28/10/2007

Arthur KORNBERG -26-10-2007

WASHINGTON (Reuters) - Le docteur Arthur Kornberg, lauréat du prix Nobel de médecine 1959 pour ses recherches sur l'ADN, est mort vendredi à l'âge de 89 ans, a annoncé l'université californienne de Stanford.
 
 Kornberg, professeur émérite de biochimie à l'Ecole de médecine de Stanford, avait été couronné du Nobel pour ses travaux sur les mécanismes de synthèse de l'ADN. Il avait partagé son prix avec le docteur Severo Ochoa.
 
 "Le Dr Kornberg était l'un des chercheurs les plus distingués et les plus remarquables de la médecine américaine", écrit Philip Pizzo, doyen de la faculté de médecine de Stanford, dans un communiqué.
 
 Kornberg était né à Brooklyn le 3 mars 1918. Diplômé de l'université de Rochester, en 1941, il avait servi sous les drapeaux puis rejoint l'Institut national de la santé.
 
 Son fils, Roger Kornberg, a obtenu en 2006 le prix Nobel de chimie.

19/10/2007

Deborah KERR - 16-10-2007

LONDRES (AFP) - L'actrice britannique Deborah Kerr, héroïne du film "Tant qu'il y aura des hommes", est décédée mardi dans le Suffolk à l'âge de 86 ans, a annoncé jeudi son agent.

Deborah Jane Kerr Trimmer, qui fut l'une des plus grandes actrices d'Hollywood dans les années 1950, souffrait depuis plusieurs années de la maladie de Parkinson.

L'actrice, qui vivait en Suisse, était retournée en Angleterre pour se rapprocher de sa famille lorsque sa maladie avait empiré.

Elle avait été sélectionnée pour l'Oscar de meilleur actrice à six reprises, notamment pour ses deux rôles les plus célèbres, "Tant qu'il y aura des hommes" avec Burt Lancaster (1953) et "Le roi et moi" avec Yul Brynner (1956).

Raymond PELLEGRIN - 14-10-2007

PARIS (AFP) - L'acteur Raymond Pellegrin, interprète de Pagnol et Guitry et "voix" du célèbre Fantômas, est décédé dimanche à Garons (Gard), à l'âge de 87 ans, a-t-on appris auprès de sa famille.

 

Interprète de théâtre, de cinéma et de télévision, Raymond Pellegrin avait mené une carrière internationale, principalement en France, en Italie et aux Etat-Unis.

 

Au cinéma, il avait tourné plus de 80 films, notamment sous la direction de Marcel Pagnol (Topaze en 1951 et Manon des sources en 1953), André Cayatte (Nous sommes tous des assassins, 1952), Nicholas Ray (Amère Victoire, 1957), Sydney Lumet (Vu du Pont, 1962) ou encore Claude Lelouch (Les uns et les autres en 1981 et Viva la vie en 1984).

 

A l'aise aussi bien dans les rôles de bons garçons que de mauvais, il avait tenu le rôle redoutable du Napoléon de Sacha Guitry (1955).

 

Il avait également prêté sa voix au Fantômas interprété par Jean Marais dans les trois films d'André Hunebelle (Fantômas en 1964, Fantômas se déchaîne en 1965 et Fantômas contre Scotland Yard en 1967).

 

Né le 1er janvier 1925 à Nice, Raymond Pellegrin avait débuté sa carrière en 1942 dans sa ville natale, au Palais de la Méditerranée.

Bob DENARD - 13-10-2007

PARIS (AFP) - L'ancien mercenaire français Bob Denard est décédé samedi, a-t-on appris dimanche auprès de sa famille. "Il est décédé hier", a précisé sa fille jointe par l'AFP, précisant que la famille ne souhaitait faire "aucune déclaration".

Bob Denard, 78 ans, était atteint de la maladie d'Alzheimer, qui l'avait empêché d'assister à ses procès en 2006 et 2007, liés à l'organisation d'un coup d'Etat aux Comores en 1995. Il avait été condamné en juillet à une peine de quatre ans de prison dont trois avec sursis, assortie d'une mise à l'épreuve, ainsi qu'à une amende de 100.000 euros.

Ce n'était pas la première fois que l'ancien sous-officier de l'armée régulière française avait affaire à la justice, lui qui pendant 40 ans avait multiplié les actions militaro-politiques en Afrique.

L'ex-mercenaire Bob Denard aura participé en 30 ans à une série de "coups de main" en Afrique et au Moyen-Orient. Atteint de la maladie d'Alzheimer, il avait été dispensé de comparaître au procès qui, en février et mars 2006, avait examiné les circonstances de la tentative de coup d'Etat en 1995 aux Comores et que Denard, associé à 26 autres prévenus, était accusé d'avoir conduite.

En juin 2006, il avait été condamné à cinq ans de prison avec sursis pour sa participation à ce coup d'Etat manqué. En juillet 2007, il avait été condamné en appel à quatre ans de prison dont trois avec sursis.

Il avait déjà dû auparavant répondre de ses agissements devant la justice, notamment en mai 1999 devant la cour d'Assises de Paris où il répondait de l'assassinat en novembre 1989 du président des Comores, Abderame Abdallah Ahmed.

Né le 7 avril 1929 à Bordeaux (Gironde), Bob Denard (dont le véritable nom est Gilbert Bourgeaud) est d'abord quartier-maître dans les commandos de la Marine nationale en Indochine et en Algérie jusqu'en 1952, date à laquelle il quitte l'armée et devient policier au Maroc.

En 1961, Bob Denard quitte son emploi de démonstrateur dans une société parisienne d'électro-ménager, et part comme mercenaire pour l'ex-Congo Belge, aujourd'hui République Démocratique du Congo, où il se met au service des rebelles du Katanga.

Il rejoint ensuite les forces royalistes de l'iman Badr au Nord-Yémen, et dans les années 70, forme des mercenaires pour mener des opérations en Angola (1975), au Cabinda (1976), et en Rhodésie, l'actuel Zimbabwe (1977).

Bob Denard intervient pour la première fois en 1975 aux Comores pour chasser Ahmed Abdallah du pouvoir. Trois ans plus tard, il le réinstalle au sommet de l'Etat en renversant son successeur, Ali Soilih. Il devient alors commandant en chef des forces armées comoriennes, et chef de la garde présidentielle de 1978 à 1989.

Peu après l'assassinat d'Ahmed Abdallah, il se réfugie en Afrique du sud, et ne rentre en France qu'en 1993. Quelques mois plus tard, il est condamné à cinq ans de prison avec sursis pour le coup d'Etat manqué au Benin en janvier 1977. Il était depuis 1991 sous le coup d'un mandat d'arrêt, le tribunal de Paris l'ayant déjà condamné, par défaut, à cinq ans de prison pour son rôle dans la tentative de putsch.

C'est au Comores que Bob Denard fait ses adieux aux armes en 1995, en dirigeant le putsch contre le président Saïd Mohamed Djohar. Marié sept fois, et père de huit enfants, Bob Denard a longtemps vécu entre Paris et le Médoc

Soe WIN - 12-10-2007

Le Premier ministre birman Soe Win, considéré comme l'un des "durs" du régime militaire, est décédé vendredi

RANGOUN (AFP) - Le Premier ministre birman Soe Win, considéré comme l'un des "durs" du régime militaire, est décédé vendredi des suites d'une longue maladie à l'âge de 59 ans, ont annoncé les médias officiels.

 

"Le Premier ministre, le général Soe Win, est décédé ce soir" (vendredi) à l'hôpital militaire de Rangoun, a indiqué la radio d'Etat.

 

Chef du gouvernement birman depuis le limogeage en octobre 2004 du pragmatique Khin Nyunt, Soe Win a gardé son titre de Premier ministre jusqu'à sa mort bien qu'il n'exerçait quasiment plus ces fonctions depuis plusieurs mois.

 

Soe Win --à qui on a attribué une embuscade meurtrière en 2003 contre un convoi dans lequel se trouvait la célèbre opposante Aung San Suu Kyi-- avait été hospitalisé en mars à Singapour pour une leucémie et était retourné dans son pays il y a quelques semaines pour y mourir, selon des sources fiables.

 

En mai, le régime avait annoncé que le général Thein Sein, numéro cinq dans la hiérarchie militaire, assurait l'intérim.

 

Le décès de Soe Win ne devrait pas avoir d'impact majeur sur le gouvernement, alors que le pouvoir réel a toujours été concentré entre les mains du numéro un, le généralissime Than Shwe, 74 ans, selon des analystes.

 

Il y a deux semaines, le régime, confronté à un mouvement de protestation populaire emmené par des bonzes et des opposants, a violemment réprimé les manifestations, les plus importantes depuis 1988.

 

Au moins treize personnes ont été tuées, selon des sources officielles.

 

Le bilan est certainement plus lourd, selon des diplomates qui ont fait état de milliers d'arrestations.

 

Jeudi, le Conseil de sécurité de l'ONU a "déploré fermement l'utilisation de la violence" et a appelé à "une libération rapide" de tous les détenus et à l'ouverture d'un "dialogue authentique" avec Mme Suu Kyi, 62 ans, lauréate du Prix Nobel de la Paix qui a été privée de liberté pendant la majeure partie des 18 dernières années.

 

Vendredi soir, le régime militaire a déclaré "regretter" la déclaration du Conseil de sécurité.

 

Le 30 mai 2003, un convoi dans lequel Aung San Suu Kyi circulait avec des membres de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), avait été attaqué dans le nord de la Birmanie par des hommes de main de la junte.

 

L'embuscade avait été attribuée à Soe Win, aujourd'hui disparu.

 

Selon des sources de la dissidence, quelque 80 personnes avaient péri dans l'attaque de 2003, la junte s'en tenant à un chiffre de seulement quatre morts et une centaine de blessés.

 

Mme Suu Kyi, ses lieutenants et de nombreux militants avaient été incarcérés avant qu'une répression ne s'abatte sur l'ensemble du principal parti d'opposition.

 

En septembre 2003, Mme Suu Kyi avait quitté sa prison pour être placée en résidence surveillée à Rangoun, pour la troisième fois de sa vie. Elle est toujours maintenue en isolement à ce jour.

06/10/2007

Lois MAXWELL - 29-09-2007

SYDNEY (AFP) - L'actrice Lois Maxwell, (à gauche sur la photo) qui s'est fait connaître dans le rôle de la secrétaire du chef des services secrets, Miss Moneypenny, sensible aux charmes de James Bond, est morte en Australie à l'âge de 80 ans, a indiqué dimanche une source hospitalière.

"Elle est décédée le 29 septembre à 23H40", a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'hôpital de Fremantle en Australie occidentale.

La porte-parole n'a pas souhaité préciser la cause de la mort de Lois Maxwell, à l'affiche des James Bond de "Dr. No" en 1962 à "Dangereusement vôtre" en 1985.

L'actrice d'origine canadienne vivait en Australie occidentale depuis plusieurs années auprès de son fils et de sa famille.

Déjà actrice confirmée quand elle a endossé le rôle de Miss Moneypenny, Lois Maxwell avait déclaré en 2005 à l'Australian Broadcasting Corporation qu'elle avait accepté ce rôle à un moment difficile de sa vie.

"J'avais un mari qui était très malade avec deux enfants en bas âge et pas d'argent, j'ai donc appelé les producteurs avec lesquels j'avais travaillé dans le passé et je leur ai dit +aidez-moi+", avait-elle expliqué.

Le réalisateur de James Bond, Terence Young, lui avait alors offert deux rôles dans James Bond et elle avait choisi Miss Moneypenny en insistant auprès du réalisateur pour qu'il ne lui "coiffe pas les cheveux en chignon et qu'elle n'ai pas à porter de lunettes à monture d'écaille".

Elle a tenu à 14 reprises le rôle de la secrétaire de "M", le chef des services secrets, sensible aux charmes de OO7 -qui n'hésitait jamais à flirter avec elle- mais sans jamais y succomber.

Interrogée sur son James Bond préféré, Lois Maxwell avait choisi "Au service secret de sa Majesté" (1969), le seul film de la série des James Bond avec l'acteur australien George Lazenby dans le rôle de 007.

"Je pense que c'est le meilleur film, je veux dire que c'est un film excellent", avait-elle déclaré dans son interview de 2005 à l'Australian Broadcasting Corporation.

"Si il n'avait pas été un film de la série des James Bond, s'il n'avait été qu'un film, il aurait été fabuleux", avait-elle estimé.