30/12/2006

Saddam HUSSEIN - 30.12.2006

Saddam Hussein, du pouvoir absolu à la potence

BAGDAD (AP) - "Longue vie au peuple et mort à ses ennemis!" Un Saddam Hussein visiblement ébranlé avait réagi par ces mots à sa condamnation à mort le 5 novembre, pour le massacre de chiites en 1982. Les efforts des avocats de l'ancien président irakien pour empêcher sa pendaison ont été vains, avant même la fin du deuxième procès, pour le génocide de Kurdes en 1987-88.

L'ex-raïs ne reconnaissait pas le tribunal spécial irakien et se considérait toujours comme le président, malgré l'invasion américaine et la chute de son régime en 2003. Mais, dans une lettre publiée le 27 décembre dernier, il exhortait ses concitoyens à "ne pas haïr, car la haine ne permet pas d'être juste; elle rend aveugle et ferme toutes les portes de la pensée". Il les appelait aussi à distinguer les gouvernements des populations, soulignant que des Américains avaient volontairement assuré sa défense. La sentence de mort, écrivait-il, a été "dictée par les envahisseurs".

Pendant neuf mois, l'ex-dictateur de 69 ans, né le 28 avril 1937, avait tout fait pour perturber le déroulement du procès du massacre des chiites de Doujaïl, ponctuant les audiences d'invectives, de menaces, recourant au boycott ou à la grève de la faim, tandis que ses avocats dénonçaient le non respect des règles du droit international.

Souvent debout, le Coran à la main, l'accusé combatif, devenu mince, généralement vêtu d'un costume occidental sombre et d'une chemise blanche sans cravate, n'avait plus rien à voir avec le fugitif à l'air hagard capturé par les Américains le 13 décembre 2003.

Sa cavale n'avait duré que quelques mois après l'invasion de l'Irak en mars 2003 par la coalition conduite par les Etats-Unis. Le 9 avril, sa statue était renversée, symbole médiatisé de la fin d'un règne de 27 ans marqué par de nombreuses atrocités et deux guerres, celle contre l'Iran de 1980 à 88 et celle du Golfe en 1990-91.

Chef de l'Etat, président du conseil des ministres, président du Conseil de commandement de la Révolution (CCR), commandant en chef de l'armée et dirigeant du parti Baas irakien: la litanie des fonctions qu'il cumulait depuis 1979 en disait déjà long sur ses ambitions.

Homme fort de l'Irak depuis juillet 1968, Saddam Hussein tenait d'une main de fer un pays de 22 millions d'habitants réputé pour la fréquence de ses coups d'Etat depuis sa création en 1932 après la fin du mandat britannique. Son pouvoir, il l'a assuré par des purges sanglantes qui ont notamment touché l'armée, qu'il a progressivement transformée en un outil à la dévotion du parti unique, le Baas.

Les débuts semblaient pourtant prometteurs pour ce pays possédant les secondes réserves mondiales de pétrole. Dans le courant des années 70, Saddam Hussein lance d'ambitieuses réformes sociales, éducatives et économiques. En une décennie, celui qui n'aurait appris à lire qu'à l'âge de dix ans fait passer le taux d'alphabétisation de 30% à 70%.

Saddam Hussein se fait alors appeler "Père-dirigeant", "prince de la Nation arabe", "Héros de la libération nationale"...

En septembre 1980, il lance l'armée irakienne à l'assaut de l'Iran, espérant profiter du chaos provoqué par la Révolution islamique de 1979 pour reconquérir rapidement le Chott el-Arab, l'estuaire du Tigre et de l'Euphrate, qu'un accord de 1975 l'obligeait à partager avec Téhéran. Malgré le soutien occidental, il échoue et l'Iran occupe même une partie du territoire irakien avant que la guerre ne s'enlise. Le mécontentement qui s'ensuit vaut au président deux tentatives d'assassinat suivies de purges sévères. En 1988, son pays sortira exsangue et à moitié vainqueur de huit années de guerre.

Né le 28 avril 1937 à Al-Aoudja, près de Takrit (160km au nord de Bagdad), dans une famille pauvre, Saddam Hussein n'a pas connu son père, un paysan mort ou disparu avant sa naissance, et a été élevé par un oncle, Khaïrallah, ancien officier nationaliste. C'est en 1957 qu'étudiant il adhère au parti Baas, alors clandestin. Son ambition lui vaut déjà d'être désigné pour diriger un groupe chargé d'assassiner le dirigeant de l'époque, Abdulkarim Kassem.

L'attaque à la mitrailleuse échoue le 7 octobre 1959 mais Saddam, blessé à la jambe, s'enfuit en Egypte. De 1963 à 1968, il partage sa vie entre les geôles et l'exil.

Lorsque le Baas prend le pouvoir le 17 juillet 1968, Saddam Hussein, N°2 de son cousin le général Ahmed Hassan al-Bakr, purge le parti, fait déporter des milliers de chiites d'origine iranienne et supervise la nationalisation de l'industrie pétrolière. Mais lorsqu'en 1979 Al-Bakr se rapproche du voisin syrien, Saddam l'écarte le 16 juillet et lance une nouvelle purge qui fait des centaines de morts en quelques mois.

Face à son opposition potentielle, s'appuyant sur la minorité sunnite, il manie carotte et bâton. Aux Kurdes, il promet d'abord l'autonomie, puis les poursuit dans leurs retraites montagneuses du Nord. Fin mars 1988, comme en Iran, il utilise des armes chimiques contre le village kurde d'Halabja, faisant 5.000 morts. La campagne Anfal de 87-88, objet de son deuxième procès, qui était en cours, tue quelque 180.000 Kurdes.

Avec les chiites, majoritaires dans le Sud et très menaçants du fait de l'exemple iranien, il se montre assez habile en restaurant leurs lieux de culte, mais aussi impitoyable. En 1980, il fait exécuter le grand ayatollah Mohammed Bakr al-Sadr, un des six grands dignitaires de l'islam chiite. Et juste après la guerre du Golfe en mars 1991, il écrasera dans le sang la révolte des chiites lâchés par George Bush père, qui les avait incités à se soulever.

Si le raïs s'appuie sur sa famille et le clan des Takriti, accordant de larges pouvoirs à ses fils Oudaï et Qoussaï (tués en juillet 2003 lors de l'intervention américaine), sa parentèle n'est pas à l'abri des représailles. En août 1995, deux de ses gendres, également ses cousins, s'exilent avec leurs femmes en Jordanie. En février 1996, ils rentrent en Irak, assurés du pardon de Saddam Hussein. Moins de trois jours plus tard, ils sont exécutés.

L'une des grandes ambitions de Saddam Hussein aura été de doter l'Irak de la bombe atomique. Grâce à une centrale nucléaire fournie par la France, il est proche du but quand en 1981 un raid israélien détruit le réacteur nucléaire d'Osirak. Mais tout au long des années 80 il se procurera auprès de sociétés occidentales un véritable arsenal chimique et bactériologique.

En dépit du processus d'inspection de l'ONU, souvent chaotique, Saddam Hussein n'a cessé de provoquer des confrontations sporadiques avec la communauté internationale, s'attirant à plusieurs reprises une riposte militaire américaine, comme lors de la campagne de bombardement de décembre 1998 à la suite d'un nouveau bras de fer avec les inspecteurs de l'ONU chargés de vérifier l'élimination des armes de destruction massive.

Mais en 2003, le président George Bush fils décide de "finir le travail" commencé par son père et, Saddam Hussein ayant refusé de se rendre, la coalition envahit l'Irak dans la nuit du 19 au 20 mars. La chute du régime est rapide mais trois ans plus tard, la guerre n'est toujours par finie, tandis qu'aucune trace des supposées armes de destruction massive irakienne n'a été trouvée. AP

Anne-Marie CARRIERE - 29.12.2006

Décès de la comédienne Anne-Marie Carrière à 81 ans

PARIS (AFP) - La comédienne et chansonnière Anne-Marie Carrière, interprète d'innombrables personnages comiques dans les cabarets et théâtres parisiens des années soixante à quatre-vingts, est décédée à l'âge de 81 ans, dans la nuit de jeudi à vendredi.

"Anne-Marie Carrière est décédée à 4H00 du matin, à l'hôpital de Nanterre", a indiqué à l'AFP une source proche de la comédienne.

Née le 16 janvier 1925, de son vrai nom Anne Marie, Alice Louise Blanquart, licenciée en droit, elle avait tout d'abord travaillé dans un bureau d'études fiscales, avant de devenir chansonnière et comédienne.

Jouant de sa rondeur et de son humour bon enfant, elle devient rapidement populaire et se produit dans de nombreux cabarets (aux Noctambules, aux théâtres de Dix-Heures et des Deux-ânes, au caveau de la République).

Anne-Marie Carrière joue aussi au théâtre "J'y suis, j'y reste" (1973), "Madame... pas dame" (1984) et au cinéma, dans "La cuisine au beurre" (1963) ou "Trois enfants dans le désordre" (1966).

A la télévision, elle apparaît régulièrement dans "Au théâtre ce soir", l'émission de Pierre Sabbagh, qui diffuse nombre de ses pièces, présente elle-même des émissions.

Elle fera aussi de la radio, animant à partir de 1970, le programme "l'Humour au féminin" sur la radio Europe 1, et publiera plusieurs livres, notamment "Piments doux" (1963) un recueil de poèmes humoristiques, et "Mon musée de l'homme" (1968).

"Je suis la Française moyenne type", disait-elle à la fin des années 1970, "Après trente ans de métier je crois ne pas avoir changé. Je pense être une honnête femme, de la même façon qu'au XVIIIe siècle on était un honnête homme".

Pierre DELANOE - 27.12.2006

Décès du parolier Pierre Delanoë

PARIS (AP) - Le parolier Pierre Delanoë, qui a signé les textes plus de 5.000 chansons, dont des tubes pour Gilbert Bécaud, Piaf, Michel Sardou, Johnny Hallyday et Charles Aznavour, s'est éteint tôt mercredi à l'âge de 88 ans, a-t-on appris auprès de son ami et collaborateur Claude Lemesle. Ce dernier n'a pas précisé la cause du décès, se contentant d'indiquer que Delanoë était "fatigué et malade".

De son vrain nom Pierre-Charles-Marcel-Napoléon Le Royer, cet ancien inspecteur des impôts qui participa à la création d'Europe-1 et fut président de la SACEM de 1984 et 1994 a notamment signé ou co-signé les paroles de "Nathalie" pour Bécaud, "Le France", "Les lacs du Connemara", "En chantant" et "La java de Broadway" pour Sardou, "La ballade des gens heureux" pour Gérard Lenorman, "Fais comme l'oiseau" pour Michel Fugain, "Les Champs-Elysées", "L'été indien" et "L'Amérique" pour Joe Dassin, mais aussi des textes pour Sylvie Vartan, Nicole Croisille, Nicoletta, Nana Mouskouri et Dalida.

Des chansons co-écrites avec son complice Bécaud telles que "Et maintenant", devenue "What Now My Love", ou "Je t'appartiens" (Let It Be Me) ont été reprises par les plus grands tels qu'Elvis Presley, Bob Dylan, Frank Sinatra, Sammy Davis Jr, Judy Garland, Roy Orbison, Barbra Streisand ou les Supremes. Elles lui valurent notamment trois distinctions de la part de l'ASCAP, la SACEM américaine.

Claude Lemesle a rendu hommage à son complice qu'il avait rencontré en 1973 pour travailler ensemble pour Joe Dassin. "Avec plus de 4.000 titres enregistrés à son répertoire, Pierre a été incontestablement l'auteur le plus chanté du XXe siècle", a-t-il estimé.

"Pierre avait eu de sérieux problèmes de santé. Il avait subi un triple pontage coronarien, mais tenait plutôt bien le coup malgré un coeur faible. Il s'était arrêté de fumer à l'âge de 75 ans", a confié Claude Lemesle à l'Associated Press.

"En dépit de nos 27 ans de différence d'âge, nous étions très complémentaires dans l'écriture. Lui, écrivait tout en efficacité, allait directement à l'essentiel et me reprochait souvent de trop 'finasser'. Il avait le sens de la formule et des mots qui sonnent", a témoigné le parolier qui a aussi écrit pour Sardou, Julio Iglesias, Serge Reggiani, Gilbert Montagné.

"Je l'ai vu la semaine dernière alors qu'il déjeunait avec Bernard Miyet (l'actuel président du directoire de la SACEM, NDLR) à l'ocassion de leur anniversaire", a poursuivi M. Lemesle en précisant que les deux hommes sont nés un 16 décembre.

"Nous avons débuté notre collaboration en 1973 pour Joe Dassin, un artiste tellement exigeant que Pierre l'avait surnommé 'l'attachiant'. A quatre mains, nous lui avons écrit 'L'été indien', 'Et si tu n'existais pas' ou 'Si tu t'appelles Mélancolie'", s'est souvenu Claude Lemesle. AP

Gerald FORD - 26.12.2006

L'ancien président américain Gerald Ford est mort à 93 ans

LOS ANGELES (AFP) - L'ex-président républicain Gerald Ford, qui avait cherché à réconcilier les Américains avec leur présidence après la démission en 1974 de Richard Nixon en plein scandale du Watergate, est mort mardi à 93 ans, suscitant mercredi des éloges dans le monde sur son intégrité.

"Gerald Ford, notre mari bien aimé, père, grand-père et arrière grand-père est mort à 93 ans", a annoncé l'ancienne Première dame Betty Ford dans un communiqué publié à Rancho Mirage, en Californie.

C'était "un grand homme qui a consacré les meilleures années de sa vie au service des Etats-Unis. C'était un vrai gentleman reflétant le meilleur du caractère de l'Amérique", a réagi le président George W. Bush, en exprimant la "reconnaissance éternelle" des Etats-Unis.

Gerald Ford est mort à 03H45 GMT mercredi, selon sa famille, qui a précisé que ses funérailles auraient lieu à une date non encore définie à Washington et à Grand Rapids dans le Michigan (nord).

Arrivé au sommet de l'Etat presque par accident, Gerald Ford n'a jamais été élu président, ayant été battu à la présidentielle de 1976 par le démocrate Jimmy Carter. Une défaite attribuée au fait qu'il avait accordé son pardon "entier, libre et absolu" à Nixon un mois après sa prise de fonctions.

Après une longue carrière de représentant au Congrès, il avait été appelé en octobre 1973 à succéder au vice-président Spiro Agnew, contraint à la démission par un scandale lié à une fraude fiscale. La chute de Nixon en avait fait ensuite le premier vice-président de l'histoire américaine à accéder à la fonction suprême après une démission.

En août 1974, "il prit le pouvoir dans une période de grande division et de tourmente", a dit M. Bush, faisant référence au scandale du Watergate et des écoutes téléphoniques menées au détriment des démocrates. "Pour un pays qui avait besoin de panser ses plaies et pour un poste qui nécessitait une main calme et ferme, Gerald Ford répondit présent quand nous eûmes le plus besoin de lui", a-t-il ajouté.

Dans le monde, plusieurs dirigeants lui ont rendu hommage en soulignant son intégrité et son honnêteté.

Les présidents français et russe, Jacques Chirac et Vladimir Poutine, ont aussi salué pour l'un un "grand homme d'Etat", et pour l'autre son "apport personnel" dans le "renforcement" des relations entre les Etats-Unis et l'Union soviétique.

C'était un "homme politique exceptionnel", a estimé le Tchèque Vaclav Klaus tandis que le Premier ministre canadien Stephen Harper parlait d'"un homme d'honneur" et d'"un être intègre" qui s'est employé à désamorcer les tensions dangereuses au Moyen-Orient et à atténuer la menace d’une guerre nucléaire".

"Quand il a quitté son poste, il avait restauré la confiance du public dans la présidence, et la Nation pouvait une nouvelle fois regarder l'avenir avec confiance et foi", a estimé le vice-président Richard Cheney, nommé à la Maison Blanche en 1974 par le défunt.

Gerald Ford avait été le 38e président des Etats-Unis. Il avait succédé, en sa qualité de vice-président, à Richard Nixon après sa démission le 8 août 1974 pour cause de scandale du Watergate, déclenché par la pose de micros dans les bureaux de l'opposition démocrate. Il avait survécu en 1975 à deux tentatives d'attentats perpétrées par des femmes, condamnées depuis à la prison à vie.

Né le 14 juillet 1913, il avait connu de nombreux ennuis de santé ces dernières années. A la mi-août, on lui avait posé un stimulateur cardiaque, puis il avait subi une angioplastie, une intervention chirurgicale destinée à élargir des artères.

A la mi-novembre 2006, il était devenu l'ancien président des Etats-Unis ayant vécu le plus longtemps, dépassant Ronald Reagan en longévité.

James BROWN - 25.12.2006

James Brown s'éteint à l'âge de 73 ans- 25.12.06

Il était surnommé le «godfather of soul», le parrain de la musique soul. L'Américain James Brown est mort le jour de Noël à Atlanta en Georgie à l’âge de 73 ans. Le décès serait relié à une pneumonie.

James Brown avait été admis à l'hôpital dans la journée de dimanche. Selon son agent, il s'est éteint vers 1h45 la nuit dernière.

Le chanteur a enregistré plus de 50 albums, vendus à des millions d'exemplaires dans le monde, depuis le succès de «Please, Please, Please» en 1956. Il est considéré comme un des musiciens les plus importants du 20e siècle, tellement son influence a été grande.

Ses autres succès comprennent «Papa's Got A Brand New Bag» et «I Got You (I Feel Good)» et l'incontournable «Sex Machine».

James Brown, qui était un adolescent délinquant, a connu des problèmes avec la justice dans sa vie d'adulte: des condamnations pour trafic de drogue, coups et blessures à des agents de police, et violence conjugale sont venues ternir sa réputation.

Jacques CROZEMARIE - 24.12.2006

Jacques CROZEMARIE - 24.12.06
 

PARIS (Reuters) - Jacques Crozemarie, fondateur et ancien président de l'Association pour la recherche sur le cancer (ARC), est décédé dimanche dernier, apprend-on auprès de la mairie de Bandol (Var), où il possédait une résidence.

Il est mort en région parisienne à l'âge de 81 ans et doit être inhumé vendredi après-midi au cimetière de Bandol, a-t-on précisé de même source.

En juin 2000, Jacques Crozemarie avait été condamné à quatre ans de prison ferme pour abus de confiance et abus de biens sociaux après avoir détourné plusieurs centaines de millions de francs.

L'argent détourné provenait de dons destinés à la lutte contre le cancer, maladie qui tue de 100.000 à 180.000 personnes chaque année en France.

Incarcéré à la prison de la Santé, à Paris, il avait été libéré en octobre 2002 après 33 mois de détention.

Ancien ingénieur, Jacques Crozemarie avait fondé l'ARC en 1962 et l'avait dirigée jusqu'en 1996.

Dans un communiqué, l'ARC souligne que son fondateur a été "un des acteurs du développement de la recherche sur le cancer en France" au début des années 60.

"Il s'est par la suite abîmé dans le déshonneur en mettant en place un système de détournement à des fins privées et personnelles de sommes considérables versées par des donateurs privés pour soutenir l'effort de recherche sur le cancer", poursuit le texte.

Le décès de Jacques Crozemarie survient "alors que l'ARC est redevenue, à partir d'une remise en cause profonde de ses modes de management et de ses procédures de contrôle, (...) un des acteurs essentiels du financement de la recherche sur le cancer (...) Aujourd'hui, l'ARC est vivante (...) parce qu'elle est utile, parce que son action est nécessaire", ajoute l'association.

Saparmourat NIAZOV - 21.12.2006

Le Turkménistan a "peur pour son avenir" après la mort de son président

ACHKHABAD (AFP) - Le Turkménistan avait "peur pour son avenir" vendredi au lendemain de la mort du président Saparmourat Niazov, dans l'attente de la désignation de son successeur et du retour annoncé de l'opposition en exil de ce pays d'Asie centrale riche en hydrocarbures.

"J'ai peur pour l'avenir. Le plus important est qu'il n'y ait pas de conflit", espère Loudmila, 58 ans, vendeuse sur un marché de la capitale, représentative des craintes confiées par les habitants de ce pays quasiment coupé du reste du monde sous le président Niazov.

Malgré le deuil national décrété jusqu'au 30 décembre, tous les magasins et marchés de la capitale turkmène Achkhabad étaient ouverts. La vente d'alcool a cependant été interdite.

La population était elle dans l'expectative quant à l'avenir du pays, tant Niazov avait personnalisé son pouvoir et tant le culte de la personnalité qu'il avait instauré était omniprésent.

"Je n'ai pas dormi de la nuit (...) La question principale est de savoir ce qui va se passer pour moi, ma famille, le pays", s'inquiète Aïperi Biachimova, une retraitée de 60 ans.

Le parti républicain du Turkménistan, mouvement d'opposition exilé, s'interroge aussi sur l'avenir dans un communiqué diffusé par le site internet gundogar.org et appelle le peuple turkmène à le rejoindre après "la douleur et les souffrances" imposées par le régime de Niazov.

Sur les écrans de télévision vendredi matin, un orchestre jouait, comme la veille, de la musique funèbre, interrompue uniquement par de courts journaux télévisés rappelant les informations connues depuis jeudi.

Saparmourat Niazov, 66 ans, est mort dans la nuit de mercredi à jeudi d'un arrêt cardiaque, ont annoncé les autorités, après 21 ans à la tête du Turkménistan, d'abord république soviétique puis après l'indépendance du pays.

Il sera enterré dimanche dans le mausolée familial construit dans son village natal de Kiptchak, à une quinzaine de kilomètres d'Achkhabad.

En attendant l'organisation d'une élection présidentielle, la présidence par intérim a été confiée à un vice-Premier ministre et ministre de la Santé, Gourbangouly Berdymoukhammedov.

Il a convoqué pour le 26 décembre une session extraordinaire du Conseil populaire, une assemblée de 2.500 responsables turkmènes, qui devra déterminer la date du scrutin ainsi que les candidats à la succession de Saparmourat Niazov.

Joseph BARBERA - 18.12.2006

Joseph BARBERA - 18.12.06

LOS ANGELES (Reuters) - Joseph Barbera, cofondateur des studios de dessins animés Hanna-Barbera auquel on doit des personnages comme les "Pierrafeu" et Scooby-Doo, est décédé lundi à l'âge de 95 ans, a annoncé la Warner Bros.

Barbera avait fondé Hanna-Barbera avec William Hanna voici près d'un demi-siècle et ce studio est devenu l'une des "marques" les plus célèbres de Hollywood dans le domaine du film d'animation. Avant la fondation de ce studio, les deux compères s'étaient déjà illustrés en créant les célèbres Tom et Jerry.

Barbera est mort à son domicile dans la banlieue de Los Angeles, à Studio City, avec sa femme, Sheila, à ses côtés.

"Les personnages qu'il a créés avec son défunt partenaire, William Hanna, ne sont pas seulement des superstars animées, mais aussi une part très appréciée de la culture pop américaine", a déclaré le président de la Warner Bros, Barry Meyer.

Barbera et Hanna, qui est décédé en 2001, s'étaient rencontrés aux studios de la Metro-Goldwyn-Mayer à la fin des années 1930 et avaient collaboré tout d'abord sur un dessin animé appelé "Puss Gets the Boot", qui avait débouché sur la création de leurs fameux Tom et Jerry.

Les deux créateurs étaient devenus célèbres dès les années 1940. C'est en 1957 qu'ils avaient quitté la MGM pour fonder les studios Hanna-Barbera, où ils avaient créé de nombreux personnages comme ceux d'une famille de l'âge de pierre, les "Pierrafeu", ou les "Fous du volant", ou encore le chien Scooby-Doo.

17/12/2006

Clay REGAZZONI - 15.12.2006

Clay Regazzoni - 15.12.2006

Le Suisse Clay Regazzoni, 67 ans, ancien pilote de Formule 1 chez Ferrari, est décédé dans un accident de voiture près de Parme.

Le pilote, né à Lugano en Suisse le 5 septembre 1939, avait participé à 132 Grands Prix entre 1970 et 1980, remportant notamment cinq victoires (la première au GP d'Italie en 1971) et cinq poles positions. L'essentiel de sa carrière s'est passé chez Ferrari (1970-1972 puis 1974-1976) avec des passages chez les écuries BRM (1973), Ensign-Ford (1977, 1980), Shadow Ford (1978) et Williams (1979). Il fut sacré vice-champion du monde en 1974 derrière le Brésilien Emerson Fittipaldi.

En 1980, un grave accident au Grand Prix des Etats-Unis Ouest à Long Beach l'avait laissé paralysé des jambes. S'il arrêta naturellement la F1, le fait d'être en chaise roulante ne l'avait ensuite pas empêché de continuer à disputer des courses automobiles (avec l'ensemble des commandes au volant). Il avait notamment participé à une édition du Paris-Dakar.

Oscar KLEIN - 12.12.2006

Le musicien de jazz originaire d'Autriche Oscar Klein, qui a fui son pays avant la Seconde Guerre mondiale, et enregistré avec Lionel Hampton et d'autres grands noms au cours de quarante ans de carrière, est décédé à l'âge de 76 ans, ont rapporté mercredi des médias autrichiens.

Klein n'était pas malade et sa mort mardi en Allemagne a créé la surprise, a précisé l'agence autrichienne APA, soulignant qu'une soeur du musicien avait confirmé sa disparition. Il vivait avec son épouse dans le land de Bade-Wurtemberg, dans le sud-ouest de l'Allemagne.

Né le 5 janvier 1930, dans une famille juive à Graz, dans le sud de l'Autriche, Oscar Klein et ses proches avaient fui le pays après l'annexion de l'Autriche par le régime nazi peu avant la Seconde Guerre mondiale, pour aller s'établir en Suisse. Il projetait de célébrer son 77e anniversaire le mois prochain lors d'un concert à Innsbruck, selon APA.

Peter BOYLE - 12.12.2006

 

L'acteur américain Peter Boyle est décédé mardi à New York à l'âge de 71 ans. Il souffrait de myélome et de problèmes cardiaques.

Peter Boyle avait notamment joué pendant neuf saisons dans la série télévisée Tout le monde aime Raymond (Everybody Loves Raymond), incarnant Frank Barone, le père de Raymond.

Au cinéma, on avait pu le voir dans Young Frankenstein et Taxi Driver.
 

Ahmet ERTEGUN - 12-12-2006

AHMET ERTEGUN - 12-12-2006


Le producteur Ahmet Ertegun, fondateur du label indépendant Atlantic Records qui fit découvrir Ray Charles ou la chanteuse Aretha Franklin est mort mardi à l'âge de 83 ans, a indiqué jeudi cette maison de disques basée à New York.

Surnommé "l'oreille turque de la musique noire" en raison de ses origines ottomanes, Ahmet Ertegun était plongé dans le coma depuis octobre dernier à la suite d'une mauvaise chute survenue à l'issue d'un concert des Rolling Stones à New York.

Fondé en 1947, Atlantic a donné une chance à de nombreux artistes noirs de s'exprimer à une époque où les grandes maisons de disques américaines recentraient leur activités sur la musique blanche.

Des géants du jazz comme Charlie Mingus, John Coltrane ou Ornette Coleman produiront leurs disques sous ce label. C'est Atlantic qui a sorti les premiers disques de Ray Charles. Les années 60 voient l'apogée d'Atlantic propulsant de jeunes artistes comme Aretha Franklin, Otis Redding et Wilson Pickett. Atlantic s'ouvre à de nouveaux styles en intégrant à son catalogue de nombreux artistes de la scène acid-rock californienne et également des jeunes Anglais comme les Rolling Stones qui signent chez Atlantic en 1971 et Led Zeppelin. A la fin des années 70, Atlantic rebondit sur la vague disco avec Donna Summer. Sur le catalogue ont trouve encore Yes, The Bee Gees, AC/DC, Chic, ABBA. Atlantic perdra son indépendance dans les années 80 et est aujourd'hui la propriété du groupe Warner Music.

Ahmet Ertegun, éternel dandy, amateur éclairé de football, devrait être enterré dans sa Turquie natale.

Fils d'un diplomate turc, francophone, Ertegun expliquait ainsi dans un journal suisse pourquoi il avait créé Atlantic: "Nous n'avions pas de préjugés contre les Noirs, voilà tout. Je n'aurais jamais pensé que nous finirions disquaires. Mais nous aimions cela".

Après le succès du film "Ray" sur la vie de Ray Charles il avait dit: "En réalité, à cette époque, j'étais la seule personne qui aimait Ray Charles. J'ai acheté son contrat sans l'avoir jamais vu. J'avais entendu une seule chanson. Quand il est arrivé à New York, je lui ai annoncé qu'il deviendrait une grande star. Il était tout timide. Il s'est contenté de me remercier et de me promettre qu'il jouerait tout ce que je voudrais".

En juin, le festival de Montreux avait rendu hommage à Atlantic Records et à son fondateur. Interrogé à cette occasion sur ses débuts, il répondait: "Quand j'ai commencé, je n'étais ni artiste ni businessman. J'étais un fan! Et je suis encore un fan. Mais je suis devenu tout ça malgré moi: compositeur, producteur, businessman. On devient tout cela parce que la vie vous y mène. La vérité c'est que j'ai eu une vie merveilleuse car mon travail fut celui que j'aurais voulu faire pour m'amuser! Un hobby! De tous les arts, la musique est celui qui vous offre la satisfaction la plus directe. Un soulagement immédiat! Un peu comme la poésie et la peinture. Mais les effets de la musique sont irremplaçables".

Augusto PINOCHET - 10.12.2006

AUGUSTO PINOCHET - 10.12.2006

L'ancien dictateur chilien, le général est mort dimanche à Santiago à l'âge de 91 ans et son décès survenu, le jour où l'on célèbre internationalement les droits de l'Homme, tourne une page noire de l'histoire du Chili auquel il a imposé l'un des régimes militaires les plus répressifs d'Amérique latine.

Augusto Pinochet est décédé à 14H15 locale (17H15 GMT) à l'hôpital militaire de la capitale chilienne où il avait été hospitalisé il y a une semaine après avoir été victime d'un infarctus du myocarde et d'un oedème pulmonaire.

Sa dépouille mortelle a été transportée de l'hôpital à l'Ecole militaire où une chapelle ardente a été dressée pour l'hommage militaire prévu mardi.

L'ancien président de facto (1973-1990) et ancien commandant en chef de l'armée (1973-1998), dont la dépouillée sera incinérée, recevra les honneurs militaires mais ne fera pas l'objet d'obsèques nationales ni d'un deuil national, conformément à la décision prise par la présidente du Chili, Michelle Bachelet.

De violents incidents ont éclaté à Santiago dimanche soir entre des manifestants célébrant sa mort et la police, faisant au moins six blessés parmi les policiers et conduisant à plusieurs arrestations. Les violences ont gagné plusieurs quartiers périphériques de Santiago, où les manifestants ont mis le feu à des barricades et à au moins trois véhicules, selon des sources policières, qui ont fait état de coups de feu. Des violences ont également été enregistrées dans une dizaine de villes du pays, selon le sous-secrétaire du ministère de l'Intérieur, Felipe Harboe.

Pinochet, qui a gouverné le Chili de 1973 à 1990, est mort peu après avoir été transporté dans le service d'urgence à la suite de complications. Son état, qui évoluait favorablement, s'était brusquement dégradé dimanche matin. Selon le docteur Ignacio Vergara, le chef de l'équipe médicale, Pinochet a été frappé d'une crise cardiaque multiple à 13H30 et est mort à 14H15 en dépit des soins prodigués par les médecins. "Il était entouré par sa famille" au moment du décès, a précisé le médecin.

Les opposants du général, en apprenant son décès, sont descendus par milliers dans la rue pour célébrer sa mort. Des voitures se sont mises à klaxonner et une centaine de personnes se sont rassemblées sur la Place d'Italie à proximité du centre de Santiago, lieu traditionnel des rassemblements à Santiago. Agitant des drapeaux chiliens et sautant de joie, des milliers d'opposants - pour la plupart des jeunes - dansaient, chantaient et festoyaient au nom de la "libération du Chili", selon un reportage de la télévision nationale chilienne.

L'ancien secrétaire général du gouvernement durant la dictature, Francisco Javier Cuadra a appelé les détracteurs de l'ex-général "à la modération". "Cela est lamentable, cela donne raison à ceux qui disent que la haine ne peut s'apaiser et que la société chilienne reste divisée au sujet de la figure de l'ex-dictateur", a ajouté M. Cuadra à la télévision nationale.

En revanche, ses sympathisants ont éclaté en sanglots en apprenant le décès du général. Très émus, les fidèles de l'ex-dictateur ont entonné l'hymne national chilien.

Des incidents ont éclaté dans la soirée à proximité du palais présidentiel lorsque la police a voulu arrêter une colonne d'un millier de manifestants qui célèbraient sa mort. La police a utilisé des canons à eau et des grenades lacrymogène tandis que les jeunes manifestants lancaient des bouteilles et des pierres sur les forces de l'ordre.

L'Eglise catholique a lancé dimanche soir un appel à la "sérénité et à la sagesse" aux partisans et détracteurs de Pinochet. Le président de la conférence episcopale, Mgr Alejandro Goic, a déclaré "nous ne pouvons vivre ancré dans le passé. Il est nécessaire d'affronter ce moment avec une profonde sérénité". Le général Pinochet s'était emparé du pouvoir à la suite d'un coup d'Etat le 11 septembre 1973 contre le président socialiste Salvador Allende et la répression sanglante qui s'ensuivit fit plus de 3.000 morts, selon les organisations de défense des droits de l'Homme.

Le dictateur, qui n'a jamais été condamné par la justice chilienne, a fait l'objet de nombreuses poursuites judiciaires pour violations des droits de l'Homme et corruptions après notamment la découverte de comptes secrets dans une banque aux Etats-Unis.

A Londres, l'ancien premier ministre britannique Margaret Thatcher, qui maintenait une relation suivie avec le général Pinochet, s'est dite "profondément triste".

La Maison Blanche a indiqué que "ses pensées allaient aujourd'hui aux victimes de son règne et à leur famille".

Des défenseurs des droits de l'Homme à Lima ont souligné l'ironie de ce décès survenu le jour où l'on célèbre internationalement les droits de l'Homme. "C'est une coïncidence ironique que lorsqu'on célèbre les valeurs de la vérité et de la justice dans le monde, un faiseur de crimes meurt", a déclaré l'avocat Francisco Soberon.

Claude JADE - 02.12.2006

 
Claude Jade- 02.12.2006
(à gauche sur la photo avec François Léaud dans "Baisers Volés")

PARIS (AP) - Partenaire de Jean-Pierre Léaud dans plusieurs films de François Truffaut, la comédienne Claude Jade est morte, a-t-on appris samedi auprès de l'agence artistique Act 1 et de Jacques Rampal, dramaturge qui avait récemment travaillé avec elle.

Claude Jade est décédée vendredi matin à l'hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) à l'âge de 58 ans, a précisé Jacques Rampal, joint au téléphone par l'Associated Press. Elle avait souffert d'un cancer de l'oeil qui avait ensuite gagné le foie. "A partir de là, ça a été très, très vite", a expliqué le dramaturge.

De son vrai nom Claude Jorré, elle avait suivi des cours d'art dramatique au conservatoire de Dijon avant de monter à Paris pour être l'élève de Jean-Laurent Cochet. C'est sur les planches, dans "Henri IV", qu'elle se fait remarquer par François Truffaut.

Elle commence ainsi sa carrière au cinéma avec "Baisers volés" (1968). L'année suivante, elle tourne "L'étau" ("Topaz") sous la direction d'Alfred Hitchcock, ainsi que "Mon oncle Benjamin" d'Edouard Molinaro, où elle est fiancée à Jacques Brel.

Claude Jade complète ensuite la trilogie entamée par François Truffaut avec "Baisers Volés". Son personnage Christine Darbon épouse Antoine Doinel, incarné par Jean-Pierre Léaud, dans "Domicile conjugal" (1970) puis en divorce dans "L'Amour en fuite" (1979).

Elle interprète ensuite une prof de philosophie dans "Le Bahut va craquer" de Michel Nerval (1981) et une avocate dans "L'honneur d'un capitaine" de Pierre Schoendoerffer (1982). Elle tourne aussi avec Jean-Pierre Mocky dans "Bonsoir" (1994) et Philippe Lioret dans "Tombés du ciel" (1993).

Véronique Cayla, la directrice générale du Centre national de la cinématographie, a rendu hommage à cette "grande et belle comédienne" qui a représenté "la grâce discrète de la jeune femme française".

Parallèlement au grand écran, Claude Jade mène une carrière au théâtre, avec des rôles dans des classiques comme "Henri IV" (1967-68), "La Guerre de Troie n'aura pas lieu" (1975), "Port-Royal" (1977), "Britannicus" (1980) et "Lorenzaccio" (2001).

Jacques Rampal l'avait dirigée avec Patrick Préjean dans "Célimène et le Cardinal", une pièce restée à l'affiche du Lucernaire, à Paris, du 1er février au 30 avril 2006 avant de faire la tournée des festivals d'été. Après une opération due à son cancer, l'actrice avait joué avec une prothèse d'oeil en plastique. Elle était montée pour la dernière fois sur scène le 8 août à Gordes (Vaucluse), selon le dramaturge.

"Tout dernièrement, elle lisait un scénario de téléfilm qu'elle espérait tourner au printemps", ajoute Jacques Rampal.

Claude Jade avait en effet beaucoup tourné pour le petit écran, notamment dans "L'île aux trente cercueils" (1979) et dans "La tête en l'air" (1988). Elle a joué dans le feuilleton "Cap des pins" diffusé sur France-2 de 1998 à 2000, année où elle est apparue dans le téléfim "Sans famille" aux côtés de Pierre Richard et Jules Sitruk.

Ses obsèques auront lieu mardi à 15h en l'église réformée de l'Oratoire du Louvre, rue Saint-Honoré, à Paris, précise Act 1.

Claude Jade, qui était née le 8 octobre 1948 à Dijon d'un père inspecteur pédagogique et d'une mère enseignante, était chevalier de la Légion d'honneur et officier des arts et des lettres. Elle laisse un fils, Pierre Coste, âgé de 30 ans.

En 2004, elle avait publié un livre de souvenirs intitulé "Baisers envolés". Elle y racontait ses rencontres avec François Truffaut, Alfred Hitchcock, Edouard Molinaro, Jacques Brel, Jean-Pierre Mocky. "Ce n'est finalement pas mal pour une jeune provinciale qui ne rêvait que de théâtre!" écrivait-elle. AP