23/02/2008

Stephen MARLOWE - 22.02.2008

WILLIAMSBURG, Virginie - Le romancier américain Stephen Marlowe, connu notamment pour ses livres mettant en scène le détective privé Chester Drum, est mort vendredi à l'hôpital des suites d'une longue maladie, a annoncé sa famille dans un communiqué. Il avait 79 ans.Marlowe a débuté sa carrière d'écrivain par des récits de science fiction et a écrit plus de 50 romans. Après la série des Chester Drum entre 1955 et 1968, il avait écrit plus récemment des biographies fictionnelles, dont "Christophe Colomb, Mémoires" en 1987 et "Le phare du bout du monde" en 1995.

Né à Brooklyn, New York, il s'était diplômé en philosophie en 1949 avant de servir deux ans dans l'armée. Il a passé plusieurs décennies en Europe, notamment en France et en Espagne.

En France, Marlowe avait reçu le Prix Gutenberg du Livre en 1988. Il laisse une épouse, Anne, et deux filles. AP

Natalia BESSMERTNOVA - 19.02.2008

MOSCOU (AFP) - La danseuse russe Natalia Bessmertnova, une des étoiles du Bolchoï pendant plus de trente ans, est décédée dans la nuit de lundi à mardi des suites d'une longue maladie, a annoncé mardi le théâtre du Bolchoï.

 

"Elle est décédée dans un hôpital de Moscou après une longue et difficile maladie", a indiqué le Bolchoï sur son site.

 

Un porte-parole du théâtre a précisé à Interfax qu'elle était morte dans la nuit de lundi à mardi.

 

Avec Maïa Plissetskaïa et Galina Oulanova (également décédée), elle a fait les beaux jours de la danse soviétique durant l'âge d'or du Bolchoï.

 

"Dieu lui avait tout donné pour qu'elle devienne la muse du ballet classique", a déclaré le directeur général du Bolchoï, Anatoly Iksanov. "Rien que sur ses mains étonnantes, ses mains longues et poétiques, les critiques écrivaient des pages entières", a-t-il dit.

 

Née à Moscou le 19 juillet 1941, elle avait intégré l'école du Bolchoï d'où elle était ressortie avec la note la plus élevée possible, une première dans l'histoire de l'institution.

A partir de 1961 et de son entrée dans le corps de ballet du Bolchoï, elle en devient une des étoiles et se produit partout, en URSS, comme en Occident.

 

Mariée au chorégraphe Iouri Grigorovitch, qui dirigera près de 30 ans durant le Bolchoï, elle fait sensation en 1975 dans "Ivan le Terrible", un ballet qui la fait connaître à l'Ouest.

 

Technicienne aux ralentis spectaculaires, aussi à l'aise dans les rôles dramatiques que dans les rôles lyriques, elle s'impose dans ses interprétations de "Roméo et Juliette", "Don Quichotte" ou de "Gisèle" qui lui vaut sa promotion comme danseuse étoile.

 

Quand plusieurs artistes soviétiques font défection, comme Roudolf Noureev en 1961, Natalia Bessmertnova fait le choix de la loyauté à l'URSS.

 

En 1979, elle interprète à Stockholm "Le lac des cygnes", avec Valeri Anissimov. Plusieurs chorégraphes passent alors à l'Ouest. "Je suis persuadée que leur pouvoir créateur et leur développement artistique ne peuvent que s'en ressentir", déclare-t-elle à l'époque.

 

En 1986, elle reçoit le prix Lénine pour l'ensemble de sa carrière.

 

Après 1991 et la chute de l'URSS, le Bolchoï, soumis aux mêmes difficultés financières que le reste du pays, périclite.

 

Les années 90 marquent aussi le déclin de Bessmertnova qui donne son dernier spectacle, "Gisèle", en 1994.

 

Elle enseigne ensuite au Bolchoï, jusqu'à sa démission en signe de solidarité avec son mari, chassé du Bolchoï par ceux qui lui reprochent son classicisme et son conservatisme. Elle dit alors "refuser d'être témoin de la mort de ce trésor de l'art russe".

 

En 2001, elle revient au Bolchoï où elle enseignera encore quelques années.

http://www.ballerinagallery.com/bessmertnova/

Alain AYACHE - 18.02.2008

PARIS (AFP) - L'éditeur de presse Alain Ayache, Pdg du groupe éponyme (Réponses à tout, DS, Question de femmes...), est décédé à l'âge de 71 ans, a-t-on appris lundi auprès de son groupe de presse. A 16 ans, il se fait connaître en s'enfermant dans un placard à balais chez Drouant, d'où il écoute les délibérations du jury du Goncourt. En 1983, il récidive, cette fois-ci comme patron du Meilleur, qui publie l'integralité des 90 minutes de délibérations enregistrées avec un micro directionnel.

Chantre de la presse populaire, il avait créé Le Meilleur, "l'hebdo de la vraie vérité du samedi", en 1971.

Tout d'abord centré sur les pronostics hippiques, le magazine s'est aussi spécialisé dans les échos politiques et la défense des lecteurs s'estimant victimes d'injustices, au prix de nombreux procès.

En 1986, Alain Ayache rachète le quotidien hippique Spécial Dernière en 1986, qui fusionne avec Le Meilleur en 2002.

Dans les années 90, ce patron de presse autodidacte et atypique décide de se lancer dans la presse magazine grand public. Il créé le mensuel Réponse à Tout, bientôt suivi de Réponse à Tout Santé, puis se diversifie, notamment dans la presse féminine.

Son groupe indépendant édite actuellement 10 magazines dont les féminins haut de gamme DS et Numéro ou le magazine culinaire Cuisinez comme un chef, lancé en février 2007.

Alain ROBBE-GRILLET - 18.02.2008

PARIS (AFP) - Alain Robbe-Grillet , écrivain et cinéaste provocateur considéré comme "le pape du nouveau roman", est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge de 85 ans, a-t-on appris auprès de l'Académie française, où il avait été élu en mars 2004.Alain Robbe-Grillet est décédé au Centre hospitalier universitaire de Caen, où il avait été admis durant le week-end pour des problèmes cardiaques, a précisé l'Institut mémoire de l'édition contemporaine (IMEC), basé près de Caen, auquel l'écrivain avait cédé toutes ses archives.

Figure légendaire des lettres françaises, cheveux en broussailles et éternelle barbe blanchie avec l'âge, Alain Robbe-Grillet fut l'un des théoricien du "nouveau roman", courant littéraire en vogue dans les années 1950-1960 qui rejette la forme romanesque traditionnelle pour opérer "une révolution du regard".

Né le 18 août 1922 à Brest, il est l'auteur d'une vingtaine de livres, des "Gommes" (1953) à "Un roman sentimental" paru à l'automne 2007.

Alain Robbe-Grillet est également l'auteur du scénario du film d'Alain Resnais "L'année dernière à Marienbad" (1961) et le réalisateur d'une dizaine de films, entre érotisme et recherche formelle.

Ingénieur agronome de formation, il se consacre à partir des années 1950 aux recherches novatrices sur l'écriture. Ses premiers livres, "Les gommes" ou "Le voyeur" (1955), comptent parmi les titres fondateurs du "nouveau roman" et contribuent à le faire connaître à l'étranger, notamment aux Etats-Unis, où il enseignera pendant de nombreuses années, à New York et Washington.

"C'était un très grand voyageur, extrêmement curieux des autres, un promoteur infatigable de la littérature", souligne Emmanuelle Lambert, commissaire de l'exposition qui lui a été consacrée en 2002 à l'IMEC, interrogée par l'AFP. "Il était extrêmement accessible, c'était un jeune homme de 85 ans", note-t-elle.

Pendant 30 ans (1955-1985), Alain Robbe-Grillet a été conseiller littéraire des Editions de Minuit, alors dirigées par Jérôme Lindon, haut lieu du "nouveau roman" autour d'auteurs prestigieux comme Nathalie Sarraute et Claude Simon. Robbe-Grillet y a publié l'essentiel de son oeuvre.

Lu désormais surtout dans les cercles universitaires, Alain Robbe-Grillet restait à 85 ans un provocateur. Il avait encore agité le monde des lettres avec son dernier livre, "Un roman sentimental" (Fayard), paru enveloppé d'un plastique qui empêchait de le feuilleter en librairie. L'écrivain y étalait des fantasmes, pédophiles, criminels et sado-masos.

"Gradiva", son dernier film, est sorti en mai 2007. Victimes de problèmes cardiaques durant le montage, Alain Robbe-Grillet avait alors tenu à le terminer et le présenter.

"Avec lui c'est un pan de l'histoire littéraire et intellectuelle française qui disparaît", a estimé le président de la République, Nicolas Sarkozy, dans un communiqué.

Elu le 25 mars 2004 à l'Académie française, au fauteuil de Maurice Rheims, Alain Robbe-Grillet n'y a jamais été "reçu" et n'a donc jamais siégé sous la Coupole. Après son élection, il avait en effet souhaité ne pas être reçu en uniforme d'académicien, puis il avait demandé que la réception ne se fasse pas en séance publique. Devant son peu d'empressement à rejoindre l'institution, la situation était bloquée depuis plusieurs mois.

Son décès porte à sept, sur 40, le nombre de fauteuils vacants à l'Académie française.

16/02/2008

Steve FOSSETT - 15.02.2008

 

CHICAGO (AFP) - Un juge du tribunal des successions de Chicago a reconnu officiellement la mort du milliardaire et aventurier américain Steve Fossett, disparu en septembre aux commandes d'un petit avion dans le Nevada (ouest des Etats-Unis), a indiqué vendredi la presse.
Un juge a entendu l'épouse de M. Fossett, des membres de la famille et un expert en recherche et sauvetage, avant de conclure: "Je crois que les preuves sont suffisantes" pour reconnaître l'aventurier officiellement mort, a rapporté le Chicago Tribune sur son site internet.
Peggy Fossett a remis fin novembre au tribunal de Cook County, dans l'Illinois, le comté de Chicago où vivait le couple, une requête officielle pour que les biens de son mari soit légués selon son testament. La requête précise que la fortune de Steve Fossett est "vaste, dépassant les huit chiffres (en dollars) en actifs liquides, diverses entités et immobilier".
Fossett avait décollé seul aux commandes de son monomoteur de la piste privée d'un ranch dans l'ouest du Nevada, pour un vol qui devait durer trois heures, et n'a plus donné signe de vie. Après un mois de recherches intensives, les autorités du Nevada, un Etat désertique et montagneux, ont suspendu le 3 octobre les recherches.
Steve Fossett, 63 ans, est à la tête d'un éblouissant palmarès de plus de 100 records du monde officiels dans cinq disciplines sportives, dont une soixantaine sont toujours valables

Henri SALVADOR - 13.02.2008

 

PARIS (AFP) - Le crooner jazzy français Henri Salvador est décédé mercredi à Paris à l'âge de 90 ans, au terme d'une carrière d'une longévité et d'un éclectisme exceptionnels, laissant derrière lui le souvenir inaltérable d'innombrables succès , de son rire tonitruant et d'une voix suave.
Il s'est éteint à son domicile parisisien, à la suite d'une rupture d'annévrisme, a indiqué sa maison de disque.
"J'ai tout fait dans ce métier! Et dire que cette carrière était improvisée!", confiait le chanteur à l'AFP en octobre 2006, au moment de la sortie de son dernier album, "Révérence".
"Faut rigoler", "Zorro est arrivé", "Le loup, la biche et le chevalier" (et son refrain "Une chanson douce..."), "Maladie d'amour", "Syracuse", "Le travail c'est la santé"... Qu'elles aient charmé ou fait rire, ses chansons ont marqué plusieurs générations.
Les réactions d'artistes, d'amis, d'hommes politiques étaient nombreuses. "Ses refrains et sa voix de velours inimitable continueront à nous bercer, encore longtemps", a salué le président Nicolas Sarkozy.
"Son rire si caractéristique et sa personnalité solaire manqueront à des générations de Français bercés par sa Chanson douce", a aussi relevé le Premier ministre François Fillon.
Né à Cayenne, en Guyane, le 18 juillet 1917, Henri Salvador arrive enfant en métropole. Son envie de devenir musicien naît de sa découverte du jazz, Louis Armstrong et Duke Ellington.
Guitariste de jazz reconnu, il se produit dès 16 ans dans les cabarets parisiens, où il accompagne notamment Django Reinhardt. Repéré par Ray Ventura, il rejoint son orchestre, qui part pour une tournée en Amérique du Sud en 1941. Salvador devient une vedette au Brésil, où il passe quatre ans.
De retour à Paris, il sort en 1947 son premier disque, "Maladie d'amour", un tube. D'autres suivront, comme "Le loup, la biche et le chevalier" (1949), "Blouse du dentiste" et "Faut rigoler", deux des nombreuses chansons écrites avec Boris Vian au milieu des années 50. Viennent ensuite dans les années 60 "Le lion est mort ce soir", "Zorro est arrivé", "Syracuse" ou "Le travail c'est la santé".
Il conquiert aussi le public par ses talents de "showman" à la télévision, dans les émissions "Salves d'or" puis "Dimanche Salvador". Un éclectisme rare en France et qu'on trouve plutôt chez des artistes américains comme Sammy Davis Jr.
La nonchalance de Salvador cache un artiste hors pair. L'une de ses chansons, "Dans mon île" (1957), a contribué à la naissance de la bossa nova après que les musiciens brésiliens l'eurent découverte dans le film italien "Nuits d'Europe": "Quand Jobim a vu ça, il s'est dit: +C'est ça qu'il faut faire, ralentir le tempo de la samba et mettre des belles mélodies+".
En 1994, il retrouve le jazz, sa passion, avec l'album "Monsieur Henri".
L'an 2000 marque son retour au premier plan grâce à "Chambre avec vue", album bossa nostalgique écrit par de jeunes musiciens, dont Keren Ann et Benjamin Biolay. mais il n'a jamais digéré qu'il soit qualifié "d'album de la résurrection".
A la même époque, le photographe des yéyés Jean-Marie Périer révèle qu'Henri Salvador est son père biologique et qu'il ne l'a appris qu'à l'âge de 16 ans.
A l'occasion de son dernier concert le 21 décembre 2007 au Palais des Congrès de Paris, il rappelle avec l'auto-dérision dont il aime jouer qu'il est le plus âgé des chanteurs français: "Aznavour a 83 ans, Chevalier est mort à 84, Trenet à 86 ou 88. Il n'y a que Jeanne Calment qui m'ait battu, mais elle chantait comme une enclume!"
Passionné par l'espace, Henri Salvador disait ne pas appréhender la mort: "Je crois à l'éternité, à l'infini. Dans notre galaxie, il y a des milliards d'étoiles, et combien y a-t-il de milliards de galaxie? Vous vous rendez compte du nombre de vies qu'on a à vivre!".

Badri PATARKATSICHVILI- 12.02.2008

 

LEATHERHEAD (AFP) - L'oligarque géorgien Badri Patarkatsichvili, farouche opposant au président pro-occidental Mikheïl Saakachvili, est décédé à 52 ans mardi soir dans sa maison au sud de Londres, dans des circonstances jugées "suspectes" par la police britannique.
La famille de l'homme d'affaires, considéré comme ayant été la plus grande fortune de Géorgie, a estimé qu'il avait été victime d'une crise cardiaque. Mais la police judiciaire du Surrey (sud-est de l'Angleterre) a été chargée d'une enquête.
"Comme pour toute mort soudaine, elle est traitée comme suspecte", a expliqué une porte-parole de la police.
Le corps de la victime, décédé dans sa somptueuse maison de Leatherhead à quelques kilomètres au sud de Londres, a été transporté en fin d'après-midi vers l'hôpital de Guilford (Surrey), où devait avoir lieu l'autopsie.
Les enquêteurs tentent notamment de retracer les déplacements de l'homme d'affaires lors des dernières 48 heures, et de retrouver les dernières personnes avec lesquelles il a été en contact, a expliqué un porte-parole de la police.
Des tests toxicologiques vont être effectués, ce qui pourrait retarder l'annonce des résultats de l'autopsie, selon lui.
L'homme d'affaires est décédé vers 23H00 GMT dans sa propriété, évaluée à quelque 10 millions de livres, abritée derrière de hauts murs en briques.
L'oligarque russe Boris Berezovski, un proche, a dit avoir vu M. Patarkatsichvili la veille de sa mort. Ce dernier s'était plaint de son coeur, mais n'était pas malade, a-t-il affirmé.
Sa mort "est une terrible tragédie. J'ai perdu mon ami le plus proche", a déclaré l'homme d'affaires russe en exil réfugié à Londres, dans un communiqué.
En décembre dernier, l'oligarque avait confié à l'hebdomadaire britannique Sunday Times qu'il disposait de 120 gardes du corps mais ne se sentait nulle part en sécurité. Il avait affirmé avoir en sa possession des enregistrements d'un responsable géorgien de l'Intérieur demandant son élimination.
Il avait dit ses craintes d'être empoisonné comme l'ex-agent russe réfugié à Londres Alexandre Litvinenko, mort en décembre 2006 dans des circonstances toujours non élucidées.
M. Patarkatsichvili s'était résolument opposé au président géorgien pro-occidental Mikheïl Saakachvili, après l'avoir soutenu dans un premier temps, au moment de son arrivée au pouvoir.
Il était derrière les manifestations de novembre 2007 contre le pouvoir qui avaient conduit à neuf jours d'état d'urgence et à une présidentielle anticipée.
M. Saakachvili a été réélu en janvier avec 53% des voix au terme d'un scrutin contesté par l'opposition. M. Patarkatsichvili avait eu 7% des suffrages.
Ses relations avec le pouvoir étaient des plus tendues. Le Parquet général géorgien l'a accusé d'avoir voulu renverser le gouvernement et a accusé l'un de ses proches collaborateurs d'avoir projeté de renverser le président sortant s'il était réélu.
M. Patarkatsichvili, qui vivait entre Londres et Israël, était également copropriétaire de la principale chaîne de télévision d'opposition géorgienne, Imedi TV.
Cet homme flamboyant, à la chevelure et à la moustache blanches, avait bâti sa fortune à la faveur des privatisations troubles des années 1990.
Il s'était associé à Boris Berezovski, à l'époque éminence grise du président russe Boris Eltsine, pour commercialiser les voitures Lada, alors très demandées.
Au début des années 2000, il avait eu des démêlés avec la justice russe qui l'avait notamment accusé d'avoir fomenté l'évasion de prison d'un associé de M. Berezovski, devenu la bête noire du Kremlin sous la présidence de Vladimir Poutine.

Roy SCHEIDER - 10.02.2008

 

LOS ANGELES (Reuters) - L'acteur américain Roy Scheider, connu notamment pour son rôle de shérif obstiné dans "Les Dents de la mer" et son interprétation du chorégraphe Bob Fosse dans "Que le spectacle commence", qui lui valut une nomination aux Oscars, est mort dimanche à l'âge de 75 ans.
Il a succombé des suites d'un myélome, une maladie de la moelle osseuse, dans un hôpital de Little Rock, dans l'Arkansas, a-t-on précisé de source médicale.
Né dans le New Jersey, Scheider avait débuté au cinéma en 1964 et avait notamment joué dans "French Connection" (1971), qui lui valut également une nomination aux Oscars, "L'Attentat" (1972) et "Un homme est mort" (1973). Après "Les Dents de la mer" de Steven Spielberg en 1975, il joue dans "Marathon Man" (1977), où il est le frère aîné de Dustin Hoffman, et "Le Convoi de la peur".
En 1985, il est le héros de "2010", de Peter Hyams, en 1986, de "Paiement Cash", de John Frankenheimer et en 1989 de "Men's Club", de Peter Medak. Il avait tourné avec Fred Schepisi "La Maison Russie" et avec Coppola "L'Idéaliste", en 1997.

09/02/2008

Andrew Willoughby Ninian BERTIE - 07.02.2008

ROME (Reuters) - Le grand maître de l'Ordre de Malte, le Britannique Andrew Willoughby Ninian Bertie, est mort jeudi à Rome à l'âge de 78 ans.(à gauche sur la photo avec le pape)
Il avait été élu en 1988 à la tête de l'Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte, devenant le premier Britannique à occuper ce poste.

Créé il y a plus de 900 ans, l'Ordre de Malte, se consacre à des missions humanitaires et médicales à travers le monde, où il gère de nombreux hôpitaux. Il regroupe environ 12.500 membres et près de 100.000 bénévoles et entretient des relations diplomatiques avec 99 pays.
Le n°2 de l'ordre hiérosolymitain, le grand commandeur, assurera sa direction dans l'attente de l'élection du nouveau grand maître, probablement pas avant plusieurs mois.
Bertie, né en mai 1929, était diplômé d'Oxford et de l'université de Londres. Après son service militaire dans les prestigieux Scots Guards et une brève carrière commerciale, il fut professeur dans un lycée catholique du Sussex. Il avait rejoint l'Ordre de Malte en 1956 et prononcé ses voeux perpétuels en 1981.
Chargé de protéger et de soigner les pèlerins en Terre sainte pendant les Croisades, l'ordre chassé par les musulmans s'est successivement installé à Chypre, Rhodes, Malte et finalement Rome en 1834. Son siège est via dei Condotti, près de la place d'Espagne, et il possède une villa sur l'Aventin.

MAHARISHI MAHESH YOGI - 06.02.2008

 

AMSTERDAM (Reuters) - Le Maharishi Mahesh Yogi, qui fut le gourou des Beatles et a introduit en Occident la méditation transcendantale, est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à son domicile aux Pays-Bas, annonce son entourage. Il avait, dit-on, 91 ans.
Les Beatles - John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr - lui avaient rendu visite en Inde en 1968, lui procurant une renommée internationale.
Des images montrant les quatre musiciens assis en tailleur et vêtus de tuniques blanches, le cou ceint de couronnes de fleurs, avaient été diffusées dans le monde entier. Le "Beach Boy" Mike Love, le chanteur britannique Donovan et l'actrice américaine Mia Farrow avaient participé à ses cours.
Après avoir enseigné la méditation à plusieurs figures marquantes des années 1960 et 1970, le gourou indien avait convaincu de nombreux disciples, et six millions de personnes ont suivi son enseignement de par le monde.
"Sa Sainteté Maharishi Mahesh Yogi (...) est décédée en paix", a indiqué son mouvement, le Pays global de la paix mondiale, dans un communiqué.
"Le travail de Maharishi est achevé. Il a fait ce qu'il voulait faire en 1957 - jeter les bases d'un monde en paix. A présent, Maharishi est accueilli à bras ouverts au paradis."
Le gourou, reconnaissable notamment à sa longue barbe blanche, avait déménagé en 1990 son QG dans le petit village de Vlodrop, aux Pays-Bas.
DAVID LYNCH, UN ADEPTE
Il se montrait de temps à autre pour lancer des appels aux dons pour promouvoir la paix dans le monde, tout en bâtissant un empire regroupant notamment des intérêts dans l'immobilier et une entreprise vendant des traitements et des cosmétiques ayurvédiques.
Le Maharishi avait créé des universités et des écoles dans le monde entier et son Parti de la loi naturelle - qui promeut la lévitation, ou vol yogique, consistant à faire des petits bonds en position du lotus - a fait campagne dans des dizaines de pays.
La méditation transcendantale - MT pour ses adeptes - consiste à réciter un mantra qui, selon eux, permet à leur esprit de garder son calme même sous la pression. Progressivement, elle a fini par bénéficier d'une certaine reconnaissance médicale.
Le réalisateur David Lynch, un adepte de la MT, a déclaré: "Cela a changé ma vie. Je ne suis pas le seul. Des millions d'autres personnes de tous âges, religions et milieux sociaux pratiquent cette technique et en tirent d'incroyables bienfaits."
Le mois dernier, le Maharishi a démissionné de la présidence de l'organisation en annonçant qu'il allait se "retirer dans le silence".
Né dans le centre de l'Inde, le Maharishi disait avoir peu d'intérêt pour le passé, et de fait il parlait rarement du sien.
Il s'est rendu pour la première fois aux Etats-Unis en 1959 dans le cadre d'une tournée internationale qui visait à faire connaître la méditation transcendantale, et à partir de 1961 il a commencé à former des enseignants.
Selon le site internet de l'organisation, qui cite une phrase du Maharishi, "la méditation transcendantale permet à l'esprit conscient de s'ouvrir au 'réservoir' infini d'énergie, de créativité et d'intelligence qui réside en chacun de nous".
Alexandra Hudson, version française Natacha Crnjanski

02/02/2008

Philippe KHORSAND - 29.01.2008

Philippe Khorsand est mort ce mardi 29 janvier... Rendu célèbre notamment par la série télé "Une famille formidable" et par les publicités cultes pour MMA, l'acteur sera inhumé ce lundi 04 février... Retour sur son parcours long et varié...Philippe Khorsand a eu l'occasion de monter sur les planches en s'inscrivant au cours Simon à l'âge de 15 ans en 1966 où il a fait connaissance avec Jean-Michel Ribes (auteur, metteur en scène de théâtre, réalisateur et scénariste, dirige actuellement le Théâtre du Rond-point de Paris), présent par la suite tout au long de sa vie... Ils ont fondé en 1966 la compagnie de théâtre du Pallium, avec le peintre Gérard Garouste. C'est en cette même année que Philippe Khorsand a débuté le théâtre dans une de ses mise en scène "L'Alchimiste" ("Oh ! Calcutta", 1971). En 1970, il a joué dans "Les fraises musclées" de son complice Jean-Michel Ribes. Côté théâtre, il a joué dans 31 pièces dont 10 ont été mises en scène par Jean-Michel Ribes...Il a obtenu en 1971 son premier rôle au cinéma dans "Laisse aller, c'est une valse" grâce à Georges Lautner, le réalisateur... Philippe Khorsand a joué dans plus d'une cinquantaine de films : "Rien ne va plus" (de J.-M. Ribes, 1979), "Inspecteur la Bavure" (de Claude Zidi, 1980), "Les Compères" (de Francis Veber, 1983), "Mes meilleurs copains" (de Jean-Marie Poiré, 1989), "Le Zèbre" (de Jean Poiret, 1992), Les Misérables " (de Claude Lelouch, 1995), "Le plus beau métier du monde" (de Gérard Lauzier, 1996), "Le Courage d'aimer" (de C. Lelouch)... Il tient son dernier rôle dans "Musée haut, musée bas" de son ami Jean-Michel Ribes dont la sortie est prévue en octobre 2008...C'est au petit écran que Philippe Khorsand doit sa popularité ! Il a incarné Lox, le directeur du Palace / " Gentil " John dans la série télévisée humoristique "Palace" en six épisodes de 90 minutes, créée par Jean-Michel Ribes et produite par Christian Fechner, diffusée le 29 octobre 1988 sur Canal +... Puis dans "Une famille formidable", diffusée le 17 septembre 1992 sur TF1, où il interprète le meilleur ami de Jacques Beaumont (Bernard Le Coq), Richard Mathis, le présentateur de JT... La dernière saison a été diffusée très peu de temps avant sa mort. Diffusée depuis 2002, dans la série "Soeur Thérèse.com", il tient le rôle de Jacky Roche, un méchant propriétaire foncier, au côté de l'interprète du rôle principal, Dominique Lavanant. Depuis 2005, le comédien et Marcel Philippot avaient parodié leurs rôles respectifs du directeur et du client mécontent de la série "Palace" avec la scène "Appelez-moi le directeur ! " dans le spot publicitaire pour la compagnie d'assurance MAAF (depuis 2008 Daniel Prévost reprend le rôle du client)...Né le 17 février 1948, l'acteur Philippe Khorsand a tiré sa révérence le 29 janvier 2008 des suites d'une hémorragie interne à l'Hôpital Lariboisière à Paris... Ses funérailles auront lieu lundi à 11 heures en l'église Saint-Roc à Paris et sera inhumé à 14H00 au cimetière du Père-Lachaise. Il était marié et père de trois garçons. Eternel second rôle, le sympathique Philippe Khorsand faisait pourtant parti de notre quotidien comme tant de comédiens dont on ne se souvient malheureusement pas toujours du nom

Monseigneur CHRISTODOULOS - 28.01.2008

 

ATHENES (AFP) - Le chef de l'Eglise orthodoxe de Grèce, l'archevêque d'Athènes Mgr Christodoulos, est décédé lundi matin d'un cancer du foie, a-t-on appris auprès de l'archevêché d'Athènes.
"L'archevêque est mort aux alentours de 05H00 ce matin (03H00 GMT)", a déclaré à l'AFP un responsable de son bureau. "Le Saint Synode (l'organe dirigeant de l'Eglise de Grèce) fera une annonce dans quelques heures", a-t-il ajouté.
Agé de 69 ans, ce religieux très influent et populaire dans le pays, où l'Eglise n'est pas séparée de l'Etat, avait été hospitalisé en août dans un hôpital de Miami (Etats-Unis) pour une greffe qui avait finalement échoué.
Depuis son retour à Athènes, fin octobre, il suivait une chimiothérapie dans sa résidence à Psychiko, dans la banlieue nord d'Athènes, où tous les hauts responsables du pays s'étaient succédés à son chevet.
Personnage bouillonnant, ce conservateur omniprésent dans les médias était un habitué des propos à l'emporte-pièce, à forte teneur nationaliste ou xénophobe, ce qui lui a valu la critique tenace des cercles libéraux, de droite comme de gauche.
Il avait aussi livré un combat acharné, finalement perdu, pour empêcher la suppression de la mention obligatoire de la religion sur les cartes d'identité de ses concitoyens.
Dynamique et ambitieux, il a été l'un des plus jeunes prélats à accéder à la tête de l'Eglise de Grèce en 1998, après avoir notamment occupé sous la dictature des colonels (1967-1974) le poste stratégique de secrétaire du Saint Synode.
Alors que les liens entre le monde orthodoxe et le Vatican sont traditionnellement tendus, il a été l'artisan paradoxal d'un rapprochement, accueillant le Pape Jean-Paul II à Athènes en 2001 et se rendant lui-même au Saint-Siège en 2006 à l'invitation de Benoît XVI.
Une période de deuil de quatre jours va maintenant avoir lieu, avant les funérailles qui se tiendront jeudi, affirme la télévision publique Net.
Le Saint Synode dispose maintenant de 20 jours pour élire un nouvel archevêque parmi les 80 évêques qui le composent.