21/07/2006

Gérard OURY - 20-07-2006

 Gérard Oury est mort jeudi matin, 20.07.06, à l'âge de 87 ans dans sa maison de Saint-Tropez (Var)
Il avait commencé sa carrière comme comédien de théâtre avant de  se lancer dans le cinéma. On compte à son actif de grands succès populaires comme "Le Corniaud" (1964), avec ses deux acteurs fétiches Bourvil et Louis de Funès.

Gérard Houry sera enterré, lundi prochain, dans le caveau familial du cimetière Montparnasse à Paris.

Né le 29 avril 1919 à Paris, Max Gérard Houry s'est destiné à la comédie dès l'âge de 17 ans. Après le cours Simon, il entre au conservatoire en 1938 et obtient un an plus tard son premier rôle à la Comédie-Française, dans "Britannicus".

Pendant la guerre, Gérard Oury est contraint de fuir l'avancée des Allemands avec sa compagne, la comédienne Jacqueline Roman, d'abord en zone "libre", puis à Monaco et à Genève. C'est dans la Principauté que naîtra, en 1942, sa fille Danièle Thompson.

Après la guerre, il fait sa première apparition au grand écran dans  "Antoine et Antoinette" de Jacques Becker (1946). Mais, malgré un détour par Hollywood, Gérard Oury ne parvient pas à percer.

Le tournant de son existence se situe en 1958, avec sa collaboration au scénario du "Miroir à deux faces", d'André Cayatte. Sur le tournage il retrouve Michèle Morgan, dont il partagera la vie jusqu'à la fin de ses jours.

C'est cette expérience menée de l'autre côté de la caméra qui l'incite à passer à la réalisation. Ce sera d'abord "La main chaude", en 1959, suivi de "La menace" (1960), et "Le crime ne paie pas" (1961).

Mais ce genre est en train de passer de mode, et, sur les conseils de Louis de Funès, Gérard Oury s'essaie au cinéma comique. Ce sera "Le corniaud" (1964), avec Bourvil et de Funès, qui atteint les sommets du box-office (11,5 millions d'entrées). Oury fera toutefois exception à cette règle à deux reprises, en fournissant à de Funès et Belmondo l'occasion d'effectuer un one man show, le premier dans "Les aventures de Rabbi Jacob", le second dans "L'As des As".

Auteur également d'une pièce de théâtre ("Arrête ton cinéma", 1977), Gérard Oury a publié son autobiographie en 1988, intitulée "Mémoires d'éléphant".

Fait commandeur de la Légion d'honneur par François Mitterrand en 1991, Gérard Oury a été élu à l'Académie des Beaux-Arts en mars 1998.

Sa filmographie

- "La main chaude" (1959), avec Jacques Charrier et Macha Méril,
- "La menace" (1960), avec Robert Hossein et Marie-Josée Nat,
- "Le crime ne paie pas" (1961), avec Michèle Morgan, Philippe Noiret, Annie Girardot et Edwige Feuillère,
- "Le corniaud" (1964), avec Bourvil et Louis de Funès,
- "La grande vadrouille" (1966), avec Bourvil et Louis de Funès
- "Le cerveau" (1968), avec Bourvil, Jean-Paul Belmondo et David Niven,
- "La folie des grandeurs" (1971), avec Louis de Funès, Yves Montand et  Alice Sapritch,
- "Les aventures de Rabbi Jacob" (1973), avec Louis de Funès et Suzy Delair,
- "La carapate" (1978), avec Pierre Richard et Victor Lanoux,
- "Le coup du parapluie" (1980), avec Pierre Richard,
- "L'As des As" (1982), avec Jean-Paul Belmondo et Marie-France Pisier,
- "La vengeance du serpent à plumes" (1984), avec Coluche et Maruschka  Detmers,
- "Lévy et Goliath" (1986), avec Richard Anconina et Michel Boujenah,
- "Vanille fraise" (1989), avec Pierre Arditi, Sabine Azéma et Isaach de Bankolé,
- "La soif de l'or" (1993), avec Christian Clavier et Tsilla Chelton,
- "Fantôme avec chauffeur" (1996), avec Philippe Noiret et Gérard Jugnot,
- "Le Schpountz" (1999), remake du film de Marcel Pagnol (1938), avec Smaïn et Sabine Azéma.

Mickey SPILLANE - 17.07.2006

Décès de Mickey Spillane, créateur du détective privé Mike Hammer- 17.07.06 




CHARLESTON, Caroline du Sud (AP) -- L'écrivain américain Mickey Spillane, créateur du détective privé Mike Hammer, est décédé lundi à l'âge de 88 ans.
Son décès a été confirmé par Brad Stephens, du funérarium Goldfinch à Murrells Inlet en Caroline du Sud.
Après des débuts dans des magazines de bande dessinée, Spillane écrivit son premier roman mettant en scène Mike Hammer en 1946. Douze suivirent avec des ventes atteignant 100 millions d'exemplaires.
Nombre de ces ouvrages ont donné lieu à des films, dont "En quatrième vitesse" ("Kiss me, Deadly", 1955, réalisé par Robert Aldrich) et "Solo pour une blonde" ("The Girl Hunters", 1963, réalisé par Roy Rowland), dont Spillane signa lui-même le scénario. Les aventures de Mike Hammer ont également fait les bonheurs de la télévision

15/07/2006

Red BUTTONS - 13-07-2006

 
jeudi 13 juillet 2006, 23h17
Décès du comédien Red Buttons, Oscar du meilleur second rôle en 1958

LOS ANGELES (AFP) - L'acteur comique américain Red Buttons, qui avait décroché l'Oscar du meilleur second rôle en 1958 pour le film "Sayonara" aux côtés de Marlon Brando, est décédé jeudi à Los Angeles à l'âge de 87 ans.

Buttons, de son vrai nom Aaron Chwatt, a succombé à une maladie vasculaire dont il souffrait depuis plusieurs années, a précisé son porte-parole, Warren Cowan.

Très populaire dans les années 1950, lorsqu'il avait sa propre émission de télévision, "The Red Buttons show", l'acteur devait son pseudonyme, "boutons rouges", à son costume de scène, inspiré de la tenue d'un serveur de restaurant, son premier métier, et à ses cheveux roux.

Après son Oscar pour le rôle d'un aviateur collègue de Brando dans "Sayonara", l'histoire d'amour tragique entre un soldat américain et une Japonaise pendant la guerre de Corée, Buttons avait été sollicité par Hollywood pour des seconds rôles dans de nombreux films.

Parmi ces longs métrages, "Hatari!" de Howard Hawks avec John Wayne en 1962, l'histoire de chasseurs de bêtes sauvages en Afrique, ou la même année, toujours avec Wayne, "Le jour le plus long" sur le Débarquement de Normandie.

On l'a aussi notamment vu dans le western "La diligence vers l'Ouest" en 1965, "On achève bien les chevaux" de Sydney Pollack, cruelle histoire de marathons de danse pendant la Grande dépression, en 1969, et le film-catastrophe maritime "L'aventure du Poséidon" en 1972.

A partir du milieu des années 1970, Buttons avait surtout joué dans des séries télévisées, faisant des apparitions dans "La petite maison dans la prairie", "Wonder woman", "La croisière s'amuse", "L'île fantastique" et "Roseanne".

Egalement chanteur et compositeur, Buttons, pilier des scènes de music-hall à Las Vegas, la capitale américaine du jeu au Nevada (ouest), n'avait jamais mis un terme à sa carrière: il figurait encore en 2005 au générique de l'un des épisodes de la série télévisée médicale "Urgences".

La chambre de commerce d'Hollywood, qui gère le "Boulevard de la gloire" dans la capitale américaine du cinéma, a annoncé jeudi le dépôt d'une gerbe sur l'étoile que le comédien avait reçue sur le trottoir de la ville.

Né à New York en 1919, Buttons a été marié à trois reprises et était père de deux enfants.

12/07/2006

Syd BARRETT - 11.07.06

LONDRES (AP) - Un des co-fondateurs de Pink Floyd, Syd Barrett, est décédé, a annoncé mardi une porte-parole du groupe. Il avait 60 ans. Le guitariste et chanteur avait participé à la création de Pink Floyd en 1965 avec Roger Waters, Nick Mason et Rick Wright - "très peinés et attristés d'apprendre la mort de Syd Barrett" - et composé la plupart de leurs premiers succès.

La porte-parole du groupe a précisé qu'il était mort il y a quelques jours dans sa ville natale de Cambridge, en Angleterre. On ignorait la cause de son décès. Barrett souffrait du diabète. Ses obsèques devaient être organisées dans l'intimité.

Au début des années 1960, le groupe de rock anglais était au centre de la scène psychédélique londonienne. L'album "The Piper at the Gates of Dawn" (1967), largement composé par Syd Barrett, avait rencontré un grand succès commercial et critique.

Mais le co-fondateur du groupe souffrait d'instabilité mentale, troubles aggravés par sa consommation de LSD. Son comportement était devenu de plus en plus inconstant et il avait été contraint de quitter Pink Floyd en 1968, cinq ans avant la sortie de leur album le plus populaire, "Dark Side of the Moon". Il avait été remplacé par David Gilmour.

Syd Barrett avait sorti deux albums solo ("The Madcap Laughs" et "Barrett") avant de se retirer du monde de la musique. Il était ensuite retombé dans l'anonymat, vivant à Cambridge et reprenant son vrai nom, Roger Barrett.

Pendant sa courte carrière, celui qui est considéré comme un des plus grands compositeurs de son époque, a influencé de nombreux artistes, de David Bowie aux autres membres du groupe, qui avaient enregistré l'album "Wish You Were Here" en hommage à leur ancien compagnon de route.

David Bowie lui a rendu hommage sur son site Internet, expliquant que le musicien a été pour lui une source "majeure" d'inspiration. "Son impact sur ma pensée a été énorme. Mon grand regret est de ne jamais avoir eu l'occasion de le connaître. Un vrai diamant", a-t-il dit.

June ALLYSON - 08-07-2006

LOS ANGELES (AP) - June Allyson, l'"épouse parfaite" au cinéma de James Stewart, Van Johnson et d'autres héros du grand écran, est décédée à l'âge de 88 ans, sa fille Pamela Allyson Powell. L'actrice américaine s'est éteinte samedi dans sa maison à Ojai, son époux David Ashrow à ses côtés, a précisé Mme Powell. Elle a succombé à une défaillance pulmonaire et une bronchite aiguë à la suite d'une longue maladie.

Au cours de la Seconde guerre mondiale, les GI affichaient des photos de Rita Hayworth et Betty Grable, mais June Allyson était celle avec qui ils se voyaient rentrer à la maison. Blonde, menue, optimiste, elle apparaissait comme l'épouse idéale, inoffensive, toujours là pour apporter du soutien.

Née Eleanor Geisman dans le Bronx le 7 octobre 1917, June Allyson débuta dans des comédies musicales de la MGM, puis fut notamment l'épouse de James Stewart dans "Un homme change son destin" (1949), "Romance inachevée" (1953) et "Strategic Air Command" (1955).

Une seule fois, elle interpréta une femme ne suscitant aucune sympathie, qui tourmente son mari dans "The Shrike". Ce fut un échec.

En 1945, June Allyson épousa Dick Powell, crooner devenu acteur puis producteur. Ils se séparèrent en 1961 avant de se réconcilier et de rester ensemble jusqu'à la mort de Powell en 1963. Le couple eut deux enfants, Pamela et Richard Keith Powell.

Le 30 octobre 1976, l'actrice se maria en secondes noces avec David Ashrow. Après sa carrière au cinéma, June Allyson se tourna vers la télévision.