18/08/2007

Max ROACH - 16-08-2007

NEW YORK (Reuters) - Le batteur Max Roach, l'un des fondateurs du mouvement bebop qui révolutionna le jazz avec Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Bud Powell ou Clifford Brown, est décédé à l'âge de 83 ans, a annoncé jeudi soir la firme phonographique Blue Note.

Le percussionniste, qui était aussi compositeur, est mort dans son sommeil mercredi à New York.

Roach s'était, comme Kenny Clarke et Art Blakey, assuré une place au panthéon du jazz en redéfinissant le rôle de la batterie à la fin des années 1940 et au début des années 1950.

Avant l'essor du bebop, le jazz était dominé par un swing orchestral destiné aux salles de danse, où les batteurs tenaient le tempo en privilégiant la caisse claire et la grosse caisse. Le bop confiait le rythme principal aux cymbales "ride" et "charleston", laissant intervenir plus librement les autres éléments de la batterie.

En modifiant ainsi la façon de tenir le tempo, Roach et ses contemporains donnaient à la batterie une importance et un champ d'expression plus larges qui eurent pour effet de transformer la musique de danse populaire qu'était le jazz en une forme d'art que l'on appréciait assis dans un club, note Cem Kurosman, porte-parole de Blue Note.

Roach était par ailleurs un militant des droits civiques actif, qui introduisait volontiers la politique dans son travail de musicien. En 1960, il avait créé "We Insist! Max Roach's Freedom Suite", suite en sept parties traitant de l'esclavage et du racisme où intervenait la chanteuse Abbey Lincoln.

Le quintette qu'il avait formé en 1954 avec le trompettiste Clifford Brown est considéré comme l'un des ensembles les plus accomplis du jazz moderne. Après la mort de Brown dans un accident de voiture en 1956, Roach avait dirigé ses propres formations, où défilèrent un véritable who's who du jazz. Il avait aussi enregistré avec sa fille Maxine, violoniste.

Dans sa composition "Drums Unlimited", enregistrée en 1966, ses solos de batterie témoignent d'un sens aigu de la mélodie et des variations.

Roach figure sur un grand nombre d'enregistrements historiques du bebop aux côtés de Parker, de Gillespie, de Miles Davis ainsi que des pianistes Bud Powell et Thelonious Monk

11/08/2007

Elie robert DE ROTHSCHILD - 06-08-2007

VIENNE (AP) - Le baron Elie Robert de Rothschild, l'un des membres les plus éminents de la branche française de la dynastie bancaire, est mort d'une attaque cardiaque lundi dans son pavillon de chasse des Alpes autrichiennes.

 

Il était âgé de 90 ans.

 

Selon la police du Tyrol, Rothschild était en voyage de chasse dans son pavillon situé près du village de Scharnitz, à l'extérieur d'Innsbruck.

 

M. Rothschild avait passé plusieurs jours à chasser avec des amis dans ce secteur très boisé et avait prévu de rentrer chez lui en France.

 

Elie Robert de Rothschild est le deuxième Rothschild à décéder cette année. En juin, le patriarche de la branche française, le baron Guy de Rothschild, était mort à Paris.

 

Né le 29 mai 1917, Elie Robert de Rothschild avait servi dans les troupes alliées au cours de la seconde guerre mondiale avant de rentrer en France à la fin de la guerre.

 

Il a détenu 25 pour cent du capital de l'empire bancaire et avait présidé à la reconversion de la compagnie ferroviaire Paris-Lyon-Marseille en une chaîne d'hôtels et de restaurants, avant de prendre les commandes du vignoble bordelais de Château Lafite Rothschild.

Jeran-Marie LUSTIGER - 05-08-2007

Le président de la République Nicolas Sarkozy a fait part de sa «tristesse» de voir partir «une grande figure de la vie spirituelle, morale, intellectuelle et naturellement religieuse de notre pays».

Les ministres de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie et de la Culture Christine Albanel ont chacune salué l'homme de «dialogue», tandis que le premier ministre François Fillon soulignait que Mgr Lustiger a «contribué de manière déterminante au rayonnement de l'Eglise catholique, qu'il voulait ouverte au monde et aux hommes, et toujours en prise avec son temps».

Pour François Bayrou, président du Modem, croyant résolu, il était «l'une des plus hautes figures de l'humanisme français».

Le président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), Richard Prasquier, a de son côté souligné le «rôle historique considérable» joué par le cardinal «dans l'amélioration des relations entre juifs et catholiques».

Ses obsèques seront célébrées vendredi à 10H00 (08h00 gmt) à la cathédrale Notre-Dame de Paris.

En octobre 2006, Mgr Lustiger avait annoncé aux prêtres et diacres de Paris qu'il était atteint d'«une maladie grave dont le traitement a commencé».

Sa dernière apparition en public remontait au 26 janvier 2007, quand il avait concélébré la messe d'obsèques de l'Abbé Pierre à Notre-Dame.

Juif polonais converti au christianisme dont la mère était morte à Auschwitz, Mgr Lustiger a été profondément marqué par le singulier parcours qui l'a porté à la tête
de l'archevêché de Paris.

«Pas un instant je n'oublie l'histoire que je représente», revendiquait-il en juin 1995 lors de sa nomination à l'Académie Française en remplacement du Primat des Gaules, le cardinal Albert Decourtray, autre artisan du dialogue judéo-chrétien.

Né en 1926 à Paris dans une famille de bonnetiers consciente de ses racines mais peu religieuse, Aaron, devenu Jean-Marie, est ordonné prêtre le 17 avril 1954.

Médiatique bien que timide, cet homme d'Eglise se sentait investi d'une mission universelle dans l'Eglise depuis sa conversion à 14 ans.

Aumônier des étudiants de la Sorbonne et des grandes écoles, puis curé de la paroisse Sainte-Jeanne de Chantal à Paris (XVIe), il est nommé évêque d'Orléans (centre) en 1979, puis archevêque de Paris en 1981, et cardinal en 1983.

Auteur de nombreux ouvrages sur la foi, il s'inquiétait des dérives de la modernité tout en étant un homme d'ouverture.

Proche de la société civile, à l'aise dans tous les milieux sociaux, intellectuel charmeur, «Juif égaré» pour les uns, «drôle de paroissien» pour les autres, personnalité atypique, brillante, parfois rugueuse, Mgr Lustiger ne laissait pas indifférent, provoquant, jusqu'au sein de l'Eglise, admirations ou rancoeurs.

Henri AMOUROUX - 05-08-2007

Spécialiste de l'histoire de l'Occupation, il était né le 1er juillet 1920 à Périgueux (sud-ouest). Il avait notamment témoigné lors du procès de Maurice Papon à Bordeaux, comme témoin à décharge, en faveur de l'ancien préfet de Gironde qui était devenu le symbole de la collaboration de certains hauts fonctionnaires français avec les nazis.

Après ses études à l'Ecole supérieure de journalisme de Paris, Henri Amouroux entre 1938 à l'agence de presse Mundi à Paris. Il devient rédacteur au quotidien de «La Petite Gironde», à la Libération dans le journal «Sud Ouest» dont il fut directeur général.

À partir de 1960, Henri Amouroux avait étudié cette période de l'histoire, notamment avec «La Vie des Français sous l'Occupation» et «la Grande Histoire des Français sous l'Occupation».

Il quitte ensuite Sud Ouest pour la direction de France-Soir, puis la co-direction du quotidien Rhône-Alpes.

Il réalise plusieurs grands reportages de politique étrangère, sur le Viêtnam, l'URSS et Israël et ainsi que des émissions de radio pour France Inter et de télévision pour TF1.

Il est également l'auteur d'ouvrages dont certains sur Israël et un sur l'ancien premier ministre, Raymond Barre.

Titulaire de la Croix de guerre (1939-1945), il était président honoraire du prix de journalisme Albert Londres depuis 2006, membre de l'Académie des sciences morales et politiques puis président en 199O.

Henri Amouroux sera inhumé dans sa région, la Gironde (sud-ouest, précise Le Parisien.

Raul HILBERG - 04-08-2007

SAN FRANCISCO (Reuters) - Raul Hilberg, historien américain de l'Holocauste, est mort samedi d'un cancer des poumons à Williston, aux Etats-Unis, a annoncé mardi l'université du Vermont. Il avait 81 ans.

Né à Vienne, lui-même juif, Hilberg avait fui l'Autriche avec sa famille en 1938, après l'annexion du pays par l'Allemagne. Il avait publié en 1961 "La destruction des juifs européens", son ouvrage le plus célèbre.

Anja LUNDHOLM - 04-08-2007

 
BERLIN (AFP) - L'écrivain d'origine juive allemande, Anja Lundholm, rescapée de l'Holocauste et engagée dans la Résistance internationale, est décédée samedi à l'âge de 89 ans à Francfort (ouest), a annoncé lundi sa maison d'édition Langen Mueller Herbig.

 

Juive par sa mère, Anja Lundholm, avait été dénoncée par son père, un pharmacien nazi, et déportée à l'âge de 26 ans au camp de concentration pour femmes à Ravensbrück (est de l'Allemagne) en 1944. Elle travaille dans un premier temps à l'intérieur du camp puis dans un atelier annexe de Siemens.

En avril 1945, elle est libérée lors de l'évacuation du camp.

Anja Lundholm a raconté sa terrible expérience vécue au camp dans une quinzaine d'ouvrages, principalement des romans autobiographiques, comme "Morgengrauen" ou "Das Höllentor" mais est également l'auteur de romans de psychologie. Son premier livre "Halb und Halb" est paru en 1966.

Plusieurs prix littéraires lui ont été décernés dans les années 1990 (Hans-Sahl Preis, Prix de littérature de la fédération des écrivains allemands, Goethe Medaille etc...).

En 1941, alors âgée de 23 ans, Anja Lundholm fuit en Italie avec de faux papiers et se rallie à Rome au groupe de résistance internationale Lambert.

Elle affirme avoir été dénoncée par son père en 1943, six mois après la naissance de sa fille Diana et arrêtée par la gestapo à Rome avant d'être envoyée à Ravensbrück.

Rentrée en Allemagne en 1953 après l'échec de son mariage avec un homme d'affaires suédois, Anja Lundholm, née Helga Erdtmann le 28 avril 1918 à Düsseldorf (ouest), est atteinte d'une sclérose en plaques qu'elle attribue aux maltraitances infligées à Ravensbrück.

Art DAVIS - 29-07-2007

(AP) - Art Davis, contrebassiste renommé de jazz américain qui avait joué avec John Coltrane et d'autres grands noms du jazz comme Duke Ellington ou Louis Armstrong, est mort à l'âge de 73 ans, a annoncé son fils Kimaili Davis au "Los Angeles Times".

Son fils a précisé qu'il était décédé d'une crise cardiaque dimanche dernier à son domicile de Long Beach en Californie.

Connu pour sa surprenante et parfaite maîtrise de l'instrument, Davis était capable de mélanger les genres. Il jouait aussi bien de la musique classique avec le philharmonique de New York et de Los Angeles qu'avec l'orchestre de Philadelphie ou dans des spectacles à Broadway.

L'expérience la plus enrichissante de sa carrière était sa collaboration avec John Coltrane. Il était décrit par un critique de jazz Nat Hentoff comme le bassiste favori de Coltrane. La carrière de Davis a été florissante. Il a joué avec un nombre important d'artistes: Thelonious Monk, Duke Ellington, Rahsaan Roland Kirk, Louis Armstrong, Judy Garland, John Denver ou encore Bob Dylan.

Dans les années 1970, l'artiste est "black listé" suite a ses propos au sujet du racisme dans l'industrie de la musique.

Art Davis avait obtenu dans les années 1980 un doctorat de psychologie. Tout en poursuivant sa carrière de musicien, le contrebassiste recevait ses patients.

04/08/2007

Ali MESHKINI - 30-07-2007

Ali Meshkini - 30.07.2007

TEHERAN, Iran (AP) - L'ayatollah Ali Meshkini, l'un des membres fondateurs du régime islamique iranien et chef d'une assemblée qui contrôle le chef suprême du pays, est mort lundi. Il avait 85 ans.

Meshkini est décédé à 16h30 locales dans un hôpital de Téhéran où il était soigné depuis début juillet, a annoncé son médecin Jaffar Aslani à l'Agence de presse de la République islamique (IRNA), organe officiel. Selon la télévision d'Etat, il est mort d'une infection pulmonaire.

L'ayatollah -religieux musulman chiite de haut rang-était le chef de l'Assemblée des experts. Cette instance gouvernementale de 86 membres peut en principe critiquer, voire même démettre le chef suprême de l'Iran, poste actuellement occupé par l'Ayatollah Ali Khamenei.

Dans un message de condoléances rapporté par l'IRNA, Khamenei a salué en Meshkini "un modèle pour ses étudiants et ses disciples", et qualifié son décès de "grande perte".

L'identité du successeur de Meshkini à l'Assemblée des experts n'était pas connue dans l'immédiat.

L'ayatollah était étroitement associé à l'ancien Ayatollah Ruhollah Khomeini qu'il avait soutenu pendant la Révolution islamique de 1979 qui a porté le régime religieux au pouvoir.

Ultraconservateur, Meshkini faisait partie des tenants de la théorie selon laquelle les religieux iraniens qui dirigent le pays tirent leur légitimité de Dieu, contrairement aux réformateurs démocrates qui pensent que l'autorité d'un gouvernement provient du processus électoral par le peuple

Michelangelo ANTONIONI - 30-07-2007

ROME - Le cinéaste italien Michelangelo Antonioni, qui a dépeint la difficulté des rapports humains dans des films comme "Blow-Up" ou "L'Avventura", est mort à l'âge de 94 ans. "Avec Antonioni, ce n'est pas seulement un des plus grands réalisateurs qui disparaît, mais aussi un maître de la modernité", a commenté mardi le maire de Rome Walter Veltroni.

Selon l'agence de presse italienne Ansa, le réalisateur est décédé lundi soir à son domicile de Rome. Sa dépouille sera exposée à l'hôtel de ville mercredi et les funérailles se dérouleront jeudi à Ferrare, sa ville natale.

Michelangelo Antonioni a tourné quelque 25 films, dont "Blow-Up", "L'Avventura", "Femmes entre elles", "Zabriskie Point", "Profession: Reporter", "La Nuit", "Le Désert rouge" ou "Identification d'une femme". Il avait reçu en 1995 un Oscar d'honneur couronnant l'ensemble de son oeuvre.

Né le 29 septembre 1912 à Ferrare, dans le nord de l'Italie, Antonioni a accompli des études d'économie. Mais il a rapidement commencé à écrire des critiques cinématographiques, avant d'entamer en 1943 son premier film, un documentaire, "Les Gens du Pô". Le film n'est terminé qu'en 1947, et le cinéma italien connaît alors un nouveau mouvement, le néo-réalisme. Des films comme "Rome ville ouverte" de Roberto Rossellini ou "Le Voleur de bicyclette" de Vittorio De Sica montrent, comme on ne l'avait jamais fait, l'âpreté de la société italienne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Après un documentaire et plusieurs courts-métrages, Antonioni réalise en 1950 son premier long métrage, "Chronique d'un amour". Des thèmes qui reviendront souvent dans son oeuvre, l'impossibilité de communiquer, la frustration, la difficulté des rapports humains, sont déjà présents dans ce film.

"L'Avventura", en 1960, lui apporte la reconnaissance internationale. Ce film est le premier d'une trilogie qui comprendra "La Nuit" (1961) et "Eclipse" (1962). Mais "Blow-up", en 1966, lui apporte son premier vrai succès commercial. Le film, avec en toile de fond le "Swingin' London" des années 60, raconte l'histoire d'un photographe qui capture accidentellement un meurtre sur pellicule.

Mais Antonioni, qui avoue ne pas "pouvoir aller à l'encontre de ses goûts pour rencontrer le public", peine à convaincre les producteurs italiens de financer ses films. Il trouve l'argent aux Etats-Unis en 1970 pour "Zabriskie Point", tourné dans la Vallée de la Mort, en Californie.

Il tourne en 1974 "Profession: Reporter", l'histoire d'un journaliste qui prend l'identité d'un mort, puis "Identification d'une femme" (1982): Niccolo Farra, un cinéaste, a en tête un personnage féminin et part à sa recherche.

"Par-delà les nuages", en 1994, marque son retour après plusieurs années de convalescence, à la suite d'une attaque cérébrale en 1985. Le film, qui réunit John Malkovitch, Jeremy Irons, Irene Jacob et Fanny Ardant, raconte quatre histoires d'amour, vues par un cinéaste qui se promène dans des villes de France et d'Italie. Il signe en 2004 "Eros", en collaboration avec Steven Soderbergh et Wong kar-Waï, film à sketchs où chacun des réalisateurs donne sa vision de l'amour et de l'érotisme.

"Si je n'étais pas devenu réalisateur, j'aurais été architecte, ou peut-être peintre. En d'autres mots, je crois que je suis quelqu'un qui a des choses à montrer plutôt qu'à dire", résumait Antonioni.

Son épouse Enrica Fico, de 41 ans sa cadette et sa "traductrice" depuis l'accident cérébral du réalisateur, disait que "Michelangelo est toujours allé au-delà des mots pour rencontrer le silence, le mystère et le pouvoir du silence". AP

Ingmar BERGMAN - 30-07-2007

STOCKHOLM (Reuters) - Le réalisateur suédois Ingmar Bergman, qui tenta d'exorciser ses traumatismes d'enfance par des films où dominent les tourments du couple et une vaine recherche du sens de la vie, est décédé lundi à 89 ans.

Figure majeure du septième art dont la carrière a embrassé un demi-siècle et produit des chefs-d'oeuvre qui ont influencé une génération de cinéastes, Bergman s'est éteint paisiblement chez lui sur l'île de Faro, en mer Baltique, a indiqué sa fille Eva, citée par l'agence suédoise TT.

Il était brièvement apparu en public ce mois-ci mais restait dans un fauteuil roulant et semblait très fatigué, a-t-elle dit.

"Nous subissons aujourd'hui une très grande perte", a déclaré Cissi Elwin, responsable de l'Institut cinématographique suédois. "C'est très étrange, très irréel, Ingmar Bergman fait si profondément (partie du) cinéma suédois."

Avec des films comme "Les Fraises sauvages", "Scènes de la vie conjugale" ou "Fanny et Alexandre", inscrits dans un Nord rude et lumineux, Bergman donnait une image mélancolique de la Suède tout en acquérant le statut d'un maître du cinéma moderne.

Son oeuvre englobe au total 54 films, 126 productions théâtrales et 39 pièces radiophoniques.

Ses films les plus accomplis portent souvent l'empreinte de la confusion sexuelle, de la solitude et du sens insaisissable de la vie, thèmes que beaucoup attribuent à son enfance marquée par une santé fragile et un père pasteur luthérien qui l'humiliait et le frappait.

"C'était l'un des grands, je le connaissais depuis plus de 50 ans", a déclaré à Reuters Jorn Donner, producteur de "Fanny et Alexandre" - dernière création de Bergman pour le grand écran, au fort contenu autobiographique, qui met en scène une famille de la bourgeoisie d'Uppsala, sa ville natale, avant la Première Guerre mondiale.

Les personnages du jeune Alexandre et de sa soeur Fanny sont victimes d'abus physiques et psychologiques de la part de leur père adoptif - un évêque inspiré du père de Bergman. Alexandre recourt à des pouvoirs surnaturels pour une cruelle vengeance.

CINQ MARIAGES, NEUF ENFANTS

La nouvelle de la mort de Bergman a provoqué une commotion dans les médias de Suède, la télévision interrompant ses émissions régulières pour diffuser des hommages au disparu.

"Je crois qu'il est difficile de saisir pleinement l'apport d'Ingmar Bergman au cinéma et au théâtre suédois", écrit le Premier ministre Fredrik Reinfeldt dans un communiqué. "Ses oeuvres sont immortelles."

La vie privée de Bergman l'a souvent mis sous les projecteurs. Il s'était marié cinq fois avec des femmes belles et talentueuses, et avait entretenu des liaisons avec ses principales actrices. Il était père de neuf enfants.

Ses quatre ex-épouses continuaient à parler de lui en termes élogieux, tout comme les actrices auxquelles il avait été lié - en particulier la Norvégienne Liv Ullmann, sa compagne de la fin des années 1960 qui débuta sous sa direction dans "Persona".

Lors d'une interview accordée à Reuters en 2001, Bergman confiait avoir été tourmenté et inspiré à la fois tout au long de sa vie par des démons personnels:

"Les démons sont innombrables, ils apparaissent aux plus mauvais moments en créant panique et terreur. Mais j'ai appris qu'en maîtrisant les forces négatives et en les attelant à mon char, je pouvais les faire agir à mon profit."

Bergman avait obtenu la reconnaissance internationale avec "Le Septième sceau" (1956), conte médiéval dans lequel un croisé en quête d'absolu joue aux échecs avec la Mort. Le film reçut le prix du jury du festival de Cannes 1957. "Les Fraises sauvages", où le rêve se conjugue avec les faits pour aborder le thème de la vieillesse, reçut l'Ours d'Or à Berlin en 1958.

Liv Ulmann joue dans plusieurs films célèbres de Bergman, notamment "Cris et chuchotements" (1972), "Scènes de la vie conjugale" (1973) et "Sonate d'automne" (1978) où apparaît aussi Ingrid Bergman (sans lien de parenté avec le réalisateur).

Bien qu'il ait annoncé son retrait après "Fanny et Alexandre", Bergman avait ensuite réalisé un certain nombre de créations pour la télévision, dont "Sarabande" en 2003.

Ernst Ingmar Bergman, né le 14 juillet 1918 dans la ville universitaire d'Uppsala, avait grandi entre son père pasteur et une mère stricte et autoritaire d'origine wallonne.

En 1946, son premier scénario, "Frénésie", traitait d'un professeur sadique. Deux ans plus tard, le premier film dont il fut le réalisateur s'intitulait "Crise".

REALISATIONS:
1945-KRISIS(Crise).
1946-DET REGNAR PA VAR KÄRLEK(Il Pleut sur Notre Amour).
1947-SKEPP TILL INDIALAND(Bateau pour les Indes/L'Eternel Mirage).
1947-MUSIK I MÖRKER(Musique dans les Ténèbres).
1948-HAMNSTAD(Ville Portuaire).
1948-FÄNGELSE(la Prison).
1949-TÖRST(la Soif).
1949-TILL GLÄDJE(Vers la Joie).
1950-SOMMARLEK(Jeux d'Eté).
1950-SANT HÄNDER INTE HAR(Celà ne se Produirait pas Ici).
1952-KVINNORS VÄNTAN(l'Attente des Femmes).
1953-SOMMAREN MED MONIKA(Monika).
1953-GYCKLARNAS AFTON(la Nuit des Forains).
1954-EN LEKTION I KÄRLEK(une Leçon d'Amour).
1955-KVINNODRÖM(Rêves de Femmes).
1955-SOMMARNATTENS(Sourires d'une Nuit dEté).
1957-DET SJUNDE INSEGLET(le Septième Sceau).
1958-SMULTRONSTÄLLET(les Fraises Sauvages).
1958-NÄRA LIVET(Au Seuil de la Vie).
1958-ANSIKTET(le Visage).
1959-JUNGFRUKÄLLAN(la Source).
1960-DJAVULENS OGA(l'Oeil du Diable).
1961-SÄSOM I EN SPEGEL(A Travers le Miroir).
1962-NATTVARDSGÄSTERNA(les Communiants).
1963-TYSTNADEN(le Silence).
1963-FÖR ATT INTE TALA OM ALLA DESSA KVINNOR(Toutes ses Femmes).
1965-STIMULANTIA.Sk."Daniel".
1966-PERSONA.
1967-VARGTIMMEN(l'Heure du Loup).
1968-SKAMMEN(la Honte).
1969-EN PASSION(une Passion).
1969-RITEN(le Rite).
1971-THE TOUCH/BERÖRINGEN(le Lien).
1972-VISKNINGAR OCH ROP(Cris et Chuchotements).
1973-SCENER UT ETT AKTENSKAP(Scènes de la Vie Conjugale).
1974-TROLLFLÖJEN(la Flûte Enchantée).
1976-FACE TO FACE(Face à face).
1977-THE SERPENT's EGG(l'Oeuf du Serpent).
1978-HOSTSONATEN(Sonate d'Automne).
1979-FARÖ DOKUMENT,1979(Mon Île,Faro).
1980-AUS DEM LEBEN MARIONETTEN(de la Vie des Marionnettes).
1982-FANNY ET ALEXANDRE.
1984-EFTER REPETITIONEN(Après la Répétition).
2003-SARABAND-Ingmar BERGMAN.

Michel SERRAULT - 29-07-2007

PARIS (AFP) - L'acteur Michel Serrault est décédé dimanche soir à l'âge de 79 ans des suites d'une longue maladie, à sa résidence de Honfleur, en Normandie, a-t-on appris de source proche de la famille.L'événement

Michel Serrault avait été hospitalisé ces dernières semaines à l'Hôpital américain de Neuilly d'où il était sorti fin juin pour se rendre dans sa résidence secondaire de Honfleur, a-t-on précisé de même source.

Acteur aux trois César, il était un des acteurs français les plus populaires, célèbre pour ses talents comiques mais à l'aise également dans le registre dramatique.

En plus d'un demi-siècle d'une impressionnante carrière, cet homme au physique banal a joué dans quelque 135 longs métrages et dans de nombreux téléfilms, sous la direction de réalisateurs comme Clouzot, Chabrol, Mocky, Lautner, Audiard, Blier, Zidi ou Kassovitz.

"Un monument du monde du théâtre de boulevard, du cinéma et de la télévision vient de nous quitter" selon le président de la République, Nicolas Sarkozy qui a exprimé dans un communiqué lundi "sa profonde tristesse" en apprenant la disparition de Michel Serrault.

Le Premier ministre, François Fillon, qui a "appris avec tristesse et émotion le décès de Michel Serrault, acteur de grand talent tant apprécié des Français", a salué "la mémoire d'un comédien d'exception".

Pour la ministre de la Culture Christine Albanel, Michel Serrault était "un comédien d'une grande popularité, capable de toucher tous les publics, et d'une vraie générosité, épousant tous types de rôles".

Son "immense talent a nourri au fil du temps de magnifiques moments de théatre, de cinéma et de télévision", déclare la ministre.

"Il avait, au delà du personnage bougon et bourru, tout en exclamations, qu'il s'était forgé sur les planches des cabarets, le don d'apporter une évidente authenticité aux caractères qu'il savait dépeindre, quel qu'en soit le registre", selon Mme Albanel.

Né le 24 janvier 1928 à Brunoy (ex Seine-et-Oise) dans une famille modeste et très chrétienne, il entre à 14 ans au petit séminaire de Conflans. Il tente alors de faire cohabiter ses deux passions: "faire rire et m'occuper de Dieu". Il choisit l'univers du spectacle mais n'abandonnera jamais la foi.

En 1948, il débute dans la troupe de Robert Dhéry, les Branquignols, puis, en compagnie de son ami Jean Poiret (décédé en 1992), dans les cabarets parisiens de la rive gauche. Il fait sa première apparition au cinéma en 1954 dans "Ah! les belles bacchantes!" de Jean Loubignac.

Pendant vingt ans, Michel Serrault accumule les rôles plus qu'il ne les choisit véritablement, qualifiant d'"exercice de style" ses prestations dans de nombreux "navets".

A la fin des années 70, ses personnages commencent à s'étoffer et on le voit dans des rôles dramatiques comme "Pile ou face" de Robert Enrico en 1980, "Garde à vue" de Claude Miller en 1981 (son deuxième César) ou "On ne meurt que deux fois" de Jacques Deray en 1985.

Mais Michel Serrault ne délaisse pas pour autant son extraordinaire talent comique et, en 1978, connaît un succès exceptionnel dans "La cage aux folles" d'Edouard Molinaro. Sa carrière prend alors un nouvel élan avec son interprétation de Zaza, homosexuel excentrique et truculent, qui lui offre son premier César.

Il sera ensuite encensé pour sa prestation dans "Le docteur Petiot" de Christian de Chalonge en 1989 et, en 1996, pour son rôle dans "Nelly et M. Arnaud" de Claude Sautet, son troisième César.

Au théâtre, ses rôles dans "L'avare" en 1986 et dans "Knock" en 1992 lui ont valu un triomphe. A la télé, il avait interprété un marquant Gaston Dominici pour TF1, en 2003.

Marié depuis 1958, père de deux filles, M. Serrault avait perdu en 1977 son aînée dans un accident de voiture.

Il avait signé trois livres de souvenirs: "Le cri de la carotte" (1996), "Michel Serrault, vous avez dit Serrault ?" (2001) et "Les pieds dans le plat" (2004).

Filmographie avec biosstars.com

Mohammed ZAHER SHAH - 23-07-2007

Mort du dernier roi d'Afghanistan

KABOUL (AP) - Le dernier roi d'Afghanistan est mort. Après 30 ans d'exil, Mohammed Zaher Shah était rentré chez lui pour tenter d'aider au retour à la démocratie dans son pays déchiré par la guerre. Son décès, à l'âge de 92 ans, a été annoncé lundi par le président Hamid Karzaï. Ses funérailles seront célébrées mardi.

Mohammed Zaher Shah avait régné pendant quatre décennies avant d'être renversé par une révolution de palais en 1973. Au cours de son règne caractérisé par une certaine faiblesse, il avait été le symbole de la paix et de l'unité dans un pays qui se débat toujours pour sortir de la crise née du coup d'Etat.

Quand la chute du régime fondamentaliste des talibans à la fin de 2001 avait fait naître l'espoir d'une réconciliation nationale, nombre d'Afghans avaient réclamé le retour du roi, non seulement de l'exil mais également sur le trône.

Mohammed Zaher Shah était rentré de son exil en Italie en avril 2002 et avait pris position en faveur d'un jeune membre de tribu ouvertement opposé aux talibans, Hamid Karzaï.

La nouvelle Constitution adoptée en 2004 a renvoyé la monarchie dans l'Histoire faisant de Mohammed Zaher Shah le "Père de la Nation", un rôle qui s'éteint avec lui. Depuis son retour, il avait effectué de très nombreux séjours à l'étranger pour raisons médicales.

Hamid Karzaï a annoncé son décès au cours d'une conférence de presse diffusée par la télévision nationale. Le président afghan a décrété trois jours de deuil national pour la mort du souverain dont le corps reposera dans une mosquée de Kaboul avant son inhumation dans un cimetière des collines surplombant la capitale afghane.

Né le 15 octobre 1914, Mohammed Zaher Shah n'avait que 19 ans lorsqu'il avait été proclamé roi, quelques heures seulement après la mort de son père, Mohammed Nadir Shah, assassiné devant ses yeux.

Ses oncles et cousins avaient détenu le pouvoir réel durant tout son règne, l'Afghanistan restant pauvre et isolé du reste du monde. Pour autant, Mustafa Zaher, le petit-fils de l'ancien souverain, a rendu un hommage à son grand-père en qualifiant son règne d'"âge d'or" pour l'Afghanistan.

Jean STABLINSKI - 22-07-2007

Jean STABLINSKI - 22.07.2007

L'ancien champion français Jean Stablinski, qui gagna le titre mondial en 1962, est décédé dimanche à l'âge de 75 ans des suites d'une longue maladie, a-t-on appris auprès de son entourage.

Jean Stablinski, qui, adolescent, avait travaillé à la mine après le décès de son père, avait aussi remporté à quatre reprises le titre de champion de France ainsi que la première édition de la classique néerlandaise l'Amstel Gold Race.

Pendant sa carrière (de 1953 à 1968), riche d'une centaine de succès, le Nordiste avait couru le Tour de France à douze reprises et enlevé cinq étapes, avant de devenir pendant plusieurs années directeur sportif. Il dirigea notamment Lucien Van Impe et Bernard Hinault, deux futurs vainqueurs du Tour.

"Stab", le surnom donné à ce fils d'immigrants polonais venus travailler dans le bassin minier du Nord de la France, fut aussi pendant de longues années l'un des coéquipiers les plus appréciés de Jacques Anquetil.

Habile stratège en course, il remporta son plus beau titre en août 1962 quand il gagna le Championnat du monde, le premier retransmis par l'Eurovision, à Salo, sur les bords du lac de Garde.

Lors du Tour du Centenaire, en 2003, Stablinski avait raconté comment il avait remporté l'une de ses cinq victoires d'étape, à Marseille, en 1957: "Dès le départ, je me suis échappé avec Henry Anglade. J'empoche la prime, avec le sentiment que le peloton est tout près. Nous décidons de nous relever pour manger et boire un coup en l'attendant. L'ardoisier vient alors à notre hauteur pour nous dire: 'mais qu'est-ce que vous faites, vous possédez vingt minutes d'avance?'. Stupeur et étonnement. J'ai eu l'explication de l'écart à l'arrivée: il faisait très chaud et Roger Hassenforder avait fait en sorte que tout le monde aille se baigner dans la mer".

Ulrich MUHE - 22-07-2007

Ulrich Mühe,  22-07-07

BERLIN (AFP) - L'acteur allemand Ulrich Mühe, qui incarnait un espion désabusé de la Stasi dans le film "La vie des autres", récompensé par un Oscar à Hollywood en 2007, est mort dimanche à l'âge de 54 ans des suites d'un cancer, a annoncé mercredi le quotidien populaire Bild.

Ulrich Mühe, originaire de l'ex-RDA, est décédé à Walbeck, près de Leipzig (est), la localité où réside sa mère et où il a été inhumé dès mercredi, a indiqué à Bild le maire de cette ville Brunhilde Vucke.

L'acteur avait été opéré de l'estomac peu de temps après son retour de Los Angeles, où il était allé recevoir en février, avec l'équipe du film, l'Oscar du meilleur film étranger pour "La vie des autres", où il tenait le premier rôle.

Homme de théâtre, Ulrich Mühe avait travaillé avant la chute du Mur pour la Volksbühne de Berlin et le Deutsches Theater, avant de devenir populaire dans l'ensemble du pays après la Réunification, notamment pour ses rôles à la télévision. Il avait récemment connu la consécration mondiale avec "La vie des autres", où il incarnait un officier la Stasi, chargé d'espionner un dramaturge dans le Berlin-Est des années 1980, et qui, à cette occasion, voit ses convictions vaciller.

Jerry HADLEY - 18-07-2007

Jerry Hadley - 18.07.07

POUGHKEEPSIE, Etat de New York (AP) - Le ténor américain Jerry Hadley est mort mercredi, plus d'une semaine après une apparente tentative de suicide qui a causé de graves dommages cérébraux, a déclaré une porte-parole de la famille.

Le chanteur âgé de 55 ans n'était plus sous assistance respiratoire depuis deux jours, a précisé Celia Novo, amie de la famille.

Jerry Hadley avait tenté le 10 juillet de mettre fin à ses jours à l'aide d'une carabine à air comprimé à son domicile dans l'Etat de New York, selon la police. Il avait été découvert sans connaissance sur le sol de sa chambre.

Au cours de sa carrière, le ténor a notamment tenu le rôle titre dans "Great Gatsby" du compositeur John Harbison, ainsi que le rôle principal dans la production de 1989 de la comédie musicale de Leonard Bernstein, "Candide".