29/04/2007

Ivica RACAN - 29-04-2007

Décès de l'ancien PM croate Ivica Racan

ZAGREB (Reuters) - L'ancien Premier ministre croate Ivica Racan, qui avait permis la tenue des premières élections libres dans son pays en 1990 avant de le mettre sur la voie de l'adhésion à l'Union européenne, est décédé dimanche d'un cancer.

Racan s'est éteint à l'hôpital à l'âge de 63 ans, a annoncé son Parti social-démocrate (SDP) dans un communiqué. Un cancer des reins diagnostiqué en février s'est propagé à son cerveau.

Karel DILLEN - 27-04-2007

Karel Dillen -27.04.2007
 
(Belga) Le fondateur du Vlaams Blok, Karel Dillen, est décédé ce vendredi à l'âge de 81 ans. Il avait été à la tête du parti, rebaptisé aujourd'hui Vlaams Belang, pendant 17 ans, passant le témoin en juin 1996 à Frank Vanhecke.
Né à Anvers d'un père docker et d'une femme au foyer, il vite quitté les études pour travailler comme employé dans une compagnie de taxis et chez Renault à Deurne. Mais à la libération, il commence à fréquenter des mouvements nationalistes et collabore à des publications proches de ces mouvements. Il milite aussi dans un groupuscule qui revendique les "Grands Pays-Bas" et organise les premiers meetings d'après-guerre revendiquant l'amnistie. Il a également dirigé un autre mouvement nationaliste, "Were Di", avant de se retrouver à la Volksunie, un parti qu'il quittera ensuite, estimant qu'il vire trop à gauche. Après les péripéties ayant entouré le Pacte d'Egmont, il fonde le "Vlaamsnationale Partij" (Parti national flamand), précurseur du Vlaams Blok. Il a également siégé à la Chambre et au Sénat, avant d'aboutir au parlement européen, qu'il a quitté en 2003. (NLE)

Mstislav ROSTROPOVITCH - 27-04-2007

Le musicien russe Rostropovitch est décédé à 80 ans

MOSCOU (AFP) - La Russie a perdu, quelques jours après le décès du premier président russe Boris Eltsine, une deuxième grande figure de la lutte contre le communisme en la personne du violoncelliste et chef d'orchestre russe Mstislav Rostropovitch, décédé vendredi à 80 ans.

"Mstislav Rostropovitch est décédé aujourd'hui à l'hôpital", a indiqué Natalia Dollejal, l'assistante du musicien.

La Douma (chambre basse du Parlement russe) a observé une minute de silence pour rendre hommage au grand musicien.

Rostropovovitch va être enterré, comme le premier président russe, au cimetière Novodevitchi dans le sud-ouest de Moscou, selon l'entourage du musicien cité par l'agence Ria Novosti.

Il y reposera aux côtés des grandes personnalités russes comme les compositeurs Dmitri Chostakovitch, Sergueï Prokofiev qu'il connaissait personnellement, les écrivains Anton Tchekhov, Nikolaï Gogol et Mikhaïl Boulgakov et le chanteur d'opéra Fedor Chaliapine.

Rostropovitch, malade depuis plusieurs mois, avait effectué ces derniers temps plusieurs séjours à l'hôpital. Selon la presse russe, il avait été opéré d'une tumeur au foie.

Le musicien, pâle et fatigué, avait fait sa dernière apparition publique le 27 mars, le jour de son 80e anniversaire, fêté en grande pompe au Kremlin avec 500 invités de marque dont les présidents russe Vladimir Poutine et azerbaïdjanais Ilham Iliev.

"Je me sens le plus heureux des hommes", avait-il alors déclaré.

Né le 27 mars 1927 à Bakou (Azerbaïdjan), ce musicien considéré comme le plus grand violoncelliste de la seconde moitié du XXe siècle a défié en homme libre le pouvoir soviétique.

Rostropovitch et son épouse, la cantatrice Galina Vichnevskaïa, sont tombés en disgrâce en accueillant en 1970 dans leur maison de campagne l'écrivain dissident Alexandre Soljenitsyne. Rostropovitch avait aussi pris parti pour lui dans une lettre au dirigeant soviétique Léonid Brejnev.

Victime de représailles, le musicien a émigré à l'Ouest en 1974. En 1978, il a été déchu de la nationalité soviétique et restait à ce jour apatride, ayant refusé depuis toute citoyenneté.

Il a réglé ses comptes avec le communisme en jouant Bach en novembre 1989 au pied du Mur de Berlin, en train de s'écrouler, un geste qui lui a permis, selon ses dires, de "réconcilier les deux parties" de son coeur.

Réhabilité en 1990 par un décret de Mikhaïl Gorbatchev, Rostropovitch est revenu en Russie. D'abord en tournée avec l'orchestre symphonique de Washington, qu'il dirigeait à l'époque, puis pour défendre la jeune démocratie russe et soutenir Boris Eltsine en 1991 contre les putschistes.

Sa photo avec un fusil à la place de son violoncelle devant la Maison Blanche (ancien bâtiment du Parlement à Moscou) a fait le tour du monde.

Rostropovitch et Vichnevskaïa, qui comptent parmi leurs amis têtes couronnées et dirigeants occidentaux, suscitent des sentiments controversés en Russie, après avoir fait carrière et fortune hors de l'Union soviétique.

"Beaucoup de compatriotes les détestent ouvertement et sont jaloux de leur succès, de leur richesse, de leur talent. Beaucoup ne peuvent pas leur pardonner leur courage civique", a expliqué dans une récente interview à l'AFP le cinéaste Alexandre Sokourov, qui a tourné un documentaire sur le couple.

Les relations du musiciens avec le monde de la musique russe ont été ponctuées de scandales ces dernières années en Russie : contrats rompus à la dernière minute, promesses de ne plus jamais se produire en Russie... ce qui a irrité certains.

"Citoyen de la planète" et "profondément russe", capable "de se moquer de lui-même et du monde", il a néanmoins "pleuré comme un enfant en lisant des mauvaises critiques sur ses concerts dans la presse russe", se souvenait récemment la pianiste et amie de Rostropovitch, Vera Gornostaïeva.

Jack VALENTI - 26-04-2007

Décès de Jack Valenti L'ancien président de la puissante MPAA et défenseur acharné du cinéma américain à travers le monde, s'est éteint ce jeudi 26 avril. Il avait 85 ans. Pourfendeur de l'exception culturelle française, Valenti a voué sa vie à défendre l'industrie hollywoodienne.

Jack Valenti réalise de brillantes études, et devient à l'âge de 15 ans, le plus jeune diplômé de son lycée. Il commence à travailler comme garçon de bureau au sein de la Humble Oil Company (future Exxon), puis s'engage dans l'armée de l'air alors que la Seconde Guerre mondiale éclate. Participant à une cinquantaine de missions, il est décoré de plusieurs médailles à son retour au pays, et s'inscrit à l'Université, travaillant le jour et étudiant la nuit. Après un diplôme supérieur à Harvard, il se lance dans la politique et fonde en 1952 sa propre agence de conseils en communication. Trois ans plus tard, il entre en contact avec le sénateur Lyndon B. Johnson, une rencontre déterminante pour la suite de sa carrière.

1963 – 1966 : un tournant décisif

Le 22 novembre 1963, le président J. F. Kennedy est en visite à Dallas.
Jack Valenti est en charge de la presse pour cet événement. Lorsque le président est assassiné,
Valenti rentre avec Lyndon B. Johnson, alors nouveau président, à Washington, et devient son conseiller. Le 1er juin 1966, sa carrière prend un nouveau tournant : il devient le troisième président de la MPAA, l'organisme chargé de veiller sur la production cinématographique américaine.

Au service d'Hollywood

En tant que président de la
MPAA / MPA
, Jack Valenti est désormais au centre de la vie hollywoodienne. Fondée en 1922, la Motion Picture Association of America (MPAA) a pour objectif de servir les intérêts de l'industrie cinématographique et audiovisuelle américaine, sur le territoire américain. Initialement créée pour s'occuper du cinéma, la MPAA a peu à peu élargi d'elle-même ses mandats aux nouveaux médias : télévision, vidéo, et maintenant Internet. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les autorités américaines créent la Motion Picture Export Association of America, qui deviendra la Motion Picture Association en 1994. Cette seconde instance, créée en 1945, veille à la promotion et la bonne exportation des films américains hors des Etats-Unis. Son surnom de "petit département d'Etat" témoigne d'ailleurs de l' importance accordée au cinéma dans la politique internationale américaine...

Pourfendeur de l'exception culturelle française

De par son statut,
Jack Valenti
est LE représentant d'Hollywood dans le monde. A ce titre, il devient le pourfendeur de l'exception culturelle française lors des accords du GATT, lors de l'Uruguay Round, et l'Accord mondial sur l'investissement (AMI). Son rang lui vaut d'être accueilli lors de diverses manifestations internationales, il a été récompensé de façon honorifique à de nombreuses reprises, notamment au Festival de Berlin et en France (Légion d'Honneur). Il est membre honoraire à vie de la Director's Guild of America (DGA - le syndicat des réalisateurs américains), et possède également son étoile sur le célèbre Walk of Fame de Hollywood Boulevard.

Classification et piraterie

Dès son arrivée à la tête de la MPAA / MPA,
Jack Valenti se penche sur la question de la classification des oeuvres cinématographiques. Depuis 1922, le septième art était régi par le Code Hayes, un code de censure morale précisant ce qu'il était interdit de montrer à l'écran. Jack Valenti supprime ce code en 1968. Au lieu de créer des directives sur le contenu des oeuvres (ce qui impliquait une certaine forme de censure), il imagine un système permettant de classer les films après leur réalisation : les movies ratings. Un système que Jack Valenti défend bec et ongles, malgré certaines polémiques dont il a fait l'objet au fil des années (classifications inappropriées, oeuvres violentes ou explicites encore trop accessibles aux jeunes...). Jack Valenti
s'attache également à la prévention face à la violence au cinéma, et la lutte contre la piraterie. Fervent défenseur du Premier Amendement de la Constitution Américaine et de la liberté d'expression, il mise avant tout sur une auto-régulation de la part des professionnels mais également des parents autour de la violence. Du côté de la piraterie, il développe de nombreux protocoles et systèmes de lutte contre ce marché florissant.

En juillet 2004,
Valenti, alors âgé de 82 ans, prend sa retraite et cède son poste à Dan Glickman.

Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, cinema | | |  Facebook

Warren AVIS - 24-04-2007

Décès à 92 ans de Warren Avis, le pionnier de la location de voitures

DETROIT (AP) - Warren Avis, le pionnier de la location de voitures aux Etats-Unis qui avait eu le premier l'idée d'installer son service de location dans les aéroports, est mort mardi. Il était âgé de 92 ans.

Le fondateur d'Avis Rent A Car est mort de cause naturelle dans sa ferme à Ann Arbor avec son épouse, Yanna, à ses côtés, a dit la famille Avis dans un communiqué.

Warren Avis était né en 1915 à Bay City et s'était enrôlé aussitôt après le lycée. Pilote de bombardier décoré durant la deuxième guerre mondiale, il avait créé sa société en 1946 d'abord dans les aéroports de Miami et de Ypsilanti (Michigan) grâce à un investissement de départ de 85.000 dollars (62.582 euros). Il a commencé avec deux employés et un peu moins de 200 voitures.

Warren Avis a eu cette idée de service quand il était pilote et qu'il ne pouvait pas trouver de moyen de transport terrestre une fois arrivé dans les aéroports.

Après avoir vendu son affaire florissante à un conglomérat basé à Detroit, Avis s'est installé dans une ferme où il continuait à diriger plusieurs sociétés.

Il laisse une seconde épouse avec laquelle il vivait depuis 26 ans, et trois enfants et six petits-enfants issus d'une première union. AP

Boris ELTSINE - 23-04-2007

Décès de Boris Eltsine, initiateur mal aimé de la chute de l'URSS

MOSCOU (AFP) - Le premier président de la Russie post-soviétique Boris Eltsine, est décédé lundi, après avoir administré le coup de grâce à l'URSS et ouvert sur l'extérieur le plus vaste pays du monde, un règne hors du commun qui s'est achevé dans la rancoeur.

M. Eltsine est décédé lundi à 15H45 (11H45 GMT) à l'âge de 76 ans d'un brusque arrêt cardiaque à la suite d'une insuffisance cardio-vasculaire, a déclaré Sergueï Mironov, chef du département médical auprès du Kremlin, cité par l'agence Interfax.

Il sera inhumé à Moscou mercredi et la Russie observera une journée de deuil le même jour.

L'ancien président russe Boris Eltsine souffrait de problèmes cardiaques depuis de longues années. Son décès a été suivi d'une vague d'hommages.

La Maison Blanche a qualifié l'ancien président de "figure historique à une époque de grands changements et de défis pour la Russie".

Mikhaïl Gorbatchev, autre figure historique russe, a été le premier à réagir. Pour l'ancien président soviétique et père de la perestroïka, Boris Eltsine a connu "un destin tragique".

"J'offre mes condoléances les plus sincères à la famille d'un homme qui a porté sur ses épaules beaucoup de grandes avancées pour le pays et des fautes graves", a-t-il déclaré.

Le Premier ministre britannique Tony Blair a vu en lui un homme qui a joué un "rôle vital à un moment crucial". Le chancelier de la Réunification allemande, Helmut Kohl, a salué l'"ami fidèle des Allemands". Pour le président français Jacques Chirac, Boris Eltsine a fait "triompher la liberté".

La chancelière allemande Angela Merkel, le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso, le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer lui ont aussi rendu hommage.

La réaction du président russe Vladimir Poutine, son dauphin politique, n'est venue que plus tard.

Une "nouvelle Russie démocratique, un Etat libre ouvert au monde", sont nés grâce à lui, a-t-il dit.

M. Eltsine aura en effet métamorphosé la Russie en portant le coup de grâce à l'URSS. Le 8 décembre 1991, réunis près de Minsk sans le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, Eltsine et ses homologues ukrainien Léonid Kravtchouk et bélarusse Stanislav Chouchkievitch avaient proclamé la "mort de l'URSS".

Eltsine a ouvert sur l'extérieur le plus vaste pays du monde, y a imposé la démocratie et encouragé le développement des médias. Mais il a aussi envoyé les chars à l'assaut du Parlement, laissé s'effondrer le système de santé et d'éducation, s'étendre l'emprise de la mafia, et ordonné la répression sanglante des indépendantistes tchétchènes.

Ayant mis sur les rails de difficiles réformes économiques, entre 1991 et 1994, Eltsine s'est par la suite montré plus soucieux de préserver son vaste pouvoir que de corriger les multiples imperfections des premières années de réformes.

C'est aussi au cours de la seconde période qu'il a accumulé les ennuis cardiaques, et qu'il se lancera dans l'aventure la plus malheureuse et la plus impopulaire de sa présidence: la guerre de Tchétchénie, qui fera en 20 mois des dizaines de milliers de morts.

La crise économique d'août 1998 sonnera le glas pour Boris Eltsine. Le Kremlin sera alors forcé de dévaluer le rouble, suspendre le remboursement de certaines dettes, semant la panique parmi les Russes et dans les milieux financiers occidentaux. S'ensuit une crise de régime qui affaiblit définitivement le président.

Malade et isolé, il annonce sa démission le 31 décembre 1999, à la surprise générale, ainsi que le nom de son dauphin, Vladimir Poutine.

Le service de presse de ce dernier n'a pourtant pas présenté d'hommages lundi, se contentant d'indiquer que le président russe a téléphoné "aujourd'hui à Naïna Eltsine (NDLR : l'épouse de Boris Eltsine) et a présenté ses condoléances les plus profondes à elle et à tous les proches du premier président de Russie après son décès".

Viktor Tchernomyrdine, Premier ministre sous Eltsine entre 1992 et 1998, a lui qualifié l'époque Elstine "d'historique": "la Russie a pris un nouvelle voie avec lui. Les fondations démocratiques et économiques qu'il a mises en place sont irrévocables", a-t-il déclaré.

L'ancien président géorgien et ministre des Affaires étrangères sous M. Gorbatchev, Edouard Chevardnadzé, a de son côté décrit Boris Eltsine comme un "réformateur et démocrate". "Il a fait beaucoup pour renforcer son pays. Son décès est une grosse perte pour le peuple russe. Boris Eltsine et moi étions des amis de longue date", a déclaré M. Chevardnadzé.

Jean-Pierre CASSEL - 19-04-2007

L'acteur Jean-Pierre Cassel est décédé à l'âge de 74 ans

PARIS (AFP) - L'acteur français Jean-Pierre Cassel, révélé par les comédies de Philippe de Broca dans les années 1960 avant de prêter son élégance et son charme à de nombreux réalisateurs, de Melville à Chabrol, est décédé jeudi à Paris, à l'âge de 74 ans "des suites d'une longue maladie", a indiqué vendredi dans un communiqué son entourage.

Né le 27 octobre 1932 à Paris sous le nom de Jean-Pierre Crochon, Jean-Pierre Cassel, fils d'un médecin et d'une chanteuse d'opéra et père de l'acteur Vincent Cassel, a été découvert par Gene Kelly avant de briller dans les comédies de Philippe de Broca dans les années 1960 ("Les jeux de l'amour", "Le farceur").

Cet amateur de music hall, passionné de comédie musicale, avait aussi tourné avec les plus grands cinéastes, qui lui confiaient souvent des rôles de séduisant séducteur, de Renoir ("Le Caporal épinglé") à Bunuel, en passant par Chabrol, Clair, Losey, Melville ou encore Altman.

Acteur, comédien, chanteur et élégant danseur de claquettes, il avait plus d'une centaine de films à son actif et une cinquantaine de pièces de théâtre.

Mêlant à merveille séduction et ironie, Jean-Pierre Cassel a laissé son empreinte sur des films des années 60 et 70, tels que "L'Armée des ombres" de Melville ou "Le Charme discret de la bourgeoisie" de Buñuel.

Dans les années 80 et 90, il s'est fait moins présent au cinéma, lui préférant le petit écran et les planches, où il a joué notamment sous la direction de Roger Planchon. Ce boulimique de travail aimait enchaîner spectacle sur téléfilm, spectacle dansé sur pièce de théâtre.

Il est toutefois régulièrement revenu au cinéma, notamment sous la direction de deux anciens complices, dans "Chouans!" avec Philippe de Broca en 1988 et "La Cérémonie" de Claude Chabrol en 1995.

En 2000, il avait partagé l'affiche du film "Les rivières pourpres", de Mathieu Kassovitz, avec son fils Vincent Cassel.

Dans son livre "A mes amours", publié en 2004, il dressait un portrait des cinéastes avec lesquels il avait travaillé et rendait hommage au danseur américain Fred Astaire, l'une de ses sources d'inspiration.

Ces dernières semaines, il était à l'affiche du premier film réalisé par le comédien Roschdy Zem, "Mauvaise foi", aux côtés de celui-ci et de l'actrice belge Cécile de France, et du polar "Contre-enquête" de Franck Mancuso.

Il a joué également dans "Le scaphandre et le papillon" de Julian Schnabel, qui sera en compétition au prochain festival de Cannes (16-27 mai).

Raymond MARCILLAC - 20-04-2007

Décès du journaliste Raymond Marcillac à l'âge de 90 ans

PARIS (AFP) - Le journaliste Raymond Marcillac, un des grands noms du début de la télévision créateur des "Coulisses de l'exploit" et de "Télé-Dimanche", est mort vendredi à l'âge de 90 ans à Paris, a annoncé mardi sa fille Béatrice Marcillac à l'AFP.

Né le 11 avril 1917 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), il a passé son enfance en Aveyron avant de venir à Paris et d'entrer en 1944 à la Radiodiffusion française (RTF). Il y effectue de nombreux reportages à l'étranger et suit notamment les voyages présidentiels de Vincent Auriol et de René Coty.

En 1948, il débute dans le journalisme sportif avec un reportage sur les Jeux olympiques de Londres. En 1957, il est nommé directeur des émissions sportives télévisées à la RTF (devenue ORTF, Office de radiodiffusion-télévision française) puis sous-directeur de l'actualité télévisée, chargé des émissions d'actualité quotidiennes et périodiques et des émissions sportives (1963-1972).

Il produit notamment "Télé-Dimanche", la première émission dominicale sur l'antenne de la première chaîne de l'ORTF et crée "les Coulisses de l'exploit", la première émission de sport de l'histoire de la télévision.

Raymond Marcillac a été licencié de l'ORTF en 1972, après des accusations de publicité clandestine. Il s'en était justifié dans un livre de souvenirs "A vous, Cognacq-Jay! les dessous de la radio et de la télévision" dans lequel il affirmait qu'"il n'y avait rien dans les dossiers". Il avait ensuite dirigé les programmes de Radio Montmartre, défenseur de la chanson française.

Il était l'auteur de plusieurs livres et avait dirigé en 1996 l'ouvrage "Chronique de la télévision".

15/04/2007

René REMOND - 14.04.2007

René Rémond
 

PARIS (AFP) - L'historien et politologue français René Rémond est décédé dans la nuit de vendredi à samedi à Paris, à l'âge de 88 ans, des suites d'une maladie, a-t-on appris samedi auprès de sa collaboratrice.

René Rémond, grand témoin du XXe siècle, né en 1918, était président de la Fondation nationale des sciences politiques de 1981 à janvier 2007, et avait été élu à l'Académie française le 18 juin 1998 au fauteuil de François Furet.

Il s'est éteint à l'hôpital Cochin à Paris, a précisé à l'AFP Anne Gourinchas, qui s'est présentée comme "sa plus proche collaboratrice".

M. Rémond, l'un des plus grands noms de l'histoire contemporaine, est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages d'histoire politique, intellectuelle et religieuse de la France aux XIXe et XXe siècles.

Son ouvrage le plus célèbre, "La droite en France de 1815 à nos jours", réédité plusieurs fois, est une référence pour les historiens et politiciens. M. Rémond y dresse une typologie des trois familles de la droite française: la droite orléaniste, la droite légitimiste et la droite bonapartiste.

Il est également l'auteur de "L'anticléricalisme en France de 1815 à nos jours" (1976), de "L'histoire de la France religieuse" et de "Introduction à l'histoire de notre temps" (1974), ouvrage de référence pour les étudiants en histoire.

14/04/2007

Pierre PROBST - 12.04.2007

Pierre Probst, papa de "Caroline"

 

PARIS (AFP) - Pierre Probst, auteur et illustrateur des albums de "Caroline", la petite fille aux couettes blondes et à la salopette rouge dont les aventures ont été vendues à 38 millions d'exemplaires en France, est mort jeudi à l'âge de 94 ans, à l'hôpital de Suresnes (Hauts-de-Seine), a annoncé vendredi son éditeur Hachette Jeunesse.

Né en 1913 à Mulhouse, Pierre Probst avait publié le premier album des aventures de la petite fille en 1953, après avoir inventé dès 1947 les animaux - les chatons Pouf et Noiraud, les chiots Bobi, Pipo et Youpi - qui devaient ensuite accompagner l'héroïne.

43 albums de "Caroline" ont été publiés, dont le dernier en 2005, diffusés dans le monde entier et traduits dans plus de quinze langues.

Pierre Probst, après des études aux Beaux-Arts de Mulhouse, avait commencé, à l'âge de 18 ans, à dessiner des cartons pour soieries avant de devenir dessinateur de presse et de publicité, retoucheur photo et photograveur.

Pendant la guerre, fait prisonnier en Allemagne, il réussit à s'évader. C'est en 1947, alors qu'il s'installe à Paris, que débute sa collaboration avec les éditions Hachette en illustrant des couvertures des Bibliothèque Rose et Verte mais aussi l'"Idéale Bibliothèque".

En 1953, tout en continuant à travailler pour la publicité - il est l'auteur du chien du chocolat Suchard - il propose à Hachette une série de personnages, des animaux qui seront rejoints par Caroline. Le prénom de la petite fille était un hommage à la grand-mère de l'auteur, et sa personnalité inspirée de celle de sa fille Simone.

Pierre Probst avait également donné naissance au tandem Tim et Poum en 1961, au personnage de Fanfan en 1966 et a collaboré aux ouvrages La Vie Privée des Hommes et La Vie Secrète des bêtes.

Il était décoré de l'Ordre du Mérite.

Kurt VONNEGUT - 11.04.2007

Kurt Vonnegut
 

NEW YORK (AP) - Avec "Abattoir-5", il avait fait de son pire cauchemar l'un de ses plus grands succès de librairie. L'écrivain américain Kurt Vonnegut à qui l'on doit notamment "Le Berceau du Chat" ou encore "Le Breakfast du Champion" est mort mercredi à l'âge de 84 ans.

Son épouse, la photographe Jill Krementz, a précisé que Vonnegut, qui s'émerveillait souvent d'avoir vécu aussi longtemps alors qu'il a fumé toute sa vie, avait subi des dégâts cérébraux après une chute dans leur appartement de Manhattan il y a plusieurs semaines.

Auteur d'au moins 19 romans dont la plupart ont été des best-sellers ainsi que de dizaines de nouvelles, d'essais et de pièces de théâtre, Vonnegut, qui se décrivait lui-même comme un humaniste libre penseur, a eu une vie des plus traumatisantes et douloureuses.

Malgré ses énormes succès de librairie, Vonnegut, né le 11 novembre 1922 à Indianapolis, a été sa vie durant en proie à la dépression et en 1984 il a tenté de mettre fin à ses jours à coups d'alcool et de barbituriques.

Kurt Vonnegut a confié une fois que de toutes les façons de mourir il préférerait dans un accident d'avion au sommet du Kilimanjaro. Il avait souvent coutume de plaisanter sur le naufrage de vieillesse. "Quand (Ernest) Hemingway s'est tué, il a mis un point final à sa vie. La vieillesse, elle, ressemble plutôt à un point-virgule", avait déclaré Vonnegut à l'Associated Press en 2005.

Sa mère, elle, avait réussi à se suicider peu avant qu'il ne s'engage et ne parte pour l'Allemagne pendant la seconde guerre mondiale où il sera rapidement fait prisonnier lors de la bataille des Ardennes. Il était en captivité à Dresde quand la ville s'est retrouvée sous un déluge de bombes alliées qui a fait quelque 135.000 morts.

"Le bombardement de Dresde n'explique absolument rien de ce que j'écris et de ce que je suis", écrira pourtant Kurt Vonnegut en 1991 dans un "collage autobiographique" intitulé "Fates Worse Than Death" (Les destins sont pires que la mort).

Reste qu'il passera 23 ans à essayer d'écrire sur cette horreur à laquelle il a survécu en se réfugiant avec d'autres prisonniers de guerre dans un entrepôt à viande souterrain baptisé "Abattoir-5".

Le roman, dans lequel le caporal Pilgrim est extrait de Dresde par des extraterrestres voyageant dans le temps qui l'emmènent sur la planète Tralfamadore, a été publié en 1969 au plus fort de la guerre du Vietnam, renforçant encore sa réputation d'iconoclaste.

"Il n'y a personne d'autre comme lui", souligne l'écrivain Gore Vidal qui note que Vonnegut et Norman Mailer figuraient parmi les derniers écrivains à avoir combattu durant la seconde guerre mondiale. AP

09/04/2007

Luigi COMENCINI - 06.04.2007

Décès du réalisateur italien Luigi Comencini - 06.04.2007

ROME (AP) - Le réalisateur italien Luigi Comencini est décédé à l'âge de 90 ans, a annoncé vendredi sa famille à l'agence ANSA. Il a succombé à une longue maladie.

Né en juin 1916 à Salo, en Lombardie (nord), Luigi Comencini était un des grands réalisateurs et scénaristes de la comédie italienne, avec des films comme "Pain, amour et fantaisie" (1953), avec Gina Lollobrigida et Vittorio de Sica.

Aux côtés de Mario Monicelli et Dino Risi, ainsi que la bande de leurs acteurs-fétiches, Marcelo Mastroianni, Nino Manfredi, Vittorio Gassman et Ugo Tognazzi, il fut l'un de ceux qui incarnèrent cette "comédie à l'italienne" à laquelle ils donnèrent ses lettre de noblesse, cette qu'on appela le "néoréalisme rose".

Dans un communiqué, le maire de Rome, Walter Veltroni, a rendu hommage à un "maître, l'un des grands et inoubliables réalisateurs de l'histoire du cinéma".

Après neuf années passées avec ses parents à Agen, en France, il avait étudié l'architecture à Milan, avant de devenir, avec son copain Alberto Lattuada l'un des fondateurs la Cinémathèque italienne, où il avait réuni les premiers fonds d'archives du cinéma italien.

Critique de cinéma à la fin de la guerre, il avait connu ses premiers succès grâce aux comédies "Pain, amour et fantaisie" et "Pain, amour et jalousie".

Egalement scénariste, le cinéaste s'était intéressé à l'enfance dès sa première réalisation, "Bambini in Citta" (1946), puis avec "Casanova, un adolescent à Venise" (1969), son adaptation de "Pinocchio", le bouleversant "L'incompris" (1967), ou encore "La Storia" (1986) avec Claudia Cardinale.

"Nous l'aimions, plus que tout, pour sa vision intense et délicate du monde de l'enfance", a ajouté Veltroni.

Il s'était aussi penché sur les drames sociaux comme la prostitution dans "Volets clos" (1951) et "La Traite des blanches" (1952). Dans "Un vrai crime d'amour" (1974), il narrait une histoire d'amour qui finit mal dans la Lombardie industrielle. Il s'était également essayé à l'adaptation littéraire avec "La ragazza" (1963), film dans lequel brillait la toute jeune Claudia Cardinale.

Luigi Comencini était le père d'une véritable tribu de cinéma, les réalisatrices Cristina et Francesca Comencini, et celui de la costumière Paola Comencini, auxquelles il passe le flambeau. AP

Christiane SINGER - 04.04.2007

Christiane Singer - 04.04.2007
 
(Belga) La romancière française Christiane Singer, auteur d'une vingtaine de livres, est décédée mercredi à Vienne des suites d'un cancer, à l'âge de 64 ans, a-t-on appris jeudi auprès de son éditeur, Albin Michel.
Né en 1943 à Marseille, dans une famille originaire d'Europe centrale, Christiane Singer a vécu en Suisse et en Allemagne, avant de se fixer dans un château près de Vienne. Écrivain de sensibilité chrétienne, elle s'était fait connaître avec "Les cahiers d'une hypocrite" en 1965, suivi la même année de "Vie et mort du beau Frou". Après une dizaine d'années de silence, "La mort viennoise" (1978), dans lequel elle évoquait les ravages de la peste à Vienne en 1679, obtient le Prix des libraires. "La guerre des filles" (1981) et "Histoire d'âme" (1988), Prix Albert Camus, comptent également parmi ses livres les plus connus. "La divine tragédie", en 2006, est un conte inspiré d'un texte médiéval. "Atteinte d'un cancer, elle venait juste d'achever 'Derniers fragments d'un long voyage', récit de cette épreuve qu'elle traversait, bouleversant hymne à la vie", qui sortira le 19 avril en librairie, indiquent les éditions Albin Michel dans un communiqué. (FLO)

Claude STRATZ - 04.04.2007

 
CLAUDE STRATZ  - 04.04.2007
 
Le metteur en scène suisse Claude Stratz, directeur du Conservatoire national supérieur d'art dramatique (CNSAD) de Paris, est décédé mercredi soir à Paris à l'âge de 60 ans des suites d'une crise cardiaque, a-t-on appris jeudi auprès de l'établissement.

Né à Zurich (Suisse) le 7 mai 1946, Claude Stratz avait étudié la psychologie à l'université de Genève avec Jean Piaget avant d'enseigner la dramaturgie et l'interprétation à l'Ecole supérieure d'art dramatique (ESAD) de cette ville.

Assistant de Patrice Chéreau au Théâtre des Amandiers à Nanterre de 1981 à 1988, il avait pris ensuite la direction de la Comédie de Genève (1989-1999).

Ce passionné de pédagogie théâtrale a ensuite consacré une grande partie de son temps à deux grandes écoles, l'ESAD de Genève de 1999 à 2001 puis le Conservatoire national supérieur d'art dramatique (CNSAD) de Paris, dont il a pris la direction en septembre 2001, succédant à Marcel Bozonnet.

Son nom restera attaché à près d'une trentaine de mises en scène, présentées majoritairement en France et en Suisse.

Claude Stratz a notamment abordé de grands textes de Büchner, Claudel, Max Frisch, Ibsen, Kleist, Pirandello, Synge ou Nathalie Sarraute ("Le Silence" et "Le Mensonge") sans oublier Euripide, Marivaux, Molière ou Shakespeare.

La Comédie-Française l'avait invité en 2001 à mettre en scène un "Malade imaginaire" de Molière qui a depuis beaucoup tourné. Claude Stratz avait aussi abordé la mise en scène lyrique en 2003 avec "La Bohème" de Puccini à l'Opéra de Lausanne (Suisse).

Dans un communiqué, le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, a rendu hommage à "un artiste complet et un brillant théoricien qui savait enseigner la dramaturgie et l'interprétation en transmettant la vérité des textes et le mystère des corps".

Son nom "était associé au répertoire classique et composait un ensemble harmonieux avec son charme radieux et l'extrême douceur de son personnage", a ajouté le ministre, qui estime que Claude Stratz "nous aura donné de nouvelles et, souvent, inoubliables raisons d’aimer davantage encore les grands auteurs et, à travers eux, l’esprit éternellement jeune du théâtre".