30/06/2007

Kiichi MIYAZAWA - 28.06.2007

Ancien Premier ministre japonais Kiichi Miyazawa - 28.06.2007 

TOKYO (Reuters) - L'ancien Premier ministre japonais Kiichi Miyazawa est mort jeudi à l'âge de 87 ans, ont fait savoir ses services.

Entamée à la fin de la Seconde guerre mondiale, la carrière politique de cet expert de la finance, partisan d'un rapprochement avec les autres pays d'Asie, s'est achevée en 2003, lorsqu'il a quitté le Parlement.

Ministre des Finances de 1986 à 1988, une affaire de corruption au sein de son parti l'a contraint à la démission, ce qui ne l'a pas empêché de prendre la tête du gouvernement en 1992. Une motion de censure soutenue par des francs tireurs de la formation au pouvoir a mis fin l'année suivante à son mandat.

L'image la plus célèbre de Miyazawa restera sans doute celle qui le montre tenant la tête du président américain George Bush, victime d'un malaise à l'ouverture d'un banquet à Tokyo en 1992.

Liz CLAIBORNE - 26.06.2007

LIZ CLAIBORNE - 26.06.2007

Liz Claiborne, styliste et fondatrice d'un groupe de prêt-à-porter qui bouleversa l'habillement des femmes actives américaines, est décédée mardi à l'âge de 78 ans, a-t-on appris mercredi auprès de la société.

"En perdant Liz Claiborne, nous avons non seulement perdu la fondatrice de notre société, mais une femme d'inspiration qui révolutionna le secteur de la mode il y a 30 ans", a relevé le PDG de l'entreprise Bill McComb dans un communiqué.

La créatrice, qui souffrait d'un cancer, est décédée mardi martin au Presbyterian Hospital de New York, a-t-on appris auprès de sa fondation.

Liz Claiborne, née à Bruxelles, élevée à La Nouvelle-Orléans, débuta très jeune dans le quartier de la confection à New York, dessinant des vêtements pour d'autres pendant 20 ans avant de lancer en 1976 sa propre entreprise, destinée à fournir des vêtements pratiques et abordables à des femmes actives de plus en plus nombreuses.

Tandis que la société grandissait, entrait en Bourse et devenait empire, Liz Claiborne en est toujours restée l'élément créatif, jusqu'à son retrait des affaires quotidiennes en 1989. Depuis, elle et son mari se consacraient entre autres à leurs activités philanthropiques et à la cause de la défense de l'environnement.

"Liz restera dans nos mémoires pour son caractère visionnaire, son esprit d'entreprise, sa compassion et sa générosité constantes", a encore dit le PDG de Liz Claiborne Inc.

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Jupp DERWALL - 26.06.2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Football: décès de l'ancien sélectionneur allemand Jupp Derwall

mar 26 jui, 17h13

FRANCFORT (AP) - Jupp Derwall, ex-entraîneur de l'Allemagne qui avait conduit son équipe au titre de championne d'Europe en 1980 et à la deuxième place de la Coupe du monde 1982, est mort à l'âge de 80 ans.

La Fédération allemande de football a annoncé son décès mardi en précisant seulement qu'il est mort après une courte maladie.

Derwall était devenu sélectionneur en 1978, après avoir été pendant huit ans l'assistant d'Helmut Schoen.

Il avait été remercié en 1984, quand l'Allemagne avait été éliminée au premier tour de l'Euro 84 remporté par la France au Parc des Princes. Il avait été remplacé par Franz Beckenbauer.

Derwall a signé 45 victoires en 67 matches comme entraîneur de l'Allemagne, pour 11 nuls et 11 défaites. Sa série de 23 matches sans défaite reste le record allemand.

Derwall était devenu ensuite entraîneur de Galatasaray, et avait remporté le titre turc en 1987. AP

Claude BROSSET - 25.06.2007

PARIS (AP) - Le comédien Claude Brosset, qui s'était notamment illustré au théâtre et au cinéma, comme partenaire, dans des seconds rôles, de Jean Gabin, Lino Ventura ou Bourvil notamment, est mort lundi soir à l'âge de 63 ans, "des suites d'une longue maladie", a-t-on appris auprès de la direction de la communication de l'hôpital de Pontoise (Val-d'Oise) où l'acteur est décédé.

Né le 24 décembre 1943, Claude Brosset était une "gueule" du cinéma français. Marquant de sa forte présence une centaines de films et téléfilms depuis les années 1960, il a joué notamment avec Jean-Pierre Mocky dans "A mort l'arbitre" en 1984, avec Bertrand Tavernier dans "Capitaine Conan" et "L627" ou encore avec Costa-Gavras avec "Un homme de trop".

Rouquin à la silhouette lourde et au verbe cru, il était devenu, au fil des années, un second rôle incontournable, aussi bien des polars que des drames ou des comédies, et ce depuis les années 1970.

Claude Brosset s'était notamment illustré sous la direction d'Henri Verneuil dans "Le corps de mon ennemi" en 1976, de Georges Lautner dans "Flic ou voyou" en 1978, ou encore de Gérard Oury avec "La Carapate" la même année.

A la télévision, il avait ensuite joué dans de nombreuses séries, en particulier les enquêtes du commissaire Maigret, des épisodes de "Central nuit", ou encore de "Nestor Burma" et d'"Une femme d'honneur".

A sa sortie du centre d'art dramatique de la rue Blanche, Claude Brosset avait débuté comme pensionnaire à la Comédie française, jouant ensuite dans une cinquantaine de pièces de théâtre, telles que "Cyrano de Bergerac" ou "Des souris et des hommes" dans une mise en scène de Robert Hossein.

Plus récemment, il avait joué au cinéma dans des comédies grand public telles que "OSS Le Caire, nid d'espions" de Michel Hazanavicius ou "Gomez contre Tavarez" de Gilles Paquet-Brenner, sorti en 2007. AP

source photo

Leon JECK - 24.06.2007

LEON JECK 24.06.2007

LIÈGE Michel Pavic, son premier entraîneur, disait de lui : "Vous le lancez contre un mur, et puis vous ramassez les briques." Et René Hauss, avec lequel il fut trois fois champion : "Le Polonais est à terre ? Ce n'est pas grave !" Léon Jeck, qui vient de décéder, alors qu'il venait à peine d'avoir 60 ans, était une véritable force de la nature. Et un élément à part entière de cette défense mythique du Standard, dont les autres composantes s'appelaient Piot, Beurlet, Dewalque et Thissen. L'arrière-garde du Standard, protégée par Louis Pilot, le médian défensif, était la plus athlétique et la plus complémentaire du football belge, la plus talentueuse jamais vue à Sclessin.

Léon Jeck, d'origine polonaise, était encore minime lorsqu'il fut repéré, à Ans, par les scouts du Standard, et il n'avait que 16 ans quand il fit son apparition dans l'équipe première du Standard, à l'occasion d'un match de Coupe contre Saint-Trond. Titulaire indiscutable à 18 ans, à l'arrière aile, d'abord, au stoppeur ensuite, il évolua à ces deux places également en équipe nationale.

Deux faits importants ont marqué sa carrière. En Coupe de Belgique, à Sclessin, il élimina, à lui seul, Anderlecht, en marquant un but d'anthologie : subtilisant le ballon à Mulder, il traversa tout le terrain, seul, et alla battre Vandenbossche.

Le penalty de Mexico

Mais le fait le plus marquant fut le penalty scandaleusement injustifié sifflé contre lui, en Coupe du Monde au Mexique, et qui élimina la Belgique. Devant les 110.000 spectateurs de l'Azteca, l'arbitre argentin Angel Coerezza sanctionna Jeck qui avait parfaitement joué le ballon devant Valdivia. La télé confirma cette erreur, aussi grave que celles qui valurent l'élimination contre l'Allemagne à Chicago, en 1994, et contre le Brésil, au Japon, en 2002. Il y a des pays qui ne peuvent décidément pas être éliminés prématurément de la Cou- pe du Monde...

Grand copain de guindaille de Roger Claessen, son plus célèbre équipier, il fut transféré à l'Union Saint-Gilloise en 1973 mais n'y connut plus le succès.

Avec le Standard, il fut non seulement trois fois champion de Belgique mais il connut de beaux succès européens. Parmi les trente matches disputés, il élimina, notamment, Vasas Györ, Altay Izmir, Aberdeen, Rosenborg mais ses plus retentissants faits d'armes furent le nul (1-1) à Milan et, surtout, la victoire (2-3) au Real Madrid.

(source © Christian Hubert -  DH)

15/06/2007

Jacques SIMONET - 14-06-2007

Jacques SIMONET - 14/06/2007

 

Jacques Simonet est décédé jeudi matin à l'hôpital Joseph Bracops d'Anderlecht. Le député-bourgmestre y avait été admis pour des examens. Il n'avait que 43 ans. Son intelligence et son humour dominent dans les nombreuses réactions.

Encore tout accaparée par les retombées et perspectives post-électorales, que l'on sait singulièrement animées et fébriles, la classe politique francophone et bruxelloise a été secouée jeudi après-midi par l'annonce du décès brutal et si prématuré de l'un de ses élèves à coup sûr les plus brillants, drôles et conviviaux. Jacques Simonet, le fils d'Henri, n'avait que 43 ans. Le député-bourgmestre MR d'Anderlecht avait déjà connu de gros accrocs de santé; une crise cardiaque lui aura été fatale.

Premier informé, Didier Reynders a évidemment réagi le premier. Le président du MR a dit son émotion et sa tristesse, saluant du défunt "son talent, sa force de conviction, son humour, ses qualités humaines". Pas besoin d'insister : cette disparition d'un grand format du libéralisme en général et bruxellois en particulier plombe l'ambiance et frappe ses amis en un moment singulièrement porteur de leur histoire. D'ailleurs, M. Reynders entamait jeudi sa première journée de consultations comme informateur; à son terme, il ne s'est pas adressé à la presse, désireux de rejoindre au plus vite les proches du défunt, sa veuve et ses enfants - Eléonore et Henri.

La disparition inopinée de Jacques Simonet a généré une série d'hommages dont on sentait bien qu'ils ne devaient pas tout au message convenu de circonstances. Pour le CDH, Joëlle Milquet salue une personnalité "au-dessus de la mêlée", dont on retiendra l'intelligence, la loyauté, l'enthousiasme. Pour Ecolo, Isabelle Durant et Christos Doulkeridis honorent un homme de conviction et d'un grand courage "qui, par son humour et son détachement, a contribué à humaniser la politique". Côté PS, celui que Jacques Simonet qualifiait de "son meilleur ennemi politique" salue "l'adversaire de qualité"; Philippe Moureaux, qui croisa tant le fer avec lui, souligne même son "lien affectif à quelqu'un qu'il a connu sur les genoux de son papa".

Parmi d'autres fonctions, en un parcours qui ne fut pas moins haché que déjà riche, Jacques Simonet présida le gouvernement bruxellois. Prédécesseur et successeur à la fonction, Charles Picqué (PS) fait part d'une "figure d'importance pour Bruxelles"; il s'en souviendra comme d'un homme "doté d'un esprit brillant et d'un humour exceptionnel". Ses collègues ne sont pas en reste, saluant qui l'intelligence (Benoît Cerexhe, CDH), qui l'homme attachant (Evelyne Huytebroeck, Ecolo), qui la grande générosité (Brigitte Grouwels, CD & V). "Il était infatigable", ajoute Guy Vanhengel (VLD), d'une formule hier paradoxale mais que l'on comprend pourtant si bien...

L'enjeu d'Anderlecht

Les libéraux bruxellois, dont le défunt était le chef de file, affrontent le choc deux ans seulement après avoir connu une autre disparition prématurée, celle d'Eric André. Si son esprit caustique pouvait lui causer certaines inimitiés, rappelle Armand De Decker, il le "compensait largement par son amour pour les gens, sa proximité, son humour authentiquement bruxellois". Didier Gosuin (FDF), co-président avec lui du groupe MR au Parlement bruxellois, évoque "un élément central dans la Région".

Précisément, les séances de commission prévues hier après-midi au Parlement ont été levées; hommage sera rendu vendredi en séance plénière à l'Anderlechtois.

Et à Anderlecht, où s'est mise en place une large majorité MR et socialiste/CDH, jusque-là à couteaux tirés, le Premier échevin Fabrice Cumps (PS) assume l'intérim maïoral. Par-delà, un libéral restera-t-il à la barre de la troisième commune bruxelloise en importance, ou un socialiste la retrouvera-t-il après que Jacques Simonet en eût délogé Eric Tomas en 2000 ? Sur place, hier, on ne voulait y voir qu'une autre histoire, pour plus tard.

(source La Libre Belgique)

Kurt WALDHEIM - 14.06.2007

Décès de Kurt Waldheim à l'âge de 88 ans

VIENNE (AP) - L'ancien secrétaire général de l'ONU Kurt Waldheim, qui fut élu président de l'Autriche malgré le scandale international lié aux révélations sur son passé d'officier dans l'armée de l'Allemagne nazie, est mort jeudi à l'âge de 88 ans.

Waldheim, qui avait été hospitalisé à Vienne fin avril pour une infection, a succombé à une défaillance cardiaque, selon la télévision publique autrichienne. Des membres de sa famille étaient à son chevet lorsqu'il est mort, a précisé la chaîne ORF.

Le bilan de Waldheim à la tête de l'ONU (1972-81) et son mandat à la présidence autrichienne (1986-92) avaient été assombris par les révélations sur son appartenance à une unité de l'armée allemande ayant commis des atrocités dans les Balkans durant la Seconde Guerre mondiale.

Si Waldheim n'a pas été mis personnellement en cause dans des crimes, son refus initial de reconnaître ce passé militaire, puis des affirmations selon lesquelles lui et ses compatriotes autrichiens ne faisaient que leur devoir, ont conduit à sa mise au ban de la communauté internationale et à la décision de Washington de le placer sur une "liste noire" de personnes n'ayant pas le droit de se rendre aux Etats-Unis. Une mesure qui n'a jamais été levée.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appris "avec tristesse" la mort de Kurt Waldheim, notant qu'il avait été en fonction à la tête des Nations unies "à une période cruciale dans l'histoire de l'organisation", a commenté Michèle Montas, porte-parole de l'ONU.

Le président autrichien Heinz Fischer a exprimé dans un communiqué ses "plus sincères condoléances", et le drapeau flottant devant ses bureaux a été mis en berne. "Nous avons perdu un grand Autichien", a déclaré de son côté le vice-chancelier autrichien Wilhelm Molterer.

L'élection de Waldheim à la présidence autrichienne avait terni la réputation de son pays, la plupart des dirigeants étrangers évitant de se rendre à Vienne durant son mandat. Diplomate de carrière, Waldheim a été confronté à de prétendues preuves de son implication personnelle dans des crimes de guerre.

Il a toujours nié avoir commis un quelconque crime, et s'est défendu contre les révélations divulguées par son principal accusateur, le Congrès juif mondial, et par les médias étrangers. En Autriche, ses partisans le considéraient comme la victime innocente d'une campagne de diffamation alors que ses détracteurs n'ont cessé de réclamer sa démission en raison de l'impact de son élection sur l'image du pays.

En février 1988, une commission internationale d'historiens enquêtant sur Waldheim a annoncé n'avoir trouvé aucune preuve qu'il ait lui-même commis des crimes de guerre. Mais elle a également indiqué que son passé était loin d'être irréprochable.

Selon la commission, Waldheim se trouvait dans "la proximité directe d'actes criminels". Il était au courant des atrocités commises par l'armée allemande dans les Balkans et n'a jamais rien fait pour les empêcher ou s'y opposer, précise-t-elle dans un rapport.

Dans ses biographies officielles, Waldheim affirmait initialement qu'il avait été blessé sur le front russe en 1941 et avait regagné l'Autriche pour poursuivre ses études. Sous la pression, il a commencé à changer progressivement cette version, déclarant avoir été transféré dans les Balkans en avril 1942. Son commandant, le général Alexander Loehr, fut plus tard exécuté en Yougoslavie pour crimes de guerre. AP

07/06/2007

Alain LE RAY - 04.06.2007

 
Décès du général Alain Le Ray, premier chef militaire du maquis du Vercors- 04.06.2007
 

PARIS (AFP) - Cofondateur et premier chef militaire du maquis du Vercors, le général Alain Le Ray est décédé lundi à l'âge de 96 ans. Il était l'un des derniers grands témoins de la Résistance.

"Les amis fidèles de cette époque sont presque tous morts et je suis l'un des derniers survivants de cette génération", disait-il en 1999 dans un entretien avec Georges-Marc Benamou ("C'était un temps déraisonnable", Robert Laffont).

Ce passionné de montagne et d'alpinisme avait arrêté de skier à 75 ans, car, expliquait-il à un journaliste de l'AFP : "Si les jambes vont bien, je ne vois plus très clair et je suis un danger pour les autres skieurs".

Né le 3 octobre 1910 à Paris, Alain Le Ray commence à grimper dès l'âge de 13 ans. Au début des années 30, il s'initie en Allemagne aux techniques de l'escalade moderne. Il y croise de brillants alpinistes allemands, comme l'officier SS Heinrich Harrer, membre de l'expédition sur la Nanga Parbat (Himalaya) et héros controversé du film de Jean-Jacques Annaud "Sept ans au Tibet", adapté du récit de ses aventures.

C'est d'ailleurs l'un des camarades d'escalade allemands d'Alain Le Ray qui l'alertera sur les dangers de l'idéologie nazie véhiculée par certains de ses compagnons.

Le 4 mai 1940, le lieutenant Le Ray épouse Luce Mauriac, la fille de l'écrivain. Six jours plus tard, il se bat sur l'Ourcq avec le 159e régiment d'infanterie alpine. Fait prisonnier, il ne reverra sa femme qu'onze mois plus tard après une évasion spectaculaire.

Le 11 avril 1941, Alain Le Ray réussit la première évasion de la forteresse de Coldtiz en Saxe où les Allemands enfermait les officiers alliés récidivistes de l'évasion. Réputé comme le camp d'où l'on ne pouvait s'évader, cet oflag connu de fait l'évasion de 18 officiers alliés seulement, dont six Français, jusqu'en 1942.

De retour en France, il intègre l'armée d'armistice avant de rejoindre la Résistance en novembre 1942, sous les noms de "Rouvier" et de "Bastide". Début 1943, Alain Le Ray rencontre l'architecte Pierre Dalloz, qui avait imaginé avec l'écrivain Jean Prévost et le journaliste Yves Farge, de transformer le plateau du Vercors, grand comme un département français, en bastion de la Résistance.

Chargé du projet par le général Charles Delestraint, chef de l'Armée secrète, Pierre Dalloz fait appel à Alain Le Ray qui rédige le plan "Montagnards" visant à faire du Vercors une plate-forme de recueil des jeunes gens réfractaires au Service du travail obligatoire (STO) et de préparation à la venue de forces aéroportées alliées.

Premier chef militaire de ce maquis mythique, Alain Le Ray démissionne de son poste en décembre 1943 à la suite d'un désaccord avec le chef d'état-major de la zone sud-est. Le maquis a été anéanti en juillet 1944 et Alain Le Ray a toujours reproché aux "gens d'Alger" (gouvernement provisoire, ndlr) de ne pas avoir pesé sur les Alliés pour secourir le maquis.

Commandant des Forces françaises de l'Intérieur (FFI) de l'Isère en mai 1944, Alain Le Ray libère le département en liaison avec les forces alliées. Puis, à la tête de la 3e demi-brigade de chasseurs alpins, il livre les derniers combats d'avril 1945 en Haute-Maurienne.

Il poursuit sa carrière en Indochine, puis en Algérie où il commande la division alpine (1962) avant d'être promu général de corps d'armée en 1968 et de prendre sa retraite en 1970.

Grand croix de la Légion d'honneur, le général Le Ray était l'auteur du livre "Première à Colditz" et président d'honneur des Anciens du Vercors

04/06/2007

Jean-Claude BRIALY - 30.05.2007

 
Jean-Claude Brialy quitte la scène
 
30.05.2007
 
 
PARIS (AFP) - Avec la disparition de Jean-Claude Brialy, mercredi à l'âge de 74 ans, peu après celles de Philippe Noiret et Jean-Pierre Cassel, c'est toute une génération de comédiens qui est endeuillée.

Dans trois styles différents, mais avec la même élégance, chacun aura marqué l'histoire du cinéma français, et touché le coeur des spectateurs.

Tous trois ont disparu, en l'espace de six mois, des suites d'une longue maladie, après une carrière de plus de 40 ans.

Jean-Claude Brialy, ce fut d'abord "Le beau Serge" de Claude Chabrol en 1958, puis l'un des acteurs fétiches de la Nouvelle vague, mais aussi un réalisateur, un homme de théâtre, et une personnalité du monde de la nuit et de la vie parisienne, qui ne faisait pas mystère de son homosexualité.

Philippe Noiret, disparu le 23 novembre à l'âge de 76 ans, aura partagé avec lui hédonisme et élégance, tout comme Jean-Pierre Cassel, décédé le 20 avril à l'âge de 74 ans.

Une vague de tristesse et une pluie d'hommages ont accueilli la nouvelle du décès de Jean-Claude Brialy, des milieux du spectacle mais aussi des responsables politiques.

Le président Nicolas Sarkozy a été le premier à lui rendre hommage, dans la nuit: "Avec la disparition de ce grand comédien, ce grand acteur, mais aussi cet entrepreneur, réalisateur, directeur de salle et de festival, disparaît aussi un humaniste gourmand et un mémorialiste inépuisable, une sentinelle de la nuit, de la fête et de la poésie", a-t-il dit.

Sa disparition "déchire le coeur de ceux qui l'ont admiré et aimé. Il a été l'un des acteurs les plus brillants de sa génération. Il est indissociablement lié au renouveau du cinéma français des années 60 et 70. Il incarnera à jamais la soif de vie, le goût des autres, la passion du théâtre", a souligné l'ancien ministre de la Culture Jack Lang.

"Jean-Claude, c'était la générosité, la folie, la passion, la sensibilité, la fidélité en amitié, la disponibilité, la tendresse, mille et mille choses...", a rappelé son ami Robert Hossein sur LCI.

Jusqu'à la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, qui a salué un homme "attaché à l'image de la France" et "aux armées et à leur éthique".

Né le 30 mars 1933 à Aumale (Algérie), ce fils de colonel s'inscrit au conservatoire de Strasbourg après son baccalauréat. Il "monte" à Paris en 1954 et se met très vite à fréquenter "la bande des Cahiers du Cinéma". Jacques Rivette l'engage le premier dans son court métrage "Le Coup du berger" en 1956. Il tourne la même année dans "Elena et les hommes" de Jean Renoir et "L'Ami de la famille" de Jacques Pinoteau.

Il est révélé en 1958 par "Le beau Serge" de Claude Chabrol, suivi de "Les Cousins", qui révèlent un acteur désinvolte et racé. Dès lors la Nouvelle Vague ne le lâche plus et Brialy tourne avec Jean-Luc Godard (1960, "Une femme est une femme"), François Truffaut (1967, "La Mariée était en noir") ou encore Eric Rohmer (1970 "Le Genou de Claire").

Il était le propriétaire depuis 1986 d'un théâtre, "Les Bouffes parisiens", après avoir dirigé le théâtre Hébertot à partir de 1977.

Réalisateur, à la télévision et pour le grand écran, il signa une dizaine de films, dont "Eglantine" (1971), évocation nostalgique de ses souvenirs d'enfance, et "Les volets clos" (1972).

Préférant la retenue à l'extravagance, il incarna souvent des personnages tendres devenant avec l'âge de plus en plus paternels, voire patriarches, à l'exemple de "L'Effrontée" (1986, Claude Miller) et "La Reine Margot" (1994, Patrice Chéreau).

Il avait tourné son dernier film pour la télévision en 2006, "Monsieur Max" de Gabriel Aghion.

Signe de sa popularité, ses livres de souvenirs, "Le ruisseau des singes" (Robert Laffont, 2000) et "J'ai oublié de vous dire" en 2004 (XO éditions), ont été des succès de librairie.

Les obsèques de Jean-Claude Brialy se dérouleront lundi à 15H30 à Paris, en l'église de Saint-Louis en l'Ile.

L'acteur sera ensuite inhumé au cimetière de Montmartre 

Le secrétariat de l'acteur a précisé à l'AFP qu'aucun journaliste, photographe ou cameraman ne sera admis dans l'église, ainsi que dans l'enceinte du cimetière, "conformément aux dernières volontés de Monsieur Brialy qui a souhaité une messe et une cérémonie d'une très grande simplicité, en présence uniquement de ses proches", a-t-on précisé.

La messe sera concélébrée par Monseigneur Jean-Michel Di Falco et le père Pelletier, curé de Saint-Louis en l'Ile.
 
La filmographie de Jean-Claude Brialy

-2007 "Dernière enquête", de Romuald Beugnon

-2005 "Quartier VIP", de Laurent Firode

-2004 "People Jet set 2", de Fabien Onteniente

-2003 "Les Filles, personne s'en méfie", de Charlotte Silvera

-2002 "C'est le bouquet!", de Jeanne Labrune

-2001 "Concurrence déloyale", de Ettore Scola

-2000 "In extremis", de Etienne Faure

-2000 "Les Acteurs", de Bertrand Blier

-1999 "L'Homme de ma vie", de Stephane Kurc

-1999 "Hommage à Alfred Lepetit", de Jean Rousselot

-1997 "Portraits chinois", de Martine Dugowson

-1996 "Le Fils de Gascogne", de Pascal Aubier

-1996 "Les Caprices d'un fleuve", de Bernard Giraudeau

-1996 "Beaumarchais, l'insolent", de Edouard Molinaro

-1995 "Le Monstre", de Roberto Benigni

-1995 "Une femme française", de Régis Wargnier

-1995 "Les Cent et une nuits", de Agnès Varda

-1994 "La Reine Margot", de Patrice Chéreau

-1990 "Ripoux contre ripoux", de Claude Zidi

-1990 "S'en fout la mort", de Claire Denis

-1987 "Les Innocents", de André Téchiné

-1987 "Maladie d'amour", de Jacques Deray

-1987 "Lévy et Goliath", de Gérard Oury

-1987 "Le Moustachu", de Dominique Chaussois

-1986 "Un Homme et une femme: vingt ans déjà", de Claude Lelouch

-1986 "Inspecteur Lavardin", de Claude Chabrol

-1985 "L'Effrontée", de Claude Miller

-1984 "Pinot simple flic", de Gérard Jugnot

-1983 "Papy fait de la résistance", de Jean-Marie Poiré

-1983 "Edith et Marcel", de Claude Lelouch

-1983 "Mortelle randonnée", de Claude Miller

-1982 "La Nuit de Varennes", de Ettore Scola

-1981 "Les Uns et les autres", de Claude Lelouch

-1976 "Le Juge et l'Assassin", de Bertrand Tavernier

-1976 "Barocco", de André Téchiné

-1976 "L'Année sainte", de Jean Girault

-1974 "Le Fantôme de la liberté", de Luis Buñuel

-1970 "Le Genou de Claire", de Eric Rohmer

-1968 "La Mariée était en noir", de François Truffaut

-1968 "Caroline chérie", de Denys de La Patellière

-1967 "Un Homme de trop", de Costa-Gavras

-1964 "La Chasse à l'homme", de Edouard Molinaro

-1963 "Adieu Philippine", de Jacques Rozier

-1963 "Un Château en Suède", de Roger Vadim

-1962 "Le Diable et les dix Commandements", de Julien Duvivier

-1962 "Cléo de 5 à 7", de Agnès Varda

-1962 "La Chambre ardente", de Julien Duvivier

-1962 "Les Sept Péchés capitaux", de Claude Chabrol

-1961 "Paris nous appartient", de Jacques Rivette

-1961 "Les Lions sont lâchés", de Henri Verneuil

-1961 "Les Godelureaux", de Claude Chabrol

-1961 "Une Femme est une femme", de Jean-Luc Godard

-1961 "Les Fiancés du pont Mac Donald", de Agnès Varda

-1961 "Vanina Vanini", de Roberto Rossellini

-1959 "Les Quatre cents coups", de François Truffaut

-1959 "Les Cousins", de Claude Chabrol

-1959 "Le Beau Serge", de Claude Chabrol

-1958 "Ascenseur pour l'échafaud", de Louis Malle

-1958 "Les Amants", de Louis Malle

-1958 "Tous les garcons s'appellent Patrick", de Jean-Luc Godard

-1957 "Le Triporteur", de Jacques Pinoteau

-1957 "Une Histoire d'eau", de Jean-Luc Godard

-1956 "Elena et les Hommes", de Jean Renoir

-1956 "L'ami de la famille", de Jacques Pinoteau