08/01/2006

Heydar ALIEV - 12.12.2003

Décès de l'ancien président azerbaïdjanais Heydar Aliev

Cliquez sur l'image pour l'agrandirCLEVELAND (AFP) - L'ancien président azerbaïdjanais Heydar Aliev, 80 ans, est mort vendredi matin dans une clinique américaine de Cleveland (Ohio, nord) des suites de complications cardiaques et rénales, ont annoncé des responsables hospitaliers.

"Il est mort ce matin, nous devons attendre des éléments précisant les circonstances de sa mort", a de son côté déclaré Tahir Taghi-Zadeh, consul à l'ambassade azerbaïdjanaise à Washington.

Heydar Aliev avait été pris d'un malaise en direct à la télévision début 2003, avant d'être hospitalisé en Turquie, puis en août dans la clinique de Cleveland spécialisée dans la chirurgie cardiaque. Il n'a plus fait d'apparition publique depuis deux mois.

Ancien général du KGB à l'époque soviétique, il était arrivé à la tête de la République comme Premier secrétaire du parti pour l'Azerbaïdjan, avant d'entrer au bureau politique du PC de l'URSS, siège ultime du pouvoir soviétique.

Mis à l'écart sous Mikhaïl Gorbatchev à la fin des années 80, il avait été élu président de l'Azerbaïdjan indépendant en 1993 après un coup militaire.

Il a été critiqué par certains pour la corruption florissante sous son régime et ses manières autoritaires, mais de nombreux Azerbaïdjanais l'admiraient et l'avaient surnommé affectueusement "Baba" ou grand-père.

Le corps de l'ancien président devrait être rapatrié dans son pays dans les tout prochains jours, a ajouté le consul de l'ambassade d'Azerbaïdjan.

Après un scrutin présidentiel organisé le 15 octobre dernier, le fils d'Heydar Aliev, Ilham Aliev, 41 ans, a succédé officiellement à son père le 31 octobre à la tête de l'Azerbaïdjan, petit Etat caucasien riche en pétrole, instituant ainsi la première dynastie politique dans une ancienne république soviétique.

L'opposition et les observateurs internationaux avaient dénoncé des cas de fraudes et de pressions sur les électeurs lors du scrutin présidentiel. Les autorités avaient rejeté ces accusations.

Au lendemain du vote, des heurts violents avaient opposé des militants de l'opposition aux forces de l'ordre dans les rues de Bakou, des affrontements qui avaient fait un mort et des dizaines de blessés.


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