès.

« Je l'ai accompagné lors de concertations interprofessionnelles explique l'ancienne responsable syndicale. « Il a été injustement dépeint comme 'monsieur non' ou 'monsieur niet'. C'était sans nul doute un négociateur dur mais c'était un négociateur ».

Georges Debunne était « un syndicaliste combatif, qui mettait en avant l'intérêt du travailleur », affirme encore Mme De Vits. Il était également un défenseur de l'égalité des chances. « C'est Debunne qui m'a poussé du service d'étude (de la FGTB) à me présenter à une fonction élective », conclut-elle.

Né le 2 mai 1918, Georges Debunne a démarré sa carrière syndicale très jeune. Enseignant de formation, il assurait déjà la présidence de la section locale enseignement de Halle, à seulement 20 ans.

En 1949, à 31 ans, il prend la tête de la Centrale Générale des Services Publics, avant de devenir le patron du syndicat socialiste en 1968, en tant que secrétaire général de l'organisation, fonction qu'il occupera pendant 14 ans.

En 1973, il participe à la création de la Confédération Européenne des Syndicats, dont le premier congrès a lieu à Bruxelles et dont il assumera la présidence de 1982 à 1985.

De 1988 à 2003, il a également été président honoraire de la Fédération européenne des retraités et des personnes âgées.

Ces dernières années, l'ancien responsable syndical s'était illustré dans la campagne contre le projet de constitution européenne, exigeant la mise en place d'une Europe sociale. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont le dernier, « A quand l'Europe sociale ? », est paru en 2003.

En 2005, Georges Debunne avait été à la base de la création du "Comité pour une autre politique" (CAP) dont le but était de lutter contre le Pacte des Générations.

Il y a quelques mois, la FGTB avait rendu hommage à son ancien patron, à l'occasion de son nonantième anniversaire

(source Le Soir.be)

Thomas BATA - 01.09.2008

PRAGUE - L'homme d'affaires canadien d'origine tchèque Thomas Bata, à la tête de l'empire de la chaussure qui porte son nom, est mort lundi dans un hôpital de Toronto au Canada, où était basée sa société. Il avait 93 ans.

 

La nouvelle a été annoncée par Pavel Velev, directeur de la Fondation Thomas Bata basée à Zlin, dans l'est de la République tchèque. M. Velev n'a pas précisé la cause du décès.

 

Le président tchèque Vaclav Klaus a rendu hommage à "une des plus grandes personnalités de notre temps". "Il a réussi dans le monde et est devenu pour nous un symbole de réussite dans les affaires", souligne-t-il dans un communiqué. "Il va nous manquer à tous."

 

Né le 17 septembre 1914 dans ce qui est aujourd'hui la République tchèque, Thomas Bata avait été contraint de s'exiler au Canada en 1938 à cause de la montée du nazisme. Sept ans plus tard, après avoir servi dans l'armée canadienne durant la Seconde Guerre mondiale, il est revenu dans sa ville natale. Il n'y est toutefois pas resté longtemps, les communistes arrivés au pouvoir après la guerre ayant saisi son usine et rebaptisé sa société.

 

Mais Thomas Bata a su perpétuer le nom de son entreprise. Etabli à Toronto, il a également soutenu le mouvement dissident dans son pays natal et présentait son empire de la chaussure comme un exemple de réussite du système démocratique.

 

A l'époque de l'effondrement du bloc communiste en 1989, le dissident Vaclav Havel, qui deviendra par la suite président de la République tchèque, lui a demandé de revenir au pays. M. Bata a été acclamé par la foule à l'aéroport de Prague lors de son retour.

 

Vaclav Havel lui a décerné en 1991 l'Ordre Tomas Garrigue Masaryk, la plus haute distinction tchèque. L'industriel s'était rendu pour la dernière fois en République tchèque en juin dernier. C'est son père, Tomas, qui avait fondé en 1894 l'empire familial à Zlin.

 

Thomas Bata laisse dans le deuil son épouse, ses trois filles et son fils, George Bata, qui a pris les rênes de la compagnie en 2001.