17/02/2007

Guy DALOZE - 13-02-2007

Le journaliste Guy Daloze, âgé de 66 ans, est décédé ce matin des suites d'une crise cardiaque. Né le 8 juin 1940 à Binche, Guy Daloze a débuté sa carrière à 'La Libre Belgique' en 1966 en intégrant le service politique au sein duquel il fera toute sa carrière. Durant plus de 20 ans, il assumera les fonctions de chef du service politique avant de devenir adjoint à la direction de 'La Libre Belgique'. C'est dans ce cadre qu'il développera, notamment, la Dictée du Balfroid et les grands voyages de La Librévasion.

"Editorialiste et polémiste réputé, Guy Daloze a vécu l'évolution institutionnelle de la Belgique au cours de ces quarante dernières années, depuis la scission de l'Université de Louvain jusqu'à la Belgique telle que nous la connaissons aujourd'hui, adhérant sans réserve au concept de Fédéralisme d'union. M. Daloze a également écrit plusieurs livres consacrés au Palais, au tourisme en Belgique et bien entendu à la politique. Son dernier livre était consacré à la biographie de Wilfried Martens, ancien Premier ministre et acteur clef de la vie politique belge au cours des années 70 et 80.

Guy Daloze avait également marqué l'histoire de la télévision réalisant avec RTL-TVI l'émission politique "Question à domicile" dans les années 80. Enfin, Guy Daloze avait joué un rôle déterminant dans l'histoire de 'La Libre Belgique' en tant que président de la Société des Rédacteurs en 1982-1984 au moment où le journal connaissait d'importantes difficultés financières. Pensionné depuis 2 ans, M. Daloze organisait encore les voyages de la Librévasion et avait une chronique politique tous les quinze jours dans le quotidien. En outre, il coordonnait encore la Dictée du Balfroid, a précisé le rédacteur en chef de 'La Libre Belgique', Michel Konen.

Michel COURNOT - 08-02-2007

Décès du journaliste et écrivain Michel Cournot

PARIS (AFP) - Le journaliste et écrivain Michel Cournot, qui fut critique de cinéma, littéraire puis dramatique et a réalisé en 1968 un film, "Les Gauloises bleues", est décédé jeudi à Paris à l'âge de 84 ans, annonce vendredi le quotidien Le Monde, auquel il a collaboré durant plus de 30 ans.

Né le 1er mai 1922 à Paris, élève au lycée Louis-le-Grand puis étudiant en lettres, Michel Cournot s'est lancé dans le journalisme après la Libération, d'abord comme reporter à France Soir, à L'Express et de nouveau pour le quotidien de Pierre Lazareff.

Dès le lancement de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur en 1964, il y collabore comme critique cinématographique. Après avoir signé les dialogues de "20.000 lieues sur la terre" (1960) de Marcel Pagliero et des "Amoureux de France" (1964) de François Reichenbach, il s'était essayé à la réalisation avec "Les Gauloises bleues", interprété par Annie Girardot et Bruno Crémer.

Après ce film sans lendemain, raillé par un Michel Audiard avec lequel Cournot avait croisé le fer, ce "fou des livres et de la lecture", comme il se définissait lui-même, abandonne la rubrique cinéma du "Nouvel Obs" pour la critique littéraire de l'hebdomadaire.

Marié à la comédienne Martine Pascal, Michel Cournot a suivi pour Le Monde, à partir de 1973, plus de trente ans de vie théâtrale. Il portait un regard exigeant, attesté par des critiques redoutées.

Homme de lettres, il avait obtenu en 1950 le Prix Fénéon pour "Martinique" et celui des Deux-Magots huit ans plus tard avec "Le premier spectateur", consacré au tournage des "Espions" d'Henri-Georges Clouzot. Le Prix Italia lui sera attribué en 1963 pour "Enfants de la justice", fruit de reportages consacrés aux jeunes délinquants.

Il était à nouveau revenu à l'écriture en 1994 avec "Histoire de vivre", et "Au cinéma" (2003), témoin de sa passion pour le 7e art, qui était pour lui "une drogue, douce si l'on veut, mais combien pénétrante".

Le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, a rendu hommage à "une personnalité très forte qui aura marqué la vie intellectuelle française de ces quarante dernières années", dans un communiqué.

Anna Nicole SMITH - 08-02-2007

Décès de l'ancienne playmate Anna Nicole Smith

HOLLYWOOD, Floride (AP) - L'ancienne playmate Anna Nicole Smith, blonde aux formes avantageuses qui avait défrayé la chronique lors de son mariage avec un octogénaire milliardaire, est décédée jeudi à l'âge de 39 ans après avoir perdu connaissance dans un hôtel d'Hollywood, en Floride, a-t-on appris auprès de son avocat.

L'ancien mannequin de "Playboy" a perdu connaissance et a été transportée à l'hôpital, a expliqué l'avocat, Ron Rale. Les services médico-légaux ont précisé qu'une enquête était en cours sur la cause de son décès. Une autopsie sera pratiquée vendredi. Un de ses gardes du corps avait tenté de la réanimer sans succès.

Elue playmate de l'année par le magazine "Playboy" en 1993, elle s'était surtout fait connaître pour son mariage l'année suivante avec le magnat texan du pétrole J. Howard Marshall II, alors qu'elle était âgée de 26 ans, et que lui en avait 89. Il était mort l'année suivante. Une bataille juridique avait ensuite opposé la jeune veuve au fils du défunt, Pierce Marshall, sur ses droits en matière d'héritage. Celui-ci est décédé en juin dernier à l'âge de 67 ans.

En mai dernier, la Cour suprême américaine avait estimé qu'Anna Nicole Smith pouvait continuer à défendre son dossier devant des tribunaux fédéraux en Californie, bien qu'un tribunal de l'Etat du Texas eut estimé que le plus jeune fils de Marshall était le seul héritier. Après la mort de Pierce Marshall, sa famille avait affirmé que le combat judiciaire se poursuivrait.

Anna Nicole Smith avait refait parler d'elle au moment du décès de son fils, Daniel Smith, le 10 septembre dernier, dans une chambre d'hôpital où elle venait de mettre au monde une petite fille. Un médecin légiste recruté par la famille avait conclu qu'il avait succombait à un cocktail de médicaments.

L'ancienne playmate avait vu le jour sous le nom de Vickie Lynn Hogan le 28 novembre 1967 à Houston, au Texas. Elle avait épousé Bill Smith en 1985, donnant naissance à Daniel, avant de divorcer deux ans plus tard. Blonde platine, voix de petite fille, elle aimait imiter l'actrice Marilyn Monroe et affectionnait particulièrement les tenues mettant en valeur son imposante poitrine.

Elle avait récemment perdu 31 kilos et était devenue la porte-parole d'une pilule amaigrissante. Entre 2002 et 2004, elle était l'héroïne d'une émission de télé-réalité "The Anna Nicole Show", où elle était suivie par des caméras. Elle avait fait une courte apparition dans "Le Grand saut", un film de Joel Cohen.

Son ancien avocat Lenard Leeds a expliqué au site Internet à sensations TMZ qu'Anna Nicole Smith "avait toujours eu des problèmes avec son poids fluctuant. Et il ne fait aucun doute qu'elle buvait". Le fondateur de "Playboy" s'est dit "attristé" d'apprendre la nouvelle de sa mort. "C'était une amie chère qui comptait beaucoup pour la famille Playboy et pour moi", a-t-il confié dans un communiqué.

L'avocat de la famille Marshall a également réagi à ce décès. "Nous sommes très choqués par la nouvelle et adressons nos profondes condoléances à sa famille", a déclaré Eric Brunstad. AP

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Frankie LAINE - 06-02-2007

FRANKIE LAINE - 06.02.07

Le chanteur américain Frankie Laine, qui avait connu son heure de gloire dans les années 1940 et 1950 et vendu des dizaines de millions de disques en plus de 60 ans de carrière, est décédé mardi en Californie à l'âge de 93 ans, a annoncé son producteur.

«Il est mort ce matin à 9h15 à l'hôpital Mercy de San Diego, des suites d'une maladie cardiovasculaire», a déclaré Jimmy Marino à l'AFP.

De son vrai nom Francesco Paolo LoVecchio, Frankie Laine était né dans une famille d'immigrés italiens à Chicago en 1913 et avait commencé à chanter en public dès 1930. Le succès n'était arrivé qu'après la Seconde Guerre mondiale, mais Frankie Laine rivalisait en volumes de vente avec Elvis Presley à la fin des années 1950.

Ce chanteur tour à tour jazzy, gospel, country et rock était auteur ou co-auteur de chansons phares de la musique populaire américaine, comme That lucky old sun (repris par Ray Charles), Dream a little dream of me (chanté ensuite par les Mamas and Papas). Il était resté actif jusqu'au début des années 2000, malgré des problèmes de santé.

Réputé avoir vendu 100 millions de disques rien qu'aux États-Unis, il avait aussi interprété la chanson-titre du téléfilm western Rawhide (1959-1966) où jouait un certain Clint Eastwood, remise au goût du jour par le film Blues Brothers en 1980.

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Barbara MC NAIR - 04-02-2007

Décès de la chanteuse et actrice américaine Barbara McNair

LOS ANGELES (AP) - Barbara McNair, la chanteuse et actrice noire qui joua avec Sidney Poitier et anima sa propre émission de télévision, dans les années 1970, est décédée à Los Angeles, a annoncé sa soeur lundi. Elle avait 72 ans.

L'artiste américaine s'est éteinte dimanche des suites d'un cancer de la gorge, a expliqué sa soeur Jacqueline Gaither.

Après avoir acquis du renom dans les années 1960 en tant que chanteuse dans des boîtes de nuit, Barbara McNair se tourna vers le cinéma et la télévision alors que des horizons nouveaux s'ouvraient aux artistes noires. Elle fit ses débuts d'actrice à Hollywood en 1968 dans le film "Ramenez-le mort ou vif".

Elle partagea un an plus tard l'affiche avec Elvis Presley dans "Changement d'habitudes" et fut la femme de Sidney Poitier dans le film "Appelez-moi monsieur Tibbs" datant de 1970.

Parallèlement, elle anima à la télévision une émission musicale "The Barbara McNair Show" de 1969 à 1972.

En tant que chanteuse, l'un de ses plus grands hits fut "You Could Never Love Him". Elle interpréta d'abord du jazz avant de goûter à d'autres genres, ajoutant notamment le titre "Yesterday" des Beatles à son répertoire. AP

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Andre BEZU - 03-02-2007

L'humoriste André Bézu, 63 ans, a été découvert mort mercredi soir dans son appartement.

 Le décès, dû à des causes naturelles, remontait au samedi 3 février.

L'humoriste André Bézu, 63 ans, a été découvert mort mercredi soir dans son appartement, a indiqué jeudi à l'AFP l'un de ses proches, Jean-Claude Ramondenc.
Selon Jean-Claude Ramondenc, le décès, dû à des causes naturelles, remontait au samedi 3 février. André Bézu, interprète de chansons populaires, était surtout connu pour sa participation à une émission de France 3, "La classe", animée par Fabrice (François Fabrice Simon-Bessy) de 1987 à 1994. Il avait notamment lancé dans cette émission le refrain à succès "A la queuleuleu" (1987).
Il avait créé un groupe baptisé "Le Grand Saint Germain", qui avait notamment interprété "Ali Baba" et "Moi vouloir du couscous".
Il avait débuté comme attaché de presse de Louis de Funès et des Charlots. (AFP)

Michel ROUX - 02-02-2007

Décès du comédien populaire Michel Roux - 02.02.07 

PARIS (AP) - Il avait brillé sur les planches du théâtre de boulevard, mais c'est surtout à sa voix qu'il devait sa notoriété, au travers du doublage de grands acteurs américains: le comédien Michel Roux est décédé vendredi à Paris à l'âge de 77 ans, a-t-on appris dans son entourage.

Grande figure du théâtre populaire, mais aussi acteur et metteur en scène, Michel Roux est mort des suites d'un problème cardiaque. Il ne s'était pas bien remis d'un pontage coronarien.

Né le 22 juillet 1929 à Colombes (Hauts-de-Seine), il avait été attiré par le théâtre dès le plus âge, donnant ses premières représentations à 14 ans. Autodidacte, il était devenu avec le temps l'un des piliers du théâtre populaire français avec des succès comme "La cage aux folles", "Monsieur Masure", "Le canard à l'orange", "Tromper n'est pas jouer" ou encore "Le dîner de cons".

Tête d'affiche régulière de l'émission télévisée "Au théâtre ce soir", le comédien était apparu pour la dernière fois sur les planches en 2006 dans la pièce "Le charlatan" de Robert Lamoureux jouée au Théâtre du Palais-Royal.

Si son grand regret était de n'avoir pas percé au cinéma, Michel Roux avait participé à la synchronisation de nombreux films américains et italiens. Il était notamment la voix française de Jack Lemmon, Peter Sellers et Alec Guinness. Pour le petit écran, il avait prêté sa voix reconnaissable entre toutes à Tony Curtis, héros avec Roger Moore de la série "Amicalement votre...", contribuant à son grand succès en France.

Pierre Mondy, qui avait joué avec lui dans "La cage aux folles" et "Le dîner de cons", a rendu hommage à un comédien "très aimé du public", de la trempe de Jean Poiret et Jacqueline Maillan, autres grands du théâtre populaire. "Cela fait toujours un choc", a-t-il réagi sur France Info. "On est partis ensemble, on a beaucoup travaillé ensemble..."

"Michel était non seulement un acteur mais aussi un metteur en scène à succès", a-t-il souligné, rappelant qu'il avait notamment monté les deux premières pièces de Françoise Dorin. "Quand il était en tournée, on était sûr d'une salle pleine. C'était quelqu'un de très discret (...) et d'une grande efficacité scénique."

Marthe Mercadier, qui lui avait donné plusieurs fois la réplique, garde elle aussi la mémoire d'un homme d'une "grande élégance". "Il était honnête, jamais il n'empiétait, jamais il ne faisait des mimiques ou des remarques pendant que la partenaire jouait", s'est-elle souvenue, interrogée par France Info. "Il était d'une grande pudeur et d'un grand respect pour les autres. Ce n'est pas quelqu'un qui se répandait contre le directeur, le producteur. Il essayait de comprendre et de faire comprendre aux autres. C'était un homme sage. Il va beaucoup nous manquer, à la scène et à la ville." AP

Sidney SHELDON - 30-01-2007

Sidney Sheldon - 30.01.07

LOS ANGELES (AFP) - Le romancier et producteur américain Sidney Sheldon, récompensé par un Oscar du meilleur scénario en 1948 et créateur du feuilleton "Pour l'amour du risque", est mort mardi à l'âge de 89 ans en Californie (ouest), a annoncé son porte-parole.

Sheldon a succombé à une pneumonie au centre médical Eisenhower de Rancho Mirage, une oasis dans le désert à 200 km à l'est de Los Angeles. "Sidney est mort cet après-midi. C'était un homme magnifique et un ami magnifique", a déclaré Warren Cowan.

Sheldon, de son vrai nom Sidney Schechtel, commence à travailler au cinéma à la fin des années 1930 comme retoucheur de scénarios de films de série B.

Pilote pendant la guerre, il reprend ensuite son activité artistique et obtient un Oscar du meilleur scénario pour la comédie "Deux soeurs vivaient en paix" avec Cary Grant, Myrna Loy et Shirley Temple.

Venu sur le tard au roman, en 1969, il y rencontrera un grand succès, se plaçant à plusieurs reprises en tête du classement des ventes aux Etats-Unis, élaboré par le New York Times. Parmi ses oeuvres traduites en français figurent "Crimes en direct", "Racontez-moi vos rêves" ou "Un plan infaillible".

Egalement vainqueur d'un Tony et d'un Emmy Award, les récompenses américaines du théâtre et de la télévision, Sheldon avait produit une dizaine de films et en avait réalisé trois dont la comédie "La femme rêvée" toujours avec Cary Grant et "The Buster Keaton story", biographie et hommage à l'acteur.

Il était aussi le créateur et le scénariste de la série télévisée "Pour l'amour du risque" (1979-1984), l'histoire de Jonathan et Jennifer Hart, deux "justiciers milliardaires" incarnés par Robert Wagner et Stefanie Powers.

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Marie-Rose ARMESTO - 23-01-2007

 
MARIE ROSE ARMESTO - 23.01.07
 
La journaliste Marie-Rose Armesto est décédée cette nuit entourée de ses proches. Elle était atteinte d'un cancer depuis trois ans. Agée de 46 ans, elle avait notamment travaillé sur Radio Contact et Télé Bruxelles avant de rejoindre l'équipe RTL-TVi en 1986 et de devenir grand reporter. Marie-Rose Armesto était considérée comme une brillante professionnelle.

Journaliste engagée, femme de combats, elle avait notamment couvert plusieurs conflits. Ses reportages l'ont menée dans de nombreux points chauds de la planète, de la Bosnie à l'Algérie, en passant par l'Afghanistan ou la Tchétchénie. Elle mettait toujours en avant le sort des populations vivant dans ces pays.

Les funérailles de Marie-Rose Armesto auront lieu jeudi matin, à 10h30 en l'Eglise Saint-Joseph de Wezembeek-Oppem.

Réagissant au décès de leur collègue, la Société des journalistes de RTL-TVi a diffusé le communiqué suivant : "Les membres de la Société des Journalistes de RTL TVi partagent la douleur de la famille et des proches de Marie-Rose Armesto, et plus particulièrement de son mari, Jean-Pierre Martin. Marie-Rose a toujours fait preuve dans son métier de professionnalisme et de ténacité. En tant que chef d'édition du journal, elle était à la fois efficace et ouverte au dialogue. La rédaction de RTL TVi perd une rédactrice en chef adjointe très appréciée."

« Reporters » rendra hommage ce vendredi à Marie-Rose Armesto. Exceptionnellement, le magazine de la rédaction rediffusera « Les réseaux de la haine », le reportage sur le terrorisme islamiste qu'elle avait réalisé en septembre 2002 avec l'aide de son mari, Jean-Pierre Martin.

(source RTL Infos http://www.rtl.be/page/rtlinfo/articles/societearticle/22...)

Abbe PIERRE - 22-01-2007

L'abbé Pierre, pélerin des sans-toit, est mort

PARIS (AFP) - L'abbé Pierre, fondateur des compagnons d'Emmaüs, résistant et ancien député, est décédé lundi à 05H25 à l'âge de 94 ans à l'hôpital parisien du Val-de-Grâce où il était hospitalisé depuis une semaine, a annoncé le président d'Emmaüs France, Martin Hirsch.

"L'abbé Pierre est mort cette nuit à 5H25 au Val de Grâce entouré de quelques proches", a indiqué Martin Hirsch. "L'infection pulmonaire pour laquelle il avait été hospitalisé après une amélioration tout au long de la semaine l'a finalement emporté".

L'abbé Pierre, de son nom Henri Grouès, était hospitalisé depuis le 14 janvier. Il avait fondé la première communauté Emmaüs en 1949. En février 1954, il lança un appel resté célèbre sur les ondes de Radio-Luxembourg en faveur des sans-abri. Il fut longtemps la personnalité préférée des Français.

Le président Jacques Chirac s'est dit lundi matin "bouleversé" d'apprendre son décès estimant que "c'est toute la France qui est touchée au coeur". "Le président de la République est bouleversé d'apprendre le décès de l'abbé Pierre, pour lequel il éprouvait un immense respect et une profonde affection", a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

L'abbé Pierre, de santé fragile du fait de ses 94 ans, vivait à Alfortville (Val-de-Marne) et faisait des contrôles de santé de plus en plus fréquemment. "Il était prévu que l'abbé Pierre soit hospitalisé pour un bilan de santé" mais son admission le 14 janvier au Val de Grâce avait été anticipée du fait d'"une petite infection", avait alors déclaré Martin Hirsch.

L'abbé Pierre fut pendant un demi-siècle l'infatigable et l'efficace pèlerin des démunis, des sans-toit et des sans-droits, un sacerdoce qui lui valut le soutien et l'admiration constants des Français. Le curé des pauvres restera dans le souvenir de ses contemporains cette frêle silhouette drapée dans sa soutane ou son long manteau noir, portant béret, canne et godillots. Le visage émacié à la barbe grise, il frappait par son regard brûlant, son espièglerie et sa véhémence convaincante.

Mystique, il choisit dès l'enfance son destin et son combat : la lutte contre la pauvreté. A 18 ans, il distribue son patrimoine hérité d'un père "soyeux" lyonnais à des oeuvres charitables et rejoint les Capucins, le plus pauvre des ordres mendiants. Résistant actif sous l'Occupation - où il adopte son pseudonyme - il choisit la politique à la Libération et est élu député chrétien-démocrate (MRP) de Meurthe-et-Moselle, jusqu'à sa démission en 1951. Il consacre ses indemnités parlementaires au financement des premières cités d'urgence.

En 1949, il a l'idée de génie de créer la communauté Emmaüs fondée sur le principe de demander aux exclus de pourvoir eux-mêmes à leurs besoins en récoltant les surplus des nantis, rompant ainsi avec la charité traditionnelle. Hiver 1954 : Une femme meurt de froid dans la rue. L'abbé lance un appel pathétique en faveur des sans-abri sur les ondes de Radio-Luxembourg qui suscite un gigantesque élan de solidarité. Le religieux comprend alors le poids des médias.

Sa vie n'est que fidélité à son action contre "le chancre de la pauvreté" et à sa méthode, les "coups de gueule" par voie de presse. "Les médias existent, il serait idiot de ne pas les utiliser", dit-il un jour avec candeur. Il aurait pu tenir le même raisonnement à propos des hommes politiques, qu'il bousculait, de quelque bord qu'ils soient, refusant toute récupération.

Revenu sur le devant la scène dans les années 80, il soutient Coluche et ses "Restaurants du coeur", martelant qu'"avoir faim à Paris est intolérable".

En 1994, quarante ans après son premier cri pour les sans-logis, l'abbé lance un nouvel appel, dirigeant sa colère non plus sur l'Etat, mais sur les maires des grandes villes, coupables d'impéritie en matière de logement des plus démunis. Tenace, il recommence en 2004. Toujours "sur le terrain", l'abbé soutient les occupations d'immeubles vides par les militant de l'association Droit au logement (DAL) ou par les Africains expulsés de l'église Saint-Ambroise à Paris en 1996.

Promu Grand officier de la Légion d'Honneur en 1992, il repousse cette distinction avec fracas - il ne l'acceptera qu'en 2001 - pour protester contre le refus du gouvernement d'attribuer des logements vides aux sans-logis, coup d'éclat qui contribue à faire appliquer la loi de réquisition.

Aucune souffrance ne le laissait indifférent : en 1993, il écrit au président Mitterrand pour réclamer une intervention militaire en Bosnie-Herzégovine, où, dit-il, "les limites du crime sont dépassées".

Trois ans plus tard, il provoque le désarroi chez ses proches en apportant son soutien au philosophe Roger Garaudy, auteur d'un livre révisionniste. Puis il s'explique et se repent.

Au soir de sa vie, le prêtre chiffonnier évoquait la mort comme "une impatience" : "La mort, c'est la sortie de l'ombre. J'en ai envie. Toute ma vie, j'ai souhaité mourir".

Hrant DINK - 19-01-2007

Journaliste abattu en Turquie : la police sur la piste d'un groupuscule ultranationaliste

ISTANBUL (AFP) - La police turque a approfondi lundi l'enquête sur le meurtre de Hrant Dink en recherchant les éventuels liens que le tueur présumé pourrait avoir au sein d'un groupuscule ultranationaliste tandis que des mesures de sécurité strictes seront prises pour ses obsèques prévues mardi.

Le chef de la police d'Istanbul, Celalettin Cerrah, a déclaré à l'agence Anatolie que ses services enquêtaient sur l'aspect politique du meurtre et cherchaient si son auteur était lié à une quelconque organisation.

"Le suspect a été influencé par des informations de presse qu'il a lues" sur Dink, a-t-il dit.

La presse a imputé le meurtre du journaliste d'origine arménienne à un groupuscule implanté à Trabzon, un bastion nationaliste situé sur la côte de la mer Noire (nord-est).

La police a procédé tard dimanche à une reconstitution des faits devant les locaux de l'hebdomadaire bilingue (turc-arménien) Agos, dans le centre d'Istanbul, où Hrant Dink, qui dénonçait le génocide arménien sous l'empire ottoman et s'était attiré de ce fait la colère des nationalistes turcs, a été tué vendredi.

Ogün Samast, 17 ans, est passé aux aveux mais, selon la police, n'a pas manifesté de remords après avoir été arrêté samedi soir à Samsun, sur le chemin du retour d'Istanbul à Trabzon, où il vit.

Le meurtre a provoqué une onde de choc en Turquie.

Le tireur aurait été incité par son mentor, Yasin Hayal, un homme connu pour ses convictions ultranationalistes qui a purgé une peine de prison après avoir commis un attentat à la bombe en 2004 contre un McDonald's à Trabzon pour dénoncer l'occupation américaine de l'Irak.

Ce "grand-frère" a appris à une dizaine de jeunes qui fréquentaient tous des cafés internet, dont Samast, à manier le pistolet dans les bois de cette ville.

Le pistolet avec lequel il a abattu Hrant Dink, 52 ans, lui aurait été fourni par Yasin Hayal, qui figure parmi les huit personnes toujours interrogées dans le cadre de l'enquête.

Hayal a lui aussi été conduit à Istanbul.

Les projecteurs ont une nouvelle fois été braqués sur la grande ville portuaire de Trabzon, où, en février 2006, un prêtre catholique italien a été tué par balles à l'entrée de son église par un adolescent de 16 ans, reconnu coupable en octobre.

Tout comme le meurtrier du prêtre, Samast est présenté par ses proches, cités par les journaux, comme étant quelqu'un d'introverti et de bagarreur.

Selon sa mère, Havva Samast, il n'était qu'un instrument.

"Il est agressif mais ce n'est pas un garçon à faire tout seul ce genre de chose. Quelqu'un s'est servi de lui", a affirmé Mme Samast à la télévision.

Hrant Dink, qui a toujours défendu sa nationalité turque, mais aussi dénoncé le génocide arménien que la Turquie nie catégoriquement, était le rédacteur en chef d'Agos.

Ses obsèques qui devraient rassembler des milliers de personnes seront organisées mardi à Istanbul, où il sera inhumé au cimetière arménien.

Ankara a invité des dignitaires religieux de la communauté arménienne dans le monde aux funérailles, a indiqué un diplomate turc.

Khajak Barsamian, Primat du diocèse oriental des Etats-Unis, est ainsi arrivé lundi à Istanbul.

Le gouvernement turc sera représenté par le vice-Premier ministre, Mehmet Ali Sahin, et le ministre de l'Intérieur, Abdülkadir Aksu.

Les permissions des policiers stambouliotes ont été suspendues pour l'occasion et des renforts ont été demandés aux provinces voisines, a déclaré le gouverneur de la première métropole turque, Muammer Güler.

Des routes seront fermées sur un long parcours pour permettre le cortège de passer, a indiqué M. Güler aux journalistes.

Et pour la première fois, une délégation des Arméniens de France se rendra en Turquie, pour assister aux funérailles.