24/11/2007

Maurice BEJART - 22-11-2007

GENEVE/PARIS (Reuters) - Le chorégraphe français Maurice Béjart, maître du ballet moderne dont il a étendu l'audience en suscitant parfois de vives controverses, est mort jeudi à Lausanne, en Suisse, a annoncé sa compagnie, le Béjart Ballet Lausanne. Il était âgé de 80 ans.
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L'ancien danseur, qui dirigea aussi des opéras et des films, avait été hospitalisé plusieurs fois ces derniers mois, victime d'épuisement, de problèmes rénaux et cardiaques. "Il est mort ce matin à l'hôpital de Lausanne", a déclaré à Reuters Roxanne Aybek, porte-parole de sa compagnie.
Celle-ci a rendu hommage à un homme qui a "profondément révolutionné la danse du XXe siècle" en une cinquantaine d'années et à un "créateur exceptionnellement prolifique".
"Beaucoup de danseurs perdent un père, un maître, une source d'inspiration. Nous tous perdons un grand ami, un créateur d'une fécondité exceptionnelle, un artiste visionnaire et humaniste."
En 1987, Béjart avait quitté la Belgique pour la Suisse avec la plupart des danseurs de son Ballet du XXe siècle, qui oeuvrait depuis 27 ans au Théâtre Royal de la Monnaie (TRM) de Bruxelles. Lausanne fournissait selon lui de meilleures conditions de travail et de gestion financière à sa troupe internationale, qu'il a dirigée jusqu'à son décès.
Ses 35 danseurs répètent actuellement un nouveau spectacle, "Le Tour du monde en 80 minutes", dont la première est prévue le 20 décembre à Lausanne avant sa présentation en janvier à Paris.
"Avec Maurice Béjart, nous perdons l'un des plus grands chorégraphes de notre temps, l'un des plus célèbres et des plus admirés", note la ministre française de la Culture, Christine Albanel, dans un communiqué. Elle souligne son "rôle essentiel pour faire aimer la danse contemporaine au plus grand nombre, sans jamais céder à la facilité".
"PREMIER SERVITEUR DE LA DANSE"
Le président Nicolas Sarkozy a salué "l'un des plus grands noms de l'histoire de la danse". "Je regretterai non seulement l'homme, le danseur, mais aussi le chorégraphe. 'Symphonie pour un homme seul" et 'l'Oiseau de feu' allaient révéler son talent de chorégraphe ; son 'Sacre du Printemps', créé en 1959, fut l'un des plus grands chocs chorégraphiques du XXe siècle", ajoute le chef de l'Etat.
Pour le Premier ministre François Fillon, Béjart avait "ouvert les portes de la modernité à la grande école française de ballet, lui offrant un rayonnement international".
"Son engagement pour la culture universelle était sans faille et sa volonté d'ouverture au monde l'a entraîné dans de fabuleuses aventures où l'apprentissage se faisait surtout au contact des autres", a dit le leader socialiste François Hollande.
"C'est un géant de l'histoire de la scène qui nous quitte", un "magicien qui aura donné la passion de la danse moderne à des millions de spectateurs dans le monde", estime de son côté l'ex-ministre de la Culture Jack Lang. "Il était en même temps profondément un humaniste et en cette période d'intolérance, le message de métissage culturel et philosophique qui était le sien est plus actuel que jamais."
Béjart, fils du philosophe Gaston Berger et lui-même diplômé de philosophie, naît le 1er janvier 1927 à Marseille. Il éprouve très tôt l'attrait de la scène, du théâtre et de la danse. Sa formation de danseur lui viendra de Mmes Egorova et Rousanne à Paris ainsi que de Rolant Petit et, à Londres, de Vera Volkova.
Sa première apparition sur scène a lieu en 1945 à Marseille. Puis il découvre en Suède l'expressionnisme chorégraphique et les ressources qu'offre à cet égard l'oeuvre d'Igor Stravinski.
UN VASTE REPERTOIRE
Comme chorégraphe, il monte "Le Sacre du printemps" et revient souvent au compositeur russe tout en marquant les esprits avec le "Boléro" de Ravel. Son répertoire ira de Beethoven à la musique concrète de Pierre Henry et Pierre Schaeffer en passant par Pierre Boulez. Il intègre au passage des tendances d'époque qui lui vaudront un public grandissant.
"Un chorégraphe n'est pas le maître de la danse mais son premier serviteur", déclarera-t-il en 1995 dans son discours d'entrée à l'Académie des Beaux Arts.
Il estime avoir réalisé son premier grand spectacle chorégraphique en 1955 à Paris avec la "Symphonie pour un homme seul" (musique de P. Henry et P. Schaeffer), qui rompt avec le ballet traditionnel même s'il affirme que la vraie tradition "consiste à vivre et à créer au rythme de son temps".
Avec le critique Jacques Laurent, Béjart avait fondé en 1954 les Ballets de l'Etoile. Mais le tournant de sa carrière sera sa nomination à la direction de la danse au TRM de Bruxelles, où il forme son Ballet du XXe siècle. La liberté et l'influence que lui confère ce poste lui permettront de réaliser une partie essentielle de son oeuvre chorégraphique.
Après avoir été accusé de plagier les rénovateurs américains de la chorégraphie, il se verra reprocher ses innovations et son traitement iconoclaste des oeuvres classiques (par exemple, en 1962, les "Contes d'Hoffman" d'Offenbach). Il sera pour ce motif arrêté, menotté et expulsé du Portugal en 1968.
Béjart, converti en 1973 à l'islam après une visite en Iran, s'appuiera sur les compositions de Duke Ellington comme sur celles de Wagner et s'inspirera des musiques mexicaine ou hindoue. La 9e symphonie de Beethoven sera son auxiliaire pour un ballet comprenant des artistes de 29 nationalités.
Mais ses critiques les plus sévères reconnaissaient en lui l'un des principaux architectes du ballet contemporain, sans contester qu'il a fait bouger la tradition.

Fernando FERNAN-GOMEZ - 21-11-2007

 

MADRID (AFP) - L'acteur espagnol Fernando Fernan-Gomez est décédé mercredi soir à Madrid à 86 ans d'un arrêt cardiaque, ont rapporté les médias espagnols qui consacraient jeudi une large place à sa carrière.
Fernando Fernan-Gomez se trouvait hospitalisé depuis plusieurs semaines déjà dans un établissement madrilène.
L'acteur, réalisateur et écrivain, né à Lima mais naturalisé espagnol en 1970, a joué dans plus de 200 films en près de 60 ans de carrière, avec les plus grands noms du cinéma espagnol.
Il a notamment tourné sous la direction de Carlos Saura dans "Maman a cent ans" (1979) et "Anna et les Loups" (1973) et plus récemment avec Pedro Almodovar ("Tout sur ma mère").
Il était également apparu au côté de la jeune Penelope Cruz dans "Belle époque", qui avait obtenu un Oscar en 1992.
Fernan-Gomez avait reçu le Prix du Prince des Asturies en 1995, la plus haute distinction en Espagne, ainsi que plusieurs Goya, considérés comme les Oscar du cinéma espagnol.
Pedro Almodovar a salué jeudi "l'efficacité et l'excellence de tous les rôles" joués par l'acteur, auquel le monde de la culture espagnol rendait hommage dans une chapelle ardente installée au Théâtre Espagnol de Madrid.
"S'il y a un artiste qui représente l'histoire du cinéma espagnol depuis ses débuts jusqu'à nos jours, c'est bien Fernando Fernan-Gomez", a déclaré le plus célèbre des réalisateurs espagnols.
"Il ne supportait pas la stupidité et la médiocrité", a ajouté Almodovar, évoquant le caractère ombrageux de l'acteur et ses coups de gueule légendaires.
Symbole de ce personnage anticonformiste, son cercueil était recouvert d'un drapeau anarchiste sur lequel reposait la médaille de l'Académie royale espagnole dont il était membre.
Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero a salué dans un message de condoléances "une figure qui résume un siècle de théâtre et de cinéma espagnol".
Le roi d'Espagne, Juan Carlos, et son épouse, la reine Sofia, ont également adressé un message de condoléances à la famille de Fernan-Gomez.

Herbert SAFFIR - 21-11-2007

 

MIAMI - Herbert Saffir, un ingénieur américain qui avait créé l'échelle de cinq niveaux permettant de classifier la force des ouragans et de prévenir les personnes menacées de l'imminence du danger, est mort. Il avait 90 ans.
Herbert Saffir est mort mercredi des complications d'une opération, a annoncé vendredi à Miami son fils, Richard Saffir.
Herbert Saffir avait créé cette échelle en 1969, concevant pour la première fois les dommages auxquels on pouvait s'attendre à l'approche d'un ouragan. Depuis, elle sert à décrire l'intensité des tempêtes qui se forment dans l'Atlantique et dans certaines parties du Pacifique. Avant la création de cette échelle, les ouragans étaient seulement qualifiés de majeurs ou de mineurs.
L'échelle créée par Herbert Saffir va de la catégorie 1, qualifiant le niveau le moins élevé, à la catégorie 5, le niveau plus élevé.
Cette échelle a pris le nom de Saffir-Simpson dans les années 1970, le directeur du Centre national des ouragans, Robert Simpson, ayant également travaillé sur ces classifications.

Ian SMITH - 20-11-2007

 

HARARE (AFP) - Ian Smith, dernier Premier ministre de la Rhodésie, devenue le Zimbabwe après une rébellion armée contre le régime de la minorité blanche, est décédé en Afrique du Sud à l'âge de 88 ans, ont annoncé mardi des amis de sa famille.
"Son décès est confirmé", a déclaré, à l'AFP sous couvert d'anonymat, un ami de l'ancien dirigeant au Cap (sud-ouest de l'Afrique du Sud), où Ian Smith s'était installé ces dernières années.
Une proche de la famille vivant encore à Harare, la capitale zimbabwéenne appelée Salisbury sous le régime de Ian Smith, a également confirmé sa mort.
"Nous avons été informés qu'il était mort en Afrique du Sud où il était soigné", a déclaré cette femme, également sous couvert d'anonymat.
Ian Smith dirigea l'ancienne Rhodésie du Sud britannique de 1964 à 1979, jusqu'aux négociations et à l'accord de Lancaster House qui donna au nouveau Zimbabwe sa pleine indépendance sous le régime de la majorité noire.
L'ancien Premier ministre n'avait cependant pas disparu de la scène politique, même après les élections ayant mené l'actuel président Robert Mugabe au pouvoir et la déclaration de l'indépendance en 1980. Il était resté présent au parlement jusqu'à la suppression des sièges réservés aux Blancs en 1987.
Il s'en est souvent pris à son ennemi Mugabe, un homme qui a "ruiné mon pays" et est "mentalement dérangé", disait-il.
Bien que les autorités zimbabwéennes n'aient pas confirmé son décès, le gouvernement a réaffirmé que Ian Smith avait "causé beaucoup de souffrance" à la majorité noire de la population.
"C'était un raciste impénitent et il ne sera pas regretté", a déclaré à l'AFP le vice ministre de l'Information, Bright Matonga. "Nous lui avons tendu la main de la réconciliation qu'il n'a jamais acceptée. Bon débarras!", a-t-il ajouté.
Robert Mugabe avait récemment affirmé que Ian Smith, dont les forces rhodésiennes tuèrent des milliers de combattants de la guerre de libération, devait s'estimer heureux de n'avoir pas eu à payer le prix des atrocités commises sous son régime.
"Il a tué tant de nos partisans, il aurait dû être décapité. Nous avons dit non, qu'il continue à porter ça le reste de sa vie. Mais la décision nous appartient et nous sommes maintenant au pouvoir", avait déclaré le chef de l'Etat dans une interview télévisée.

Magda SZABO - 20-11-2007

 

BUDAPEST (Reuters) - L'écrivain Magda Szabo, l'un des auteurs contemporains hongrois les célèbres, est morte à l'âge de 90 ans, rapporte l'agence de presse magyare MTI.
Szabo avait reçu en 1978 le prix littéraire le plus prestigieux du pays, le prix Kossuth. Elle s'est éteinte chez elle, à Debrecen dans l'est du pays, alors qu'elle était en train de lire, ajoute MTI.
Ses oeuvres ont été traduites dans maintes langues, dont l'allemand, l'anglais et le français, ce qui lui avait valu, en 2003, le prix Fémina étranger pour son roman La Porte.
Ce roman, paru en 1980, explore la relation entre une femme écrivain qui remporte un prix littéraire et son étrange et attachante femme de ménage.
Magda Szabo a été interdite de publication à partir de 1949, durant la période stalinienne. Son premier roman à être publié après les années d'interdiction était "La Fresque", en 1958.
En 1949, également, elle avait été licenciée de son poste au ministère de l'Education.
"Nous l'aimions tous. Nous lisions ses livres, savourions ses histoires, nous réjouissions de ses récompenses. Nous étions fiers d'elle", a déclaré le ministère de la Culture et de l'Education, dans un communiqué.

Pierre GRANIER DEFERRE - 16-11-2007

 

PARIS, (AFP) - Le cinéaste Pierre Granier-Deferre, réalisateur des films "Adieu Poulet", "La Veuve Couderc" ou "Le Chat", est mort vendredi à l'âge de 80 ans, a annoncé samedi sa famille à l'AFP.
Le cinéaste, également auteur de "l'Etoile du Nord" et lauréat d'un César pour "Une étrange Affaire", était hospitalisé à Paris depuis plusieurs semaines. Une cérémonie aura lieu vendredi au crématorium du Père-Lachaise à Paris.
Cinéaste classique, passionné de Simenon - il a adapté et réalisé plusieurs Maigret - Granier-Deferre avait tourné avec les grandes vedettes des années 1960 et 1970, Simone Signoret, Lino Ventura, Jean Gabin, Alain Delon.
Après des études à l'école de cinéma de l'IDHEC, il avait été longtemps assistant, de Marcel Carné ou Jean-Paul Le Chanois notamment.
Pierre Granier-Deferre avait réalisé son premier grand film en 1962, signant ensuite pas moins de 25 longs métrages dans les trente années qui allaient suivre.
Voici ses principales oeuvres cinématographiques:
- 1965 : Paris au mois d'août
La métamorphose des cloportes
- 1970 : La Horse
- 1971 : Le Chat
- 1971 : La veuve Courderc
- 1973 : Le train
- 1974 : La race des seigneurs
- 1975 : Adieu poulet
- 1978 : Une femme à sa fenêtre
- 1981 : Une étrange affaire
- 1982 : L'étoile du Nord
- 1983 : L'ami de Vincent
- 1987 : Noyade interdite
- 1995 : Le petit garçon
- 2006 : Le passager de l'été
Il a également signé la réalisation de plusieurs enquêtes du commissaire Maigret:
- 1999 : Un meurtre de première classe
- 2000 : Maigret chez les riches
- 2002 : Maigret et le fou de Sainte-Clotilde
- 2003 : Signé Picpus
- 2004 : Les scrupules de Maigret

17/11/2007

Delbert MANN - 11-11-2007

 

LOS ANGELES - Le réalisateur américain Delbert Mann, qui avait obtenu quatre Oscars à Hollywood et la Palme d'Or à Cannes pour son film "Marty" (1955), est décédé à l'âge de 87 ans.
Delbert Mann a succombé à une pneumonie dimanche au Centre médical Cedars-Sinai à Los Angeles.
"Marty" avait remporté l'Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur, avait valu celui du meilleur acteur à Ernest Borgnine, qui tenait le rôle principal, et enfin celui du meilleur scénario, attribué à Paddy Chayevsky.
Ce film à bas budget, qui a été tourné en 16 jours contrairement aux 45 habituels de l'époque en utilisant des techniques venues de la télévision, n'alignait que des inconnus pour la plupart. Il racontait la vie austère du boucher de Borgnine dans le quartier de Brooklyn, un homme de 34 ans qui se sent trop moche pour trouver l'amour, mais dont l'existence est transformée à la rencontre de l'âme soeur.
Le scénario original du film avait été écrit pour la télévision, où Mann avait fait ses premiers pas et à laquelle il reviendrait dans les années 1960. C'était également le cas d'un autre de ses longs métrages, "La nuit des maris" (1957)

03/11/2007

Bénédicte VAES - 02-11-2007

Bénédicte Vaes, UNE GRANDE DAME DE LA PRESSE, est décédée des suites d’un cancer fulgurant. Elle venait d’avoir 60 ans. Elle était journaliste au service « politique et social « » du Soir depuis 1980. Jusqu’au bout, elle se sera battue pour ses valeurs : la tolérance, la solidarité, le respect quelle que soit l’origine des personnes. Les funérailles auront lieu la semaine prochaine à une date et un lieu à préciser.
Article de Béatrice DELVAUX  (© Le Soir -)
"Chère Béné, je ne sais si cela t’apaisera, mais ce combat contre la maladie est le seul qui aura eu raison de toi. Car au bout de ta plume, tu les as tous bravés, les intolérances, les fanatismes, les égoïsmes, les extrémismes, les naufrages humains. En bas de ton regard solaire et de ton rire jouisseur, il y avait ces mains gigantesques dont on se disait qu’il fallait qu’elles se déchaînent sur un clavier, au risque sinon de t’échapper et d’aller étrangler bêtise et intolérance.
Superbe emmerdeuse, va, qui dès l’aube assommait son rédacteur en chef, son chef, son collègue, peu importe, de coups de fil, SMS ou mails, afin que Le Soir s’empare de la nouvelle que son radar toujours en éveil venait de capter. Pas un syndicaliste ou un politique – qu’il partage ou non ses convictions – n’aura échappé à son obstination téléphonique pour obtenir le dernier carat. À l’imprimerie, hier soir, ils étaient déjà orphelins des bouclages en catastrophe qu’elle a précipités plus d’une fois.
C’est dans la minute qu’elle répondait « partante » pour suivre les mineurs du Limbourg en colère, confesser les femmes humiliées d’Agadir ou assister aux congrès du Vlaams Belang. Bravant dans ce dernier cas les risques qu’il y avait à confronter la plume au poing, ceux dont elle n’avait de cesse de dénoncer le discours haineux dans le journal.
Notre tristesse est infinie : nous perdons l’une de nos plus belles compagnes et notre journal un de ses plus braves soldats. Car Bénédicte portait haut nos valeurs : démocratie, tolérance et respect des droits de l’homme et de la femme.
À nos amis flamands, je voudrais dire que oui, elle était l’une de leurs plus sévères pourfendeuses, mais que sa dureté n’avait d’égale que son amour pour eux. Pour rien au monde, elle n’aurait laissé sa place backstage aux concerts contre l’intolérance de Tom Barman. Elle était aussi la coauteure anonyme de « La lettre à nos amis flamands » qui déboucha quelque mois plus tard sur notre « Face-à-face Nord-Sud » avec De Standaard.
Intraitable, têtue, de mauvaise foi parfois évidemment, mais imparable dans la connaissance de ses dossiers et toujours prête au dialogue et à la confrontation. J’ai perdu ma plus vibrante compagne dans ce dialogue que nous voulions permanent, intense, joyeux, franc avec vous, amis du Nord du pays. Je ferai tout pour continuer à l’entretenir pour deux.
Bénédicte, jeudi, je te disais en notre nom à tous : « Pars en paix. Tes valeurs sont dans nos veines, ta force et ta douceur dans nos cœurs. » Aujourd’hui, c’est écrit dans le journal. Pour toujours."
source Journal LE SOIR

Igor MOISSEIEV - 02-11-2007

 

MOSCOU (AFP) - Le chorégraphe russe Igor Moïsseïev, créateur des célèbres "Ballets Moïsseïev", s'est éteint vendredi à Moscou à l'âge de 101 ans, a annoncé le comité russe de la Culture.
Ancien danseur du Bolchoï, né à Kiev le 21 janvier 1906, il a créé en 1937 ses fameux ballets, également connus sous le nom de "Ballets de danses populaires", qu'il a dirigés pendant 60 ans.
Ce globe-trotter toujours à la recherche d'éléments de e folklore dans lesquels puiser ses chorégraphies, s'était beaucoup intéressé aux danses des différents peuples de l'URSS, kalmouks, tatars ou ouzbeks.
Il avait également profité de ses nombreuses tournées a l'étranger pour s'ouvrir à des traditions plus éloignées de son univers, soucieux de renouveler son répertoire et de se moderniser. Il a ainsi fait danser ses danseurs sur des airs de sirtaki ("Suite grecque" ,1990), de polka finlandaise (1992), ou encore de folklore argentin ("Malamba" , 1989).
Il a formé dans son école à Moscou des générations de jeunes danseurs, qui y apprennent toujours aujourd'hui acrobatie, danse classique, mime et théâtre, en quête de la vitalité et de la précision des gestes et des figures qui font le succès des Ballets Moïsseïev.
Il est devenu célèbre avec ses ballets comme "les Partisans" créé en 1950 avec ses fameux cavaliers glissant dans leurs immenses capes noires, ou "Un jour sur un navire" (1952), ballet sur le travail des marins.

Paul TIBBETS - 01-11-2007

 

CHICAGO (AFP) - Paul Tibbets, le pilote américain qui largua la bombe atomique sur Hiroshima en août 1945, provoquant la mort instantanée de dizaines de milliers de personnes mais aussi permettant de hâter la fin de la Seconde Guerre mondiale avec la reddition du Japon, est mort jeudi à l'âge de 92 ans.
Souffrant de nombreux problèmes de santé, Paul Tibbets, s'est éteint à son domicile à Columbus dans l'Ohio (nord). Le 6 août 1945, alors jeune lieutenant-colonel de l'US Air Force, il était aux commandes du bombardier SuperFortress B-29 "Enola Gay" qui a largué, hors tests, la première bombe atomique de l'histoire de l'humanité.
"Si Dante s'était trouvé avec nous dans l'avion, il aurait été terrifié", a raconté des années plus tard Paul Tibbets. "La ville que nous avions vu si clairement dans la lumière du jour était maintenant recouverte d'une horrible salissure. Tout avait disparu sous cette effrayante couverture de fumée et de feu", avait-il ajouté.
Paul Tibbets n'avait que 30 ans lorsqu'il décolla aux commandes de son B-29 avec ses 11 membres d'équipage d'une base américaine dans les Iles Mariannes. Le bombardier avait été baptisé "Enola Gay", le prénom de la mère de Paul Tibbets.
Le premier test nucléaire s'était déroulé avec succès moins d'un mois plus tôt, le 16 juillet 1945, dans le désert du Nouveau-Mexique.
Dès lors tout va aller vite. Le 24 juillet, le président Harry Truman approuve la décision de mener une campagne de bombardements atomiques contre le Japon jusqu'à sa capitulation.
Le 31 juillet, Truman donne l'ordre de bombarder Hiroshima "dès que le temps le permet".
En fait, la mission de Tibbets avait commencé bien plus tôt, dès septembre 1944. Le jeune pilote de bombardier qui s'était illustré lors de multiples combats en Europe et en Afrique du Nord, est convoqué sur la base aérienne de Colorado Springs où on le charge d'une mission hors du commun.
Tibbets choisit lui-même son équipage. Il a quinze B-29 à sa disposition, 40 pilotes. Peu avant le jour J, le 509e Composite Group est transféré sur l'île de Tinian, dans l'archipel des Mariannes, dans le Pacifique sud.
Les scientifiques ont prévenu Paul Tibbets: l'avion devra voler à 31.000 pieds (9.448 mètres) et la bombe explosera à quelque 600 mètres d'altitude. Quarante-trois secondes s'écouleront entre le moment où "Little Boy" (le surnom de la bombe) quittera les soutes de l'appareil et la déflagration. Si l'équipage veut survivre, il devra s'être éloigné de quelque 12,8 km au cours de cette poignée de secondes.
Les douze hommes triés sur le volet qui grimpent à bord de l'Enola Gay, à 02H45 le 6 août 1945, sont équipés d'un parachute, d'un pistolet et d'un gilet de protection. Au commandant de bord, le médecin de la base remet une petite boîte contenant douze pilules de cyanure. Puis le chapelain fait une prière, on prend des photos. L'Enola Gay décolle.
Lorsque l'avion arrive au-dessus d'Hiroshima, le temps est dégagé et l'équipage voit distinctement la côte et les bateaux ancrés dans le port, puis le pont qui constitue l'objectif. Il est 08H15 à Hiroshima lorsque la bombe est larguée. Tibbets bascule immédiatement son avion dans un virage sur l'aile droite à 155 degrés. Seul Bob Caron, qui se tient à la place du mitrailleur de queue, est capable d'apercevoir la gigantesque boule de feu, et de prendre des photos. L'avion est rattrapé par l'onde de choc, qui le secoue modérément. Puis tous voient le "champignon géant de couleur pourpre".
Paul Tibbets se retourne vers l'équipage: "Les gars, vous venez juste de larguer la première bombe atomique". De retour au sol, c'est l'enthousiasme général. Tibbets reçoit la Distinguished Service Cross.
Reçu bien plus tard à la Maison Blanche, Truman lui dira: "Ne perdez pas le sommeil parce que vous avez planifié et rempli cette mission. C'était ma décision. Vous n'aviez pas le choix".
Promu général de brigade en 1959, Tibbets a quitté l'armée en 1966.

Christian d'ORIOLA - 29-10-2007

 

PARIS (Reuters) - L'ancien champion olympique de fleuret Christian d'Oriola est décédé lundi d'une longue maladie, a-t-on appris auprès de la Fédération française d'escrime (FFE).
"La famille de l'escrime est en deuil. C'est avec douleur que nous vous annonçons le décès de Christian d'Oriola, à l'âge de 79 ans", peut-on lire dans un communiqué publié sur le site de la FFE
Originaire de Perpignan, d'Oriola était considéré comme l'un des plus grands escrimeurs français de l'histoire, sacré à quatre reprises champion olympique dans sa discipline (fleuret individuel en 1952 et 1956, par équipes en 1948 et 1952).
"Fleurettiste de renom, il apprit l'alphabet du fleuret dès l'âge de neuf ans, au sous-sol de la maison familiale où son père escrimeur avait aménagé une salle d'armes", poursuit la FFE dans son communiqué.
Désigné par le journal L'Equipe en 1947 comme "le champion des champions français", d'Oriola a régné avec suprématie sur sa discipline entre 1947 et 1955, sacré à quatre reprises champion du monde durant cette période.
Décoré de la légion d'honneur en 1971, le catalan avait été nommé un an auparavant vice-président de la FFE, ainsi que le rappelle ses héritiers au siège de la fédération.
"La cérémonie religieuse des obsèques aura lieu le vendredi 2 novembre, à 10h30, en la cathédrale de Perpignan", précise-t-on.