29/05/2007

Jörg IMMENDORFF - 28.05.2007

Jörg Immendorff - 28.05.2007

BERLIN (AFP) - Le peintre Jörg Immendorff, l'un des artistes allemands les plus réputés sur la scène internationale et ami de l'ancien chancelier Gerhard Schröder, est mort lundi à l'âge de 61 ans, a annoncé sa femme Oda Jaune-Immendorff.

Le peintre, gravement malade depuis de longues années, est mort dans sa maison de Düsseldorf (ouest) d'un arrêt cardiaque, a précisé sa veuve.

Né le 14 juin 1945 à Bleckede, en Basse-Saxe, ce peintre, qui a été notamment formé à l'école de Joseph Beuys, s'est distingué depuis 1968 par des positions politiques souvent iconoclastes, dénonçant entre autres le passé allemand, les guerres et la pollution.

Ancien étudiant à l'académie des Beaux-Arts de Düsseldorf de 1963 à 1964, il faisait partie des artistes néo-expressionnistes allemands, appelés aussi les "nouveaux fauves", issus de l'académie des Beaux-Arts de Düsseldorf.

Maoïste convaincu, M. Immendorff est resté célèbre pour sa série "Café Deutschland", une série de toiles commencée en 1978 et qui avait pour thème central la partition de l'Allemagne et ses conséquences.

Dans les années 1980, sa peinture devient plus symbolique et allégorique, et il peint une nouvelle série autour du "Café de Flore". Ces dernières années, son oeuvre s'était de plus en plus orientée vers le surréalisme.

L'artiste était atteint de la maladie de Charcot, une maladie neurologique encore appelée sclérose latérale amyotrophique (SLA) et qui l'avait contraint ces derniers temps à se déplacer en chaise roulante.

En août 2004, il avait été condamné par la justice allemande à onze mois de prison avec sursis et 150.000 euros d'amende pour avoir été trouvé en possession de cocaïne.

Un an plus tôt il avait été arrêté dans une chambre d'un palace de Düsseldorf en compagnie de neuf prostituées, en train de consommer de la cocaïne.

La presse populaire et mondaine se délectait des frasques d'un homme qui, avant d'être cloué dans une chaise roulante, aimait poser pour les photographes avec son épouse d'origine bulgare et de 30 ans sa cadette.

Pendant l'hiver 2005, la Neue Nationalgalerie de Berlin, l'un des grands musées de la capitale allemande, avait accueilli une rétrospective de l'oeuvre du peintre.

28/05/2007

Edward BEHR - 26.05.2007

EDWARD BEHR -  26.05.2007

Le journaliste et écrivain britannique Edward Behr, qui a couvert de nombreux conflits dans le monde notamment pour le magazine américain Newsweek, est décédé samedi à Paris à l'âge de 81 ans, a-t-on appris dimanche auprès de sa famille

Né en 1926 à Paris, où il a été correspondant de l'agence Reuter au début des années 1950, Edward Behr a ensuite travaillé successivement pour les magazines Time et Life, le Saturday Evening Post, avant d'entrer à Newsweek.

Grande figure de la presse internationale, Edward Behr a notamment couvert la guerre d'Algérie, les conflits opposant l'Inde à la Chine et au Pakistan, la guerre du Vietnam et l'invasion soviétique de la Tchécoslovaquie en 1968. Il est l'auteur de nombreux livres, parmi lesquels des biographies de l'empereur du Japon Hirohito et du dernier empereur de Chine, Pu Yi. Edward Behr a également mené une carrière de reporter-réalisateur de télévision, notamment pour la BBC et des chaînes françaises et suisses.

L'un de ses ouvrages les plus connus, "Y a-t-il ici quelqu'un qui a été violé et qui parle anglais?" (1978) - une question lancée par un journaliste à la recherche de témoignages en 1961 au Congo -, est à la fois l'éloge et la satire du journaliste tel qu'il l'a pratiqué pendant plus de 50 ans.

23/05/2007

Joseph PLANCKAERT - 22.05.2007

JEF PLANCKAERT - 22-05-2007

L'ancien vainqueur de Paris-Nice, Liège-Bastogne-Liège, le Tour du Luxembourg et champion de Belgique sur route est mort à 73 ans


BRUXELLES L'ancien coureur cycliste 'Jef' Joseph Planckaert est décédé mardi à son domicile d'Otegem à l'âge de 73 ans des suites d'une longue maladie. Né le 4 mai 1934, il a connu une courte mais talentueuse carrière comme coureur professionnel, à la fin des années cinquante et au début de la décennie suivante.

Sa meilleure saison en 1962 lui permit de remporter Paris-Nice, Liège-Bastogne-Liège, le Tour du Luxembourg et le titre de champion de Belgique sur route à la Citadelle de Namur. Cette année là, il termina également deuxième du Tour de France derrière Jacques Anquetil.

Jef Planckaert débuta sa carrière professionnelle dans l'équipe française Alcyon-Dunlop en 1954. Après un passage de 3 ans chez Peugeot, Planckaert intégra l'équipe italienne Carpano en 1958, l'année où il s'imposa au Circuit Het Volk. En 1960, il rejoignit la garde rouge de Rik Van Looy au sein de la formation Flandria, sous les couleurs de laquelle il obtint ses plus grand succès en 1962.

Cette année là, il s'était emparé du maillot jaune du Tour de France à l'issue d'un contre-la-montre en montagne entre Luchon et Superbagnères. Il parvint à le défendre avec succès jusqu'au dernier week-end de course. Mais le dernier contre-la-montre de 68 km lui fut fatal. Planckaert, parti avec une avance d'1:08 sur Anquetil, fut ramassé à la cuillère par le Français. Notre compatriote perdit plus de cinq minutes, mais conserva néanmoins sa deuxième place au général à Paris.
Le Flandrien termina sa carrière dans l'équipe Solo-Superia en 1965, à l'âge de 31 ans.

Au total il remporta 52 succès, dont 32 sous les couleurs de Flandria.

Pierre-Gilles DE GENNES - 22.05.2007

Décès de Pierre-Gilles de Gennes, Prix Nobel de physique 1991

PARIS (AP) - Pierre-Gilles de Gennes, lauréat du Prix Nobel de physique en 1991, s'est éteint à l'âge de 74 ans, a-t-on appris mardi auprès de son entourage. Passionné par la science et son enseignement aux jeunes, ce vulgarisateur acharné, toujours soucieux des applications pratiques de la recherche, est décédé vendredi à Orsay (Essonne), sa ville d'adoption où un terrain de jeux avait été baptisé à son nom en novembre dernier.

Lauréat du même Nobel de physique un an après lui, Georges Charpak s'est souvenu de ses "magnifiques exposés de vulgarisation": Pierre-Gilles de Gennes "était une espèce de commis voyageur qui allait dans les lycées faire des conférences aux élèves". Le président Nicolas Sarkozy a rendu hommage à "son talent et son immense intelligence" et le Premier ministre François Fillon a salué "sa personnalité généreuse".

Pour se faire comprendre, ce membre de l'Académie des Sciences n'hésitait pas par exemple à comparer les polymères fondus à "un plat de nouilles enchevêtrées". Les polymères, ces longues molécules utilisées pour fabriquer les matières plastiques, étaient en effet l'un de ses domaines de recherche, à côté des matériaux supraconducteurs (les métaux où le courant passe sans subir aucune perte) et des cristaux liquides.

Ce dernier thème lui aura d'ailleurs servi de leçon. Son équipe de recherches à la faculté d'Orsay a réalisé de grandes avancées sur les cristaux liquides à la jonction des 1960-1970, sans se soucier de breveter ses découvertes. Ce dont Pierre-Gilles de Gennes s'est mordu les doigts plus tard, lorsque cette technologie s'est avérée rentable et que la recherche a commencé à connaître des difficultés de financement.

Professeur au Collège de France, à la chaire de physique de la matière condensée, il gardait donc toujours présent à l'esprit les applications pratiques que pouvaient avoir les recherches. "Dieu sait si je me plains que des tas d'universitaires travaillent sur des sujets qui, trop théoriques, n'intéressent pas l'industrie", confiait-il en janvier 2006 aux "Echos". Pierre-Gilles de Gennes voulait que soit abattue la frontière séparant recherche fondamentale et recherche industrielle.

"C'était un très bon théoricien et un très bon expérimentateur; c'est assez rare. C'était un esprit universel", a noté Georges Charpak. Claude Cohen-Tannoudji, prix Nobel de physique 1997, a également fait part son admiration pour celui qui avait été son camarade de promotion à l'Ecole normale supérieure. "Il a eu une imagination en sciences absolument exceptionnelle", a-t-il dit, saluant sa "curiosité intellectuelle absolument insatiable" et son "très grand talent pour rendre la physique accessible".

Pierre-Gilles de Gennes était pourtant issu d'une famille de médecins - trois générations, dont son père, un célèbre endocrinologue. Né en 1932 à Paris, il a passé toute son enfance à la campagne pour des raisons de santé. Instruit par sa mère, il ne fréquentera l'école qu'à partir de la classe de 5ème.

Au début des années 1950, il effectue un stage au laboratoire de biologie marine de Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) et participe à l'"école d'été" de la physicienne Cécile De Witt, aux Houches, au pied du Mont Blanc. Il en garde un goût pour la convivialité.

Agrégé de physique, il devient en 1955 ingénieur au Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Il effectue un stage à l'université américaine de Berkeley, puis son service militaire. En 1961, il commence à enseigner à la nouvelle faculté des sciences d'Orsay. Dix ans plus tard, il entre au Collège de France. Et il dirige de 1976 à 2002 l'Ecole supérieure de physique et chimie industrielles de la Ville de Paris (ESPCI).

Elu à l'Académie des sciences en 1979, il reçoit deux ans plus tard la médaille d'or du CNRS. Lors de cette remise, ce scientifique qui n'avait pas sa langue dans sa poche avait prononcé un discours contre le dogmatisme des études supérieures françaises. "Je crois que l'une des responsabilités essentielles qui incombe à notre génération de chercheurs consiste à persuader des équipes trop isolées ou trop ancrées dans des thèmes anciens de s'intéresser à des sujets nouveaux et de se réunir pour les attaquer", déclarait-il en 1990 dans une revue scientifique.

Il y a un peu plus d'un an, avec la même franchise, Pierre-Gilles de Gennes avait estimé que les risques présentés par le réacteur expérimental Iter n'avaient pas été bien pesés. Rappelant la fragilité des métaux supraconducteurs, il avait déclaré aux "Echos": "Croire que des bobinages supraconducteurs servant à confiner le plasma, soumis à des flux de neutrons rapides comparables à une bombe H, auront la capacité de résister pendant toute la durée de vie d'un tel réacteur (dix à vingt ans) me paraît fou". AP

21/05/2007

Driss BENZEKRI - 20.05.2007

Décès de Driss Benzekri: le Maroc perd un grand militant des Droits de l'Homme

RABAT (AFP) - Driss Benzekri, décédé dimanche à l'âge de 57 ans, était l'un des plus célèbres défenseurs des Droits de l'Homme au Maroc: il fut un opposant au régime du roi Hassan II avant que le roi Mohammed VI l'invite à tenter de "tourner la page" des années de plomb (1960-1999).

Peu prolixe, cet enseignant d'origine berbère était connu par sa "patience et son endurance", disent ses proches. Il aimait travailler dans le "calme, sans tapage".

Arrêté en 1974, il a été condamné en 1977 à 30 ans ans de prison pour avoir milité dans une organisation marxiste marocaine.

Il quitte la prison centrale de Kénitra (30 km au nord de Rabat) en 1991. Il disait ne pas avoir gardé d'amertume.

A propos de sa longue détention, il a récemment déclaré à un journal français: "on sent que la blessure est toujours là, mais ce n'est pas quelque chose qui nous pourrit de l'intérieur. Je dis On et non pas Je, car ils étaient nombreux à avoir subi le même sort sous le règne du défunt roi Hassan II", a-t-il dit.

Dès sa libération, cet ancien opposant politique, défenseur de la culture amazighe (berbère), milite avec de plus en plus d'engagement pour la promotion des Droits de l'Homme au Maroc.

Il obtient un diplôme de droit international à l'université d'Essexen en Grande Bretagne et contribue à la création du Forum Vérité et Justice (FVJ), une association regroupant d'anciennes victimes de la répression politique et leurs familles.

Mais en 2003, le roi Mohammed VI l'appelle pour diriger un organisme public, l'Instance Equité et Réconciliation (IER) une commission de vérité qui devait se charger de régler les dossiers des Droits de l'Homme durant "les années de plomb".

Driss Benzekri accepte, quitte ses amis de l'association FVJ et se lance dans cette nouvelle expérience. De nombreux militants l'ont critiqué, certains l'accusant d'avoir été "récupéré par le pouvoir".

Pour Abraham Serfaty, un ancien opposant au régime du roi Hassan II, Driss Benzekri était "courageux et honnête, en aucun cas manipulable, et il avait raison d'accepter de présider l'IER".

A la tête de cette instance dont le mandat s'est achevé en novembre 2005, il a instruit 16.000 dossiers de victimes de l'ancien régime. Une partie ont été indemnisées, d'autres attendent leur tour.

L'IER, après avoir remis son rapport général au roi, a été dissoute. Le suivi des actions qu'elle a initiées a été confié au Conseil consultatif des Droits de l'Homme (CCDH), créé par le roi Hassan II en 1990. Le roi Mohammed VI, encore une fois, a fait appel à Driss Benzekri pour reprendre la direction de cet organisme.

Mais, le plus fort de son travail dans l'IER a été l'organisation, en décembre 2004, de séances publiques de témoignages d'anciennes victimes de la répression politique. Les premières séances avaient été retransmises en direct par la radio et la télévision nationales.

La presse avait souligné le "rôle libérateur" de ces témoignages et leur caractère "indédit" dans tout le monde arabo-musulman.

Driss Benzekri était un "travailleur infatigable", dit de lui un de ses amis, Salah El Ouadie, un ancien détenu politique membre de l'IER. "La justice transitionnelle au Maroc c'est lui", ajoute-t-il.

Dernier acte de Driss Benzekri: il a signé sur son lit d'hôpital, peu avant sa mort, un texte qui crée une couverture médicale en faveur des victimes des années de plomb

17/05/2007

Yolanda KING - 16.05.2007

Décès de la fille de Martin Luther King - 16.05.2007 

ATLANTA (AP) - La fille aînée de Martin Luther King, Yolanda King, qui avait repris le flambeau de son père à travers le théâtre et de nombreux discours, est morte à l'âge de 51 ans, a annoncé mercredi un porte-parole du Centre King.

Yolanda King est décédée mardi soir à Santa Monica, en Californie, a précisé ce porte-parole, Steve Klein. La famille ignorait dans l'immédiat la cause du décès, mais évoquait une possible défaillance cardiaque.

"C'était une comédienne, une auteure, une productrice, une avocate de la paix et de la non-violence, qui était connue et aimée pour ses contributions mêlant inspiration et motivation en direction de la société", a salué la famille King dans un communiqué.

Née le 17 novembre 1955 à Montgomery (Alabama), Yolanda King n'avait que 12 ans lorsque son père, le révérend Martin Luther King, le plus célèbre des défenseurs des droits civiques des noirs aux Etats-Unis, fut assassiné le 4 avril 1968 à Memphis.

Lors du dernier Martin Luther King Day, célébré en janvier aux Etats-Unis, Yolanda King avait été la plus visible -et celle qui s'était le plus exprimée- des quatre enfants du pasteur noir.

Coretta Scott King, la veuve du révérend et sa partenaire dans la campagne en faveur des droits civiques, de la justice et de l'égalité, est décédée le 31 janvier 2006 à l'âge de 78 ans.

Albert DELVAUX - 16.05.2007

Décès du compositeur belge Albert Delvaux- 16.05.2007
 
(Belga) Le compositeur belge Albert Delvaux est décédé mercredi matin à Jette. Né en 1913 à Gand, il devrait être inhumé à Louvain, annonce la famille du défunt.
Après avoir fréquenté le Conservatoire de Gand, Albert Delvaux a continué ses études au Conservatoire Royal de Liège où il décrochera un prix de virtuosité pour "cello" (1935), un diplôme supérieur de musique de chambre (1936) et divers premiers prix. Le défunt fera principalement carrière dans l'enseignement musical. Il a été professeur à l'école normale de Tirlemont et aux conservatoires de Louvain et de Bruxelles. Il fut directeur de l'académie de musique de Saint-Nicolas, de 1946 à 1978. Son oeuvre, faite de quelque 80 pièces, se décline dans tous les genres: musique de chambre, musique pour choeur, cantates, oeuvres symphoniques, concertos, lieds, etc...

Jerry FALWELL - 15.05.2007

Jerry FALWELL - 15.05.2007

Le télévangéliste Jerry Falwell, figure de la droite ultra-conservatrice américaine et l'un des principaux artisans de l'arrivée de Ronald Reagan et George W. Bush à la Maison-Blanche, est décédé mardi à l'âge de 73 ans.

Jerry Falwell, un homme corpulent qui souffrait de problèmes cardiaques, a été retrouvé sans vie en fin de matinée dans son bureau de l'université Liberty, qu'il avait fondée dans sa ville natale de Lynchburg (Virginie, est), a expliqué le vice-président de l'établissement, Ronald Godwin.

Fondateur en 1956 d'une petite congrégation à Lynchburg, ce pasteur baptiste avait peu à peu créé un empire incluant outre l'université, des chaînes de radio et de télévision, des magazines, etc. qui totaliserait plus de 200 millions de dollars de chiffre d'affaires annuel.

À la fin des années 70, il avait fondé l'organisation «Moral Majority» pour promouvoir son message sur la scène politique: non à l'avortement, défense de la famille traditionnelle, priorité à la sécurité nationale, défense de l'État d'Israël notamment.

«Moral Majority» et les dizaines de milliers de pasteurs, prêtres et rabbins conservateurs se sont révélés une force mobilisatrice considérable qui avait fortement contribué à la victoire de Ronald Reagan à l'élection présidentielle (1981), puis à sa réélection (1985), un mouvement qui s'est renouvelé autour de George W. Bush en 2000 et 2004.

Le président Bush s'est dit «profondément attristé» par la disparition d'un «homme qui chérissait la foi, la famille et la liberté». «Jerry a vécu une vie dans la foi, appelant tous les hommes et femmes de tous les horizons à croire en Dieu et à servir leur communauté», a dit M. Bush dans un communiqué.

Sûr de lui et volontiers provocateur, Falwell avait provoqué de violentes polémiques avec ses déclarations contre les Noirs, les musulmans, les homosexuels, les féministes.

Deux jours après les attentats du 11 septembre 2001, il avait ainsi estimé que «les païens, les partisans de l'avortement, les féministes, les gays et les lesbiennes», portaient une part de responsabilité parce qu'ils avaient «tenté de laïciser l'Amérique».

L'année suivante, il avait qualifié le prophète Mahomet de «terroriste», provoquant des émeutes meurtrières en Inde et poussant l'ayatollah iranien Ali Khameini à édicter une fatwa pour réclamer sa mort.

Il avait provoqué les railleries en dénonçant l'homosexualité supposée d'un personnage des «Teletubbies», une émission télévisée pour les tout-petits, et s'était même attiré les foudres d'autres responsables chrétiens en acceptant plusieurs millions de dollars de la part du gourou sud-coréen Sun Myung Moon.

Mais il restait incontournable pour tous les candidats à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle de 2008.

Le sénateur John McCain, qui avait amèrement reproché son échec en 2000 face à George W. Bush aux militants de la droite dure comme Jerry Falwell, avait tenté une réconciliation l'année dernière. Mardi, il a salué la mémoire d'un «homme de grand accomplissement qui a voué sa vie à servir sa foi et son pays».

«Un Américain qui a bâti et dirigé un mouvement fondé sur des principes forts et une foi forte nous a quitté. Il va beaucoup nous manquer», a ajouté l'un des rivaux de M. McCain, Mitt Romney, qui fait campagne sur une image de défenseur des valeurs religieuses.

Pat Robertson, l'autre figure télévangéliste ultra-conservatrice dans le pays, a salué «cet être humain extraordinaire» dont «le courage et la force de conviction vont nous manquer tristement en ces temps de progression du relativisme moral».

Kate WEBB - 13.05.2007

Décès de la journaliste Kate Webb, figure de proue du journalisme en Asie - 13.05.2007

SYDNEY (AFP) - Avec la journaliste néo-zélandaise Kate Webb, décédée dimanche des suites d'un cancer à l'âge de 64 ans, disparaît l'une des figures légendaires du journalisme en Asie qui, du Cambodge à l'Afghanistan, a couvert les pages d'histoire les plus troublées du continent pendant 40 ans.

Kate Webb, qui a passé l'essentiel de sa carrière à l'agence américaine United Press International (UPI), pendant 13 ans, puis à l'Agence France-Presse (AFP), pendant 16 ans, fait partie du petit cercle des premières femmes correspondantes de guerre.

Petite, les cheveux nattés, une cigarette à la bouche et une bouteille de bière à la main, la voix douce mais un vocabulaire de corps de garde, véritable force de la nature, elle avait un courage à toute épreuve, ce qui n'empêchait pas la timidité.

Kate Webb appartient à cette génération de journalistes et de photographes née avec la Guerre du Vietnam. Un conflit séminal qui a profondément marqué tous ceux qui l'ont suivi.

Elle fera la une mondiale elle-même en 1971 lorsque, âgée de 28 ans et directrice du bureau d'UPI à Phnom Penh, elle est capturée avec cinq autres personnes par des "bo doïs" de l'armée nord-vietnamienne au Cambodge.

On la croit morte, le cadavre d'une jeune femme ayant été retrouvé dans le secteur quelques jours plus tard, comme de nombreux confrères tués en Indochine.

UPI annonce son décès et le New York Times publie même sa nécrologie.

Pourtant, le jour où devait être célébré en Australie un service funèbre à sa mémoire, la journaliste et ses compagnons réapparaissent, miraculeusement libérés par les Nord-Vietnamiens après 23 jours de captivité.

Elle qui aurait pu jouer dans le film de Peter Weir "L'Année de Tous Les Dangers", a sillonné l'Asie de long en large, des rizières aux déserts, du sous-continent indien à la Corée du Nord.

Elle aura été le témoin privilégié de soubresauts majeurs: chute de Saïgon et victoire des Khmers Rouges au Cambodge (1975), soulèvement contre la dictature Marcos aux Philippines (1986), occupation soviétique de l'Afghanistan (1979-89), assassinat de Rajiv Gandhi (1991), rétrocession de Hong Kong à la Chine (1997), fin de l'occupation indonésienne au Timor oriental (1999)... Mais également de l'avènement d'une Asie moderne, de plus en plus sûre d'elle, au tournant du 21e siècle.

Durant sa carrière, presque exclusivement dédiée à l'Asie (mais pas seulement: elle a couvert la Guerre du Golfe de 1991), Kate Webb a accumulé des aventures qui font le régal des clubs de correspondants étrangers de la région.

"Kate était l'une des meilleures correspondantes douée d'une personnalité remarquable. Elle a inspiré des générations entières de jeunes journalistes", se souvient Eric Wishart, directeur de la région Asie-Pacifique de l'AFP.

Elle avait pris sa retraite en août 2001, quittant son poste de directeur adjoint au bureau de l'AFP à Jakarta pour s'installer dans le "bush" en Australie.

Mais elle aimait tout particulièrement l'Afghanistan.

Dimanche, le gouvernement afghan a annoncé la mort d'un des principaux chefs talibans au cours d'une opération dans le sud du pays. L'histoire continue, le journalisme aussi.

11/05/2007

Lesley BLANCH - 07-05-2007

 

LESLEY BLANCH - 07-05-2007
 
 
L'écrivain britannique Lesley Blanch, première épouse du romancier français Romain Gary qu'elle avait rencontré en 1944 à Londres, est décédée lundi à Menton, sur la Côte d'Azur française, a-t-on appris jeudi auprès de son éditeur, les Éditions du Rocher.
Née en 1903 dans une famille londonienne aisée, Lesley Blanch a connu un parcours exceptionnel, dans la lignée des écrivains voyageurs du début du XXe siècle. Elle est journaliste au magazine Vogue, passionnée notamment par l'Europe orientale, lorsqu'elle rencontre Romain Gary, alors engagé dans les Forces Françaises Libres. Ils se marient en avril 1945 et divorceront en 1962.
Lesley Blanch est l'auteur de nombreux livres, romanesques ou autobiographiques, parmi lesquels Vers les rives sauvages de l'amour (1954), L'homme au neuf tigres (1966) et Voyage au coeur de l'esprit (1968).
Les sabres du Paradis, l'un des ses principaux romans, publié en 1960, plonge le lecteur dans le tumulte des conflits caucasiens du XIXe siècle.
 

Le récit qu'elle avait consacré à un autre écrivain voyageur, Pierre Loti (Éditions Le Rocher) avait été réédité en février dernier.

Alvin BATISTE - 06-05-2007

 
Alvin BATISTE - 06-05-2007
 
 
Le clarinettiste de jazz Alvin Batiste, qui avait notamment joué avec Ray Charles et Branford Marsalis, est mort dimanche quelques heures avant de monter sur scène avec Harry Connick Junior et Branford Marsalis au New Orleans Jazz & Heritage Festival, selon les organisateurs de la manifestation. Il a apparemment succombé à une crise cardiaque.La compagnie de disques de Marsalis avait commercialisé il y a seulement quelques semaines le dernier disque du clarinettiste, intitulé Marsalis Music Honors Alvin Batiste, sur lequel Marsalis jouait aussi. Parmi les autres disques du musicien, on peut citer Bayou Magic (1988), Late (1993) et Songs, Words and Messages, Connections (1999).

Alvin Batiste est considéré comme l'un des fondateurs du mouvement du jazz moderne à La Nouvelle-Orléans, où il est né en 1932. Il a aussi fait des concerts et écrit pour Billy Cobham et Cannonball Adderley. Cet ancien professeur à la Southern University de Bâton Rouge a aussi créé le Batiste Jazz Institute et enseignait avant sa mort au New Orleans Center for Creative Arts. Parmi ses étudiants: Branford Marsalis, Donald Harrison, Kent Jordan, Michael Ward, Herlin Riley, Charlie Singleton, Woodie Douglas...

Le porte-parole du festival de La Nouvelle-Orléans, Matthew Goldman, a déclaré dimanche soir que «le spectacle continuerait» mais que «Brandford (Marsalis) jouerait seul».

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05/05/2007

Andre VALARDY - 30-04-2007

André Valardy
30-04-2007 

PARIS (AFP) - L'humoriste, comédien et réalisateur belge André Valardy, "homme caoutchouc" capable d'étonnantes métamorphoses, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à Paris d'un cancer, à l'âge de 68 ans, a-t-on appris dans son entourage.

Né le 17 mai 1938, il était venu à Paris étudier l'art dramatique auprès de Francine Rosay et René Simon puis, sur le conseil de Jacques Fabbri, avait choisi de tirer avantage de ses talents comiques sur les planches.

Aux Blancs-Manteaux, au Petit Montparnasse, au Splendid Saint-Martin ou encore au Point Virgule, André Valardy offrait une galerie de personnages d'une variété impressionnante.

Mime et comédien à transformation, il pouvait parier sur les richesses d'un corps-caméléon pour camper avec une grande précision une Scarlett O'Hara défraîchie, une religieuse hystérique ou encore l'incroyable Hulk...

Pilier de l'émission de télévision "La Classe" dans les années 1980, il avait enchaîné les petits rôles au cinéma, de "Ne jouez pas avec les martiens" d'Henri Lanoë (1967) au film d'horreur "Nothing Sacred" de Dylan Bank et Morgan Pehme (avec Thierry Lhermitte), actuellement en post-production.

Il avait fait également de nombreuses apparitions à la télévision, notamment dans "Les enquêtes du commissaire Maigret" et des épisodes de la série Navarro.

Comme réalisateur, son nom restera attaché à deux courts métrages avec Marthe Villalonga, "L'erreur est humaine" (1984) et "Le fauteuil magique" (1992).

André Valardy avait deux enfants de 18 et 20 ans.

Il sera inhumé à Bruxelles, "probablement mercredi, dans l'intimité", a-t-on indiqué dans son entourage.

Gregory LEMARCHAL - 30-04-2007

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Grégory LEMARCHAL - 30-04-2007 

PARIS (AP) - Le jeune chanteur Grégory Lemarchal, vainqueur de la "Star Academy" 2004, est décédé lundi matin des suites d'une mucoviscidose, a-t-on appris auprès de son agent, Olivier Hautin. Il aurait eu 24 ans le 13 mai prochain. Vainqueur de la 4e saison de "Star Academy" sur TF1 et auteur de deux albums, il avait concouru à l'émission de télé-réalité en faisant état de la pathologie dont il souffrait.

"Grégory marquera la chanson française par son incroyable voix, son humour et son immense gentillesse tant auprès du public que des artistes qu'il côtoyait", a réagi Universal Music France dans un communiqué. Pour son PDG, Pascal Nègre, "Grégory restera un artiste au talent unique, un artiste populaire à la voix inoubliable, un garçon simple et généreux".

La mucoviscidose, maladie génétique dont il était atteint, fut découverte alors qu'il avait 20 mois. Une pathologie lourde, mais elle n'avait pas empêché le jeune garçon d'embrasser très tôt une carrière artistique. Champion de France de rock acrobatique à 12 ans, il participait trois ans après à l'émission de télé-crochet de M6 "Graines de star", sans succès.

Volontaire et perséverant, Grégory Lemarchal poursuivait alors sa carrière dans la région où était établie sa famille, la Savoie, assumant notamment les premières parties lors de galas d'artistes, dont Gilbert Montagné ou encore Hervé Villard.

En dépit de sa pathologie, dont il a fait état dès ses premiers castings pour "Star Academy", il intègra le "Château" de Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne) avec la 4e promotion de l'émission de télé-réalité à l'été 2004. Après sa victoire, son premier album "Je deviens moi" (Mercury) était couronné de succès (certifié disque de platine). Il enchaîna alors une tournée à succès marquée par plusieurs passages à l'Olympia en 2006, dont sera tiré un DVD.

Particulièrement fan de chanteuses "à voix", parmi lesquelles les Québécoises Céline Dion et Isabelle Boulay, Grégory Lemarchal interprétait il y a trois semaines de cela, "Vivo per lei" en duo avec Hélène Ségara lors de la première date de tournée de la chanteuse. AP

Arsène VAILLANT - 30-04-2007

 

Arsène VAILLANT 
 
30-04-2007
 
Né à Saint-Hubert le 13 juin 1922, Arsène Vaillant allait connaître deux grandes carrières. Attaquant au White Star entre 1936 et 1947, il sera ensuite transféré à Anderlecht où il évolua en défense de 1948 à 1955.

Il joua au total plus de 300 matches en première division et remporta cinq titres de champion avec Anderlecht entre 1949 et 1955. Sélectionné à douze reprises au sein de l'équipe nationale, il disputa le premier match de la Belgique de l'après-guerre le 24 décembre 1944 au Parc des Princes face à la France (défaite 3-1) au poste d'attaquant.
 
Il attendra six ans sa seconde sélection en tant que défenseur. Il inscrira un seul but: le 15 avril 1951 lors de la défaite 5-4 face aux Pays-Bas.

Arsène Vaillant connaîtra un succès encore plus marquant comme journaliste sportif à la télévision francophone belge. Il y débuta en 1954 après avoir collaboré aussi un temps au journal "Le Peuple".

En dépit des deux jeux Olympiques, sept Tours de France cyclistes, et seize tournois de Wimbledon, sa grande spécialité restera le football dont il sera le commentateur vedette tout au long de sa carrière. Il assurera les commentaires de pas moins de 9 Coupes du monde de football.

C'est lui qui était au micro lors du drame du Heysel le mercredi 29 mai 1985.  Arsène Vaillant est le second pionnier du sport à la télévision belge francophone à décéder cette année. Théo Mathy nous a quitté il y a à peine un mois, le 27 mars dernier.