24/06/2006

Aaron SPELLING - 23.06.2006

LOS ANGELES (AFP) - L'américain Aaron Spelling, producteur de séries télévisées mondialement connues telles "Starsky et Hutch", est mort vendredi soir à 83 ans des suites d'une attaque cérébrale, a annoncé son agent.

"M. Spelling est mort ce vendredi dans sa maison de Beverly Hills à 18H25 (01H25 GMT) en présence de son épouse Candy et de son fils Randy. Je ne sais pas si sa fille Tori était là", a précisé Kevin Sasaki, à propos de l'actrice de séries.

Le livre Guinness des records a consacré M. Spelling comme "le producteur le plus prolifique de tous les temps", avec plus de 5.000 heures de programmation à la télévision, dont 300 heures de films TV et plus d'une douzaine de films.

Spelling a été l'un des hommes les plus puissants de la télévision américaine, avec la production, à partir des années 60, de quelque 200 séries donc certaines ont eu une audience internationale telles "Dynasty", "Drôles de dames", "Beverly Hills", "Starsky and Hutch" et "La croisière s'amuse".

Né à Dallas (Texas) le 22 avril 1923, au sein d'une famille pauvre d'immigrants juifs, M. Spelling avait réussi à devenir l'un des producteurs les plus reconnus de l'histoire de la télévision américaine. Il avait notamment été le producteur exécutif en 2000 du film "Charlie's Angels", avec Cameron Diaz, Drew Barrymore et Lucy Liu.

Dans les années 80, le magazine Forbes avait estimé sa fortune à quelque 300 millions de dollars.

Jacques LANZMANN - 21.06.2006

PARIS (AP) - L'écrivain, journaliste et parolier Jacques Lanzmann, auteur d'une centaine de chansons de Jacques Dutronc dont "Les Play Boys", "J'aime les filles" ou "Il est cinq heures Paris s'éveille", est mort à l'âge de 79 ans.

Gravement malade, l'écrivain a été brutalement emporté, a précisé mercredi son attaché de presse, Gilles Paris.

Né le 4 mai 1927 à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine), Jacques Lanzmann, à l'instar de "L'Aventurier", une de ses chansons pour Jacques Dutronc, aura tout fait, ou presque: ouvrier agricole dès l'âge de 12 ans, artiste-peintre (1948-1955), mineur au Chili au début des années 50, débardeur aux Halles, avant de se lancer en 1954 dans l'écriture et le journalisme.

Dans les années 60 et 70, il est l'auteur d'une centaine de chansons pour Jacques Dutronc, dont les impérissables "Et moi, et moi, et moi" ("Sept cent millions de petits chinois/Et moi, et moi, et moi"...); "Les Play Boy", "J'aime les filles", "Les Cactus", "Crac Boum Hue" ("J'ai un joujou extra, un piège à filles, un piège tabou"...); "Il est cinq heures, Paris s'éveille", ou encore "Mini, mini, mini" ("Il est mini Dr Schweitzer").

Journaliste, Jacques Lanzmann a notamment collaboré à "L'Express", à "VSD" et fut, de 1963 à 1968, rédacteur en chef du magazine de charme "Lui". C'était avant la révolution des moeurs, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, un temps où, expliquait-il, la moindre pilosité dépassant d'un bikini pouvait signifier la saisie administrative d'un journal...

Ecrivain, Jacques Lanzmann est l'auteur de plusieurs dizaines d'ouvrages et romans, une oeuvre largement autobiographique, sous le signe de l'aventure, dont "La Glace est rompue" (1954), "Le Rat d'Amérique" (1955), "Cuir de Russie" (1957), "Le Tétard" (1976), "Hôtel Sahara" (1990), "Rue des Rosiers" (2002), "L'Empire du silence" (2005).

Son dernier livre, "Une histoire d'hommes" (réédition), doit paraître en octobre prochain. L'ouvrage retrace l'entrée de Jacques Lanzmann dans l'âge adulte, lorsqu'il prend le maquis en 1944, à 16 ans. Jacques, personnage récurrent de plusieurs de ses romans, juif, rouquin et tenaillé par le désir sexuel...

Cet homme aux multiples vies fut également critique littéraire, gérant des Editions spéciales (1968-74), directeur de collection chez Denoël (1972-74), producteurs de film et scénariste, notamment pour l'écrivain et journaliste Philippe Labro.

"C'est un des mes meilleurs amis qui disparaît, je suis le parrain d'un des ses enfants", a-t-il déclaré mercredi sur RTL. "Bouleversé", Philippe Labro salue l"humour" et le "talent inouï" de Jacques Lanzmann. Ce n'était pas "n'importe qui".

L'écrivain, grand voyageur, était aussi un "Fou de la marche", titre d'un de ses livres en 1985. Philippe Gloaguen, créateur du "Guide du Routard", qui le connaissait depuis 25 ans, a perdu "plus qu'un compagnon de route". C'est un "ami" dont il porte le "deuil, comme toute la communauté des voyageurs, des gens qui s'intéressent au monde".

Parmi les réactions, le président Jacques Chirac a appris "avec émotion" le décès de Jacques Lanzmann, "marcheur infatigable, parolier de talent, écrivain généreux" qui a "mené sa vie comme un roman d'aventure, sur toutes les routes du monde".

"Ses chansons inspirées ont marqué leur époque, elles resteront longtemps dans le coeur des Français. J'adresse à l'ensemble de sa famille mes très sincères condoléances", ajoute M. Chirac dans un communiqué.

Le maire de Paris Bertrand Delanoë a appris avec "grande tristesse" la disparition de cet "homme de tous les talents". Il a salué l'"extraordinaire parolier", dont "l'irremplaçable Paris s'éveille" est un "magnifique chant de ralliement de tous les noctambules de la capitale, par-delà les générations".

Le ministre de la Culture et de la Communication Renaud Donnedieu de Vabres a également rendu hommage à Jacques Lanzmann, "personnalité très riche, très complète qui avait en quelque sorte vécu plusieurs vies". AP

 

Vlasta PRUCHOVA - 16.06.2006

16-06-2006 - VLASTA PRUCHOVA - La chanteuse Vlasta Pruchova, légende du jazz tchèque et mère du pianiste et compositeur Jan Hammer jr (Miami Vice), est décédée vendredi à Prague, à l'âge de 79 ans, des suites d'une longue maladie, rapporte lundi la presse pragoise.

Les débuts de la carrière de cette chanteuse de swing dotée d'une voix formidable et d'un sens du rythme hors de commun, remontaient aux années d'après-guerre, où elle commençait à séduire le public dans les cafés de jazz, alors très nombreux à Prague.

Vers la fin des années 1950, elle se faisait connaître aussi du grand public, en dépit de la défaveur du régime communiste alors au pouvoir qui n'appréciait guère le jazz, un genre musical «américain. Les meilleures années de chanteuse arrivaient lors d'un court dégel au début des années 1960. Vlasta Pruchova organisait alors un premier festival du jazz en Tchécoslovaquie communiste (1964) et organisait des jam session communes avec Louis Armstrong, venu à Prague en 1965.

Après l'émigration de son fils Jan Hammer jr aux États-Unis ayant suivi l'occupation de la Tchécoslovaquie par l'armée soviétique en 1968, Vlasta Pruchova voyait les portes des studios d'enregistrement longtemps fermées devant elle.

Elle n'a pu ainsi enregistrer son premier et unique album qu'en 1992, trois ans après la «révolution de velours» de 1989 et aussi trois ans après le décès de son mari Jan Hammer, lui aussi un jazzman connu.

 

15/06/2006

Gyorgi LIGETI - 12.06.2006

Le créateur hongrois de l'opéra "Le Grand Macabre", célèbre pour sa technique qu'il avait baptisée "micropolyphonie", est mort à Vienne. Le compositeur autrichien György Ligeti, très grand nom de la musique contemporaine, est décédé lundi 12 juin à Vienne des suites d'une longue maladie. Il avait 83 ans.
Ligeti avait acquis une renommée mondiale pour son opéra "Le Grand Macabre" en 1978, ainsi que pour sa contribution à la trame sonore des films de Stanley Kubrick dont "2001: l'Odyssée de l'espace".
Considéré comme un des pionniers de la musique du 20e siècle, Ligeti était né en 1923 dans une famille juive hongroise de Transylvanie, région de Roumanie comptant une forte population magyare. Son père et son frère devaient être assassinés par les nazis. Il avait adopté la citoyenneté autrichienne en 1967.

Censuré

"Ma vie sous l'ère nazie et sous la férule communiste a été pleine de risques, et je crois que je reflète toujours ce sentiment", avait-il déclaré à l'agence de presse autrichienne. De 1943 à 1945, il avait ainsi été astreint au travail forcé. Après la libération, il s'installait en Hongrie avant de fuir le pays après l'insurrection anticommuniste de 1956 écrasée par l'armée Rouge. Alors que ses premières oeuvres ont été largement censurées par le régime stalinien hongrois, son arrivée à Vienne en 1956 lui a ouvert de nouveaux horizons qui devaient lui permettre de prendre enfin son essor. C'est là qu'il a rencontré des représentants de l'avant-garde musicale occidentale comme Karlheinz Stockhausen, Gottfried Michael Koenig et Herbert Eimert.

Micropolyphonie

Il est devenu célèbre pour sa technique qu'il avait baptisée "micropolyphonie", qui intercalait couleurs et textures musicales dans des compositions transcendant les frontières traditionnelles de la mélodie, de l'harmonie et du rythme.
György Ligeti a également vécu en Allemagne et aux Etats-Unis, et a été professeur invité à l'Académie de Stockholm pendant de nombreuses années. Il parlait au moins six langues dont l'allemand, le français et l'anglais, selon Stephen Ferguson qui a été sont assistant et éditeur de 1992 à 1996.
Le chancelier autrichien Wolfgang Schussel a loué "le plus grand Autrichien du monde de la musique du 20e siècle".
Ligeti laisse son épouse, Vera, et un fils, Lukas, percussionniste vivant à New York. AP

Raymond DEVOS - 15.06.2006

PARIS (AFP) - L'humoriste Raymond Devos, mort jeudi à 83 ans, s'était imposé comme l'un des plus subtils manipulateurs de la langue française en inventant un style où images, "malentendus, homonymies et figures de style" se télescopaient pour débusquer l'absurde et faire éclater le rire.

Né le 9 novembre 1922 à Mouscron (Belgique), Raymond Devos a deux ans lorsque sa famille s'installe à Tourcoing, dans le nord de la France. Il découvre à cinq ans, sur le perron de son école, son don de conteur et sa vocation: le plaisir de captiver un auditoire.

Ce n'est qu'en 1945 qu'il peut les mettre en pratique, après avoir connu, à la suite de la faillite de son père, la pauvreté dans la banlieue parisienne, les petits boulots dès 13 ans aux Halles de Paris, puis la guerre, le STO.

Viennent les cours de théâtre chez Tania Balachova et Henri Rollan, puis de mime chez Etienne Decroux. Dès 1947, il est engagé. Suivent alors les soirées de cabaret à la Rose Rouge et au Vieux Colombier, et la comédie dans la troupe de Jacques Fabbri.

En 1957 débute à l'Alhambra en seconde partie ce que Devos appelle son "aventure solitaire". Il présente son premier one man show en 1964 au Théâtre des Variétés.

Avec "La Mer démontée", "Le Car pour Caen", "Les sens interdits", "Mon chien c'est quelqu'un" ou "Sens dessus dessous", cet homme timide au physique d'ogre débonnaire incarne un comique basé sur la chute, le malaise, l'échec, l'humiliation.

Jusque dans les années 90, il multipliera tournées triomphales et one man shows.

D'abord réticent à éditer ces textes, l'humoriste avait finalement publié une dizaine d'ouvrages dont "Matière à rire" (1992), résumant alors ses trente-cinq ans de scène. Viennent ensuite deux récits rocambolesques, "Un jour sans moi" (1996), et "Les 40e délirants" (2002) puis, en 2003, une nouvelle illustrée par Yves Saint-Laurent, "Une Chenille nommée Vanessa".

Commandeur de la légion d'honneur, Devos avait reçu de nombreuses distinctions, dont le Grand prix du disque de l'Académie Charles Cros (1975), un Molière du meilleur one man show (1989), un Molière d'honneur (2000), le Grand prix de l'humour de la Sacem (2001).

En 2003, le ministère de la Culture crée en son hommage le Prix Raymond-Devos, destiné à récompenser un travail d'excellence autour de la langue française.

En février dernier, une bataille judiciaire sordide avait éclaté autour de son hospitalisation: une femme disant être sa compagne avait demandé à la justice de l'autoriser à lui rendre visite alors que, selon sa famille et l'hôpital, l'humoriste refusait de la voir.

Jean ROBA - 14.06.2006

PARIS (AFP) - Le dessinateur Jean Roba, père des célèbres personnages de bandes dessinées "Boule et Bill", est décédé mercredi à Bruxelles à l'âge de 75 ans, ont annoncé les éditions Dargaud.

En près de 40 ans, les albums de "Boule et Bill" se sont vendus à quelque 25 millions d'exemplaires dans le monde.

Né le 28 juillet 1930 à Bruxelles, Jean Roba prend des cours de dessin à l'Académie des Beaux arts dès l'âge de 11 ans. Après une première expérience comme illustrateur dans la publicité, il se tourne vers la bande dessinée sur les conseil de Franquin, qui dessine alors Spirou.

En 1959, Roba imagine une courte histoire d'un petit garçon et de son chien. Boule, petit rouquin tignasse au vent, et Bill, le cocker aux longues oreilles, lui ont été inspirés par son fils et son chien.

Après deux histoires complètes, la série est publiée sous forme de gag hebdomadaire dans le journal Spirou. Elle devient rapidement l'une des bandes dessinées pour la jeunesse les plus populaires en France et en Belgique, au côté de Spirou, Lucky Luke ou Gaston Lagaffe.

Roba, qui préférait le monde des enfants à celui des adultes, était le dessinateur de l'insouciance et de la joie de vivre. La vie des inséparables Boule et Bill consiste à faire des bêtises dans le jardin ou le salon.

A l'agitation de la ville, Jean Roba préférait en effet "le village dans la ville où les maisons possèdent de jolis jardins avec des balançoires, des cris d'enfants, des cockers..." Quelques personnages secondaires sont venus au fil des ans étoffer son univers : Pouf, le meilleur copain de Boule ou Caroline la tortue, meilleure copine de Bill.

Considéré comme l'un des maîtres de l'école franco-belge de la BD, Roba avait également collaboré avec Franquin sur plusieurs épisodes de Spirou, dessiné des histoires de la série "Oncle Paul" et créé "La Ribambelle".

Après 28 albums de "Boule et Bill", il avait passé en 2003 le relais à son assistant, Laurent Verron, qui continue de faire vivre les deux personnages.

10/06/2006

Billy PRESTON - 06.06.2006

PHOENIX (Etats-Unis)  (AFP) - Le musicien noir américain Billy Preston, surnommé le "cinquième Beatle" pour avoir collaboré aux derniers albums des "Fab four", est décédé mardi à l'âge de 59 ans, a-t-on appris auprès de son imprésario.

"Il est mort à 3H35 ce matin. Il était hospitalisé ces derniers mois en raison d'un arrêt respiratoire et son corps ne pouvait plus le soutenir", a précisé Joyce Moore à l'AFP.

Selon le site internet officiel de l'artiste, Preston "est mort des suites d'une hypertension qui a provoqué une maladie des reins et d'autres complications".

Dans un profond coma depuis le 21 novembre, il est décédé dans une clinique de Scottsdale, dans l'Arizona (sud-ouest), ville où ce natif de Houston, au Texas (sud) vivait depuis deux ans.

Pianiste et compositeur, crédité par les Beatles pour ses partitions de claviers sur les disques "Let It Be", "Abbey Road" et l'"Album blanc", il était notamment l'auteur de la chanson "You are so beautiful", devenue un succès mondial grâce à Joe Cocker.

Il avait joué avec les plus grands artistes, des Rolling Stones à Eric Clapton en passant par Bob Dylan, Aretha Franklin, les Jackson Five et Quincy Jones. Parrainé à ses débuts par Ray Charles et accompagnateur du rocker Little Richard, il avait aussi participé aux plus grands succès du groupe funk "Sly and the family Stone".

On peut entendre ses claviers dans le disque du concert pour le Bangladesh organisé par George Harrison en 1971, mais aussi plus récemment dans le dernier album de la formation californienne Red Hot Chili Peppers. Il avait donné son dernier concert en octobre aux Bahamas.

05/06/2006

VINCE WELNICK - 03.06.2006

LOS ANGELES (AP) - Au clavier du groupe mythique Grateful Dead dans son ultime forme, il avait aussi participé à des formations plus confidentielles comme The Tubes ou Missing Man Formation. Vince Welnick est mort, a annoncé samedi son agent. Il avait semble-t-il 55 ans.

Selon Denis McNally, qui n'a pas souhaité préciser la cause de la mort, Welnick est décédé vendredi. Il vivait à Forestville, dans le nord de la Californie, mais on ignore s'il s'est éteint chez lui ou à l'hôpital.

"Ses services et son amour pour le groupe étaient sincères et essentiels. Il avait un esprit et un amour de la musique que nous avons eu la chance de partager", a souligné le groupe dans un hommage diffusé sur son site Internet.

"Notre prière pour le repos de son âme: que les quatre vents le ramènent chez lui sans encombres."

Avec ses cheveux longs et bouclés, Welnick avait réalisé un rêve en rejoignant en 1990 le groupe psychédélique, symbole de la contre-culture créé en 1965 à San Francisco. Il n'y jouera que cinq ans, Grateful Dead cessant de se produire après la mort en 1995 de son leader, le guitariste Jerry Garcia.

D'anciens membres du groupe continueront de jouer ensemble sous les noms de scène de The Other Ones ou The Dead. Welnick, lui, avait formé son propre ensemble, Missing Man Formation, avec lequel il tournait encore aux Etats-Unis.

03/06/2006

Umberto MASETTI - 29.05.2006

Le double champion du monde motocycliste italien Umberto Masetti est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à Maranello, près de Modène, à l'âge de 80 ans, des suites de problèmes respiratoires, indique un communiqué diffusé sur le site officiel motogp.com.

Premier champion du monde italien dans la catégorie reine (500 cc) en 1950 sur une Gilera, Masetti fut à nouveau sacré en 1952, toujours avec la marque aux anneaux.

De 1949 à 1958, Masetti a décroché 17 podiums, dont six victoires en Grands Prix moto. En 1949, il avait couru à la fois en 125 et en 250 cc sur Morini et Benelli, avant de passer l'année suivante en 500 cc, s'imposant en Belgique et aux Pays-Bas pour remporter son premier titre mondial.

Après quatre saisons chez Gilera, et un passage éphémère chez NSU, il termina sa carrière chez MV Agusta.

Umberto Masetti était né le 4 mai 1926 à Borgo delle Rosse, près de Parme. (AFP)

Rocio JURADO - 01.06.2006

La chanteuse espagnole Rocio Jurado, qui souffrait d'un cancer du pancréas depuis deux ans, est morte ce jeudi, à son domicile de la banlieue de Madrid, seolon son frère. Rocio Jurado était âgée de 61 ans.

L'artiste a cessé de respirer à 5h15, entourée de sa famille, comme elle le souhaitait, selon son frère et agent Amador Mohedano.

Une veillée sera organisée dans un centre culturel de la capitale espagnole et la chanteuse sera inhumée dans son village natal de Chipiona en Andalousie.Les proches de la chanteuse se sont relayés à son chevet depuis que son état de santé s'est aggravé la semaine dernière. Rocio Jurado a été victime d'une défaillance hépatique et a perdu connaissance. Elle était rentrée en Espagne au mois de mars après deux mois de traitement pour son cancer à Houston.

De son vrai nom, Maria del Rocio Trinidad Mohedano Jurado, elle était l'une des artistes les plus populaires d'Espagne, interprétant de sa voix puissante flamenco, folk et ballades romantiques. La chanteuse est également populaire en Amérique Latine et s'est notamment produite au Madison Square Garden de New York.

Shohei IMAMURA - 30.05.2006

 

Il était considéré comme le plus grand réalisateur japonais vivant depuis la disparition du grand Akira Kurosawa: Shohei Imamura, l'un des rares cinéastes à avoir remporté deux Palmes d'Or à Cannes, avec "La ballade de Narayama" en 1983 et "L'anguille" en 1997, est mort mardi à l'âge de 79 ans.

Shohei Imamura est décédé des suites d'un cancer du foie dans un hôpital de Tokyo, selon son fils Hirosuke.

Peintre sans concession d'une société nippone aux structures sociales trop rigides à son goût, Imamura explore aussi, dans son cinéma, les traumatismes laissés par la guerre, Hiroshima et la défaite, s'intéresse aux traditions villageoises, dresse des portraits de femmes fortes, confrontées à leur destin, ou encore défend la cause du petit peuple.

Né en 1926 dans une famille bourgeoise de Tokyo, Imamura abandonne rapidement ses études d'histoire pour s'intéresser au théâtre d'avant-garde. La légende veut qu'il se soit finalement décidé à faire du cinéma après une projection de "L'ange ivre" du grand Akira Kurosawa.

Et, de fait, au début des années 50, il est engagé comme assistant réalisateur par deux des grands studios japonais où il collabore avec le plus grand cinéaste japonais de l'époque, le maître Yasujiro Ozu. Quelques années plus tard, il passe lui-même derrière la caméra et signe coup sur coup, en 1958, ses deux premiers longs métrages, "Désir volé" et "Désir inassouvi".

Mais c'est son film "La femme insecte" (1963) qui assoit sa notoriété hors des frontières de son pays et le fait connaître des cinéphiles européens comme figure de la Nouvelle Vague japonaise. Entre-temps, peu à son aise dans le carcan des studios, il fonde sa propre maison de production.

Imamura attendra encore vingt ans pour que le grand public occidental le découvre enfin avec l'un de ses chefs-d'oeuvre, "La ballade de Narayama", qui lui vaut sa première Palme d'Or à Cannes en 1983. Ce film d'une grande beauté plastique décrit, dans un style empreint de naturalisme, les conditions de vie -et les coutumes parfois cruelles- dans un village perdu dans les montagnes au 19e siècle où les personnes âgées devaient aller mourir sur le mont Narayama une fois arrivées à l'âge de 70 ans.

Tout en se penchant sur l'histoire récente de son pays, de la présence américaine sur le sol nippon dans l'après-guerre ("Histoire du Japon racontée par un hôtesse de bar" en 1970) à la bombe d'Hiroshima ("Pluie noire" en 1989), il dresse des portraits de femmes portés par une grande vitalité ("La femme insecte" en 1963, "Ces dames qui vont au loin" en 1973).

À 50 ans, Imamura accède au cercle très fermé des réalisateurs ayant décroché à deux reprises la récompense suprême à Cannes avec son film "L'anguille", Palme d'or en 1997, qui raconte l'histoire d'un meurtrier dont le seul compagnon est une anguille et qui finit par s'habituer aux gens après avoir sauvé du suicide une jeune fille.

Seuls trois autres cinéastes avant lui avaient eu ce privilège d'une double Palme d'Or (l'Américain Francis Ford Coppola, le Danois Bille August et le Yougoslave Emir Kusturica). Depuis lors, les frères belges Luc et Jean-Pierre Dardenne les ont rejoints (1999 et 2005).
Dans un hommage à Shohei Imamura, le ministre français de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, a vu en lui le "digne successeur d'Akira Kurosawa, son aîné disparu" et rappelle que "sa silhouette frêle, son sourire, sa délicatesse, faisaient partie de Cannes et de son Festival".