25/11/2006

Philippe NOIRET - 23.11.2006

Le comédien Philippe Noiret est mort - 23.11.2006  
 

L'acteur Philippe Noiret, 76 ans, est décédé jeudi des suites d'une longue maladie, laissant derrière lui une immense carrière de quelque 125 films, et de très nombreuses pièces de théâtre.

Artistes et politiques, de l'acteur Jean Rochefort au président Jacques Chirac, lui ont rendu un hommage unanime.

Ses obsèques se dérouleront lundi en la basilique Sainte-Clotilde à Paris et il sera ensuite inhumé au cimetière Montparnasse.

Acteur fétiche de Bertrand Tavernier ("L'horloger de Saint-Paul", "Que la fête commence" etc), il a formé des couples mythiques avec Catherine Deneuve, Romy Schneider et Simone Signoret, et il a obtenu deux César d'interprétation masculine, en 1976 dans "Le vieux fusil" (Robert Enrico) et en 1990 pour "La vie et rien d'autre" (Tavernier).

Né le 1er octobre 1930 à Lille (Nord), il se révèle piètre écolier. Ayant échoué au bac, il débute sur plusieurs scènes de théâtre parisiennes. En 1953, il entre au Théâtre national populaire (TNP) de Jean Vilar où il connaît la vie de troupe pendant sept ans, côtoie Gérard Philipe, interprète plus de quarante rôles et rencontre l'actrice Monique Chaumette, qu'il épousera en 1962. Parallèlement, il forme un duo comique de cabaret avec Jean-Pierre Darras.

Il tient un premier rôle au cinéma en 1956 dans "La Pointe courte" d'Agnès Varda, mais doit attendre 1960 pour apparaître à nouveau sur grand écran dans "Zazie dans le métro" de Louis Malle. Il enchaîne des seconds rôles sans percer jusqu'à "La Vie de château" de Jean-Paul Rappeneau, en 1966. Mais c'est le personnage de paysan rêveur d'"Alexandre le Bienheureux" (Yves Robert), qui le fait remarquer du grand public en 1967, au point de pouvoir se consacrer exclusivement au cinéma et d'abandonner le théâtre.

Il bouscule son image bonhomme avec un film qui fait scandale en 1973, "La Grande Bouffe" de Marco Ferreri, et se fait une spécialité des personnages de composition, jouant sous la direction de réalisateurs comme Bertrand Tavernier ("L'Horloger de Saint-Paul", 1973 etc.), Yves Boisset ("Un taxi mauve", 1977, etc), ou Philippe de Broca ("Tendre poulet", 1977, etc).

Philippe Noiret passe au statut de star hexagonale grâce au succès du "Vieux Fusil" de Robert Enrico qui lui vaut un César du Meilleur Acteur en 1976. Mais le comédien n'abandonne pas son goût de la composition dans des films comme "Coup de torchon" (1981).

Il suit une carrière en Italie, principalement sous la direction de Mario Monicelli ("Mes chers amis" etc) et devient la figure incontournable des comédies françaises à succès dans les années 80 et 90 avec notamment "Les Ripoux" de Claude Zidi, en 1984, et les deux suites. L'acteur remporte son second César en 1990 pour "La Vie et rien d'autre" et figure en haut de l'affiche de productions internationales comme "Cinema Paradiso" (1988).

Moins sollicité par le cinéma au milieu des années 90, Philippe Noiret remonte sur les planches en 1997 dans "Les Cotelettes" de Bertrand Blier. Il renoue avec le succès dans "Père et fils" (20O3, de Michel Boujenah).

Philippe Noiret a travaillé jusqu'à ces derniers jours à l'écriture d'un livre de mémoires qui sortira début 2007 chez Robert Laffont, a-t-on appris vendredi auprès de la maison d'édition.

"C'est un livre auquel il a travaillé jusqu'à la dernière seconde. Un livre dans la tradition des mémoires d'acteur, qui retrace son parcours professionnel, ses souvenirs d'enfance, ses rencontres...", a indiqué Stéphane Barsacq, directeur littéraire des éditions Robert Laffont.

Betty COMDEN - 23.11.2006

Décès de Betty Comden, légende de Broadway

NEW YORK (Reuters) - La comédienne et parolière américaine Betty Comden, qui a écrit avec Adolph Green des comédies musicales à succès telles que "Chantons sous la pluie", est décédée jeudi à New York à l'âge de 89 ans, rapportent les médias américains.

Comden et Green, lui-même décédé en 2002, ont notamment travaillé avec les compositeurs Leonard Bernstein, Andre Previn, Cy Coleman ou encore Jule Styne.

Les deux paroliers ont écrit les livrets de plusieurs comédies musicales pour la scène, à Broadway, mais aussi pour le cinéma, notamment "Chantons sous la pluie" en 1952.

Alexandre LITVINENKO - 23.11.2006

L'ancien espion russe Alexandre Litvinenko est mort

LONDRES (AFP) - L'ancien espion russe Alexandre Litvinenko, hospitalisé à Londres après un possible empoisonnement, est décédé jeudi, a annoncé l'hôpital où il était soigné.

"Alexandre Litvinenko est mort à l'University College Hospital à 21h21 (même heure GMT) le 23 novembre 2006", a déclaré le porte-parole de l'hôpital.

Il était très malade quand il a été admis à l'hopital le vendredi 17 novembre et l'équipe médical a tout fait tout son possible pour le sauver", a précisé le porte-parole.

L'état de santé de Litvinenko, 43 ans, ancien colonel du FSB (l'ex-KGB) avait empiré jeudi, les médecins comme ses amis, ne sachant ce qui avait provoqué cette détérioration.

L'enquête menée par la section antiterroriste de Scotland Yard n'a pour l'instant produit aucun développement significatif.

Un porte-parole a précisé jeudi que la police cherchait encore à retrouver certaines personnes qu'elle souhaite interroger. Scotland Yard "enquête (pour découvrir) comment cet homme est tombé malade", a-t-il précisé.

Auparavant, Scotland Yard avait parlé d'"empoisonnement apparemment délibéré".

Jeudi les services de renseignement russes ont de nouveau rejeté toute responsabilité.

Akhmed Zakaïev, représentant des indépendantistes tchétchènes, a raconté mardi au Guardian avoir rencontré le 1er novembre Litvinenko, qui lui a dit posséder des "informations très importantes sur la mort de la journaliste russe d'opposition d'Anna Politkovskaïa", assassinée le 7 octobre à Moscou.

Pierre GEMAYEL - 22.11.2006

Pierre Gemayel, ministre antisyrien, victime d'un nouvel assassinat au Liban

BEYROUTH (AP) - En pleine crise politique au Liban, le ministre antisyrien de l'Industrie Pierre Gemayel, fils de l'ancien président Amine Gemayel et étoile montante des chrétiens maronites, a été assassiné mardi dans la banlieue nord de Beyrouth. Damas est de nouveau montré du doigt et le Premier ministre libanais a appelé à l'unité nationale contre la "sédition".

Pierre Gemayel, 34 ans, également neveu du président Bachir Gemayel élu et assassiné en 1982, est la cinquième personnalité antisyrienne et le premier membre du gouvernement de Fouad Siniora tué au Liban depuis deux ans. Grièvement blessé lors de l'attentat, il est mort à l'hôpital. Ses funérailles auront lieu jeudi à Beyrouth. Le gouvernement, soucieux d'éviter des manifestations propices à la violence, a décrété trois jours de deuil et annulé les cérémonies prévues pour mercredi, jour de l'Indépendance.

Le ministre de la Phalange chrétienne roulait dans le quartier chrétien de Jdeidé, sa circonscription électorale, lorsqu'une ou deux voitures lui ont coupé la route et que trois individus l'ont abattu à l'arme automatique, selon les forces de sécurité et des témoins. Le chauffeur, blessé, l'a conduit à l'hôpital Saint-Joseph mais peu après, La Voix du Liban, la radio du parti phalangiste, annonçait son décès.

Le chef de la majorité antisyrienne au Parlement libanais, Saad Hariri, a imputé l'attentat à Damas. "Ça ne peut être que la Syrie. (...) C'est un régime d'assassins, (...) qui a tué Rafic Hariri (... et) toutes les personnes qui luttaient pour la démocratie", a-t-il déclaré à France-2.

Saad Hariri est lui-même le fils de l'ancien Premier ministre et homme d'affaires Rafic Hariri, dont l'assassinat le 14 février 2005 à Beyrouth a entraîné dès avril le retrait syrien du pays du Cèdre après 29 ans de présence militaire. L'enquête des Nations unies a conclu à l'implication inévitable des services de renseignement syrien et libanais dans la mort d'Hariri.

Le Premier ministre Fouad Siniora a établi un lien direct entre l'assassinat de mardi et ce qui a déclenché la crise politique actuelle entre son gouvernement soutenu par Washington et le Hezbollah proche de Damas et Téhéran: la formation d'un tribunal international chargé de juger les suspects dans le meurtre d'Hariri. Le Conseil de sécurité de l'ONU a donné son feu vert dans la soirée au projet d'accord avec le gouvernement de Beyrouth.

"Nous ne laisserons pas les meurtriers prendre le contrôle du sort du Liban et de l'avenir de ses enfants. Il est temps que tous les Libanais se rassemblent autour du tribunal international", a lancé Fouad Siniora à la télévision nationale. "J'appelle tous les Libanais (...) à être conscients de la sédition fomentée contre eux."

Le président américain George Bush a de son côté réitéré son "soutien au gouvernement Siniora" ainsi qu'"aux efforts (des Libanais) pour défendre leur démocratie contre les tentatives de la Syrie, de l'Iran et de leurs alliés de fomenter l'instabilité et la violence".

La France, architecte avec les Etats-Unis de la résolution de l'ONU de 2004 exigeant le retrait syrien et de celles qui ont suivi sur l'enquête Hariri, a condamné l'assassinat de Pierre Gemayel: le président Jacques Chirac s'est déclaré certain que "la volonté d'indépendance, de liberté et de démocratie des Libanais en sortira encore renforcée". Il a appelé à l'application des résolutions et la création du tribunal international.

Montré du doigt à mots plus ou moins couverts, Damas a également dénoncé "cet acte méprisable (qui) a pour objectif de détruire la stabilité et la paix au Liban", selon un responsable syrien cité par l'agence de presse officielle SANA sous le couvert de l'anonymat.

Pierre Gemayel, issu de l'une des plus influentes familles libanaises, était considéré comme l'espoir des phalangistes. Leur chef actuel, son père Amine Gemayel, a été président de 1982 à 1988, et feu son grand-père, Pierre Gemayel, a dirigé le parti dont était issue la plus importante milice chrétienne, alliée d'Israël pendant la guerre civile de 1975-90 au pays du Cèdre.

Devant l'hôpital, Amine Gemayel, hébété, a déclaré que son fils était "mort en martyr de sa cause" et a exhorté ses partisans à ne pas chercher la vengeance. Des centaines de personnes s'y étaient rassemblées, scandant des slogans contre le Hezbollah et contre son allié et rival de la Phalange, le leader chrétien Michel Aoun. Des incidents ont éclaté dans les quartiers chrétiens mais l'armée libanaise y a mis fin et a installé des postes de contrôle pour éviter des manifestations dans les prochains jours, notamment à l'occasion des funérailles.

Le jeune ministre de l'Industrie, élu député en 2000 et réélu en 2005, critiquait ouvertement le président pro-syrien Emile Lahoud et le Hezbollah, dans la crise qui oppose actuellement le gouvernement Siniora, dominé par les anti-syriens, au mouvement chiite. Six ministres du Parti de Dieu et de ses alliés ont démissionné faute d'obtenir davantage de pouvoir, et le Hezbollah menace de faire descendre ses sympathisants dans les rues si un gouvernement d'unité nationale n'est pas formé.

L'organisation chiite a néanmoins condamné l'assassinat de Pierre Gemayel, déclarant que ses auteurs voulaient "pousser le Liban vers le chaos, le désespoir et la guerre civile".

Environ 35% des 4 millions de Libanais sont chrétiens, contre 55% à 60% selon les estimations avant la guerre civile. Les musulmans chiites constitueraient la communauté religieuse la plus importante, avec 1,2 million de fidèles, légèrement plus que de sunnites. Le dernier recensement officiel remonte à 1932. AP

Robert ALTMAN - 20.11.2006

Le réalisateur de «Mash», «The Player» et «Short Cuts» s'est éteint à l'âge de 81 ans.

 
ON LE pensait immortel, Robert Altman. Réalisateur prolifique à l'esprit libre, toujours acerbe, il maniait la satire avec insolence. Un dynamiteur de première classe, qui, en cinquante-cinq ans de carrière et 86 films ou téléfilms, avait détourné les genres de façon subversive tout en respectant les règles fondamentales. «Je m'amuse à tordre les clichés», aimait-il répéter.
 

Il s'est éteint lundi à l'âge de 81 ans alors qu'il devait commencer le tournage d'un long-métrage en janvier prochain, Hands on Hard Body, une histoire de concours entre chauffeurs routiers dans le Texas profond. Et le 6 décembre, on verra sur les écrans son nouveau long-métrage, A Prairie Home Companion, un film choral et musical comme il les aimait tant. Il y a de la nostalgie dans cette ultime oeuvre qu'il était venu présenter en compétition au dernier Festival de Berlin et dans lequel, à travers les voix de Meryl Streep et de Lily Tomlin, il chantait l'amour de son Midwest natal et de la musique country.

 

Kansas City, une ville de l'Amérique profonde qu'on a plusieurs fois retrouvée dans ses films, a donné le jour à Robert Altman en 1925. Fils aîné d'un courtier d'assurances, il fait ses études secondaires chez les jésuites et obtient un diplôme d'ingénieur mathématicien à l'université du Missouri. Mobilisé à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il devient pilote de bombardier.Tout de suite après la guerre, il commence à écrire des articles, des scénarios, des pièces radiophoniques. Sa carrière s'oriente plus précisément vers 1947, quand il devient réalisateur de films industriels. Mais ses débuts à Hollywood, dix ans plus tard, passeront inaperçus : en 1957, il signe The Delinquents et James Dean Story. Il se tourne vers la télévision, où il tournera de nombreux feuilletons après y avoir été introduit par un parrain de choix : Alfred Hitchcock. Il réalise deux épisodes de Hitchcock Presents en 1957 et 1958.

 

Après ces années obscures et laborieuses, le nom de Robert Altman retentit soudain en 1970 grâce à Mash. Trois chirurgiens à l'esprit carabin font des ravages dans une antenne médicale pendant la guerre de Corée. Une satire délirante de l'armée, bien dans l'air de révolte de 68, qui remporte la palme d'or à Cannes. L'irrévérencieux Bob est lancé. Suivra une décennie triomphale avec une quinzaine de films extrêmement variés. Car, même si sa marque de fabrique reste ce fameux style choral inauguré avec Nashville (1975), où s'entrecroisent vingt-quatre personnages dans la capitale de la musique country, il fera toujours preuve d'une inspiration très éclectique.

 

Il est en effet à chaque fois différent, inattendu, dérangeant quand il titille le western avec John McCabe, une parodie au grand air qui prend comme décor les montagnes canadiennes ou Brewster McCloud où la satire rejoint un ton fantastique peu habituel. Puis, tout à coup, il change sa caméra d'épaule pour Images, sujet plus intimiste qui suit l'évolution de la démence chez une femme. Ou encore Le Privé en 1972 où son complice Eliott Gould compose un enquêteur hors norme plus préoccupé par lui-même que par les rebondissements de l'intrigue. Le regard du cinéaste est d'abord une façon d'aborder un genre et de le tordre. Encore deux films éblouissants avec Nous sommes tous des voleurs ou California Split avant l'étonnant Nashville en 1975 où il lance à la face de l'Amérique la vision au vitriol d'un anarchiste épinglant l'univers sirupeux des majorettes et de cette majorité silencieuse qui fabrique des présidents.

 

Après cette apothéose, le cinéaste peut se retourner vers lui-même, c'est-à-dire sur ses fantasmes. La caricature est toujours là mais elle se fond à une analyse plus profonde et pernicieuse avec Trois Femmes ou Un Mariage. Plus surréaliste avec Quintet, plus conformiste pour Un Couple parfait. Puis soudain, il semble s'assagir pour une parenthèse que beaucoup jugent indigne de lui avec Popeye où le plus célèbre personnage de dessin animé est joué par Robin Williams. De nouveau, il change de répertoire en 1982 pour Reviens, Jimmy Dean, reviens où son univers rejoint la mémoire collective. Il enchaîne encore quatre autres films dont Secret Honor, film pamphlet contre la politique spectacle. En 1985, avec Fool for Love avec Sam Shepard, il innove encore en filmant ce qui aurait pu être une pièce.

 

«Je n'obéis pas à un plan, mais toujours à mon instinct. Je n'ai jamais d'idées préconçues, et ni philosophie ni politique à proposer», disait-il. Observateur sarcastique de la bourgeoisie américaine, il s'est fait une réputation de cruauté dont il essayait de se défendre : «Il y a cruauté, a-t-il expliqué, quand le public s'identifie aux personnages. L'humour et le rire désamorcent ce processus d'identification. On a dit par exemple que je m'attaquais à la bourgeoisie américaine dans Un mariage. En fait, je rassemble une cinquantaine de personnes de la middle-class formée de conservateurs et de parvenus. (...) Cynique ? Non, les yeux ouverts. Pessimiste ? Non, je crois agir positivement en montrant simplement ce que j'observe.»

 

À 77 ans, lui, l'Américain si peu tranquille avait osé s'attaquer à l'aristocratie anglaise des années 1930 dans le jubilatoire Gosford Park. Une histoire de meurtre et une satire sociale si terriblement british. Il s'était ensuite glissé dans les coulisses de la danse avec Company, un film intimiste tourné à la manière d'un documentaire. Et, symboliquement, il nous quitte sur A Prairie Home Companion, film peut-être prémonitoire, dans lequel un fantôme hante les coulisses d'un show radiophonique.

21/11/2006

Francis GIROD - 19.11.2006

 

FRANCIS GIROD - 19.11.06
 
Le cinéaste Francis Girod, 62 ans, est mort à la suite d'un malaise cardiaque dans la nuit de samedi à dimanche à Bordeaux, où il tournait pour France 2 un téléfilm sur l'Affaire Alègre-Baudis. Le réalisateur est décédé dimanche vers 04H00 du matin dans un hôtel de Bordeaux, après que le Samu eut été prévenu que le producteur-scénariste avait fait un malaise.

Assistant de Mocky et Vadim

A 8 ans, lorsque ses parents se séparent,
Francis Girod part avec sa mère à Bruxelles où, adolescent, il joue la comédie sur les planches et pour la radio. A 18 ans, il quitte la Belgique et s'installe à Paris. Là, il s'inscrit au Cours Simon et suit des cours de journalisme. Il entre dans le monde du 7e art comme stagiaire sur Les Culottes rouges d'Alex Joffé en 1962, puis comme assistant de Mocky ou Vadim Auteur en 1966 d'un Manuel de la pensée yéyé, il produit la même année L'Horizon, le premier film de Jacques Rouffio
. A cette époque, il travaille pour le petit écran (Dim dam dom, En toutes lettres) et rédige des critiques de cinéma dans Le Nouvel Observateur.

Romy Schneider, Michel Piccoli, Sophie Marceau...

Co-écrit par son vieux complice Rouffio,
Le Trio infernal premier long métrage réalisé par Francis Girod, sort en salles en 1973. Cette farce corrosive bénéficie de la présence des très populaires Piccoli et Romy Schneider. Celle-ci permettra au cinéaste d'obtenir son plus gros succès en incarnant une scandaleuse Banquière en 1980. Abordant volontiers des sujets de société, Girod évoque la colonisation dans L'Etat sauvag, l'immigration dans Le Grand Frère -avec Depardieu, qu'il dirigea aussi dans René la Canne- et les coulisses du pouvoir dans Le Bon Plaisir avec un Trintignant aux faux airs de Mitterrand. Un rien provocateur, il demande à Claude Brasseur et Sophie Marceau, père et fille dans La Boum de Pinoteau de jouer les amants terribles dans Descente aux enfers
en 1986.

Le noir lui va si bien

Avec des scénarios co-signés par des auteurs de renom, de Georges Conchon à Michel Grisolia, les films de Francis Girod font la part belle aux comédiens. Prof au Conservatoire dans les années 80, le cinéaste signe en 1984 un film sur les acteurs en herbe (L'Enfance de l'art fraîchement accueilli à Cannes), offre en 1990 le rôle du charismatique Lacenaire, assassin et poète, à Daniel Auteuil (qu'il retrouvera pour Passage à l'acte) et confie celui d'un jeune travesti à Robinson Stévenin dans Mauvais genres (avec à la clé un César du Meilleur espoir en 2002). Sombres mais non dénués d'ironie, les films de Girod sont souvent truffés de références à l'actualité, à l'image de Terminale ou d'Un ami parfait, un thriller sur la face cachée de l'industrie agro-alimentaire, son dernier long métrage pour le cinéma, sorti en avril dernier (il avait aussi signé en 2006 L'Oncle de Russie, un téléfilm avec Claude Brasseur). Très présent dans les différentes institutions cinématographiques (il fut notamment Président de la Société des Réalisateurs de Films, membre du Conseil d'administration de la Cinémathèque et Président de la SACD), Francis Girod, compagnon de la journaliste Anne Andreu, avait été élu en 2002 à l'Académie des Beaux-Arts, au siège précédemment occupé par Claude Autant-Lara.

18/11/2006

Ferenc PUSKAS -17.11.2006

Décès de Ferenc Puskas, l'ancienne gloire du football hongrois

BUDAPEST (AFP) - Ferenc Puskas, la légende du football hongrois et l'un des plus grands joueurs du XXe siècle, est décédé vendredi à l'âge de 79 ans des suites d'une longue maladie dans un hôpital de Budapest.

L'ancien joueur vedette du Real Madrid surnommé le "Major galopant", qui souffrait de la maladie d'Alzheimer, était hospitalisé depuis six ans à l'hôpital Kutvolgyi de la capitale hongroise. Il s'y trouvait en soins intensifs depuis le 12 septembre.

Selon un porte-parole de la famille, Gyorgy Szollosi, interrogé par l'AFP, il est mort des suites d'une défaillance respiratoire et circulatoire.

Puskas, l'un des meilleurs buteurs de tous les temps avec son redoutable pied gauche, avait conduit l'équipe de Hongrie à une médaille d'or aux jeux Olympiques en 1952 et à une place en finale de la Coupe du monde en 1954, perdue face à l'Allemagne (2-3).

Dans les années 1960, il avait remporté avec le Real Madrid trois Coupes d'Europe des clubs champions (1959, 1960 et 1966). Lors de la finale de 1960, il s'était particulièrement distingué avec 4 buts à son actif. Il en a inscrit au total 512 en 528 matches pour le club madrilène.

Le Real l'avait engagé après son émigration de Hongrie suite à la révolte anticommuniste de 1956. De 1943 à 1956, il avait porté les couleurs d'un seul club dans son pays, Kijpest devenu Honved Budapest, club de l'armée.

Selon M. Szollosi, "les premiers à avoir téléphoné à la famille pour exprimer leurs condoléances ont été les gens du Real Madrid, ceux de la Fédération Hongroise de foot et bien sûr les amis innombrables du monde entier".

Puskas, qui a fait ses premiers pas commencé dans le Championnat hongrois à 15 ans, a marqué 83 buts au cours des 84 matches nationaux disputés pour la Hongrie de 1945 à 1956, une époque où l'équipe nationale était surnommée "l'Equipe en or" ("Golden team") ou les "Magyars magiques".

"Le Hongrois le plus illustre du XXe siècle est parti, a déclaré dans un communiqué Ferenc Gyurcsany, le Premier ministre hongrois. Ferenc Puskas est parti, mais la légende +Puskas Ocsi+ (petit frère) restera toujours auprès de nous."

"C'est une tragédie énorme pour le pays et en particulier pour nous, ses amis", s'est exclamé Jeno Buzanszky, l'un des deux derniers membres toujours vivants de la "Golden team", cité par l'agence de presse MTI.

Au Parlement hongrois, les députés ont observé vendredi matin une minute de silence en mémoire de Ferenc Puskas.

Parmi les rencontres les plus marquantes remportées par "l'Equipe en or", la victoire étonnante en 1953 par 6 à 3 -dont deux buts de Puskas- contre les Anglais (leur première défaite sur leur terrain de Wembley), avait fourni l'occasion à la Hongrie de retrouver un sentiment de fierté malgré la dictature communiste.

L'équipe hongroise a ensuite battu une nouvelle fois l'Angleterre, mais à Budapest (7-1), avant de se propulser en finale du Mondial suisse de 1954, finalement remporté par la République fédérale d'Allemagne à Berne.

En Allemagne, le président de la DFB, Theo Zwanziger s'est souvenu vendredi de ce Mondial.

"Nos souvenirs sont étroitement liés à la légendaire finale du Mondial-54", a-t-il souligné, en rappelant que l'Allemagne, qui se remettait à peine de la guerre, s'était imposée 3-2 en finale face aux Hongrois venus du bloc communiste.

"Nos anciens adversaires sont devenus des amis et ont initié pour les jeunes générations de nos deux pays une grande amitié sportive", a souligné le patron du football allemand.

Après l'échec du soulèvement hongrois contre la domination soviétique en octobre 1956, Puskas avait quitté son pays, comme 200.000 de ses concitoyens. Il s'était réfugié en Espagne où il avait rejoint ensuite le Real Madrid et pris la nationalité espagnole en 1962.

Milton FRIEDMAN - 16.11.2006

Décès du prix Nobel de l'économie américain Milton Friedman
 

WASHINGTON (AFP) - L'économiste américain Milton Friedman, grand défenseur du libéralisme et prix Nobel d'économie en 1976, est mort jeudi à San Francisco à l'âge de 94 ans, a-t-on appris auprès du centre de recherche néo-libéral Cato Institute.

"Le grand économiste du libre marché Milton Friedman est décédé aujourd'hui à l'âge de 94 ans", a indiqué l'institut dans un communiqué.

Selon le Wall Street Journal, M. Friedman est mort d'une attaque cardiaque.

Il était considéré comme le chef de file de l'Ecole de Chicago, un groupe informel d'économistes libéraux dont le nom vient du département d'économie de l'Université de Chicago.

Son nom était associé aux aux approches "monétaristes" de la conjoncture, qui considèrent que l'inflation peut être contrôlée par l'offre monétaire.

"Milton Friedman a révolutionné la pensé économique dans le monde", a affirmé à l'AFP Jamie Dettmer, responsable des relations presse du Cato Institute.

"Si Keynes a dominé la pensée économique au milieu du 20e siècle, Friedman domine la pensée économique à la fin de ce siècle et il le fera à l'aube de ce nouveau siècle", a-t-il ajouté.

Né à New York d'une famille d'immigrants juifs aux États-Unis, Milton Friedman a d'abord fait des études en mathématiques, puis en économie. Il a obtenu en 1946 un doctorat en économie à l'université Columbia à New York.

Chercheur au Bureau national de recherche économique (NBER) de 1937 à 1981, il a écrit plusieurs ouvrages dont une Histoire monétaire des États-Unis (1963) où il explique l'aggravation de la crise de 1929 par une baisse de la masse monétaire, qu'on aurait pu éviter.

Il a été professeur à l'université de Chicago de 1946 à 1976, où il est devenu le plus connu des chefs de "l'École de Chicago".

Parmi ses ouvrages les plus connus de cet économiste qui aimait à dire que "l'inflation est partout et toujours un phénomène monétaire", on trouve notamment "La théorie quantitative de la monnaie" et "La tyrannie du statu quo".

René STERNE - 15.11.2006

RENE STERNE - 15.11.06

 

La BD est en deuil. René Sterne, l'auteur de la série «Adler» qui travaillait sur un prochain «Blake et Mortimer», est décédé brutalement mercredi, aux Caraïbes où il vivait depuis une quinzaine d'années.

Les Editions du Lombard et les Editions Blake & Mortimer annoncent le décès brutal de René Sterne survenu à l'âge de 54 ans aux Iles Grenadines (Caraïbes), ce mercredi. Il était l'auteur de la série « Adler » et travaillait sur un prochain album de « Blake et Mortimer » avec Jean Van Hamme, un projet qui lui tenait particulièrement à coeur.

René Sterne était né en Belgique le 25 août 1952. Après une scolarité classique et des études supérieures de français, d'histoire et de philo, il entame une carrière d'enseignant. Un jour il décide d'abandonner ce métier pour "vivre autre chose". C'est alors qu'il rencontre celle qui sera son épouse, Chantal De Spiegeleer, auteure et dessinatrice de BD. Celle-ci l'accompagne dans ses voyages et lui apprend à construire et à mettre en images un scénario.

En 1985, il prépublie son premier récit dans le journal « Tintin ». Intitulée « L'Avion du Nanga », son histoire se situe dans l'immédiat après-guerre et a pour héros un certain Adler. Ecoeuré par la folie meurtrière d'Hitler, cet aviateur a déserté la Luftwaffe en 1942 et s'est réfugié en Inde. Aidé par Helen, une aventurière irlandaise devenue sa compagne, il met ses talents de pilote au service des opprimés. Parce que cela fait référence à la fois à Jules Verne et Windsor McCay, son créateur se choisit le pseudonyme de Némo.

En 1987, cette aventure inaugure la série « Adler » éditée par Le Lombard. Désormais signés Sterne (« La sterne, c'est l'hirondelle de mer qui évoque le grand large »), 9 autres albums suivront: « Le Repaire du Katana », « Muerte Transit », « Dernière Mission », « Black Bounty », « L'île perdue », « La Jungle rouge », « Les Maudits », « La Force » et « Le Goulag ». Il assume le scénario et le dessin et c'est Chantal De Spiegeleer qui réalise la mise en couleurs.

En 1992, cet amoureux d'horizons lointains réalise son rêve: avec sa compagne, il s'installe aux îles Grenadines, dans les Caraïbes. C'est dans ce décor paradisiaque qu'il venait de se lancer un nouveau défi et qu'il se préparait avec enthousiasme à mettre en scène, sur un scénario de Jean Van Hamme, un nouveau « Blake et Mortimer ».

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Bertrand POIROT DELPECH - 14.11.2006

Décès du journaliste et académicien Bertrand Poirot-Delpech - 14.11.06
Par Claude CASTERAN

PARIS (AFP) - Le journaliste, romancier et essayiste Bertrand Poirot-Delpech, membre de l'Académie française, est décédé mardi à son domicile à Paris des suites d'une maladie, à l'âge de 77 ans, a indiqué sa famille à l'AFP.

Bertrand Poirot-Delpech, ce "contestataire élégant" qui plaçait l'écriture et la lecture au-dessus de tout, aura passé plus d'un demi-siècle au journal Le Monde où il a assuré les chroniques judiciaire, théâtrale puis littéraire.

"Quand auront sévi et sombré toutes les techniques imaginables de communication, vous verrez que livres et journaux resteront le recours suprême contre l'ignorance, la bêtise et la laideur", aimait dire cet inlassable défenseur de la langue française.

BPD, comme disait son entourage, laisse aussi le souvenir d'un écrivain humaniste, tendre et ironique, observateur critique de la bourgeoisie, auteur d'une vingtaine de livres, surtout des romans, comme "Le Grand Dadais" (prix Interallié 58), "La Folle de Lituanie" (Grand prix du roman de l'Académie française 70), "L'été 36", "La légende du siècle", "Bonjour Sagan", "Monsieur Barbie n'a rien à dire", "Traversées" ou "J'écris Paludes".

Il avait coécrit en 2002 le livre d'Ida Grinspan "J'ai pas pleuré", récit d'une jeune juive déportée à Auschwitz.

Pour la fondatrice du Monde des Livres, aujourd'hui décédée, Jacqueline Piatier, BPD était un "contestataire élégant", pourvu d'une chevelure blonde "de pâtre grec et de yeux bleus perdus dans le vague ou pétillants de malice".

Bertrand Poirot-Delpech est né en février 1929 à Paris, d'une famille de médecins et universitaires. Comme son nom, ses ascendants se partagent entre les Vosges et Montpellier où il compte plusieurs ancêtres chirurgiens.

Il entre au Monde en 1951 où il couvre les grands procès qui, dit-il, lui "coupent davantage le souffle que les pièces de Shakespeare". Il devient ensuite critique théâtral, puis feuilletoniste du Monde des Livres en 1972. BPD occupera cette fonction pendant 17 ans, exerçant toujours élégamment son "art du trait", avec sa manière si sûre de restituer un climat.

Malgré une étiquette d'homme de gauche et un âge relativement tendre --ce qui en fera alors le benjamin de l'Académie française--, il est élu sous la Coupole en 1986, au fauteuil de Jacques de Lacretelle.

Dans son discours de bienvenue, Alain Decaux lui lance : "même quand vous sortez de chez vous, un accordéon attaché à l'épaule, vêtu d'un chandail que vos amis ont parfois vu troué aux coudes, vous restez le descendant de cette dynastie bourgeoise (...), vous le demeurez lorsque vous enfourchez votre moto. On peut tout attendre de votre goût de la farce. Gare aux bustes de marbre qui ornent nos antichambres!".

En 1989, après avoir lu des milliers et des milliers de pages, animé par un désir "d'école buissonnière", il se voit attribuer, toujours au Monde, une libre chronique hebdomadaire intitulée "Diagonales".

Il y fait partager son goût pour la mer, dénonce les "faux-semblants" de la politique ou "les dérives d'une société où la prime à l'émotionnel brouille toute raison", évoque le drame de l'ex-Yougoslavie...

En juillet 2002, il consacre son dernier billet aux rencontres "intellectuelles" de Pontigny (1910-1939) et de Cerisy (depuis 1952). "Avec les récitals et les lavoirs illuminés", elles "attestent la survie d'un luxe bien français, d'une coquetterie nationale : savoir deviser sous l'arbre sur un peu tout, refaire le monde à la fraîche, causer un brin", écrivait-il.

Bon joueur de tennis et grand amateur de voile, BPD était père de trois enfants. Il était président d'honneur du Syndicat professionnel de la critique dramatique et musicale, président du conseil d'administration du Musée-mémorial des enfants d'Izieu (Ain) et avait collaboré à diverses adaptations pour le cinéma et la télévision.

Jack PALANCE - 10.11.2006

Jack PALANCE - 10.11.06

LOS ANGELES (AFP) - L'acteur américain Jack Palance, qui avait prêté sa "gueule" à des dizaines de rôles de tueurs, psychopathes et autres méchants à Hollywood, est décédé vendredi en Californie (ouest) à l'âge de 87 ans.

"Jack Palance est mort vendredi (...) de mort naturelle à son domicile de Montecito, Californie, entouré de sa famille", a précisé un porte-parole, Dick Guttman, dans un communiqué.

De son vrai nom Walter Palahnuik, Palance, né le 18 février 1919 à Lattimer (Pennsylvanie, est) dans une famille de modestes émigrants ukrainiens, avait joué dans plus de 80 films, principalement des rôles de tueurs et de psychopathes, admirablement servis par sa "gueule" taillée à la serpe.

Visage anguleux, menton en galoche surmonté d'un nez cassé aux ailes écrasées, Palance avait déjà un air inquiétant mais il pouvait devenir effrayant avec ses tempes creuses et ses yeux d'asiate enfouis dans les orbites.

Il avait obtenu en 1991 l'Oscar du meilleur second rôle pour le western comique "City Slickers", dont il partageait l'affiche avec Billy Crystal. Il avait pourtant connu dans les années 1970 une traversée du désert ponctuée de films alimentaires, pour avoir rejeté Hollywood auquel il ne pardonnait pas de l'avoir cantonné à des rôles antipathiques.

Fils de mineur de fond, il entame dès ses 13 ans une carrière de boxeur professionnel au palmarès honorable: 18 victoires pour 20 combats.

A l'aube de la Seconde Guerre mondiale, il s'essaie aux planches lors de ses études universitaires, avant de s'engager sous les drapeaux pour devenir pilote de bombardier.

Démobilisé, il vivote, devenant successivement vendeur de glaces, maître-nageur, garde du corps et journaliste, avant de brûler les planches de Broadway et d'être remarqué et lancé par Elia Kazan pour son "visage que seule une mère pourrait aimer".

Le metteur en scène lui confie le rôle principal dans la pièce "Un tramway nommé désir", où Palance remplace Anthony Quinn et Marlon Brando, malades tour à tour. C'est encore Kazan qui le révèle au cinéma, trois ans après, dans "Panique dans la rue".

Puis il se forge une image de "salaud" en étant Attila dans "Le signe du païen" de Douglas Sirk (1954), Jack l'éventreur dans "L'assassin de Londres" d'Hugo Fregonese (1955) et l'homme qui tente de tuer la belle Joan Crawford dans "Le masque arraché" de David Miller (1952) pour lequel il sera nommé aux Oscars.

En 1955, Robert Aldrich lui offre son premier rôle psychologique dans "Le grand couteau" où il révèle une autre facette de son talent.

Malgré d'autres tentatives, comme dans "La peur au ventre" de Stuart Heisler (1955) ou "Le mépris" de Jean-Luc Godard (1964), il retourne à ses rôles habituels.

Ecoeuré par Hollywood, il accepte les rôles de troisième couteau et devient plus célèbre pour ses frasques - il se bat avec des spectateurs, se brouille avec les metteurs en scène et les imprésarios - que pour ses films en dépit de quelques réussites dans "Barabbas" (1962) et "Les professionnels" (1966).

Après s'être perdu dans des productions italiennes, il avait fait un retour remarqué notamment dans "Bagdad Café" de Percy Adlon (1987) et "Batman" de Tim Burton (1988).

Misanthrope comme son ami Lee Marvin, Jack Palance vivait isolé dans son ranch de Californie et consacrait son temps à la peinture et à sa famille. Il était apparu à l'écran pour la dernière fois en 2004 dans un téléfilm.

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Jean-Jacques SERVAN SCHREIBER - 06.11.2006

Décès de Jean-Jacques Servan-Schreiber à 82 ans

PARIS (AP) -- Il avait fondé "L'Express" avec Françoise Giroud dans les années 1950. Jean-Jacques Servan-Schreiber, à la fois patron de presse, écrivain et homme politique est décédé dans la nuit de lundi à mardi à l'hôpital de Fécamp (Seine-Maritime).
Atteint d'une forme de dégénérescence qui affectait sa mémoire, "JJSS", 82 ans, vivait dans sa résidence secondaire de Veulettes-sur-Mer (Seine-Maritime). Il avait été hospitalisé dimanche à la suite d'une bronchite.
Jean-Jacques Servan-Schreiber était né le 13 février 1924 à Paris. Fils aîné d'Emile Servan-Schreiber, co-directeur du journal "Les Echos", c'est un élève excellent, doué et travailleur. Il intègre Polytechnique mais n'exercera jamais le métier d'ingénieur: il préfère faire ses débuts au "Monde", engagé par Hubert Beuve-Méry comme éditorialiste en politique étrangère.
En 1951, Jean-Jacques Servan-Schreiber rencontre la journaliste Françoise Giroud, avec qui il ouvre la grande aventure de "L'Express". Avec ce journal, fondé en 1953, ils marquent profondément l'histoire de la presse française.
Les débuts sont difficiles. Mais François Mauriac, en disgrâce avec "Le Figaro", rejoint l'équipe, avant que Jean-Paul Sartre, Albert Camus, André Malraux n'apportent eux aussi leur talent. Dans les colonnes de "L'Express", JJSS soutient ouvertement la politique de Pierre Mendès-France, dénonce les "événements" d'Algérie et leur cortège de tortures et d'exactions, ce qui lui vaut plusieurs saisies.
Les années 1960 sont un tournant pour le fondateur de "L'Express". Opposé au retour du général de Gaulle, l'hebdo voit son audience diminuer, tandis qu'à la même époque, la famille Servan-Schreiber perd le contrôle des "Echos" et JJSS se fâche avec son mentor Mendès-France.
Il divorce aussi de sa première épouse, l'écrivain Madeleine Chapsal, quitte sa maîtresse François Giroud et épouse Sabine Becq de Fouquières avec laquelle il aura quatre fils (David, Emile, Franklin et Edouard).
Admirateur du modèle américain, il publie alors "Le Défi américain", paru en 1967, qui reste aujourd'hui le plus gros succès de librairie pour un essai politique. Le livre, traduit en 15 langues, s'est vendu à des millions d'exemplaires dans le monde. Sa bonne connaissance des Etats-Unis et ses prises de position avait amené Jean-Jacques Servan-Schreiber à être contacté par le président américain John Fitzgerald Kennedy, alors sénateur, qui s'intéressait aux problèmes de la décolonisation.
Proche de François Mitterrand comme de Valéry Giscard d'Estaing, qu'il a connu à Polytechnique, l'homme de presse est aussi attiré par la politique et décide finalement de s'y engager. Il devient député de Nancy en 1970, après avoir mené une campagne à l'américaine. Il est président du Conseil régional de Lorraine et président du Parti radical entre 1971 et 1979.
Orateur brillant ayant une vraie capacité à convaincre, il inspire Valéry Giscard d'Estaing pour sa campagne présidentielle victorieuse de 1974. Mauvais négociateur, Jean-Jacques Servan-Schreiber ne parvient à s'imposer: éphémère ministre des Réformes de VGE du 27 mai au 9 juin 1974, il sera écarté par Jacques Chirac, Premier ministre, qui le surnomme le "turlupin".
L'homme de presse vend son journal en 1977, privé de cet important soutien financier, sa carrière politique sombre. Il reste toutefois le père fondateur de l'UDF qui aider Giscard à contenir la montée en puissance du RPR de Jacques Chirac aux élections législatives de 1978. Après un nouvel échec aux élections européennes, où il présente une liste "Emploi, Egalité, Europe" avec Françoise Giroud, Jean-Jacques Servan-Schreiber abandonne définitivement sa carrière politique.
Ruiné, il s'envole pour les Etats-Unis avec ses quatre fils qui seront formés à la prestigieuse université de Pittsburgh. Jean-Jacques Servan-Schreiber revient en France dans les années 1990. Souffrant d'une forme de dégénérescence affectant sa mémoire, il écrit son dernier article en 1996.
Réfugié depuis dans sa maison de campagne de Veulettes (Seine-Maritime) avec son épouse, JJSS avait fait une dernière apparition en public lors des obsèques de celle qu'il avait tant aimée, Françoise Giroud. AP

Bulent ECEVIT - 05.11.2006

Les Turcs rendent un dernier hommage à l'ancien Premier ministre Ecevit

ANKARA (AFP) - Une foule nombreuse s'est rassemblée dès les premières heures de samedi matin dans le centre d'Ankara pour rendre un dernier hommage à l'ancien Premier ministre turc Bulent Ecevit, mort dimanche dernier à l'âge de 81 ans.

La dépouille de M. Ecevit a été transporté d'abord de la clinique militaire où il s'est éteint au siège du parti de la gauche démocratique (DSP) qu'il a dirigé jusqu'en 2002.

Une office religieux s'est tenu dans cette clinique avec la participation de plusieurs hauts dignitaires politiques et militaires.

De nombreux sympathisants de sa cause politique l'ont attendu dans le froid devant le siège du DSP, brandissant ses effigies et des drapeaux turcs et ceux du parti aux couleurs bleu et blanc.

Puis le corbillard, accompagné d'un cortège, est arrivé au parlement où M. Ecevit avait été pour la première fois élus député en 1957. Le chef de l'Etat Ahmet Necdet Sezer, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, ainsi que son principal rival politique, l'ancien Premier ministre et président de la République Süleyman Demirel, ont assisté à une courte cérémonie.

Kenan Evren, l'ex-homme fort du coup d'Etat militaire de 1980, après lequel M. Ecevit avait été brièvement emprisonné, était également présent.

M. Ecevit, Premier ministre à cinq reprises et retiré de la vie politique en 2002, est décédé des suites d'une insuffisance respiratoire et circulatoire à l'hôpital militaire d'Ankara où il avait été admis le 18 mai après une hémorragie cérébrale.

Il était très respecté surtout pour sa probité dans une classe politique minée par des affaires de corruption. Il était également considéré par les Turcs comme l'homme de Chypre, ayant ordonné en 1974 aux troupes turques d'intervenir contre l'île en riposte à un coup d'Etat d'ultranationalistes chypriotes grecs soutenus par la junte alors au pouvoir à Athènes, qui voulaient rattacher l'île à la Grèce.

Des obsèques nationales seront organisées en fin de matinée après une prière dans la plus grande mosquée d'Ankara, Kocatepe, où des dizaines de milliers de personnes étaient attendues.

M. Ecevit sera inhumé dans un cimetière national où sont enterrés les anciens présidents turcs. Une loi spéciale a été adoptée à l'initiative du gouvernement pour que M. Ecevit puisse y être enterré.

La police a pris d'importantes mesures de sécurité pour assurer l'ordre pendant les obsèques qui coïncide avec un grand congrès du parti de la Justice et du Développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), au pouvoir, et pas moins de 10.000 policiers seront déployés, selon les médias.

Jean HAYET - 03.11.2006

 JEAN HAYET - 03.11.06

Le théâtre Royal des Galeries a annoncé, vendredi, le décès de Jean Hayet qui allait fêter ses 67 ans. Un des rôles marquant de sa carrière a été celui de Madame Chapeau qu'il avait interprété près de 1500 fois, les Revues et les reprises compris.

Jean Hayet était devenu comédien en suivant son frère, Paul Florian. Ses premiers pas ont eu lieu sur les scènes du théâtre du Méridien. Après quelques passages au théâtre des Quatre'sous et le Parvis, il pose ses valises aux Galeries dès 1972 avec "Une fille dans ma soupe". "J'y suis, j'y reste", disait-il, satisfait de pouvoir jouer de tout: des classiques, du vaudeville, des Revues et des auteurs comme Pinter ou Ayckbourn. Jean Hayet a travaillé avec de nombreux metteurs en scène sur des textes de Molière, Feydeau, Edmond Rostand, Agatha Christie, Ionesco, Oscar Wilde, Jean Poiret, Francis Veber, Ray Clooney, Goethe, Camus, Shakespeare, Tchékov, Marivaux, et bien d'autres.

Son rôle dans Caligula fut sa dernière apparition. Il avait joué dans plus d'une quinzaine de pièces ces dernières saisons dont parmi d'autres, Nina, Le noir te va si bien, Panique au Plazza, Cyrano de Bergerac, Témoin à charge, rappelle le Théâtre Royal des Galeries dans un communiqué.

Jean Hayet a également mis en scène pour la Compagnie des Galeries L'Avare de Molière, dans lequel il jouait Harpagon, et Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare dont il signa l'adaptation. En 1996, au Théâtre Molière, il conçu et interpréta un spectacle sur André Baillon, qui reçut de nombreuses éloges vantant l'intelligence de la réalisation, précise le communiqué.

Les obsèques auront lieu le mercredi 8 novembre à 11 heures au crématorium d'Uccle.

William STYRON - 01.11.2006

Décès de l'écrivain William Styron à l'âge de 81 ans

L'écrivain américain William Styron, qui dans son oeuvre a exploré les recoins les plus sombres de l'esprit et de la condition humaine, est décédé mercredi à l'âge de 81 ans à Martha's Vineyard, dans le Massachusetts.

Sa fille Alexandra a déclaré que l'auteur du "Choix de Sophie" était mort d'une pneumonie à l'Hôpital de Martha's Vineyard. Styron, qui possédait des domiciles à Martha's Vineyard et dans le Connecticut, souffrait depuis longtemps de problèmes de santé.

Natif de Virginie où son père était armateur, Styron a consacré l'essentiel de son oeuvre à son obsession des rapports entre les races, les classes sociales et le sentiment de culpabilité avec des romans tourmentés tels que "Les confessions de Nat Turner" pour lequel il s'était vu décerner le prix Pulitzer malgré la vague de protestation qu'il avait provoquée, ses détracteurs l'accusant de racisme et d'inexactitude.

Mais c'est incontestablement "Le Choix de Sophie" publié en 1979, l'histoire d'une survivante de l'Holocauste venue de Pologne, qui donnera à Styron une notoriété internationale grâce notamment à son adaptation au cinéma en 1982 et à l'interprétation de Meryl Streep qui lui vaudra l'Oscar du meilleur rôle féminin. AP

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Pieter WILLEM BOTHA - 28.10.2006

Mort de l'ancien président sud-africain P.W. Botha- 31.10.06

LE CAP (AP) - L'ancien président sud-africain Pieter Willem Botha est mort à l'âge de 90 ans, a annoncé mardi l'agence de presse sud-africaine SAPA. Le "grand crocodile" avait dirigé le pays de 1978 à 1989, pendant les années les plus dures de l'apartheid, au plus fort de l'isolement international et des violences raciales.

Le Congrès national africain (ANC) au pouvoir, qui était interdit comme organisation terroriste sous le régime de Botha, a été l'une des premières organisations à présenter ses condoléances dans un communiqué.

Pieter Botha s'est éteint dans la soirée à son domicile à Wilderness, où il vivait reclus ces dernières années, loin des changements de l'Afrique du Sud de l'après-apartheid.

Surnommé "le grand crocodile" et connu pour son style autoritaire, Pieter Botha avait résisté aux pressions croissantes pour la libération du plus célèbre prisonnier politique du pays, le futur président Nelson Mandela, qui fut libéré en 1990 par son successeur, le dernier président blanc Frederik de Klerk. Ce dernier allait engager l'Afrique du Sud sur la voie des premières élections multiraciales en 1994, portant au pouvoir Nelson Mandela.

P.W. Botha aimait à se présenter comme le premier dirigeant sud-africain à avoir engagé des réformes de l'apartheid, mais il avait pourtant fermement défendu le cadre du régime, refusant d'accorder le droit de vote aux noirs, restreignant considérablement les activités des organisations politiques noires et faisant arrêter plus de 30.000 personnes.

Il avait cherché le soutien des métis et des indiens avec des mesures de libéralisation, levant notamment les restrictions sur les mariages interraciaux. Mais chaque avancée était suivie d'un contre-coup: en 1986, il décrétait l'état d'urgence et engageait la pire répressions en plus de quatre décennies d'apartheid.

La commission vérité et réconciliation, instituée par le gouvernement de Mandela pour enquêter sur les abus sous le régime de l'apartheid, avait conclu en 1998 que Pieter Botha avait commis des violations flagrantes des droits de l'Homme. Mais sa santé défaillante lui avait permis d'échapper à des poursuites.

Né le 12 janvier 1916, Pieter Botha, fils d'un agriculteur de l'Etat libre d'Orange, abandonne ses études universitaires en 1935 pour travailler à l'organisation du Parti national. Durant la Seconde guerre mondiale, il rejoint la Ossewabrandwag, une organisation favorable aux nazis.

En 1948, Pieter Botha est élu au Parlement, l'année de l'arrivée au pouvoir du Parti national, qui commence à élaborer la législation de l'apartheid. Entré au gouvernement en 1961, il est nommé ministre de la Défense en 1966 puis Premier ministre en 1978 avant d'être élu président en 1984.

Victime d'une attaque en janvier 1989, Botha démissionne de la tête du parti National où lui succède De Klerk, alors ministre de l'Education. Mais il reste à la présidence et organise une rencontre secrète avec Mandela, dénoncée par ses critiques comme une tentative pour démontrer sa supériorité sur De Klerk.

"J'étais très nerveux de voir M. Botha", a raconté Mandela dans ses mémoires. "Il me semblait l'incarnation de l'Afrikaner à l'ancienne, raide et entêté, qui ne parlait pas avec les responsables noirs mais leur donnait des ordres. Je me suis promis que s'il se comportait sur ce ton autoritaire avec moi, je devrais l'informer que je trouvais ce type de comportement inacceptable".

Mais lors de cette rencontre, P. W. Botha se montre affable, courtois et respectueux, "désarmant complètement" Mandela, jusqu'à ce que ce dernier lui demande la libération de tous les prisonniers politiques, y compris lui-même, sans condition. "Ce fut le seul moment de tension de la rencontre et M. Botha m'a dit qu'il craignait de ne pas pouvoir faire ça".

Un mois plus tard, Botha provoque et perd, un affrontement politique avec Frederik de Clerk. Il est contraint de démissionner.

En 1997, il refusera de se présenter devant la Commission vérité et réconciliation présidée par l'archevêque Desmond Tutu, dénonçant un "cirque". Reconnu coupable d'outrage à la cour pour avoir refusé de témoigner sur son rôle en tant que président du redouté Conseil de sécurité sud-africain, il est condamné à un an de prison avec sursis, mais avait gagné en appel sur un point de procédure.

Dans son rapport final en 1998, la commission conclut que Botha a donné l'ordre de l'attentat à la bombe contre un immeuble de Johannesburg abritant un groupe anti-apartheid et est directement responsable de l'attentat perpétré en 1987 contre les locaux du Congrès national africain (ANC) à Londres. AP

Tina AUMONT - 28.10.2006

TINA AUMONT - 28.10.06

L'actrice franco-américaine Tina Aumont, décédée samedi en France d'une embolie pulmonaire à l'âge de 60 ans, a accompli en Italie la plus belle partie de sa carrière, qui aura souffert d'une vie mouvementée, entre déceptions sentimentales et ennuis judiciaires liés à la drogue.

Sa naissance décidera de son destin: Tina --de son vrai prénom Christina-- Aumont est née le 14 février 1946 à Hollywood de l'union de deux acteurs, le Français Jean-Pierre Aumont et l'actrice d'origine dominicaine Maria Montez.

Son enfance est endeuillée par le décès tragique, alors qu'elle n'a que 5 ans, de sa mère, découverte morte dans sa baignoire, probablement d'une crise cardiaque.

Tina Aumont n'a que 16 ans quand elle se marie avec l'acteur et réalisateur français Christian Marquand --elle joue d'ailleurs au début sous ce nom--, qui la recommande à son ami Roger Vadim pour un rôle dans "La Curée", en 1966.

La même année, elle est Nicole dans "Modesty Blaise" de Joseph Losey.

Elle divorce après seulement deux ans de mariage. Sa carrière, qui a trouvé en 1967 le chemin de l'Italie, est d'ores et déjà lancée. La belle brune aux grands yeux accumule les rôles de femme attirante et sensuelle dans des longs métrages signés Bolognini ("Metello", 1970), Fellini ("Casanova", rôle d'Henriette, 1976) ou Rosi ("Cadavres exquis", 1976).

En 1976 encore, elle apparaît en Valentina dans "Nina" de Vincente Minnelli, au sein d'une distribution impressionnante (Ingrid Bergman, Liza Minnelli, Isabella Rossellini...).

Tina Aumont rencontre le peintre dandy Frédéric Pardo et s'établit ensuite à Rome, où elle mène grand train et se lie avec le producteur et réalisateur Fabrizio Lori.

Elle est bientôt inquiétée par la justice pour avoir fait entrer en Italie, en mars 1978, près de 400 grammes d'opium dissimulés dans des statuettes orientales expédiées de Thaïlande. Tina Aumont sera condamnée pour ces faits au début des années 1980 à une peine de 3 ans de prison, ramenée en appel à 9 mois.

Evoquant en 1982 dans "France Soir" ce séjour italien tumultueux, qui aura duré une dizaine d'années, l'actrice parlera d'"une envie de saccager (sa) propre existence".

Tina Aumont décide alors de ne plus tourner qu'en France, mais sa carrière ralentit singulièrement, avec des apparitions au petit écran (un épisode de la série "Maigret" en 1982) et dans des rôles secondaires au cinéma, de "La Bande du Rex" (1980) de Jean-Henri Meunier à "La mécanique des femmes" de Jérôme de Missolz (2000) en passant par "Les Frères Pétard" de Hervé Palud.

Tina Aumont est décédée samedi matin dans les Pyrénées-Orientales, où elle résidait, et sera inhumée au cimetière du Montparnasse à Paris à une date qui n'a pas été précisée par ses proches.

Trevor BERBICK - 28.10.2006

Décès de Trevor Berbick, dernier vainqueur d'Ali

Samedi 28 octobre 2006

Le Jamaïco-Canadien Trevor Berbick, qui avait battu Muhammad Ali lors du dernier combat du légendaire boxeur, puis abandonné son titre mondial des lourds à l'Américain Mike Tyson, a été retrouvé mort à son domicile.

Berbick, 51 ans, avait défendu les couleurs de son île natale lors des jeux Olympiques de Montréal en 1976, avant de prendre en plus la citoyenneté canadienne.

La police n'a donné aucune indication précise sur les causes exactes du décès de Berbick, retrouvé mortellement blessé par ce qui pourrait être des coups de machette. Selon des radios locales, Berbick, qui aurait dû assister à une soirée locale de boxe dimanche, avait eu plusieurs conflits sérieux avec son voisinage.

En mai 2000, Berbick avait fini sa carrière avec un bilan de 50 victoires, dont 33 KO, 11 défaites et 1 match nul. Mais il a surtout marqué l'histoire de ce sport avec deux combats. Le 11 décembre 1981 à Nassau, aux Bahamas, il avait remporté aux points et à l'unanimité un combat contre Ali, qui allait du même coup se retirer définitivement des rings quelques jours avant son 40e anniversaire. Le 22 novembre 1986, à Las Vegas, Mike Tyson (20 ans) devenait le plus jeune champion du monde des lourds de l'histoire en le mettant KO à la 2e reprise pour le titre WBC, couronne que Berbick avait récupérée huit mois plus tôt, à l'âge de 33 ans.