31/05/2008

Harvey KORMAN - 29-05-2008

Son nom ne vous évoque peut-être pas grand chose, mais Harvey Korman était l'un des acteurs fétiches du roi de la comédie hollywoodienne Mel Brooks (Les Producteurs, Frankenstein Junior).On se rappelle de lui dans Le Shérif est en Prison, La Folle Histoire du Monde, mais également dans La Coccinelle à Mexico et pour son personnage du Professeur Auguste Balls dans A la Recherche de la Panthère Rose, dans lequel il partageait l'affiche avec le non moins excellent Peter Sellers (Lolita, Docteur Folamour, The Party).

Harvey Korman était l'un de ces seconds rôles très populaires aux Etats-Unis. Il est décédé jeudi au centre médical de UCLA à Los Angeles. Il avait 81 ans et était le père de 4 enfants.

Sydney POLLACK - 26-05-2008

LOS ANGELES (AFP) - Le réalisateur et acteur américain Sydney Pollack, auteur notamment de l'adaptation d'"Out of Africa" de Karen Blixen, est décédé lundi à l'âge de 73 ans d'un cancer à son domicile de Los Angeles (ouest des Etats-Unis), a indiqué son agent.

"M. Pollack est mort d'un cancer cet après-midi à son domicile de Pacific Palisades à Los Angeles, entouré de sa famille. Un cancer avait été diagnostiqué il y a neuf mois", a déclaré à l'AFP Leslee Dart.

Considéré comme l'un des réalisateurs les plus féconds du cinéma d'après-guerre, s'essayant à tous les genres, du grand film romantique au meilleur suspense, en passant par la télévision, il a reçu sept Oscars pour "Out of Africa" (1986, tourné en 1985), dont celui de meilleur film et meilleur réalisateur.

Il aimait souvent raconter des histoires d'amour, sur fond d'exotisme et de conscience sociale.

Malade, il avait dû abandonner en août 2007 le tournage d'un téléfilm intitulé "Recount" sur l'élection présidentielle américaine de 2000 et le fameux épisode du recomptage des voix en Floride (sud-est).

Sydney Pollack avait déjà tourné des films à thème politique, dont "Les trois jours du Condor" avec Robert Redford en 1975.

En 1986, il devait à nouveau faire tourner Redford, son acteur fétiche, dans "Out of Africa". L'acteur donnait cette fois-ci la réplique à Meryl Streep.

Le réalisateur, issu d'une famille d'immigrants juifs russes, est aussi le metteur en scène de "On achève bien les chevaux", "Tootsie" avec Dustin Hoffman et "L'interprète" avec Nicole Kidman et Sean Penn.

"Les succès de +Tootsie+ et de +Out of Africa+ m'ont surpris", déclarait en août 2005 Sydney Pollack dans une interview avec le site MonstersAndCritics.com.

"C'était des genres complètement différents, une comédie newyorkaise contemporaine et une romance de la vieille époque. Mais je crois que +Out of Africa+ est plus proche des films que j'ai aimé enfant. Ils en faisaient un peu plus à l'époque, ils n'en font plus tellement aujourd'hui", ajoutait le réalisateur qui a été catalogué comme le dernier des grands metteurs en scène romantiques.

Ses films n'ont pas toujours été des succès. "Havana" (1990), un autre film avec Redford, a été un flop commercial.

Parmi les autres artistes de premier plan, Pollack a également travaillé avec Tom Cruise, Barbra Streisand, Paul Newman, Sydney Poitier.

Son dernier film "Esquisses de Franck Gehry" (2005) est un documentaire sur l'architecte qui a notamment conçu le fameux musée Guggenheim de Bilbao (Espagne).

"Sydney rendait le monde un peu meilleur, les films un peu meilleurs et même le dîner un peu meilleur", a déclaré l'acteur George Clooney dans un communiqué cité par le magazine Variety.

"Un coup de chapeau à quelqu'un de classe. Il manquera terriblement", a-t-il ajouté.

Sydney Pollack a aussi été acteur (pour Woody Allen ou Robert Altman) et producteur.

Né le 1er juillet 1934 à Lafayette dans l'Indiana, il a déménagé à New York à l'âge de 17 ans, où il a appris le métier d'acteur. Il a d'abord réalisé des séries télévisées avant de se lancer dans le cinéma en 1965 avec "The Slender Thread" (Trente minutes de sursis).

Il était marié et père de trois enfants.

Christine FERSEN - 26-05-2008

PARIS (AFP) - Christine Fersen, doyenne de la troupe de la Comédie-Française, décédée brutalement lundi soir à son domicile parisien à l'âge de 64 ans, était une actrice "de l'extrême", qui donnait toute sa démesure dans les grands rôles de princesse, de reine et de tragédienne.

Les comédiens du Français, théâtre qu'elle avait rejoint comme pensionnaire le 1er septembre 1965, donnaient affectueusement de la "Reine Christine" à cette figure de la troupe de Molière, dont elle était devenue la doyenne le 1er janvier 2007.

"La mort de cette artiste incomparable, après un compagnonnage de plus de quarante-deux ans, laisse un vide immense sur nos plateaux et dans nos coeurs", a témoigné mardi l'administratrice générale et ex-sociétaire du Français Muriel Mayette.

"Chacune de ses interprétations, par sa force, sa subtilité, sa profondeur, était comme une leçon de théâtre. Sa carrière restera comme une leçon de vie", a estimé pour sa part la ministre de la Culture, Christine Albanel.

Née le 5 mars 1944 à Paris, Christine Fersen - de son vrai nom Boulesteix - avait suivi l'enseignement de Fernand Ledoux au Conservatoire. Elle en sortira avec deux premiers prix de comédie (classique et moderne) et "seulement" un 2e prix de tragédie.

Mais c'est pourtant dans les grands emplois de tragédienne qu'elle s'imposera avec plus de naturel et de précocité que la moyenne, forte de sa chevelure de feu, de son teint d'une pâleur tragique et de sa voix grave et rauque taillée pour les grands rôles. Le recours à l'expression "monstre sacré", à son propos, n'était pas qu'une facilité de langage.

"Je ne peux respirer qu'aux extrêmes", confiait-elle.

Parmi ses incarnations les plus fortes figurent deux personnages de Victor Hugo, la sanglante Marie Tudor et Lucrèce Borgia, mère scandaleuse à laquelle elle conférait une humanité rageuse. Dans le même registre, elle a été la "Médée" infanticide d'Euripide au Festival d'Avignon en 1981 dans la cour d'honneur du Palais des papes ou encore "Marie Stuart" de Schiller.

Son jeu ardent, sans doute nourri des blessures de la vie - elle a perdu son fils unique - aura séduit quelques-uns des plus grands directeurs d'acteurs, comme le Français Bernard Sobel, l'Italien Luca Ronconi, l'Américain Bob Wilson et, plus récemment, les auteurs-metteurs en scène Valère Novarina et Olivier Py.

En fait, Christine Fersen pouvait tout jouer, la comédie ("Il Campiello" de Goldoni), mais aussi par exemple une gouvernante dans "Place des héros" de Thomas Bernhard. "Je me retrouve à ma place", confiait-elle au Monde en 2004, comme en écho à son enfance déshéritée en banlieue parisienne.

Elle n'était devenue sociétaire de la Comédie-Française que le 1er janvier 1976, après plus de dix ans de pensionnariat, ce qui est long. Elle ne s'est d'ailleurs pas toujours sentie pleinement épanouie dans la maison, comme dans ces années 1990 où elle jugeait "plus qu'inamical" d'être absente des grandes distributions.

Mais Christine Fersen a toujours aimé passionnément les planches et voulu considérer que "la vie est un théâtre". "Parce que sinon on se flingue tout de suite", disait-elle

John Richard SIMPLOT - 25-05-2008

BOISE, Idaho (Reuters) - Le milliardaire américain J.R. Simplot, roi de l'agroalimentaire et pionnier de la frite surgelée aux Etats-Unis, est mort dimanche à l'âge de 99 ans, annoncent les autorités de l'Idaho.

Simplot avait été le premier à commercialiser des frites surgelées à la fin des années 1940.

Installant sa société à Boise, dans l'Idaho, où les pommes de terre sont cultivées en masse, il était par la suite devenu le principal fournisseur des chaînes de restauration rapide McDonald's, Burger King ou Wendy's.

En 2006, son entreprise, dont il était devenu président honoraire, a réalisé un chiffre d'affaires de 3,3 milliards de dollars.

Né à Dubuque, dans l'Iowa, en 1909, John Richard Simplot avait quitté l'école à l'âge de 14 ans et commencé sa vie professionnelle dans des entrepôts agricoles et des entreprises de distribution.

Après avoir créé sa première entreprise en 1929, il avait obtenu le principal marché de fourniture de l'armée américaine en pommes de terre déshydratées pendant la Deuxième Guerre mondiale.

En 1946, ses ingénieurs mettent au point une technique de congélation des pommes de terre. L'avancée coïncide avec l'arrivée des congélateurs dans les foyers américains et le développement des chaînes de fast-foods.

Dans la légende des self-made-men, Simplot occupait une place de choix.

C'est par une simple poignée de main échangée en 1967 avec le fondateur de McDonald's, Ray Kroc, que Simplot avait obtenu son premier contrat d'importance pour la distribution de ses frites surgelées.

La plaque minéralogique de sa voiture portait comme seule inscription MR. SPUD (Monsieur Patate).

En 2001, il expliquait dans les colonnes du magazine Esquire que la chance n'avait joué aucun rôle dans son succès. "Travailler honnêtement, et construire, construire, construire. C'est tout ce que je puis vous dire", ajoutait-il.

En 1973, Simplot s'était retiré de la direction de son entreprise, conservant la présidence du conseil d'administration jusqu'en 1994, où il avait transmis le relais à ses enfants Gay, Don et Scott.

25/05/2008

Manuel MARULANDA - 25.05.2008

BOGOTA (AFP) - Le chef de la guérilla colombienne des Farc, Manuel Marulanda, est mort, a affirmé le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos à un hebdomadaire qui le cite samedi sur son site internet.

"Selon les informations dont nous disposons, il est déjà mort", a déclaré M. Santos à l'hebdomadaire Semana en faisant état d'informations des services du renseignement selon lesquelles Manuel Marulanda est décédé le 26 mars des suites d'une maladie.

Auparavant, le fondateur de la première guérilla paysanne de Colombie dans les années 1950 avait déjà été donné pour mort au moins à 17 reprises.

La présidence colombienne et le ministère de la Défense ont indiqué ne pas pouvoir confirmer les affirmations du ministre et ajouté que dans l'immédiat aucune annonce officielle n'était prévue.

Manuel Marulanda, alias "Tirofijo" ("en plein dans le mille"), de son vrai nom Pedro Antonio Marin, né le 12 mai 1928, est rarement sorti de la clandestinité. Sa dernière apparition publique remonte à 1982.

"Tirofijo est mort", titre Semana samedi sur son site internet en citant le ministre dont les déclarations seront publiées dimanche par l'hebdomadaire.

Selon les éléments biographiques dont disposent les médias, le fondateur des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) serait marié et aurait "plusieurs enfants", dont une fille, la compagne du numéro deux des Farc Raul Reyes, tué le 1e mars au cours d'un raid de l'armée colombien en territoire équatorien.

Le gouvernement colombien accuse Manuel Marulanda, le plus vieux guérillero communiste au monde, d'avoir introduit le trafic de drogue et les prises d'otage dans la guérilla.

24/05/2008

Jeff BODART - 20.05.2008

 
BRUXELLES Le chanteur Jeff Bodart, figure de la scène variété-rock belge, est décédé à l'âge de 45 ans, trois semaines après avoir été victime d'un accident cérébral, indique mardi son site Internet.

"Jeff est parti définitivement vers l'ultramarine, sans tambour ni trompette, son coeur s'est arrêté après 24 jours de coma. Son Canadair s'est crashé et son vélo l'a lâché, chacun son histoire! Parfois c'est comme ça...", indique un communiqué, citant plusieurs titres du répertoire du chanteur.

Jeff Bodart s'était fait connaître dès les années 1980 en Belgique et en France avec son groupe au look rétro, "Les Gangsters d'Amour", un jeu de scène déjanté et un tube très BD, "Meurtre à Hawaï".

Depuis 1994, le chanteur wallon poursuivait une carrière en solo, entre pop, swing et chanson française. Il avait publié cinq albums, dont "Du vélo sans les mains" (1995), "Histoires universelles" (1998) et "Et parfois c'est comme ça", sorti en janvier 2008, après une année qu'il a lui-même qualifiée de "difficile".

"Au mépris de toutes mes ambitions morales et professionnelles, j'ai confondu le monde avec une grande cour de récréation. A force de jouer la fuite en avant, la fête débridée avait pris sur le pas sur ce j'aimais faire le plus au monde: des chansons. On va dire que dans 'sex, drugs and rock & roll', j'avais un peu oublié le rock & roll", expliquait-il récemment à un "fanzine" belge.

"J'ai décidé qu'un jour je voudrais faire vieux chanteur. Avant, comme tous les jeunes cons - que je reste -, je souhaitais mourir à trente ans. Aujourd'hui, j'ai envie de chanter le plus longtemps possible", ajoutait-il.

Jeff Bodart avait été placé dans un coma artificiel après avoir été victime d'un accident cérébral fin avril. L'une de ses dernières apparitions sur scène aura été sa participation à un concert de soutien aux otages en Colombie à l'université de Bruxelles.
Faites le test auprès des quadras : à Gangsters d'Amour, vous obtiendrez la réponse Coûte que coûte . C'est que le premier album de ce bandit de Jeff Bodart, à la tête des Gangsters d'Amour était sur toutes les ondes en 1985. Impossible de se sortir de la tête ce morceau aussi sautillant que lui (ce qui lui vaudra d'ailleurs des jambes cassées et quelques chutes mémorables depuis les bafles qu'il escaladait, c'était plus fort que lui).

Jean-François Bodart, né à Charleroi le 30 septembre 1964, était donc tout minot quand, avec quelques amis, il se lance dans l'aventure musicale. "Les gangsters ne mentent jamais ", c'est leur devise. Ca le sera pendant de longues années, qui verront le groupe se produire en France, au Québec, mais également en Russie, ou en Chine.

Près de dix ans plus tard, Jeff a fait du chemin et s'est imposé en solo. Il lui suffit de siffler trois notes pour que la salle entonne "Le bonheur c'est facile, quand on y met du sien, le bonheur c'est facile, oui. Le bonheur c'est comme faire, du vélo sans les mains" . Son premier album en solitaire porte ce nom guilleret qui lui va si bien.

Pourtant, au fond, Jeff est grave et cache ses questions et ses angoisses sous le masque d'une certaine légèreté. À l'instar de son ami Benoît Poelvoorde, il se fatigue, parfois, d'avoir à jouer au clown. Il nous le confiait il y a quelques mois à peine.

Alors, petit à petit, il ose dans ses textes des choses plus intimes. Dans Histoires universelles, déjà, son deuxième album sous son nom, il se raconte davantage. Sa casquette vissée sur la tête, comme pour éviter qu'on y lise, il sillonne la Belgique, la France. L'alchimie opère. Sur scène, ce garçon est une bombe. Son énergie est follement communicative.

En 2001, il opère un nouveau virage. Parce que, dit-il, son fameux couvre-chef est devenu plus célèbre que ses chansons. "J'ai probablement trop de retenue pour parler de moi et surtout pour m'en servir dans mes chansons. Seuls ceux qui me sont proches le savent. C'est sans doute à cause de cette pudeur que je me suis d'abord tourné vers des auteurs qui me connaissent bien. Ils m'ont souvent perçu plutôt comme je vis que comme je chante" , disait-il alors.

Ses amis, dans le métier, son Karine Clercq, Christophe Miossec, Jacques Duvall. Ce dernier lui signera d'ailleurs des textes magnifiques. Ensemble, ils avaient tourné en décembre le clip de Jeff à la Citadelle de Namur. Nouveau prétexte à une franche rigolade.

En 2003, Jeff se pose une nouvelle question existentielle. Sur le ton de la blague, encore et toujours. Mais derrière... Canadair, Tu m'aimeras quand je ne t'aimerai plus, Apprendre à tout laisser prouvent que la profondeur peut aller de pair avec la légèreté.

Enfin, après un long silence discographique, Jeff nous était revenu, plus autobiographique que jamais, au début de cette année. "Je ne m'en défends pas. Je suis prêt à toutes les critiques ", disait-il, frondeur. Et parfois c'est comme ça. Hélas !

16/05/2008

Tommy BURNS - 15.05.2008

GLASGOW (AP) - Tommy Burns, à la double carrière de joueur et d'entraîneur au sein du Celtic Glasgow, est mort à 51 ans des suites d'un cancer de la peau, a annoncé le club écossais jeudi.

Burns a joué pour le Celtic de 1975 à 1989 et représenté l'Ecosse à huit reprises. Il a ensuite été manager du club pendant trois saisons, et remporté en 1995 le premier trophée de la formation depuis six ans, la Coupe d'Ecosse.

Burns, reconnu comme l'un des meilleurs entraîneurs écossais, avait été pressenti cette année pour diriger l'équipe nationale, mais le poste a finalement été attribué à George Burley.

Burns qui occupait le poste de milieu de terrain, a remporté six titres de champion comme joueur avec le Celtic et trois coupes d'Ecosse.

Après avoir inscrit 52 buts en 352 matches, il était parti à Kilmarnock en 1989 avant de revenir au Celtic en 1994.

15/05/2008

Farid CHOPEL - 20.04.2008 - (avec retard)

Farid Chopel, comédien-chanteur et figure emblématique de la scène parisienne des années 80, est décédé dimanche 20 avril à l'âge de 55 ans "des suites d'un cancer foudroyant" à l'hôpital Cochin à Paris, a-t-on appris auprès de son attachée de presse, Michelle Latraverse.
L'artiste avait été hospitalisé il y à quatre semaines dans le même établissement, où avait été diagnostiqué son cancer, a-t-elle précisé.
Formé au théâtre gestuel expérimental dans les années 70 au sein de la troupe "Leïla", Farid Chopel a créé de nombreuses pièces comme auteur et interprète, se produisant tant au mythique Palace, haut-lieu des nuits parisiennes, qu'au cours de longues tournées, comme pour l'un de ses succès public "Chopélia", donné au festival en "off" d'Avignon, mais aussi dans de nombreuses villes d'Europe.

"La Vengeance du serpent à plumes"

En dépit d'une carrière en dents de scie dans les années 90, Farid Chopel, né le 14 décembre 1952 à Paris de parents algériens, a continué de se produire sur scène, s'attaquant parfois à des œuvres ambitieuses comme l'adaptation du "Prophète", de Khalil Gibran, mis en scène par Elias Tabet, une œuvre qu'il a joué avec un chœur de cinq comédiennes dans différentes églises parisiennes. En décembre 2005, il était récitant dans "Pierre et le loup", au théâtre du Châtelet, accompagné de l'orchestre de chambre Pélléas.
Connu du grand public autant pour ses one-man-shows, comme "Les Aviateurs" (1981), co-écrit avec Ged Marlon, que pour ses apparitions au cinéma dans des films à grand public dont "Sacs de nœuds" de Josiane Balasko, "La Vengeance du serpent à plumes" de Gérard Oury, "L'Addition" de Denis Amar ou "La Femme de mon pote" de Bertrand Blier. Il avait aussi récemment participé à "C'est beau une ville la nuit", d'après les écrits éponymes de Richard Bohringer.

Un physique dégingandé

Son physique dégingandé l'avait aussi rendu populaire, apparaissant à l'heure des premiers clips-vidéo dans "La Danse des mots" de Jean-Baptiste Mondino, "Ô Animaux" de Stéphane Clavier ou "Bamboleo" des Gypsy Kings.
En 2005, l'artiste aux multiples facettes publiait une autobiographie, "Et je danse encore", co-signée de sa compagne Brigitte Morel, ancienne danseuse de l'Opéra de Paris, dans laquelle il évoquait, outre son parcours artistique atypique, la longue bataille qu'il menait notamment contre son addiction à l'alcool.
Le comédien devrait une dernière fois paraître sur grand écran dans le film "Un si beau voyage" de Khaled Ghorba, dans lequel il incarne un travailleur émigré tunisien à la retraite ayant passé la majeure partie de sa vie dans un foyer de la banlieue parisienne.

12/05/2008

Paul HAEBERLIN - 10.05.2008

STRASBOURG (AFP) - Veste blanche toujours impeccable, Paul Haeberlin, décédé samedi à 84 ans des suites d'une maladie, a régné plus d'un demi-siècle sur l'Auberge de l'Ill, son talent au "piano" du réputé restaurant d'Illhaeusern (Haut-Rhin) lui valant une étoile en 1952 avant d'en décrocher, en 1967, une troisième conservée depuis.

Son fils Marc, 55 ans, quatrième d'une lignée vouée à la cuisine depuis 130 ans, a depuis quelques années la haute main sur les fourneaux, mais le respect pour le "patriarche" est resté intact dans ce temple de la gastronomie.

"A cinq ans j'aidais déjà ma mère et ma grand'mère en cuisine", aimait a raconter le chef octogénaire qui a porté l'ancienne guinguette familiale au firmament étoilé de la gastronomie.

Il avait commencé son apprentissage à 14 ans à "La Pépinière" à Ribeauvillé (Haut-Rhin) sous la férule d'Edouard Weber, l'un des derniers cuisiniers des tsars.

Les femmes Haeberlin, vaillantes aux fourneaux, ont accueilli les clients jusqu'en 1950, lorsque Paul est revenu au village natal.

Il relève la maison familiale de ses décombres de la guerre. L'Arbre Vert devient alors l'Auberge de l'Ill, du nom de la rivière alsacienne qui coule le long des jardins verdoyants.

Formant un tandem inattendu avec son frère Jean-Pierre aussi vibrionnant et extraverti à l'accueil que Paul est taiseux, le chef fonde sa renommée en créant la Truffe Souvarov, qui inspira Paul Bocuse, l'ami de toujours, le Saumon Soufflé, la Mousseline de Grenouille, la Brioche de Foie Gras et la Pêche Haeberlin (une pêche pochée avec sabayon de champagne et glace pistache).

Parmi les têtes couronnées accueillies à cette table alsacienne, celle dans les années 80 de la reine mère d'Angleterre, Elizabeth, de même que celles du roi et de la reine de Suède qui ont décerné à Paul Haeberlin l'Ordre Royal de l'Etoile Polaire, une haute distinction suédoise. Le roi de Thaïlande, plusieurs présidents français et étrangers et bien d'autres célébrités y sont venus.

Le président Valéry Giscard d'Estaing avait remis en 1994 la croix de la Légion d'honneur à son "ami Paul", connu en 1944 dans les rangs de 1ère Armée française alors que le chef faisait la cuisine pour le futur maréchal de Jean de Lattre de Tassigny.

Paul Bocuse, qui détient aussi un record pour la conservation de ses trois étoiles, a remis le 17 septembre dernier l'insigne de chevalier de la Légion d'honneur à Marc Haeberlin, qui a travaillé chez Troigros, Lasserre, Bocuse et Lenôtre avant de rejoindre l'auberge familiale en 1976.

"Je lui souhaite que cela dure encore très longtemps", avait alors déclaré Bocuse selon qui "le succès de la maison Haeberlin c'est la qualité des produits et leur gentillesse".

Marc Haeberlin a désormais la responsabilité de conserver les étoiles conquises par son père et aussi celle de patron d'une PME de soixante salariés qui affiche un chiffre d'affaires annuel de l'ordre de cinq millions d'euros.

11/05/2008

Pascal SEVRAN - 09.05.2008

 

PARIS (AFP) - Parolier, chanteur, écrivain, producteur et animateur de télévision, Pascal Sevran, décédé vendredi à l'âge de 62 ans à Limoges des suites d'un cancer du poumon, a défendu pendant 25 ans la chanson française d'antan sur le petit écran.
Né le 16 octobre 1945 d'un père chauffeur de taxi et d'une mère couturière, Pascal Sevran, de son vrai nom Jean-Claude Jouhaud, était un autodidacte.
Doté du seul certificat d'études, il rêve de devenir chanteur et fréquente le Petit conservatoire de Mireille. Il y rencontre le philosophe Emmanuel Berl (époux de Mireille) et devient son secrétaire particulier.
Il commence à écrire des chansons (quelque 500) dont "Il venait d'avoir 18 ans" pour Dalida, qui devient l'une de ses grandes amies. C'est dans la loge de la chanteuse qu'il rencontre en 1977 François Mitterrand, pas encore président de la République, avec lequel il entretiendra jusqu'au bout une amitié indéfectible.
En 1984, il anime sur TF1 l'émission qui le rendra célèbre: "La chance aux chansons", diffusée en semaine l'après-midi pendant 17 ans, sur TF1 puis sur France 2. En 2001, l'émission devient dominicale et change de nom ("Chanter la vie").
Passionné de littérature, Pascal Sevran était également auteur. Il avait reçu le Prix Roger Nimier en 1979 pour "Le passé supplémentaire". Après la mort de son compagnon de longue date, en 1998, il a écrit son journal intime, dont certains tomes se sont vendus à près de 100.000 exemplaires.
Fin 2006, il avait provoqué un tollé en tenant des propos controversés sur la sexualité des Noirs, lors d'un entretien avec Var Matin. Des personnalités, y compris de gauche, avaient pris sa défense en assurant que Pascal Sevran ne méritait pas l'étiquette de raciste, mais il avait reçu un sévère avertissement de son employeur, France 2.
Il était officier de la Légion d'honneur.
Son décès a été annoncé par un communiqué. "La famille de Monsieur Pascal Sevran a la profonde douleur d'annoncer son décès, survenu le vendredi 9 mai 2008 à 10 heures à Limoges, des suites d'un cancer du poumon", indique le document.
Un hommage lui sera rendu le mardi 13 mai 2008 à 10 heures 30 en l'Eglise Saint-Louis-en-l'Ile de Paris. Les obsèques seront célébrées dans l'intimité familiale, précise le communiqué.

François STRERCHELE - 08.05.2008

BRUXELLES "Je serai encore à Bruges la saison prochaine", affirmait, avec son assurance naturelle, François Sterchele, à la veille d'Anderlecht - Club Bruges. Le buteur liégeois n'y sera plus, hélas, qu'en pensée: il s'est tué, au volant de sa voiture, dans la nuit de mercredi à jeudi, sur la route de Vrasene, près de Beveren.

Avec Sterchele, le Club Bruges perd son meilleur attaquant de la saison. Le Liégeois a accompli une ascension fulgurante en cinq saisons. Il avait débuté à Loncin, près de Liège avant de rallier le FC Liège. C'est à La Calamine, en promotion, qu'il entama sa progression: il termina meilleur buteur avec 24 goals. Un an plus tard, il brilla à OH Louvain. Puis Jacky Mathijssen, alors entraîneur de Charleroi, lui offrit une première chance au Sporting. Sterchele démontra très vite qu'il pouvait briller en D1. Il le confirma au GB où, en totale complicité avec Cavens, il devint meilleur buteur de la D1 avec 21 goals.

Le Liégeois bénéficia alors d'un formidable embarras pour poursuivre sa carrière: il fut sur le point de se lier à Anderlecht avant de se raviser et… d'opter pour Bruges - pour cinq ans - alors qu'on le croyait parti pour le Standard de préférence à Heerenveen, qui le sollicitait également. A Bruges, François Sterchele avait fait l'unanimité. Les supporters adoraient son style et sa façon si particulière de célébrer les buts qu'il inscrivait, en faisant tourner sa main près de son oreille, en hommage à Luca Toni, son idole.
Sterchele brillait surtout dans l'axe. Mais il se dévouait également pour son équipe quand Jacky Mathijssen le déplaçait sur un flanc, poste qu'il n'affectionnait guère.

Sûr de lui, charmeur quand il le voulait, irritant, souvent, pour ses adversaires, François Sterchele constituait une réussite au Club Bruges. Il avait endossé quatre capes de Diable Rouge et devait constituer encore, la saison prochaine, un maître atout d'un Club européen.

Lucien JEUNESSE - 05.05.2008

 

PARIS (AFP) - L'une des grandes figures de la radio française, Lucien Jeunesse, animateur du fameux "Jeu des mille francs", est décédé à l'âge de 89 ans, a annoncé lundi Radio France.
De son vrai nom Lucien Jeunness, il a animé durant trente ans ce rendez-vous quotidien de plus d'un million de Français et visité d'innombrables villes où candidats de tous âges ont tenté de répondre aux questions de culture générale posées par l'animateur.
De 1965 à 1995, ses célèbres "A demain si vous le voulez bien!" (ou, en fin de semaine, "A lundi si le coeur vous en dit!") concluaient invariablement l'émission diffusée sur France Inter.
Il a animé plus de 10.000 émissions, posé 80.000 questions "bleues", "blanches" ou "rouges", parcouru des centaines de milliers de kilomètres dans toute la France.
Né le 24 août 1918 - il avait la coquetterie de faire croire qu'il était né en 1924 - il était monté sur les planches à 10 ans parce que son père, cheminot, animait une troupe de théâtre amateur. Après son service militaire, il sera chanteur d'opérette, notamment au Casino de Paris et aux Folies-Bergère.
Il a été tour à tour acteur, chanteur de charme et chanteur d'opérette, avant de devenir animateur. Il a créé plusieurs chansons dont le célèbre "C'est si bon".
En 1995, Lucien Jeunesse avait tiré sa révérence, après un simple "merci".
La direction de France Inter avait alors décidé d'arrêter le "Jeu des mille francs", qu'elle jugeait désuet et démodé. Mais, suprême hommage à l'animateur, le standard de la radio avait été saturé d'appels et l'émission avait continué.
Elle s'appelle désormais "Jeu des mille euros" et est présentée par Louis Bozon qui a rendu hommage lundi à "un monument de la radio".

02/05/2008

Albert HOFMANN - 29.04.2008

GENÈVE (AFP) - Le chimiste suisse Albert Hofmann, qui a découvert par accident la drogue hallucinogène LSD en 1943, est décédé près de Bâle, à l'âge de 102 ans, a indiqué mercredi la mairie de son domicile.

Le chimiste s'est éteint mardi chez lui à Burg, a rapporté une fonctionnaire municipale à l'agence de presse suisse ATS.

Albert Hofmann, né en 1906 à Baden (nord), est entré dans l'histoire en faisant lui-même par hasard l'expérience du LSD, le 16 avril 1943.

Alors qu'il étudiait les alcaloïdes de l'ergot du seigle afin de créer un stimulant circulatoire et respiratoire, le diéthylamide de l'acide lysergique (LSD), il en a fait tomber par inadvertance une goutte sur la main.

Il est alors troublé par d'étonnantes sensations: angoisse, vertiges, visions surnaturelles, objets se mouvant dans l'espace, sentiment de bonheur et de plénitude. Un nouveau test produit les mêmes effets trois jours après.

Pour le chimiste, la substance sera utile en psychiatrie ou en neurologie. Entre 1947 et 1966, le groupe chimique suisse Sandoz, qui emploie Albert Hofmann, le produit en dragées et en ampoules pour le corps médical.

Mais des abus donnent mauvaise réputation au LSD. Surtout aux Etats-Unis, il devient au début des années 1960 la drogue numéro un du mouvement hippie. Le LSD finit par être interdit et Sandoz cesse sa production.

Yossi HAREL - 26.04.2008

Yossi Harel, le commandant du navire l'Exodus qui a transporté 4.500 survivants de la Shoah de France en Palestine en 1947, est décédé samedi en Israël à l'âge de 90 ans, ont rapporté dimanche les médias israéliens. Yossi Harel avait commandé les opérations clandestines qui ont permis entre 1945 et 1948 d'amener dans la Palestine sous mandat britannique quatre navires, dont l'Exodus, avec à leur bord 24.000 immigrants juifs.

Par son action, Yossi Harel a aidé à la venue de près d'un tiers des réfugiés juifs arrivés illégalement en Palestine placée sous le mandat de la Grande-Bretagne qui imposait à l'époque de strictes limitations du nombre d'immigrants juifs autorisés à s'installer en Palestine. Le navire Exodus, immortalisé dans un film éponyme d'Otto Preminger, était parti du port de Sète, dans le sud de la France, en juillet 1947. Le commandant à tenté de déjouer le blocus britannique. Après plusieurs jours de navigation à l'entrée des eaux territoriales de la Palestine, des bâtiments de la marine britannique ont arraisonné l'Exodus à une trentaine de km des côtes. La Grande-Bretagne a ensuite renvoyé les passagers de l'Exodus en Europe.

Le périple des passagers de l'Exodus avait provoqué une vague d'émotion en Europe après la Seconde Guerre mondiale et le choc provoqué par la découverte de l'horreur des camps de concentration nazis. Né en 1919 à Jérusalem, Yossi Harel avait rejoint la Hagana, l'armée clandestine juive opérant durant le mandat britannique sur la Palestine, à l'âge de 15 ans.