20/04/2008

Constant VANDEN STOCK - 19.04.2008

En 1996, Constant Vanden Stock avait transmis le flambeau à son fils Roger Vanden Stock, actuel président des « Mauve et Blanc ».

 

Il est né le 13 juin 1914 à Bruxelles. Son histoire d’amour avec le club de football d’Anderlecht débuta dix ans plus tard, en 1924, lorsqu’il y rejoignit les équipes d’âge. En 1932, à peine âgé de 18 ans, il fit son entrée en équipe première du club comme bac gauche. Vanden Stock participa donc en 1935 à la montée des Bruxellois en Division d’honneur. Depuis lors, Anderlecht n’a plus jamais quitté l’élite du championnat de Belgique de football. La saison suivante, en 1935-1936, une fracture de la jambe le laissa inactif pendant de longs mois.

En 1938, il signa son transfert pour – à l’époque – la prestigieuse Union Saint-Gilloise. C’est avec le club du Parc Duden qu’il raccrocha ses crampons en 1943 pour s’occuper à plein temps de la brasserie Belle-Vue, une entreprise appartenant à son père Philémon Vanden Stock.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, en 1944, c’est lui qui reprit les rênes de la brasserie lorsque son père décéda en captivité en Allemagne. Il éleva cette entreprise, spécialisée dans la fabrication de gueuzes et de kriek, en un petit empire brassicole, qu’il revendit en 1991 à Interbrew, l’actuelle société Inbev.

Un mordu du football

Mais Constant Vanden Stock a toujours été autant mordu par le virus du football que par celui de la bière. Sa passion l’avait bien vite ramené au Parc Astrid, où après sa reconversion il s’était d’abord occupé du centre de recrutement. Ensuite il avait occupé durant un an la fonction de président du club de La Forestoise (1951-1952), pour vite revenir à Anderlecht en tant qu’administrateur.

Il devint en septembre 1958 sélectionneur unique de l’équipe nationale de football. Il resta à cette fonction durant dix ans et dirigea les Diables Rouges lors de 68 matches internationaux. Il fut ensuite encore directeur technique au FC Brugeois, mais n’y resta qu’un an.

En 1969, il effectua son retour définitif à Anderlecht. La direction « Mauve » était alors en proie à de sérieuses difficultés financières et vit l’arrivée de Vanden Stock comme celle d’un sauveur. Après deux ans de présence au sein du club, il reprenait la présidence et allait la garder durant 25 ans.

Durant cette période (1971-1996), les « Mauve et Blanc » décrochèrent dix titres de champions et sept Coupes de Belgique. Son équipe atteignit même les sommets européens en gagnant à deux reprises la Coupe des vainqueurs de Coupe (1976, 1978) et une fois la Coupe de l’UEFA (1983). À cela, on peut aussi ajouter deux SuperCoupes européennes (1976 et 1978).

Des succès qui ont fait de Constant Vanden Stock le président le plus couronné de l’histoire du football belge.

Comme hommage à ces réalisations sportives, il fut décidé de rebaptiser le stade Emile Versé en stade Constant Vanden Stock lors de la construction du stade d’Anderlecht, réalisée en plusieurs phases dans les années 80 et 90.

« L’homme de la situation »

Constant Vanden Stock arrêta ses activités de président en 1996, transmettant le flambeau à son fils Roger, qui est toujours président du Sporting bruxellois.

Sa réputation d’« homme de la situation » prit néanmoins quelques égratignures lorsqu’éclata en 1997 l’affaire de corruption liée au match Anderlecht-Nottingham Forrest. Il apparut en effet que l’ancien président anderlechtois avait « prêté », en avril 1984, 1 million d’anciens francs belges (environ 25.000 euros) à l’arbitre espagnol Guruceta Muro, qui avait officié lors de la demi-finale de la Coupe UEFA à Bruxelles. Le Tribunal arbitral du sport n’a toutefois jamais sanctionné le RSC Anderlecht pour ces faits.

Début avril 2006, Constant Vanden Stock avait été admis à l’hôpital en raison d’une attaque cardiaque.

Membre du Comité sportif et du Comité exécutif de l’Union Belge de football pendant de longues années, il fut sans conteste, avec le regretté Roger Petit, l’un des plus grands dirigeants belges du ballon rond et le précurseur du football professionnel dans notre pays.

Constant Vanden Stock est décédé l’année du centenaire de son club, à la veille du match Standard-Anderlecht, qui pourrait voir les Liégeois sacrés champions de Belgique pour la première fois depuis 25 ans.

« Une figure importante »

« Le football belge perd une figure importante tant pour la fédération que pour Anderlecht », a déclaré Nicolas Cornu, le porte-parole de l’Union royale belge de football qui présente en premier lieu ses condoléances à la famille.

(D’après Belga et AFP)

19/04/2008

Aimé CESAIRE - 17-04-2008

FORT-DE-FRANCE/PARIS - Le poète et homme politique martiniquais Aimé Césaire s'est éteint jeudi matin à l'âge de 94 ans au CHU de Fort-de-France, annonce l'établissement. Celui dont l'état de santé était "très précaire depuis plusieurs jours est décédé (...) dans le service de réanimation à 5 h 20 alors qu'il était hospitalisé depuis le 9 avril dernier", a-t-on ajouté. Il y avait été admis pour des problèmes cardiaques.

 

Le président français, Nicolas Sarkozy, assistera à ses obsèques à Fort-de-France, a-t-on appris auprès de l'Elysée, qui n'était pas en mesure de préciser la date des funérailles. Le chef de l'Etat a reporté à jeudi prochain son émission télévisée initialement prévue lundi.

 

"Nous avions pour mission de nous assurer, comme cela se passe pour les patients en fin de vie, que les choses se passent le mieux possible avec le moindre inconfort possible. Des conditions de dignité et de discrétion acceptables pour lui-même et son entourage", a indiqué le Dr Hossein Médahoui, chef du service de réanimation du CHU. L'établissement a précisé que son corps avait été remis à sa famille.

 

Ancien maire de Fort-de-France, chantre de la négritude et figure tutélaire de la politique martiniquaise, Aimé Césaire a été député de Martinique pendant près de 50 ans. Homme politique, écrivain, penseur, Aimé Césaire incarnait surtout à lui seul plus d'un demi-siècle de l'histoire de la Martinique. Cette figure type de l'engagement littéraire aura mis ses lettres au service d'un combat de toute une vie pour l'émancipation des Noirs.

 

Saluant "la mémoire d'un grand poète qui a acquis sa notoriété par la qualité de son écriture", Nicolas Sarkozy note dans un communiqué qu'on "retiendra de lui qu'il est l'initiateur, avec Léopold Senghor, du concept de la Négritude. Ce fut un grand humaniste dans lequel se sont reconnus tous ceux qui ont lutté pour l'émancipation des peuples au XXe siècle".

 

Le premier ministre François Fillon a rendu hommage à un "représentant exceptionnel de l'engagement poétique et politique". Ce proche d'André Breton "ne craignait ni la force des images, ni leurs ruptures. Il laissait naître de sa colère des chants puissants et durs. Il mettait ses mots au service de la lutte pour la dignité humaine, en particulier celle des peuples colonisés et humiliés".

Edward LORENZ -16.04.2008

WASHINGTON (AFP) - Le scientifique américain Edward Lorenz, considéré comme le père de la théorie du chaos et de l'effet papillon est décédé mercredi à l'âge de 90 ans, a annoncé le Massachusetts Institute of Technology (MIT) où il avait été professeur. M. Lorenz s'est éteint à son domicile à Cambridge (Massachusetts, nord est). Il souffrait d'un cancer.

Travaillant comme météorologue au MIT, il découvre en 1963 que l'on peut obtenir un comportement chaotique avec seulement trois variables, montrant ainsi qu'une dynamique très complexe peut apparaître dans un système formellement très simple, une idée dont le mathématicien français du 19e siècle Henri Poincaré avait eu l'intuition.

C'est ainsi que de faibles différences dans la dynamique de l'atmosphère peuvent déclencher de vastes effets souvent insoupçonnés.

Ces observations l'on conduit à formuler ce qui est désormais connu comme l'effet papillon. Il avait utilisé ce terme dans une étude présentée en 1972 et intitulée : "Prévisibilité: est-ce que le battement des ailes d'un papillon au Brésil peut déclencher une tornade au Texas ?".

Ces découvertes d'Edward Lorenz ont marqué le début d'un nouveau champ de recherche qui a eu un grand impact non seulement sur les mathématiques mais aussi virtuellement dans toutes les spécialités scientifiques comme la biologie, la physique et les sciences sociales.

En météorologie, sa théorie a conduit à la conclusion selon laquelle il est fondamentallement impossible de prévoir la météorologie au-delà de deux à trois semaines avec un degré raisonnable d'exactitude.

Des scientifiques ont ensuite jugé qu'on se souviendra du 20e siècle pour trois révolutions scientifiques, celles de la théorie de la relativité, de la mécanique quantique et de celle du chaos.

"En montrant que certains systèmes déterministes avaient des limites de prévisibilité, Ed. (Lorenz) a enfoncé le dernier clou dans le cercueil de l'univers cartésien et fomenté ce que certains appellent la troisième révolution scientifique du 20e siècle, après celle de la relativité et de la mécanique quantique", souligne Kerry Emanuel, professeur de science atmosphérique au MIT, selon un communiqué publié sur le site de l'Institut.

Né en 1917 à West Hartford (Connecticut, est), M. Lorenz était diplôme de mathématique de l'université de Harvard en 1940 et avait obtenu un doctorat en météorologie du MIT en 1948.

Amateur avide de randonnées et de ski de fond, M. Lorenz est resté actif jusqu'à environ deux semaines avant sa mort, a indiqué sa famille.

Il avait trois enfants et quatre petits enfants

Ollie JOHNSTON - 14-04-2008

LOS ANGELES - Le dernier survivant de la légendaire première génération de dessinateurs des studios Walt Disney, Ollie Johnston, est décédé à l'âge de 95 ans.

 

Johnston est décédé lundi de causes naturelles dans un centre de soins à Sequim, dans l'Etat de Washington, selon le vice-président de Walt Disney, Howard Green.

 

Johnston était le dernier de l'équipe légendaire de Disney appelée les "Nine Old Men" (les "neufs vieux hommes").

 

Il était impliqué dans l'animation et la réalisation de classiques tels que "Blanche-Neige et les Septs Nains", "Pinocchio", "Fantasia", "Cendrillon" et "Alice au pays des merveilles".

John WHEELER - 13-04-2008

WASHINGTON (AFP) - Le physicien américain John Wheeler, un des derniers collaborateurs d'Albert Einstein et auteur de nombreux travaux en physique théorique, notamment sur la fission nucléaire, est décédé ce week-end à l'âge de 96 ans, a-t-on appris auprès de sa famille.

Le président George W. Bush a exprimé sa tristesse dans un communiqué publié lundi par la Maison Blanche.

"Laura et moi-même sommes attristés par la disparition de John Wheeler, un des plus grands physiciens américains", a déclaré M. Bush.

"Durant sa carrière, le Dr Wheeler a collaboré avec des scientifiques tels qu'Albert Einstein et Niels Bohrn sur des projets qui ont changé le cours de l'Histoire", a-t-il ajouté.

Le physicien avait notamment participé au projet Manhattan pour fabriquer la première bombe atomique.

John Wheeler est mort samedi 13 avril à Hightown (New Jersey, est) à la suite d'une pneumonie, a indiqué sa fille Alison Wheeler Lahnston. Il était né le 9 juillet 1911 à Jacksonville en Floride (sud-est).

En tant qu'un des derniers collaborateurs d'Einstein, le père de la physique moderne, il tenta, mais en vain, de terminer le projet de théorie unifiée de ce dernier.

On lui doit notamment l'équation dite de Harrison-Wheeler qui décrit la matière nucléaire à haute densité comme par exemple au coeur des étoiles à neutrons.

Il fut également celui qui inventa le terme "trou noir" jusque là appelé "astres occlus" et l'expression "un trou noir n'a pas de cheveux" pour décrire le résultat selon lequel un trou noir est caractérisé, de manière unique, par sa masse, son moment cinétique et sa charge électrique, quelle que fut la matière qui le créa.

Nommé professeur à Princeton (New Jersey, est) dans les années 1930, John Wheeler a fait toute sa carrière académique dans cette prestigieuse université avant de rejoindre en 1976, à l'approche de la retraite, l'Université du Texas (sud).

M. Wheeler était "le dernier titan vivant de la physique (...), un super héros de la physique", selon Max Tegmark, cosmologiste du Massachusetts Institute of Technology (MIT), cité dans le New York Times.

06/04/2008

Charlton HESTON - 05.04.2008

WASHINGTON (Reuters) - L'acteur américain Charlton Heston, qui incarna au cinéma les plus grands rôles épiques du cinéma hollywoodien, de Moïse à Michel-Ange, est décédé samedi soir à l'âge de 84 ans. L'acteur, lauréat d'un Oscar en 1959 pour son interprétation de Ben Hur, s'était distingué après sa carrière à l'écran en prenant la tête de la National Rifle Association, le lobby américain des armes à feu, un engagement sujet à controverse. Il est mort à son domicile de Beverly Hills avec son épouse Lydia à ses côtés, a indiqué sa famille dans un communiqué. Heston avait annoncé en 2002 qu'il souffrait de symptômes associés à la maladie d'Alzheimer.

"A ses amis, collègues et fans aimants, nous apprécions vos prières et votre soutien sincères. Charlton Heston apparaissait au monde plus grand que nature", a déclaré sa famille."Personne ne pourrait désirer une vie plus remplie que la sienne. Aucun homme n'aurait pu donner davantage à sa famille, et à sa profession, et à son pays. Selon ses propres termes, 'J'ai vécu une vie tellement merveilleuse ! J'ai vécu assez pour deux'."A son apogée, sa présence imposante, son visage anguleux et son style de vie conservateur semblaient relever d'un autre âge. "Mettez-lui une toge, il sera parfait", plaisantait le réalisateur Anthony Mann.

Charlton Heston incarna toute une série de personnages charismatiques dans les super-productions ("Les Dix Commandements", "Ben Hur"), les films de science-fiction ("La Planète des Singes", "Soleil Vert") ou les films-catastrophe ("Airport 1975", "Tremblement de terre"). Mais son rôle le plus controversé fut celui de président de la NRA de 1998 à 2003. Lors des conventions du puissant lobby, il montait sur le podium en brandissant une carabine antique à l'adresse des défenseurs d'un contrôle des armes à feu. Il lançait alors qu'ils ne pourraient lui prendre son arme qu'en la prenant "de ses mains froides et mortes".

DU PÈRE NOËL A MOÏSE

John Charlton Carter - Heston était le nom de son beau-père - est né le 4 octobre 1923 à Evanston, dans l'Illinois. Il monte sur les planches pour la première fois à l'âge de cinq ans, dans une pièce de l'école où il incarne le Père Noël, avant d'étudier l'art de la comédie à la Northwestern University et de décrocher son premier rôle à l'écran en 1941 dans un "Peer Gynt" réalisé par un camarade d'université.

Après la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle il sert comme artilleur dans l'Army Air Corps, Heston monte à Broadway, où il multiplie les petits rôles et boulots, dont celui de modèle.

En 1944, il épouse Lydia Clarke, qu'il a rencontrée à la Northwestern University. Leur mariage tiendra 64 ans, jusqu'à son décès. Le couple a eu deux enfants, Fraser et Holly Ann.

Heston attire l'attention en 1947 dans "Antoine et Cléopâtre", qui lui vaut d'obtenir un emploi dans la collection de télévision "Studio One", qui adapte de célèbres pièces de théâtre.

Il passe ensuite au grand écran et Cecil B. DeMille lui confie le rôle d'un directeur de cirque dans "Sous le plus grand chapiteau du monde" ("The Greatest Show on Earth") en 1952.

En 1956, DeMille le choisit à nouveau pour incarner Moïse dans les "Dix Commandements", expliquant que l'acteur lui rappelle la statue de Michel-Ange. Le film, qui a coûté 7,5 millions de dollars, est le plus gros budget de l'époque et aussi le deuxième plus gros succès derrière "Autant en emporte le vent".

Outre Moïse, Heston prête sa voix à celle de Dieu dans le film et son fils Fraser, alors âgé de trois mois, joue Moïse bébé dans un panier flottant sur le Nil.

DÉMOCRATE PUIS REPUBLICAIN

Après plusieurs westerns et "La soif du mal" ("Touch of Evil") d'Orson Welles en 1957, une parenthèse dans sa carrière, Heston reprend la route des super-productions et effectue lui-même de nombreuses courses de chariot dans Ben Hur.

Ses interprétations de saint Jean-Baptiste dans "La plus grande histoire jamais contée" ou de Michel-Ange dans "L'extase et l'agonie" en 1965 lui valent moins de succès.

Plus fameux sera son personnage d'astronaute perdu sur "La planète des singes" en 1968. Il imposera que ce George Taylor soit tué dans la suite réalisée en 1970 ("Le secret de la planète des singes") afin de ne pas avoir à le jouer indéfiniment. C'est le succès du film qui lui ouvrira la porte des films de science-fiction puis des films-catastrophe dans les années 1970.

En 1984, Charlton Heston renoue avec la télévision dans deux séries pour CBS avant de jouer le rôle du patriarche Jason Colby dans le feuilleton "Dynasty".

Dans les années 1960, l'acteur milita en faveur du mouvement des droits civiques et fut président du syndicat des acteurs pendant six mandats.

Il fit campagne alors pour les candidats démocrates à la présidentielle (Adlai Stevenson contre Dwight Eisenhower puis John Kennedy contre Richard Nixon) avant de basculer dans le camp républicain en 1972 puis de soutenir son vieil ami et acteur Ronald Reagan dans sa conquête de la Maison blanche.

En 2003, le président George Bush le décora de la médaille présidentielle de la liberté, l'une des plus grandes décorations civiles des Etats-Unis

Jules DASSIN - 31.03.2008

ATHENES - Le réalisateur américain Jules Dassin, père du chanteur Joe Dassin, est décédé lundi soir à Athènes à l'âge de 96 ans, a-t-on appris de source hospitalière.

 

Les causes de son décès n'ont pas été divulguées, l'hôpital Hygeia faisant savoir qu'il y était soigné depuis deux semaines.

 

Son épouse grecque Melina Mercouri avait été à l'affiche de certains de ses plus grands succès, comme "Jamais le dimanche" (1960). "Du Rififi chez les hommes" (1954) avait valu à Dassin le prix de la Mise en scène au festival de Cannes - où il avait fait la rencontre de Mme Mercouri.

 

En tout, Melina Mercouri, décédée en 1994, avait joué dans sept de ses plus de 20 films, parmi lesquels ont note aussi "Reunion in France" (1942), "Les forbans de la nuit" (1950) et "Toptaki" (1964).

 

Lundi soir, le premier ministre grec, Costas Karamanlis, a rendu hommage à un "Grec de la première génération".

 

"La Grèce pleure la perte d'un être humain exceptionnel, un artiste important, et d'un vértibale ami", a-t-il déclaré dans un communiqué.

 

Après ses débuts à Hollywood dans les années 1940, Jules Dassin rencontra quelques problèmes au sein du milieu en raison de ses opinions gauchistes et fut placé sur la célèbre liste noire des personnalités communistes. Il se rendit alors à Londres, et vécut également en Italie et en France avant de gagner la Grèce en 1966 après avoir épousé Melina Mercouri.

 

Cette dernière a entamé une carrière politique après avoir quitté le grand écran, entrant au Parlement grec en 1974 et devenant ministre de la Culture en 1981.

 

Joe Dassin est pour sa part décédé en 1980.

Thierry GILARDI - 25.03.2008

PARIS (AP) - Le journaliste sportif Thierry Gilardi est mort mardi d'une crise cardiaque, a-t-on appris auprès de la rédaction de TF1, qui n'a fourni aucun autre détail. Il avait 49 ans.

Depuis 2005, Thierry Gilardi commentait de sa voix rauque les matches de l'équipe de France de football et la Ligue des champions sur TF1, et présentait l'émission dominicale "Téléfoot". Parfois présenté comme le successeur de Thierry Roland, il aurait dû commenter le match amical France-Angleterre ce mercredi au Stade de France.

Passionné de rugby, il avait également commenté la Coupe du monde 2007 en France et était vice-président du Stade Français depuis 2001.

"C'est une nouvelle terrible. Je suis profondément triste ce soir", a réagi le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, interrogé sur LCI. "C'était un homme extraordinaire, qui avait beaucoup d'humilité et une très forte humanité."

"C'était la voix du foot, la voix du rugby, c'était un véritable passionné de sport", a ajouté Bernard Laporte, ancien entraîneur de l'équipe de France de rugby, en saluant le grand "professionnalisme" de ce journaliste sportif.

Né le 26 juillet 1958 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), Thierry Gilardi avait débuté au service des sports de France-Inter en 1982, avant de rejoindre Canal+ en 1987, à l'époque où la chaîne payante révolutionnait la retransmission du sport à la télévision.

D'abord journaliste au service des sports de la chaîne cryptée, il en était passé rédacteur en chef en 1994. En 1998, il était devenu directeur adjoint et directeur de la rédaction, avant d'animer en 2004 l'émission "La Matinale" et d'officier en tant que conseiller de Michel Denisot, directeur général de la chaîne.

"C'était quelqu'un qui respirait une espèce de bonheur de vivre et de passion professionnelle", a réagi Michel Denisot, qui a salué mardi soir sur France-Info la mémoire de "quelqu'un de tempérament très volubile, souvent chaud dans les rapports professionnels, parfois volcanique, tout ça pour arriver à améliorer la qualité de son travail dont il était amoureux". "C'était sa deuxième passion dans la vie après sa famille. Il le vivait pleinement", a-t-il ajouté.

Thierry Gilardi avait quitté Canal+ pour le groupe TF1 en 2005, et avait présenté pendant quelques temps la session matinale de LCI. Il collaborait également depuis quelques temps à l'émission "On refait le match" sur LCI et RTL.

Eugène Saccomano, journaliste sportif et présentateur de cette émission, s'est dit "bouleversé". Il était "chaleureux, enthousiaste, c'est vrai, mais c'était aussi un redoutable travailleur, très sérieux, très rigoureux dans sa façon de préparer le travail", a déclaré Eugène Saccomano sur LCI.

"Il y avait la voix, le timbre de sa voix qui était présent, une voix qui était différente", a de son côté réagi Luis Fernandez

Richard WIDMARK - 24.03.2008

BOSTON (Reuters) - L'acteur américain Richard Widmark est mort lundi à l'âge de 93 ans dans sa maison de Roxbury, dans le Connecticut, apprend-on de source médicale. Les causes de son décès ne sont pas connues.Son rôle de tueur psychopathe dans "Le Carrefour de la Mort" d'Henry Hathaway, sorti en 1947, lui avait valu une nomination aux Oscars.

La longue carrière de Widmark, qui a joué dans plus de 60 films, a principalement été marquée par des rôles de méchants, de cowboys et de vrais durs. Il a notamment tourné dans "La Ville abandonnée" (1948), "Okinawa" (1950), "Panique dans la rue" (1950)", Sainte Jeanne" (1957), "Alamo" (1960), "La Conquête de l'Ouest" (1962), "Le Crime de l'Orient-Express" (1974) et "Morts suspectes" (1978).

Mais Widmark est surtout célèbre pour son interprétation de Tommy Tudo, un personnage répugnant doté d'un rire névrotique. Après ce rôle, Widmark deviendra l'un des "méchants" les plus populaires du cinéma américain.

Widmark avait expliqué lors d'une interview que ce rire si particulier était lié à sa nervosité.

"Quand je doute, je ris", avait-il expliqué. "Et comme c'était mon premier rôle et que tout cela était nouveau pour moi, j'ai beaucoup ri... Et puis c'est aussi lié au fait que j'ai toujours eu un rire un peu dingue".

Le succès de l'acteur, blond et chétif, coïncide avec l'avènement du "film noir", où se croisent détectives cyniques, femmes fatales, criminels et marginaux.

L'acteur, originaire du Minnesota, était passé à la production à la fin de sa carrière.

Widmark avait épousé en seconde noce l'ex-femme de son ami Henry Fonda, Susan, en 1999.

Israel Cachao LOPEZ - 22.03.2008

MIAMI (AFP) - Le musicien cubain Israel "Cachao", un des pionniers du mambo, est décédé samedi à Miami (Floride) à l'âge de 89 ans, a-t-on appris dans son entourage cité par les médias locaux. Contrebassiste et compositeur exceptionnel, "Cachao" López, qui est né à La Havane en 1918, a été hospitalisé au cours de la semaine dans un des hôpitaux de Miami où il est décédé des suites d'une maladie rénale, selon son porte-parole Nelson Albareda.

"Cachao" Lopez a acquis une renommée mondiale dans les années 30, en tant que virtuose du mambo et du jazz latino.

Il obtenu deux Grammy Awards, en 1995 et 2005, et un Grammy Latino en 2003.

Le musicien a quitté Cuba en 1962, trois ans après la révolution cubaine. Après un bref exil en Espagne, il se rend aux Etats-Unis, d'abord à New York, puis à Las Vegas (Nevada, ouest) et enfin à Miami, dans les années 80, où il a rejoint d'autres grands de la musique latino comme Tito Puente et Gloria Estefan.