27/05/2006

Edouard MICHELIN - 26.05.2006

L e PDG de Michelin, Edouard Michelin, est mort  vendredi 26 mai dans le naufrage d'un bateau de pêche au large de l'île de Sein (Finistère).
"Michelin vient d'apprendre la tragique nouvelle du décès accidentel de M. Edouard Michelin, cogérant de l'entreprise", a déclaré le leader mondial du pneumatique dans un communiqué diffusé en début de soirée. "C'est une immense douleur pour sa famille ainsi que pour l'ensemble des 130.000 salariés de Michelin."
Conformément aux statuts du groupe, Michel Rollier, co-gérant en exercice, "assurera la continuité de la direction du groupe", précise le communiqué.
Selon la préfecture maritime de Brest, Edouard Michelin, 43 ans, était parti pêcher le bar avec Guillaume Normant, marin-pêcheur et président du comité des pêches d'Audierne (Finistère), à bord du Liberté, un fileyeur-ligneur.
Il devait rentrer à la mi-journée à Audierne. L'alerte a été donnée vers 14h00. Des moyens de recherche aériens, terrestres et maritimes ont été mis en oeuvre pour retrouver le bateau, a-t-on précisé de même source.
Vers 16h00, un corps a été repéré, au milieu de caisses de poissons, en surface, a-t-on ajouté. Les recherches se sont poursuivies jusqu'à la tombée de la nuit pour retrouver le bateau et le corps du patron du Liberté. Elles ont repris samedi matin.
La disparition du Liberté et ses causes restent pour le moment un mystère. Selon la préfecture maritime, aucun des autres bateaux présents dans la zone - une quinzaine - n'a vu ou entendu quoi que ce soit et les conditions météo ne présentaient pas de danger particulier, en dehors d'une brume épaisse qui ne s'est levée qu'à la mi-journée.

Réactions au plus haut niveau

La disparition d'Edouard Michelin a aussitôt suscité des réactions au plus haut niveau de l'Etat.
Le président Jacques Chirac, en visite d'Etat au Chili, a exprimé sa "grande tristesse" dans un communiqué publié à Paris et fait l'éloge de l'engagement d'un homme qui, "tout au long de sa carrière, s'est entièrement dévoué à son entreprise".
"Edouard Michelin avait su considérablement moderniser son entreprise en en faisant un champion industriel français unanimement reconnu", écrit le chef de l'Etat.
Dominique de Villepin a salué "le grand industriel et le remarquable responsable d'entreprise" qui "a su adapter ce groupe leader mondial aux défis économiques de demain, sans jamais abandonner l'enracinement" de sa société à Clermont-Ferrand.
"Avec son décès, l'économie française perd tragiquement l'une de ses figures montantes", a pour sa part écrit le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP Nicolas Sarkozy.

Un homme discret

Père de six enfants, Edouard Michelin avait reçu le 11 juin 1999 les rênes du groupe éponyme des mains de son père François, s'inscrivant ainsi dans l'histoire familiale qui se confond depuis le XIXe siècle avec l'histoire industrielle de la France et de Clermont-Ferrand en particulier où son arrière grand-père, dont il avait hérité le prénom, avait fondé l'entreprise de pneumatiques.
Ingénieur de l'Ecole centrale de Paris, Edouard Michelin avait rejoint le groupe en 1989 après avoir effectué son service militaire dans la marine, sans deviner alors que sa passion pour le grand large lui serait un jour fatale.
Gravissant les échelons de l'entreprise, Edouard Michelin obtiendra ses premiers galons en dirigeant la fabrication de l'usine du Puy-en-Velay en Auvergne avant d'être nommé P-DG de Michelin North America où il se frottera au style de gestion de Carlos Ghosn, devenu depuis président de Renault après avoir redressé spectaculairement Nissan au Japon.
Nommé en 1991 co-gérant de Michelin, un groupe qui à la particularité d'être contrôlé par une société en commandite, il rejoindra François Michelin et René Zingraff, alors co-gérants, à Clermont-Ferrand dans le courant de l'année 1993.
En 1999, Edouard Michelin, homme discret et affable, sera placé à son corps défendant sous les projecteurs de l'actualité lors de l'annonce de 7.500 suppressions d'emplois dans le groupe en Europe qui provoque la stupeur en Auvergne, où les "Bibs" avaient jusque-là la quasi-certitude de bénéficier d'un emploi à vie.

Leader mondial

Aujourd'hui florissant, Michelin, également connu pour son guide gastronomique et sa participation aux compétitions de Formule 1, est le numéro un mondial des pneumatiques avec près d'un cinquième du marché mondial.
L'an dernier, le groupe a dégagé un résultat net de 889 millions d'euros avec un chiffre d'affaires de 15,6 milliards d'euros.
L'actuel co-gérant, Michel Rollier, qui assume également les fonctions de directeur financier, aura la lourde charge d'assurer la continuité du groupe dans une situation économique très concurrentielle, marquée par la hausse du coût des matières premières. (Reuters)

Raymond TRIBOULET - 26.05.2006

PARIS (AFP) - Raymond Triboulet, premier sous-préfet de la France Libre en 1944 à Bayeux (Calvados), ancien ministre du général De Gaulle et gaulliste de longue date, est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi 26.05.06 à l'âge de 99 ans à Sèvres (Hauts-de-SeineNé le 3 octobre 1906 à Paris, Raymond Triboulet, nommé en 1944 premier sous-préfet de la France libérée à Bayeux, était un gaulliste de la première heure et avait pris une part active à la Résistance. Licencié en droit et licencié ès lettres, il choisit de devenir agriculteur en 1928 et s'installe en Normandie. Lorsque la guerre éclate, il devient lieutenant au 208e régiment d'infanterie. Après l'armistice, il entre dans le mouvement de résistance CDLR (Ceux de la Résistance) et devient secrétaire clandestin de l'organisation dans le Calvados (1939-1944). A ce titre, il contribue grandement à la réussite des opérations liées au Débarquement du 6 juin 1944. A la Libération, il est nommé sous-préfet des communes libérées, puis de Bayeux, devenant le premier sous-préfet de la France libérée. Elu en 1946 député du Calvados, il entame alors une longue carrière politique locale, puis nationale. De 1954 à 1958, Raymond Triboulet est président du groupe des républicains sociaux, puis UNR à l'Assemblée nationale. Il est nommé ministre des Anciens combattants dans le cabinet formé par Edgar Faure en 1955. Gaulliste de longue date, Raymond Triboulet est membre du Comité consultatif constitutionnel en 1958. Dès l'année suivante, il retrouve le ministère des Anciens combattants puis devient ministre délégué chargé de la Coopération dans les cabinets de Michel Debré, puis Georges Pompidou (1959-1966). En 1973, il est président du groupe UDR à l'Assemblée Nationale. Il avait été élu en 1979 à l'Académie des sciences morales et politiques. Grand officier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 39-45, Raymond Triboulet était également titulaire de nombreuses décorations étrangères, dont celle de commandeur de l'Empire britannique.

DESMOND DEKKER - 25.05.2006

«Le chanteur de reggae Desmond Dekker est décédé jeudi 25.05.2006 à l'âge de 64 ans d'une attaque cardiaque dans sa maison du sud-est de l'Angleterre, a annoncé vendredi son manager Delroy Williams Il est mort en paix mais ça fait mal quand même. J'étais son manager et son meilleur ami», a ajouté M. Williams, qui avait rencontré le chanteur jamaïcain la veille au soir.

Desmond Dekker était connu pour son succès Israelites sorti en 1969. «Desmond était la première légende (du reggae), croyez-moi, a affirmé Delroy Williams. Lorsqu'il a sorti Israelites, personne n'avait jamais entendu parler de Bob Marley. Il a ouvert la voie à tous.»

 

Voir sur Wikipedia

26/05/2006

Claude PIEPLU - 24.05.2006

PARIS (AP) -- Le comédien Claude Piéplu a succombé mercredi à une longue maladie à l'âge de 83 ans. Caustique et pince-sans-rire, la voix des "Shadoks" s'est éteinte à l'hôpital Sainte-Périne Rossini à Paris, a-t-on appris jeudi auprès de sa famille.
Souvent cantonné à des seconds rôles, mais remarqué à chacune de ses apparitions, il aura marqué de son empreinte plus de 50 ans de cinéma en France. De ses débuts en 1948 dans "D'homme à hommes" de Christian-Jaque, à "Astérix et Obélix contre César" de Claude Zidi en 1999, le comédien a tourné dans quelque 70 films au cours de sa carrière, sans compter ses interprétations au théâtre et dans plusieurs téléfilms.
Mais c'est en commentant à la télévision un dessin animé mettant en scène des oiseaux rondouillards, les aventures des Shadoks (créés par Jacques Rouxel), avec son timbre de voix très particulier, que cet acteur singulier avait accédé à la notoriété.
Né le 10 mai 1923 à Paris, Claude Léon Auguste Piéplu, fils de cuisinier, a d'abord été employé de banque (1938-1944) avant d'entamer une longue carrière d'acteur. Il fait ses débuts sur les planches dans "Fédérico" de Mérimée en 1945. Deux ans plus tard, en 1947, il entre dans la compagnie Renaud-Barrault, avant d'intégrer un peu plus tard celle de Jacques Fabbri. Il jouera aussi au TNP (Théâtre national populaire).
Il fait ses débuts au cinéma en 1948, puis enchaîne les tournages. On le remarque notamment aux côtés de Louis de Funès dans des comédies où il incarne un personnage pince-sans-rire: "Le gendarme de Saint-Tropez" (1964), "Hibernatus" (1969) et "Les aventures de Rabbi Jacob" (1973).
S'il joue aussi parfois des personnages graves comme dans "Section spéciale" (1974) de Constantin Costa-Gavras, c'est souvent dans des rôles de Français moyens qu'on le retrouve au cinéma. Il aura travaillé avec de nombreux cinéastes, comme Luis Bunuel ("Le charme discret de la bourgeoisie", 1972), Michel Deville ("Le Paltoquet", 1986) ou encore Gérard Jugnot ("Casque bleu" en 1994 et "Fallait pas" en 1996). Sa voix célébre aura également été entendue dans la version française du film d'animation "Chicken Run" en 2000.
Auteur de quelques citations savoureuses, comme "Les huîtres sont des mollusques qui passent les fêtes de fin d'année dans des huttes appelées bourriches", Claude Piéplu a également joué dans de nombreux téléfilms et dans les séries humoristiques "Merci Bernard" (1982) et "Palace" (1988).
L'acteur a également reçu quelques décorations: chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre national du Mérite et des Arts et des lettres. Militant contre les essais nucléaires, il a été membre du conseil national du Mouvement pour la paix. AP

Philippe AMAURY - 23.05.2006

Patron de presse discret et indépendant, Philippe Amaury, président et propriétaire du groupe Amaury (Le Parisien/Aujourd'hui en France, L'Equipe...), est décédé mardi soir des suites d'une longue maladie à l'âge de 66 ans, a annoncé le groupe mercredi. "Jusqu'aux derniers instants, il s'est tenu au courant des activités de son groupe et a pris les décisions nécessaires à son développement", a indiqué le groupe Amaury dans un communiqué. Né le 6 mars 1940, Philippe Amaury était à la tête de son groupe depuis près de 23 ans "C'était un homme très discret, timide", a déclaré un ancien cadre du groupe. "Le mot indépendance était profondément ancré en lui. Dans chaque projet, il voulait être maître à bord. Jamais il n'intervenait dans la ligne éditoriale des titres, sauf à la demande des équipes", a-t-il ajouté. Docteur en droit et diplômé de Science Po, il était le fils de l'autoritaire Emilien Amaury, fondateur en 1944 du journal Le Parisien Libéré. La mort accidentelle du père en 1977 avait enclenché une bataille juridique entre ses deux héritiers, Philippe et sa soeur Francine, privilégiée dans un testament controversé. Le différend avait été réglé par un accord amiable de partage en septembre 1983 Deux mois plus tard, Philippe Amaury arrive aux commandes du groupe Le Parisien Libéré, qu'il rebaptise Les Editions Philippe Amaury en 1985. Souhaitant distribuer lui-même le quotidien Le Parisien, son souci d'indépendance le conduit en 2000 et 2001 à un bras de fer avec le syndicat du Livre CGT et les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP), aboutissant au lancement d'un système de distribution propre au Parisien Homme discret qui gouvernait en solitaire, il prend seul les rênes de son groupe en janvier 2004 après le départ du directeur général Jacques Guérin en raison de divergences sur la stratégie Déjà impliqué au quotidien dans la gestion de sa société, Philippe Amaury décide alors de s'investir davantage dans la conduite du groupe, détenu à 75% par la holding familiale Amaury et à 25% par le groupe Hachette Filipacchi Médias (HFM, filiale du groupe Lagardère Sa femme Marie-Odile est vice-présidente du groupe, sa fille Aurore en est la directrice des études stratégiques, mais son fils Jean-Etienne n'a pas de fonctions au sein du groupe Employant quelque 3.000 personnes, le groupe Amaury édite les quotidiens Le Parisien/Aujourd'hui en France, L'Equipe et L'Echo Républicain. Il publie aussi L'Equipe Magazine, France Football et Vélo Magazine. Il détient une régie publicitaire, des imprimeries intégrées et une société de distribution de journaux par portage (SDVP) Outre ses activités dans la presse, le groupe possède la société Amaury Sport Organisation, qui organise des événements sportifs comme le Tour de France cycliste, diverses classiques du vélo (Paris-Nice, Paris-Roubaix...), le marathon de Paris, le rallye-raid Dakar ou encore l'Open de France de golf

24/05/2006

MAX MEYNIER - 23.05.2006

Décès de Max Meynier, animateur sur RTL des "Routiers sont sympasPARIS (AFP) - Max Meynier, animateur pendant 13 ans sur RTL de l'émission "Les routiers sont sympas", est mort à l'âge de 68 ans des suites d'un cancer, a annoncé RTL mardi sur son antenne.

Né le 30 janvier 1938 à Lyon Max Meynier est resté 23 ans à RTL, où il a animé cette émission célèbre, qui donnait la parole aux routiers.

L'animateur avait également présenté "Le juste prix" sur TF1.

Après des débuts comme comédien au théâtre, Max Meynier est entré en 1969 à RTL, où il lance le 8 mai 1972 "Les Routiers sont sympas", un rendez-vous emblématique de la station, de 21H00 à minuit, qui deviendra en 1983 et jusqu'en 1986 "Fréquence Max".

Avec cette émission populaire, Max Meynier, moustache tombante et silhouette trapue, est vite devenu l'idole des chauffeurs routiers, recevant jusqu'à 25.000 lettres par an. En 1976, RTL lui construit un studio avec une salle d'embarquement pour accueillir routiers et auto-stoppeurs.

En 1981, il participe à la création des "24H du Mans camions" et lancera la vogue des courses de camions en France et en Europe. En 1982, il animera pendant six mois "Les routes du bout du monde" en sillonnant de nombreux pays avec son micro.

Victime d'un infarctus en 1986, il devient alors le joker de RTL, présentant tour à tour toutes les émissions de la station.

En 1988, il crée sur TF1 "Le juste prix" qu'il présentera durant un an.

En 1990, il doit subir une transplantation cardiaque, avant de quitter RTL en 1994. Il a ensuite joué au théâtre avant de cesser toute activité professionnelle en 2000. Il subira une transplantation cardiaque et rénale en 2002

23/05/2006

LEE JONG WOOK - 22.05.2006

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Sud-Coréen Lee Jong-wook, est décédé lundi à Genève, deux jours après avoir été opéré d'urgence pour un caillot au cerveau, a déclaré l'institution internationale.

Le décès, annoncé depuis Séoul par le ministère sud-coréen des Affaires étrangères, a été révélé officiellement aux délégués à l'ouverture de l'Assemblée mondiale de la santé, la grande réunion annuelle de l'OMS, qui se réunit à Genève à partir de ce lundi.

"J'ai le regret de vous informer que le Dr Lee Jong-wook est décédé ce matin", a annoncé la ministre espagnole de la santé, Elena Salgado, en ouvrant la séance.

"C'est pour chacun d'entre nous une nouvelle très triste. C'était une personne exceptionnelle et une excellent directeur général", a déclaré Mme Salgado.

Les délégués ont observé une minute de silence et ont suspendu leurs travaux pour trente minutes.

Le directeur général avait été hospitalisé samedi à Genève pour une intervention chirurgicale d'urgence au cerveau. Le Dr Lee, 61 ans, s'était trouvé mal lors d'une réunion de travail et avait été transporté aussitôt à l'hôpital cantonal de Genève, où il est décédé lundi à 7h43 (5h43 GMT).

Après avoir occupé pendant 20 ans au sein de l'OMS des postes-clé dans la lutte contre les maladies infectueuses, le Dr Lee avait été désigné en 2003 à la tête de l'institution internationale. Son mandat s'achevait en principe en juillet 2008.

Entré à l'OMS en 1983, il avait été notamment directeur de 1994 à 1998 du Programme mondial de l'OMS pour les vaccins (GPV). A ce titre, il avait été à l'origine de la campagne pour l'éradication mondiale de la poliomyélite.

Il fut ensuite conseiller principal, puis représentant spécial auprès de la directrice générale Gro Harlem Brundtland, avant de devenir en décembre 2000 directeur du Programme "Halte à la tuberculose".

Lee Jong-wook était le sixième directeur général de l'OMS et le deuxième originaire d'Asie. Le poste a été occupé successivement depuis 1948 par le Canada, le Brésil, le Danemark, le Japon et la Norvège.

Avant son décès, la porte-parole de l'OMS, Christine McNab, avait déclaré que l'hospitalisation du Dr Lee ne devait pas empêcher l'Assemblée mondiale de la santé de se dérouler normalement.

Le prince Charles devait en principe prononcer mardi le discours inaugural de l'assemblée, à laquelle participent plus d'une centaine de ministres de la santé.

Les discussions, qui doivent durer jusqu'à samedi, devaient être dominées cette année par la question des brevets pharmaceutiques et de l'accès des pays pauvres aux médicaments.

L'OMS, qui dépend des Nations unies, compte 192 pays membres.

La première journée de l'assemblée est dominée depuis dix ans par une demande d'adhésion de Taïwan, qui se heurte systématiquement à l'opposition de la Chine.

13/05/2006

Mony DALMES - 12.05.2006

Décès de Mony Dalmès- 12.05.2006

PARIS (AP) - Le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres a rendu hommage vendredi à la comédienne Mony Dalmès, décédée à l'âge de 91 ans, saluant en elle "une grande dame de la scène et du spectacle" dont "la beauté, la personnalité et le talent auront marqué tous ceux qui ont suivi sa longue et riche carrière".

"Enfant prodige des planches distinguée dès 1942 par la Comédie Française dont elle fut une sociétaire en tous points marquante, Mony Dalmès sut avec bonheur et audace mettre son talent au service du cinéma et de la télévision", précise-t-il dans un communiqué.

"En une trentaine de films tournés pendant plus d'un demi-siècle, à travers des personnages attachants et des émissions populaires telles que 'Au théâtre ce soir' ou 'A dossiers ouverts', elle a véhiculé une certaine image volontaire de son art, et a contribué à faire connaître du plus grand nombre les multiples visages du théâtre", a poursuivi le ministre.

"Nous nous souviendrons d'elle au cinéma comme de l'inoubliable 'Chère Olga', de la Signora Trotti dans 'Rien ne va plus' ou encore de la Baronne Vetsera de 'Mayerling'. Mais, plus près de nous, en 1990, c'est son rôle dans 'Le clan des veuves' (NDLR: avec Jacky Sardou et Ginette Garcin) qui l'immortalisera", a-t-il ajouté. AP

12/05/2006

Floyd PATTERSON - 11.05.2006

Disparition - Décès de Patterson- 11.05.2006

L'Américain Floyd Patterson , premier champion des lourds à récupérer une ceinture après en avoir été dépossédé, est décédé jeudi à l'âge de 71 ans. Il souffrait de la maladie d'Alzheimer et d'un cancer de la prostate.

« Floyd Patterson était une icône, un vrai gentleman et un grand représentant de la boxe », a commenté Edward Brophy, directeur de la Fédération internationale. Son palmarès est le témoin d'une belle carrière avec 55 victoires, dont 40 par KO, 8 défaites et 1 match nul. En 1952, il se hisse au sommet du podium des moyens lors des Jeux d'Helsinki. A 21 ans, il avait remporté la ceinture des lourds en 1956. En 1959 à New York, il avait été battu par le Suédois Ingemar Johansson, avant de reprendre son bien le 20 juin 1960 pour un deuxième sacre historique. Après quelques défenses victorieuses, il avait perdu sa couronne face à Sonny Liston en 1962 (KO à la 1re reprise). Patterson avait pris sa retraite en 1972 après une défaite par KO (7e reprise) face à son compatriote Mohammed Ali. Il avait adopté un fils Tracy Harris Patterson, qui était également devenu, en 1992, champion WBC des super-coq.

 

Diaporama de photos sur The Washington Post

Alexandre ZINONIEV - 10.05.2006

Alexandre ZINONIEV - 10.05.2006
 
L'écrivain russe Alexandre Zinoviev, ancien dissident soviétique devenu un ardent critique de la perestroïka, est décédé mercredi soir à Moscou d'un cancer au cerveau. Il avait 83 ans.
Sa femme Olga Zinovieva, interrogée par téléphone, a précisé que l'enterrement aurait lieu lundi après un dernier hommage à l'université d'Etat de Moscou, où ses admirateurs pourront venir s'incliner devant sa dépouille.

L'ancien professeur de philosophie à l'époque de l'URSS était revenu définitivement en Russie en 1999 après plus de vingt ans d'exil en Allemagne.
Déchu de sa nationalité en 1978
Son livre "Hauteurs béantes", critique cinglante du régime soviétique publiée en Occident, lui avait valu d'être déchu de sa nationalité en 1978 peu après avoir été autorisé à partir enseigner à l'étranger. Cet ex-dissident au parcours déroutant n'avait pas hésité, après la chute de l'URSS en 1991, à soutenir les communistes par anti-occidentalisme et à critiquer vivement la perestroïka.

Né le 29 octobre 1922 dans une famille ouvrière, il entra dès 1939 à la faculté de philosophie de Moscou où il connut ses premières difficultés avec le régime. Pilote pendant la Seconde Guerre mondiale, il repris ensuite ses études puis entra à l'Institut de philosophie de l'Académie des sciences d'où il sera renvoyé en 1977 avant de partir pour l'Allemagne.
Après l'URSS, la perestroïka dans sa ligne de mire
Il est l'auteur de nombreux ouvrages décrivant l'absurdité de la bureaucratie engendrée par le système soviétique ou sur la Russie de Gorbatchev, dont "l'Avenir radieux", "Homo sovieticus" et "Gaîtés de Russie".

En 1991, après la chute de l'URSS, il critique vivement la perestroïka et, en 1996, il fait une brève visite à Moscou pour soutenir le candidat communiste Guennadi Ziouganov à l'élection présidentielle, remportée par Boris Eltsine.

01/05/2006

Jean-François REVEL - 30.04.2006

Décès de l'académicien Jean-François Revel- 30.04.06 

PARIS (AFP) - Le philosophe, écrivain et journaliste Jean-François Revel, membre de l'Académie française, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), à l'âge de 82 ans, a-t-on appris auprès de ses proches.

Il avait été hospitalisé il y a environ deux semaines et est mort d'un "incident cardiaque", a précisé à l'AFP sa veuve, la journaliste et écrivain Claude Sarraute. Né le 19 janvier 1924 à Marseille, cet agrégé de philosophie marqué à droite a mené à partir des années 1950 une double carrière, littéraire et journaliste. D'abord enseignant, il a assumé des fonctions de conseiller littéraire et de directeur de collection, puis a pris la direction de l'hebdomadaire L'Express (1978-1981), dont il était l'un des éditorialistes depuis 1966, devenant par la suite chroniqueur au Point. Il a écrit une trentaine d'ouvrages, dont "Le Moine et le philosophe" (1997), dans lequel il dialogue avec son fils bouddhiste Matthieu Ricard.

Paul SPIEGEL - 30.04.2006

Décès du président du Conseil des juifs en Allemagne, hommages de tous bords-30.04.06

BERLIN (AFP) - Le président du Conseil central des juifs en Allemagne, Paul Spiegel, est décédé dimanche à Dusseldorf (ouest) à l'âge de 68 ans des suites d'une grave maladie, laissant un grand vide au sein de la troisième communauté juive d'Europe occidentale.
Des dirigeants politiques allemands de tous bords et représentants de confessions diverses ont manifesté leur vive émotion, saluant unanimement l'engagement de Paul Spiegel pour la démocratie, le courage moral et sa lutte contre l'antisémitisme et la xénophobie.
 La chancelière conservatrice Angela Merkel a salué son "engagement pour le courage moral, pour la tolérance et le respect mutuel, et contre la xénophobie et l'antisémitisme". Paul Spiegel "lançait des appels quand beaucoup se taisaient", a-t-elle ajouté dans un communiqué.
 Le président allemand, Horst Köhler, a fait part de sa "profonde tristesse" après la disparition de ce "patriote allemand. "Notre pays a perdu un homme qui a contribué de manière importante à la bonne entente des communautés en Allemagne", a souligné le chef de l'Etat. "Nous perdons un juif et un Européen remarquable", a affirmé de son côté Stephan Kramer, secrétaire général du conseil central des juifs d'Allemagne. "Paul Spiegel a su "construire des ponts" entre les différentes confessions et tous les groupes de la société, a-t-il ajouté.
 Hospitalisé depuis plusieurs semaines à Dusseldorf après un infarctus du myocarde début février, Paul Spiegel, représentant des quelque 100.000 juifs d'Allemagne, était plongé dans un coma artificiel. Affaibli, il avait contracté une pneumonie et ses médecins avaient diagnostiqué un début de leucémie. A travers son action en faveur de la communauté juive d'Allemagne, M. Spiegel "a aussi contribué de façon déterminante à promouvoir l'image de l'Allemagne dans le monde", a souligné le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier.
L'inhumation doit avoir lieu ces prochains jours selon les rites juifs, vraisemblablement mercredi à Dusseldorf, et une cérémonie doit être organisée en son hommage à Berlin à la fin de la semaine prochaine, selon un porte-parole de la communauté juive de Dusseldorf.
Elu à la tête du conseil central des juifs en janvier 2000, Paul Spiegel avait succédé à Ignatz Bubis, mort en août 1999. Réélu dans ses fonctions le 1er décembre 2002 pour une période de quatre ans il disait attendre "une renaissance du judaïsme en Allemagne". En janvier 2003, il signait avec le gouvernement allemand de l'ex-chancelier Gerhard Schröder une convention par laquelle l'Etat s'engageait à verser trois millions d'euros par an au Conseil, et fournissait pour la première fois une base juridique à la coopération entre l'Etat et les juifs. "Homme du dialogue entre les religions et bâtisseur de ponts vers le monde juif et l'Etat d'Israël", Paul Spiegel était "un grand démocrate" et "un modèle pour beaucoup de gens", se souvient M. Schröder qui entretenait avec lui des rapports amicaux. Les Eglises catholique et protestante ont rendu hommage à un "interlocuteur important, fidèle et digne de confiance" tandis que la communauté musulmane lui a montré sa reconnaissance pour avoir toujours appelé à ne pas faire d'amalgame entre musulmans et terroristes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Né le 31 décembre 1937 à Warendorf (ouest), M. Spiegel avait survécu au nazisme caché dans une ferme en Belgique, où sa famille s'était réfugiée dès ses deux ans. Marié et père de deux filles, cet ancien journaliste s'était engagé dans la communauté juive d'Allemagne dans les années 1960. En 1933, année de l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler, environ 570.000 juifs vivaient en Allemagne. Ils n'étaient plus qu'environ 15.000 en 1950. Depuis 1990, la communauté connaît une expansion importante grâce à l'arrivée massive de juifs d'ex-Union soviétique.