21/10/2006

Jean GUY - 19.10.2006

capture142Décès du journaliste Jean Guy- 19.10.06

 
Jean Guily, dit Jean Guy, figure marquante du journalisme carolorégien, est décédé ce jeudi 19 octobre dans la soirée. Agé de 67 ans, il s'est éteint au terme d'une longue et pénible maladie.

Professeur, puis préfet de l'Athénée Jules Destrée à Marcinelle, il a d'emblée été mordu par le virus du journalisme. Jean Guy est ainsi devenu chroniqueur politique. Son trait féroce fut remarqué, tout d'abord, au Journal de Charleroi, puis à La Nouvelle Gazette, où il créa la rubrique des "Indiscrétions de Jean Guy", dans laquelle il passait en revue les petits et grands événements de la vie politique carolorégienne.

Il avait aussi collaboré à l'hebdomadaire Métro, à Charleroi, créé dans les années septante par René-Pierre Hasquin avant que la revue n'entre dans le giron du "Vif l'Express. En 1985, Jean Guy avait quitté La Nouvelle Gazette pour devenir le rédacteur en chef du quotidien Le Peuple et du Journal.

La situation financière précaire des deux journaux socialistes avaient d'ailleurs contraint les deux quotidiens à fusionner. Jean Guy y est resté jusqu'à la disparition de ces deux titres qui laissèrent place au Matin. (belga)

Robert FRERE - 17.10.2006

Robert FRERE - 17.10.06 

Robert Frère, qui avait animé plusieurs émissions sur la RTBF, est décédé d'un cancer à l'âge de 82 ans, a indiqué mercredi la télévision publique dans un communiqué. Il avait quitté le métier d'animateur en 1996 après une carrière de 35 ans.

Robert Frère a notamment été aux commandes de "Double 7", aux côtés de Bernard Perpète (décédé en septembre dernier) et de Marianne Périlleux, entre 1987 et 1996. Il a également piloté pendant 18 ans (de 1961 à 1979) l'émission "A vos marques", qui mettait des écoles en confrontation.

Parallèlement à son parcours à la RTBF, Robert Frère a été professeur dans différents établissements de la ville de Bruxelles. Il était devenu collaborateur à la RTBF après avoir été repéré lors d'un cours d'art dramatique et de diction auquel il participait, a expliqué le porte-parole de la RTBF.

Daniel EMILFORK - 17.10.2006

Décès de l'acteur Daniel Emilfork-17.10.06

L'acteur français d'origine ukrainienne Daniel Emilfork est décédé ce mardi 17 octobre, à l'âge 82 ans. "Gueule" du cinéma hexagonal, il avait incarné le savant fou de "La Cité des enfants perdus".


Crâne chauve, visage émacié, oeil perçant, Daniel Emilfork occupe une place de choix dans la galerie des "gueules" du cinéma français. L'acteur est décédé ce mardi 17 octobre, à l'âge de 82 ans.

Venu d'Ukraine

Issu d'une famille originaire d'Odessa (Ukraine) fuyant les pogroms, Daniel Emilfork né Daniel Zapognikof, gagne la France dans les années 50. Formé à la comédie par Roger Blin et Tania Balachova, l'acteur impose d'emblée son physique inquiétant que renforce encore un accent venu de l'Est auquel il se plaît à donner les inflexions les plus lugubres. Au théâtre, il fait sensation dans le répertoire classique, jouant notamment Shakespeare, Lorca ou Tchekov dans le cadre de la compagnie Balachova. Remarqué par Marc Allégret, Emilfork débute au cinéma dans Futures Vedettes (1955), avec Jean Marais et Brigitte Bardot
. Dès lors, l'acteur va s'imposer comme l'un des seconds rôles incontournables du cinéma français.

Malaise et ambiguïté

Drame historique (Notre-Dame-de-Paris, Le Triomphe de Michel Strogoff), espionnage (OSS 117 se déchaîne), film noir (Les Espions) ou horreur (Midi minuit), Emilfork explore tous les genres et tous les supports, composant de savoureux personnages pour le grand comme pour le petit écran. Mais quelque soit le rôle, il crée l'effroi ou suggère le malaise et l'ambiguïté avec un sens aigu de la nuance. "Gueule" du cinéma hexagonal, le comédien ne néglige pour autant l'international, et joue sous la direction de Clive Donner (Quoi de neuf, Pussycat ?), Peter Ustinov(Lady L.), George Cukor (Voyages avec ma tante) et surtout Federico Fellini (Casanova). Actif sur les plateaux de cinéma, l'acteur l'est aussi sur les planches, participant aux mises en scène de Patrice Chéreau
et Claude Régy. En 1986, il marque les esprits dans Marat-Sade de Peter Weiss.

Savant fou pour Caro et Jeunet

Quelque peu ignoré par la nouvelle génération des cinéastes français, Daniel Emilfork connaît un retour grâce avec Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro, qui lui confient en 1994 le rôle du scientifique voleur de rêves d'enfants dans La Cité des Enfants Perdus. (source Allo Cine)

14/10/2006

Gillo PONTECORVO - 12.10.2006

GILLO PONTECORVO - 12.10.06

Le cinéaste italien Gillo Pontecorvo, qui avait notamment remporté le Lion d'Or à Venise en 1966 avec "La Bataille d'Alger", est décédé jeudi soir à Rome à l'âge de 86 ans, a annoncé l'agence italienne Ansa.

Marié et père de trois enfants, le réalisateur est mort à l'hôpital Gemelli de Rome, a indiqué Ansa, sans préciser la cause de son décès.

Né en 1919 à Pise, en Toscane, Gillo Pontecorvo était reconnu comme un des plus grands cinéastes italiens de l'après-guerre, deux fois candidat à l'Oscar d'Hollywood et qui avait dirigé l'acteur américain Marlon Brando dans "Queimada" (1971).

Etudiant en chimie avant de se tourner vers le journalisme, il devint membre du parti communiste italien au début des années 1940 et fit partie de la résistance antifasciste de 1943 à 1945.

Correspondant après la guerre de divers journaux italiens à Paris, il se tourna vers le cinéma en débutant comme assistant d'Yves Allégret.

Son premier long-métrage, "Un dénommé Squarcio" ("La grande strada Azzurra", 1957) dresse le portrait d'un petit village de pêcheurs où l'on voit Yves Montand lutter pour nourrir sa famille. Trois ans plus tard, Pontecorvo raconte dans "Kapo" l'histoire d'une juive devenue auxiliaire des nazis dans un camp allemand.

En 1965, "La Bataille d'Alger" apporte la consécration au réalisateur.

Tourné et coproduit avec Yacef Saadi, ancien dirigeant du FLN, le film montre de façon équilibrée et réaliste la lutte des parachutistes français contre les hommes du FLN en 1958, dans la Casbah d'Alger, l'usage de la torture d'un côté, les attentats aveugles de l'autre.

Longtemps interdit en France, "La Bataille d'Alger" obtint le Lion d'Or à la Mostra du Cinéma à Venise en 1966.

Dans son film suivant, "Queimada", Pontecorvo dirige Marlon Brando et affronte une nouvelle fois le thème du colonialisme.

Directeur de la Mostra de Venise de 1992 à 1996, Gillo Pontecorvo avait été invité au Festival de Cannes en 2004 pour présenter "La Bataille d'Alger", ressorti dans les salles près de 40 ans après son tournage.

Anna POLITKOVSKAIA - 08-10-2006

Russie: Anna Politkovskaïa, rare journaliste à couvrir la Tchétchénie, tuée à Moscou
Par Delphine THOUVENOT

MOSCOU (AFP) - La journaliste russe Anna Politkovskaïa, célèbre jusqu'en Occident pour sa couverture très critique de la guerre en Tchétchénie et l'une des rares à couvrir ce conflit oublié, a été tuée par balles samedi à Moscou.

Son corps a été découvert en fin d'après-midi par une voisine dans l'ascenseur de son immeuble. Le Parquet a ouvert une enquête pour "meurtre avec préméditation".

Primée à l'étranger, notamment par le Pen Club International et en 2003 par le prix du Journalisme et de la Démocratie de l'OSCE, elle avait publié plusieurs livres, dont "Voyage en enfer. Journal de Tchétchénie", qui avait eu un large écho lors de sa sortie en 2000 en France.

Rare journaliste russe à couvrir encore la deuxième guerre de Tchétchénie, lancée par Moscou en octobre 1999, elle écrivait régulièrement dans le bi-hebdomadaire Novaïa Gazeta de longs articles dénonçant les assurances de normalisation en Tchétchénie du président Vladimir Poutine.

Très critique de la politique de Moscou dans le Caucase mais aussi plus largement du tournant autoritaire pris par le régime de M. Poutine, cette quadragénaire aux cheveux poivre et sel et au verbe acéré venait de publier "La Russie selon Poutine", paru au printemps en France.

"Il est évident que la première version qui vienne à l'esprit est celle d'un meurtre lié à ses activités professionnelles", a commenté Vitali Tretiakov, rédacteur en chef du journal Moskovskie Novosti.

"Elle a écrit tant de choses la mettant en danger, elle était devenue si célèbre ces dernières années, qu'il semblait qu'elle était intouchable", a réagi Tatiana Lokchina, directrice de l'ONG Demos et auteur de nombreux rapports sur les violations des droits de l'Homme en Tchétchénie.

"Elle ne disait pas se sentir menacée", a ajouté Mme Lokchina, qui venait de participer à une conférence sur la Tchétchénie à Stockholm avec Mme Politkovskaïa, fréquente invitée de colloques sur la Tchétchénie à l'étranger.

Alors qu'elle se rendait en avion à Beslan pour couvrir la prise d'otages en septembre 2004 dans une école de cette petite ville du Caucase par un commando pro-tchétchène, la journaliste avait été victime d'une intoxication. Elle avait accusé les autorités d'avoir empoisonné le thé qui lui avait été servi à bord.

En février 2001, cette lauréate de la Plume d'or (prix de l'Union des journalistes de Russie) avait été détenue plusieurs jours par les forces russes en Tchétchénie, une arrestation qu'elle avait alors liée à son enquête sur un centre de détention de l'armée.

"Pour la Tchétchénie, c'est une grande tragédie, c'était une des dernières journalistes à couvrir la guerre, à rapporter avec constance les violations des droits de l'Homme", ajoute Mme Lokchina, évoquant ses articles sur les abus commis par les forces fédérales mais aussi, de plus en plus ces dernières années, par les milices redoutées du Premier ministre tchétchène pro-russe, Ramzan Kadyrov, l'homme fort de Moscou dans la république du Caucase.

"Elle critiquait beaucoup Kadyrov, elle était l'une des rares à se le permettre", relève la défenseuse des droits de l'Homme.

Son dernier article dans Novaïa Gazeta, au début du mois, intitulé "Entente punitive", évoquait la terreur menée par les milices de Ramzan Kadyrov, officiellement intégrées aux forces fédérales.

Le dernier meurtre retentissant d'un journaliste en Russie est celui du journaliste américain Paul Klebnikov, rédacteur en chef de l'édition russe du magazine américain Forbes, tué à Moscou en juillet 2004.

La chaîne de télévision privée NTV ouvrait son journal sur le meurtre de Mme Politkovskaïa, rappelant que la journaliste avait accepté en octobre 2002 de servir de négociatrice lors de la prise d'otages dans un théâtre de Moscou par un commando pro-tchétchène.

07/10/2006

Rafaël PIVIDAL - 06.10.2006

Vendredi 06 octobre 2006


Le romancier d'origine argentine Rafaël Pividal, virtuose de l'absurde et de la dérision, est décédé lundi à Paris des suites d'un cancer à l'âge de 72 ans.

Né en 1934 près de Buenos Aires, Pividal est l'auteur d'une vingtaine de romans. Doté d'une ironie mordante, ennemi des idées reçues, il avait obtenu le prix Goncourt de la nouvelle en 1991 pour "Le goût de la catastrophe".

Orphelin de père à l'âge de 10 ans, sa jeunesse en Argentine est marquée par une grande pauvreté et il doit travailler dès 14 ans pour continuer ses études. Après le le bac au lycée français de Buenos Aires, il s'installe à Paris où il entreprend des études de mathématiques qu'il abandonne pour la philosophie. En 1961, il est reçu à l'agrégation, à l'âge de 25 ans.

Prof de philo à Alger, en pleine guerre d'Algérie (1961-62), puis au lycée Condorcet à Paris, il obtient en 1964 un poste à la Sorbonne, où il enseignera la sociologie et l'art comme maître de conférence jusqu'à la fin de sa carrière.

En 1963, son premier roman, "Une paix bien intéressante", paraît aux éditions du Seuil. Il publie ensuite régulièrement des livres souvent brefs, denses, farfelus, des fables insolites pour traduire l'absurdité du monde.

Parmi ses textes les plus connus : "Pays-Sages" (1977), "La découverte de l'Amérique" (1981), "Grotius" (1986 - Prix Sainte Beuve) et "Les aventures ordinaires de Jacques Lamare" (1992). "94", publié en 1993, est un conte philosophique sous le signe du fantastique et de la science-fiction.

Esprit mathématique et philosophe, cet homme robuste à l'abondante chevelure grise invite à percevoir le dérisoire de l'existence dans le sillage de Kafka, Boris Vian ou Raymond Queneau.

Dans "Le petit Marcel" (1989), véritable vade-mecum du parasite, Pividal raconte l'histoire d'un pique-assiette qui écume le Paris mondain et les dîners en ville : "Notre culture basique internationale actuelle faite de ketchup, de pizza, de lumière tournoyante, de spots publicitaires, de télé et de rengaines ringardes nous donne enfin le droit à l'imbécillité sans complexe", note alors cet observateur intransigeant des dérives modernes.

En France, son oeuvre a principalement été publiée au Seuil, chez Grasset et au Quai Voltaire. "J'ai fait un énorme effort d'intégration à la culture française, mais je ne me sens d'aucun pays, en réalité", disait-il.

Longtemps engagé à gauche, sans jamais dépasser le stade de simple militant, Rafaël Pividal avait cessé toute activité politique après mai 1968.

Il vivait depuis une trentaine d'années discrètement en Normandie et ne regagnait Paris que pour donner ses cours. "La France est plus douée à gauche qu'à droite. Elle est maladroite, résumait-il. Pour ma part, né en Argentine, je suis par essence un gaucho".

Claude LUTER - 06.10.2006

Vendredi 06 octobre 2006


capture413.jpgLe chef d'orchestre et clarinettiste de jazz Claude Luter, décédé vendredi après-midi à l'Hôpital de Poissy (Yvelines) à l'âge de 83 ans, aura été un des jazzmen français les plus populaires pour avoir propulsé la musique New Orleans sur le devant de la scène.

Claude Luter, baigné dans la musique par son père, avait découvert le jazz à 15 ans, en 1938, et allait connaître la révélation en rencontrant Sidney Bechet en 1949.

A ses débuts en effet, Luter était influencé par Jonny Dodds et particulièrement reconnu pour le jeu en improvisation collective. Son jeu allait évoluer au contact de Bechet dont il allait rester un fidèle.

Après avoir d'abord tenté le cornet, Luter, qui pensait devenir radio dans la marine marchande, avait définitivement choisi la clarinette dont il jouait dans les salons comme dans son éphémère petit club, ouvert à Paris rue de Rennes, sous l'Occupation.

Le vrai début de sa carrière allait cependant attendre la Libération et la mode des clubs du Quartier latin, avec son installation en mai 1946 dans une cave d'hôtel, le célèbre Lorientais, rue des Carmes (Paris Ve), où il se produisait en trio d'abord, puis dans une formation plus étoffée.

Le tout-Paris venait écouter la nuit cet orchestre d'amateurs dans lequel jouait aussi l'écrivain et trompettiste Boris Vian et autour duquel se rassemblaient notamment Jean-Paul Sartre, Raymond Queneau et Simone de Beauvoir. Le Lorientais lancera la mode et l'âge d'or des caves de Saint-Germain-des-Prés. Suivront le Tabou, le Club Saint-Germain ou la Rose Rouge.

Au festival de Nice, en 1948, Luter et ses Lorientais représentent le jazz français et rencontrent Baby Dodds, Earl Hines et Louis Armstrong, dont Luter, à l'époque, a fait son maître, mais dont il est devenu l'égal. Les plus grands du jazz mondial viennent alors au Lorientais, où les amateurs, devenus professionnels, enregistrent leurs premiers disques tout en sillonnant l'Europe.

En 1949, l'orchestre déménage et s'installe au Club du Vieux-Colombier. Luter tourne dans "Rendez-vous de Juillet", de Jacques Becker, triomphe au festival d'Antibes et accompagne Sidney Bechet au festival de Paris.

L'orchestre de Luter est alors considéré comme le meilleur du jazz New Orleans. Il connaît d'innombrables succès, vend un million d'exemplaires des "Oignons" et se produit partout dans le monde. En France, le jazz jouit alors d'une popularité jamais atteinte.

En 1970, Luter sera invité par Armstrong à Los Angeles pour son 70e anniversaire. En 1977, il improvisera avec son orchestre un concert "roulant" au festival de Juan-les-Pins, suivi dans les rues par des centaines de fans.

Il avait rendu hommage à Bechet (mort en 1959) en mai 1997 à la Nouvelle-Orléans et en 2000, lors du festival Jazz à Juan, dont il était un habitué. Il était déjà là pour la première édition en 1960.

En septembre 2005, il donnait l'un de ses derniers concerts publics au Petit Journal Saint-Michel, dans le Quartier latin, à la tête de l'Orchestre de Claude Luter, et aux côtés de son fils, le trompetiste Eric Luter, 53 ans, qui a accompagné ses derniers instants.

Dany FLORES - 19.09.2006

capture003L'Américain Danny Flores, qui jouait du saxophone et lançait «tequila!» sur le succès des années 50 du même nom, est décédé à l'âge de 77 ans.

Danny Flores est mort le 19 septembre à l'hôpital d'Huntington Beach, a précisé une porte-parole de l'établissement. Il s'est éteint à la suite de complications liées à une pneumonie, selon le Long Beach Press-Telegram.
Né à Santa Paula, l'artiste, parfois baptisé le parrain du rock latin avait grandi à Long Beach. A l'âge de cinq ans, il jouait de la guitare à l'église et à 14 ans, il faisait partie d'un trio qui jouait de la musique mexicaine.
En 1957, Flores appartint à un groupe qui enregistra certains morceaux avec le chanteur Dave Burgess. L'un des titres s'appuyait sur un riff écrit par Flores. Il jouait du saxo et répétait le mot «tequila!». L'année suivante, le morceau apparaissait sur la face B d'un single de The Champs. Flores se fit appeler Chuck Rio car il était sous contrat avec un autre label.

Tequila! atteignit le sommet du Billboard et obtint un Grammy en 1959. Flores continua à jouer le morceau au cours des quatre décennies qui suivirent. Le titre a été employé dans de nombreuses publicités et émissions télévisées. Une nouvelle génération l'a redécouvert en 1985, grâce à sa reprise dans le film Pee Wee's Big Adventure.