23/01/2005

Manuel Vasquez MONTALBAN

18 octobre 2003 

BANGKOK (AP) - Manuel Vazquez Montalban, journaliste et écrivain espagnol célèbre dans le monde entier pour ses romans policiers et son personnage de Pepe Carvalho, est mort samedi d'une crise cardiaque dans le terminal de l'aéroport international de Bangkok.

Montalban, 64 ans, revenait de Sydney en Australie après y avoir donné une série de conférences, et devait reprendre un avion pour Madrid. "Il marchait pour prendre son deuxième vol, quand il s'est écroulé et a perdu connaissance", a déclaré le lieutenant de police Tatpong Kongtup, joint au téléphone par l'Associated Press.

Une autopsie a révélé que l'écrivain, qui avait subi il y a quelques années un quadruple pontage coronarien, était mort d'une attaque cardiaque, a précisé un employé de l'Hôpital de la police royale thaïlandaise, où son corps a été transporté. Le rapport d'autopsie affirme que la mort est due à une "défaillance du système de circulation sanguine", a affirmé cet employé ayant requis l'anonymat.

"Nous attendons que sa famille nous dise ce que nous devons faire du corps", a déclaré un responsable de l'ambassade d'Espagne s'exprimant lui aussi sous couvert d'anonymat.

Né à Barcelone en juillet 1939, Manuel Vazquez Montalban est surtout connu pour une série de 20 romans pleins de verve et d'humour mettant en scène son principal héros, Pepe Carvalho, un détective privé épicurien qui aime les belles femmes, bien manger et bien boire. Ces ouvrages ont été traduits dans une vingtaine de langues.

Comme son alter ego détective, Montalban, qui avait étudié la philosophie, la littérature et le journalisme, avait deux amours: Barcelone et la Galice (nord-ouest), où était né son père.

Opposant au dictateur Franco pendant sa jeunesse, il avait été condamné à trois ans de prison en 1962 pour ses activités politiques.

Le très prolifique écrivain catalan a également écrit beaucoup de poésie, d'essais, de pièces de théâtre et d'articles sur des sujets allant de la gastronomie à la politique.

Il a publié son premier recueil de poèmes à la fin des années soixante, et commença alors sa carrière de journaliste et chroniqueur politique, activité qu'il n'arrêta jamais, contribuant régulièrement au quotidien espagnol "El Pais".

Il est notamment l'auteur de l'"Autobiographie du général Franco", ouvrage où il se glisse dans la peau du dictateur. Il a reçu de nombreux prix littéraires, notamment pour son roman "Galindez", qui lui valu le Prix national de littérature espagnole, puis le prix européen. Le roman, histoire de la mort mystérieuse d'un homme politique basque à New York a été adapté cette année au cinéma, avec l'acteur américain Harvey Keitel.

Montalban travaillait sur un nouvel épisode des aventures de Pepe Carvalho, "Millenium", deux volumes où il parlait de la guerre en Irak et de l'Intifada. En parallèle, il écrivait un livre sur le chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar.

Le roi d'Espagne Juan Carlos II a adressé une lettre de condoléances à l'épouse de l'écrivain, saluant chez Montalban la "fidélité à ses idées et leur harmonie avec les temps dans lesquels il vivait".

Samedi soir, les quelque 60.000 spectateurs du match de football FC Barcelone-Deportivo ont observé, à la demande du président du FC Barcelone, un moment de silence à sa mémoire.


Léon SCHWARTZENBERG

14 octobre 2003

PARIS (AFP) - Briseur de tabous, imprévisible et parfois exaspérant, le professeur Léon Schwartzenberg, cancérologue populaire, attachant, mais souvent décrié par ses pairs, est décédé mardi à l'âge de 79 ans à Villejuif (Val-de-Marne).

"Je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais c'est en disant aux gens +occupez-vous de vos affaires+ et +faites-moi confiance+ qu'on réduit les peuples en esclavage", se plaisait à répéter cet humaniste engagé, dont l'omniprésence médiatique a irrité plus d'un de ses collègues.

Avec passion, il s'exprime sur la vie et la mort, chahutant au passage le respect du secret médical, et rendant publiques ses opinions: contre la dictature en Argentine, la torture, l'acharnement thérapeutique, les mères porteuses. Pour la vérité aux malades, la distribution de drogue sous contrôle médical aux toxicomanes afin de barrer la route aux trafiquants. A l'époque en France, la méthadone, un produit de substitution à présent prescrit, est interdite, relève-t-il.

Né le 2 décembre 1923 à Paris de parents juifs, il s'engage dans la résistance (FFI/Forces Françaises de l'Intérieur et réseau franco-britannique d'évasion des aviateurs alliés) avec ses deux frères cadets. Dénoncés, ces derniers sont déportés en 1943 à Matthausen d'où ils ne reviendront pas.

Il est interdit de faculté de médecine en raison des lois raciales de Vichy. "Le Conseil de l'Ordre (des médecins) de l'époque restait muet", rappelait-il.

En 1977, alors que le cancer n'était évoqué que comme "une longue et douloureuse maladie", il publie "Changer la Mort" (en collaboration avec le journaliste Pierre Vianson-Ponté) où il plaide en faveur de la vérité au malade, en toutes circonstances. "La vérité doit toujours être dite, elle est toujours positive", selon cet homme à la voix cassée et aux yeux bleus qui savait séduire pour mieux convaincre.

Il n'hésite pas à relever les contradictions de la société: "Mentir au cancéreux par compassion et dire la vérité à ceux qui ont le sida par peur de la contagion, cela procède d'une égale saloperie", disait-il à l'apparition de cette maladie en France, alors dénuée des puissantes trithérapies actuelles.

Avec "Requiem pour la vie" (1985), il s'attaque à un autre tabou, l'euthanasie. En 1991, l'Ordre des médecins le suspend d'exercice pour un an, pour avoir révélé dans la presse en 1987 l'aide qu'il avait apportée à un malade incurable. En 1993, le Conseil d'Etat annule cette décision.

Adepte du "parler vrai", il doit démissionner de son poste de ministre délégué à la Santé (29 juin-7 juillet 1988, un record de brièveté) du premier gouvernement de Michel Rocard, pour avoir proposé publiquement un dépistage systématique du sida chez les femmes enceintes, et pour ses positions sur la lutte contre la drogue.

Il tâte à nouveau de la politique comme député européen (1989-1994), élu sur la liste socialiste, puis brièvement, en 1992, comme conseiller régional de PACA (liste Energie Sud de Bernard Tapie), mandat qu'il est contraint d'abandonner pour dépassement de frais de campagne.

Mais c'est aussi le défenseur des sans-abri et des sans-papiers qui laissera sans doute un des souvenirs les plus attachants.


Elia KAZAN

28 septembre 2003
 
Né(e) le 07 Septembre 1909 à Istanbul (Turquie)
Mort(e) le 28 Septembre 2003 à à son domicile de Manhattan (Etats-Unis)

Elia Kazan, fils d'immigré grec de Turquie, débarque à New York à l'âge de 4 ans. Il étudie le théâtre à l'université puis rejoint les groupes d'avant-garde théâtrale. Il adhère pendant sa jeunesse au parti communiste. Il devient acteur tout en s'initiant aux divers métiers des planches. Dans les années 40, il connaît le succès à Broadway en mettant en scène des pièces comme Un tramway nommé désir ou Mort d'un commis voyageur. Au cinéma, il donne la réplique à James Cagney dans Ville conquise d'Anatole Litvak (1940).

En 1945, il s'attaque réellement au cinéma. La Fox qui recherche de nouveau talent le recrute. Son premier film est le Lys de brooklyn (1945), l'histoire d'une famille d'immigrés irlandais. Le thème de l'immigration est récurrent dans ses oeuvres. Le social est son autre sujet de prédilection. C'est ainsi que dans Boomerang (1947), il aborde les erreurs judiciaires et dans
Le Mur invisible (Gentleman's agreement) (1947), il dénonce l'antisémitisme. Cependant, c'est dans Panique dans la rue (Panic in the streets) (1950), un film extrêmement noir, que l'on découvre sa maîtrise. Il dirige Marlon Brando dans Un tramway nommé désir (A streetcar named desire) en 1951 puis en 1954 dans Sur les quais (On the Waterfront). Cette collaboration est couronnée de succès.

En plein Maccarthysme, l'année 1952 va transformer sa vie. Il dénonce des metteurs en scène communistes devant la commission des activités anti-américaines. Par cette attitude, Kazan dévoile toute son ambiguïté. Lâcheté, anti-communisme ou volonté de se débarrasser de ses concurrents ? Le flou demeure. Néanmoins, il tentera toute sa vie de légitimer sa démarche. Le fait qu'il tourne
Viva Zapata !, un portrait du révolutionnaire mexicain la même année, ne fait rien pour démêler les paradoxes de ce cinéaste.

En 1955 avec
A l'Est d'Eden (East of Eden), il fait une nouvelle fois confiance à un jeune acteur en offrant le personnage d'un adolescent révolté à James Dean. Après des drames comme La Fievre dans le sang (Splendor in the Grass) (1961), il livre des oeuvres de plus en plus autobiographiques. Ainsi, America, America (1963) raconte l'histoire de sa famille, et il adapte, avec L'Arrangement (The Arrangement) (1969), l'un de ses romans. En 1976, avec Le Dernier Nabab (The Last Tycoon) où il dirige Robert De Niro, il délivre une méditation sur Hollywood.

Problèmes sociaux, politiques ou immigration, Kazan explore toutes les facettes de l'Amérique moderne. Ses oeuvres sont empreintes d'une exploration autobiographique ainsi que d'une réflexion sur son attitude pendant la chasse aux sorcières. Malgré ses troubles compromissions, Kazan demeure un cinéaste qui marque de son empreinte le cinéma contemporain.



Donald O'CONNOR

27 septembre 2003

LOS ANGELES (AP) - L'artiste américain Donald O'Connor, célèbre notamment pour son rôle dans le classique "Chantons sous la pluie", est décédé samedi, selon son entourage. Il avait 78 ans.

Il a succombé à une faiblesse cardiaque dans une maison de repos à Calabasas (Californie), a expliqué sa fille Alicia à l'Associated Press.

Donald O'Connor était célèbre pour ses rôles dans les comédies musicales américaines des années 1950 dans lesquelles il faisait étalage de ses dons pour le chant et la danse. Il avait ainsi joué dans "Chantons sous la pluie" (1952), où il partageait l'affiche avec Gene Kelly et Debbie Reynolds.

Il était également apparu dans "Appelez-moi madame" (1953) et dans la série de films "Francis", parmi lesquels "Francis aux courses" (1951) et "Francis journaliste" (1953).

Dans un bref communiqué, sa famille a cité vendredi une des dernières phrases de l'acteur avant sa mort: "Je voudrais remercier l'Académie pour l'Oscar récompensant l'ensemble de ma carrière que je finirai par avoir".

Donald O'Connor avait reçu un Emmy Award, mais jamais d'Oscar. AP


Robert PALMER

26 septembre 2003

PARIS (AFP) - Le chanteur britannique Robert Palmer, âgé de 54 ans, est décédé vendredi d'une attaque cardiaque alors qu'il se trouvait dans sa chambre dans un grand hôtel parisien.

La chanteur éclectique qui a touché à tous les styles, du rock au reggae de ses débuts en passant par le blues et dont les succès comprennent "Addicted to love" (drogué à l'amour), effectuait un voyage de deux jours dans la capitale française avec sa compagne Mary Ambrose.

Robert Palmer devait ensuite rentrer en Suisse où il réside depuis 16 ans.

Une enquête a été confiée au SARIJ (service d'investigations judiciaires) du VIIIe arrondissement, a-t-on appris de source policière.

Robert Palmer est mort d'une crise cardiaque dans sa chambre au Warwick, situé à deux pas des Champs-Elysées.

Les investigations, ordonnées par le parquet, auront pour objet de déterminer les circonstances et les causes exactes de la mort de l'artiste, et une autopsie a été ordonnée.

De même source, on précise qu'une enquête décès est "quasiment automatique" dans ce genre d'affaires, surtout "s'agissant d'une personnalité".

Le ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon a rendu hommage à Robert Palmer, "l’une des figures les plus attachantes, les plus séduisantes de la chanson anglo-saxonne".

"Il aimait les chansons, toutes les chansons, et nous, nous aimions l'entendre chanter", écrit le ministre dans un communiqué, rappelant que Robert Palmer "faisait partie de ces chanteurs blancs passionnés de musique noire, qui avaient grandi au rythme du blues, du funk et de la soul".

Né Alan Palmer en 1949 à Batley, dans le Yorkshire (nord de l'Angleterre), Robert Palmer a passé une grande partie de sa jeunesse sur l'île de Malte.

A 19 ans, il revient en Angleterre et chante avec le Alan Bown Set. L'année suivante il travaille avec le groupe Dada, qui devient plus tard Vinegar Joe, et signe trois albums avec ce groupe, dont Rock'n'Roll Gypsies en 1973.

Robert Palmer débute en 1974 une carrière solo qui est immédiatement courronnée de succès avec Sneakin' Sally Through the Alley. Le chanteur déménage alors à New York, puis aux Bahamas. Il signe Pressure Drop et Clues, qui le rendent célèbre, surtout en Angleterre.

En 1985, il collabore à l'album The Power Station de Duran Duran, le groupe néo-romantique anglais alors au sommet de sa popularité.

Il se recentre la même année sur sa propre carrière et sort Riptide, un album rock qui lui offre son plus grand succès avec le tube Addicted to Love, numéro 1 des meilleures ventes aux États-Unis.

Il quitte les Bahamas pour la Suisse en septembre 1987, accompagné de sa famille. Il s'établit à Lugano, dans le canton du Tessin, où le climat est méditerranéen et la fiscalité raisonnable. Il continue à travailler à de nouveaux albums aux Logic Studios de Milan, à une demi-heure de Lugano. Robert Palmer rencontre encore quelques succès mondiaux, tels que Heavy Nova en 1987 et Honey en 1992.


Pierre TABARD

 19 septembre 2003 - PARIS (AP) - L'acteur et metteur en scène de théâtre Pierre Tabard est décédé vendredi matin à l'hôpital Saint-Joseph de Paris, a-t-on appris auprès de sa femme, l'actrice Catherine Sellers. La cause de son décès n'a pas été précisée.

Pierre Tabard a notamment mis en scène et joué dans plusieurs pièces de Marguerite Duras, dont "Agatha", qu'il avait créée en 1983, avant de la reprendre en 2001 au Kiron Espace. Il avait également monté des pièces de Camus ou encore de Beckett, travaillé avec Jean Vilar, et enseigné dans les années 1980 à l'Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT).

La date de ses obsèques n'était pas encore fixée vendredi.


Johnny CASH - 12 septembre 2003

Johnny Cash est mort à 02h00 du matin (07h00 GMT) "du fait de complications diabétiques qui ont entraîné une défaillance respiratoire", selon la chaîne de télévision CNN citant une porte-parole de l'hôpital, Nicole Base. Elle a indiqué que les membres de la famille du chanteur étaient à ses côtés lorsqu'il est décédé. Connu comme le "Man in Black", un de ses albums les plus célèbres, il venait juste de sortir de l'hôpital après avoir dû y être hospitalisé trois semaines pour soigner une pancréatite.

Il venait d'être nominé à 6 reprises pour son clip Hurt lors des récentes MTV Video Awards. Au cours de ses 50 ans de carrière, Johnny Cash a enregistré plus de 400 albums et quelque 1.500 chansons. Il était en train de travailler sur un nouvel album avec des chanson écrites par sa femme, June Carter Cash, également chanteuse de country, décédée en mai à l'âge de 73 ans, selon son manager Lou Robin.

Né en 1932 dans une famille pauvre de l'Arkansas (sud), une région particulièrement éprouvée par la Grande Dépression, il avait travaillé dans des champs de coton puis en usine avant de s'engager dans l'Armée.

C'est en 1955, qu'il signe son premier contrat musical avec la société Sun Label qui compte dans son catalogue Elvis Presley, Carl Perkins et Jerry Lee Lewis. Il devient la voix des oubliés de l'Amérique: mineurs, ouvriers, prisonniers. Son premier succès s'intitule "Doggone Lonseome". Suivront d'autres grands titres comme "Folsom Prison Blues", "I Walk the Line" et "Ring of Fire".

Au début des années 60, il échappe de peu à l'enfer de la drogue et de l'alcool avant de relancer sa carrière après son mariage avec June Carter en 1968.

Cash qui effectuait environ 200 concerts par an a reçu 23 récompenses et une plaque portant son nom figurait dans le Country Music Hall of Fame. Selon son manager Lou Robin, il était en train de terminer un album de chansons écrites avec sa femme June Carter Cash, également chanteuse de country, décédée en mai à l'âge de 73 ans.


Edward TELLER - 09 septembre 2003

Edward Teller, le père de la bombe à hydrogène, décède à 95 ans

Teller naît le 15 Janvier 1908 à Budapest (Hongrie). C'est un prodige des mathématiques, éduqué dans des écoles privées. En 1926, il quitte Budapest pour aller étudier l'ingéniérie de la chime à Karlsruhe (Allemagne). Là, il s'intéresse à la physique, particulièrement la nouvelle théorie des quantas (comme Condon). Pour pouvoir poursuivre cette nouvelle passion, il est transféré à l'Université de Munich en 1928. Là, un accident de voiture lui coûte son pied droit.

Après avoir apris à remarcher avec un prothèse il est transféré à l'Université de Leipzig pour travailler avec Heisenberg. Il obtient son doctorat en physique en 1930 et travaille comme consultant à la recherche à l'Université de Gottigen.

En 1934, avec la venue au pouvoir d'Hitler, Teller émigre au Danemark avec l'aide d'amis chercheurs. Là il rejoint l'Institut de Physique Théorique où Niels Bohr dirige une équipe de jeunes chercheurs tentant de percer les secrets de l'atome. Cette année-là, il se marie.

A l'institut de Bohr, Teller rencontre le physicien russe Gamow, également réfugié politique. Au bout d'un an ils prennent des chemins différents, Gamow à l'Université George Washington aux Etats-Unis, et Teller à l'Université de Londres. Un an plus tard en 1935, Teller reçoit une invitation de Gamow à venir le rejoindre pour travailler aux Etats-Unis, et accepte avec plaisir.

La bombe A

Dès 1940, Teller envisage la possibilité d'utiliser l'intense chaleur générée par la fission nucléaire pour déclencher le processus de fusion nucléaire — un phénomène encore plus explosif. En 1941, Teller est naturalisé américain et rejoint les meilleurs physiciens américain sur le projet Manhattan afin de développer la bombe atomique avant les allemands. Après des travaux préliminaires à Chicago avec Enrico Fermi et à Berkeley avec Oppenheimer, Teller se rend dans les laboratoires isolés de Los Alamos (Nouveau-Mexique) pour y travailler sur la bombe atomique sous la direction d'Oppenheimer. Cependant, la fission nucléaire se révélant déjà difficile à mettre au point, la piste de la fusion ne sera pas suivie, à sa grande déception.

Teller se retrouve donc personnellement dans les tunnels de test sur le site de tests du Nevada, dirigeant ses hommes et collaborateurs comme un possédé d'après le récit de l'un d'eux. En 1943 il sidère ses collègues en suggérant que les températures colossales de l'explosion risquent d'amorcer une combustion de l'air qui ferait flamber l'atmosphère terrestre [Jean-Marc Fleury, Quebec Sciences 03/2000]. Cependant, ses calculs la rassurent à ce sujet. En 1945, la première bombe atomique est testée avec succès à Alamagordo (Nouveau-Mexique).

Twinkle

D'après les documents non confirmés du même nom, Teller aurait été membre du MJ-12. Quoi qu'il en soit, Teller est confronté aux ovnis au moins en 1948, en participant au projet Twinkle. Le 16 février 1948, une conférence secrète est tenue à Los Alamos pour discuter du phénomène ovni, en particulier les "boules de feu vertes" qui ont été largement signalées dans la région. Parmi les scientifiques et militaires présents se trouve Teller et Lincoln La Paz, dont l'opinion d'expert est demandée au cours de la conférence [The Ultimate Ufologist Web Page].

La bombe H

Lorsque les russes font exploser leur propre bombe atomique en 1949, Truman demande au laboratoire de Los Alamos de développer une arme à fusion. Oppenheimer est contre, considérant qu'elle n'a aucune valeur militaire et n'est qu'un instrument de génocide. Malgré tout, la première bombe à hydrogène explose sur l'atoll de Eniwetok (Océan Pacifique) en 1952, à la satisfaction de Teller, mais contre l'avis d'une bonne partie de ses collègues scientifiques.

Teller pense alors que les scientifiques de Los Alamos sont trop ambivalents lorsqu'il s'agit de développer la prochaine génération d'armes atomiques, et qu'un complexe indépendant est nécessaire. Il fait pression sur le Congrès et les forces armées pour l'établissement d'un second laboratoire pour la recherche thermonucléaire. L'AEC répond en établissant le Laboratoire Lawrence Livermore en Californie du Nord. Teller y travaille successivement comme consultant, directeur adjoint puis finalement directeur.

L'antagonisme entre Teller et ses anciens collègues augmente lorsque Oppenheimer est accusé de déloyauté sur la base de certaines de ses associations passées. Teller ne l'accuse pas lui-même, mais lorsque l'accréditation d'Oppenheimer est revoquée, nombre de ses amis accusent Teller.

Au fil des années, Teller continuera de défendre une politique de défense dure. Il sera au premier plan dans les années 1970, lorsqu'il défendra la fusion nucléaire comme une alternative aux autres sources d'énergie, et dans les années 1980, en témoignant en faveur du système de défense stratégiques par missiles. Il est l'auteur d'une douzaine de livres, la plupart traitant de l'énergie nucléaire et de questions de défense.

Depuis 1975, Teller est membre de l'Institut Hoover pour l'Etude de la Guerre, de la Révolution et de la Paix à l'Université de Stanford. Il vit à Palo Alto (Californie).

WASHINGTON (AFP) - Edward Teller, le père de la bombe à hydrogène, est décédé mardi dans sa maison de Stanford (Californie) des suites d'une attaque cardiaque, à l'âge de 95 ans, a annoncé le laboratoire national Lawrence Livermore."La disparition du professeur Edward Teller est une grande perte pour notre laboratoire et pour la nation", a estimé le directeur du laboratoire, Michael Anastasio, dans un communiqué.

"Le professeur Teller restera longtemps dans nos mémoires comme l'un des plus grands scientifiques. Il a consacré sa vie à la défense de la liberté, la recherche de connaissances et la transmission de sa passion pour les sciences et pour l'enseignement à des générations d'étudiants", poursuit M. Anastasio.

Entre 1943 et 1946, Teller avait travaillé sur le projet Manhattan, à Los Alamos (Nouveau-Mexique), qui avait abouti à la fabrication de la bombe atomique, et avait participé ensuite au développement de la bombe à hydrogène.

Le scientifique, de confession juive, vivait aux Etats-Unis depuis 1935 après avoir fui la montée du régime nazi en Europe.

Il avait reçu cette année la médaille présidentielle de la Liberté, la plus grande décoration décernée aux Etats-Unis. Il n'avait pu assister à la cérémonie organisée à Washington en présence de George W. Bush et c'est sa fille Wendy qui était venue chercher la médaille.

"Le professeur Teller était un géant de la physique du 20ème siècle", a souligné le laboratoire Lawrence Livermore, ajoutant qu' "il était un fervent partisan de l'application de la science à la pratique et avait été l'un des responsables techniques les plus influents dans la défense nationale de la Seconde guerre mondiale jusqu'à aujourd'hui".

Edward Teller avait également contribué à la création du laboratoire Livermore, le dirigeant pendant deux ans avant d'occuper la fonction de directeur adjoint chargé de la physique, jusqu'à sa retraite en 1977.


Leni RIEFENSTHAL - 08 septembre 2003

 La réalisatrice allemande Leni Riefenstahl, qui mit sa caméra au service d'Adolf Hitler, est décédée lundi soir à l'âge de 101 ans, a déclaré le maire de la ville de Poecking où elle habitait, au sud de Munich.

"Reni Riefenstahl est morte sans souffrir, dans son sommeil", a déclaré Celia Tremper, du magazine Bunte, qui a précisé avoir été priée de diffuser la nouvelle par Horst Kettner, compagnon de longue date de Riefenstahl, et Gisela Jahn, son assistante.

Leni Riefenstahl ne donnait plus d'interviews ou n'apparaissait plus dans les médias depuis plusieurs mois en raison de son état de santé très affaibli.

Née le 22 août 1902 à Berlin, Leni Riefenstahl fut danseuse, puis actrice avant de se lancer dans la réalisation.

Elle fut notamment l'auteur du "Triomphe de la Volonté", documentaire sur le congrès du parti national-socialiste à Nuremberg en 1934, qui lui valut des récompenses aux festivals de Venise et Paris, et des "Dieux du stade", film officiel des Jeux olympiques de Berlin en 1936, qui utilisait des techniques pionnières à l'époque, telles que le travelling.

Ces films marquèrent à jamais sa carrière.

Accusée d'avoir mis son art au service de la propagande nazie, elle fut emprisonnée par les autorités françaises d'occupation.

PLONGEE SOUS-MARINE A 72 ANS

Elle a toujours soutenu qu'en tant qu'artiste, elle ne faisait pas de politique. Mais empêchée dès lors de tourner, elle poursuivit sa carrière artistique en publiant des livres de photographie, consacrés principalement aux Nubas du sud du Soudan et au monde sous-marin.

Pendant des décennies, les ans n'ont guère paru l'effleurer et, à 72 ans, elle se mit à la plongée sous-marine. Il y a quatre ans, elle a survécu à un accident d'hélicoptère au Soudan.

Son 100e anniversaire l'an dernier avait été marqué par la sortie d'un documentaire - son premier en un demi siècle - sur la vie sous-marine, mais aussi par une nouvelle controverse à la suite d'une plainte de Tziganes accusant la réalisatrice de négationnisme.

Leni Riefenstahl a en effet été accusée d'avoir menti sur le sort d'une centaine de gitans prisonniers dans des camps nazis et utilisés comme figurants en 1942 dans le film Tiefland. Elle avait affirmé à un journal qu'ils avaient tous survécu à la guerre.

Les plaignants ont accusé Riefenstahl de n'avoir pas empêché le renvoi de ces figurants dans les camps où un grand nombre d'entre eux sont morts.

La plainte a été classée l'an dernier par le Parquet de Francfort.

Dans une interview accordée à l'occasion de son centenaire, elle confiait que sa colonne vertébrale, très abîmée, la faisait terriblement souffrir.

Son assistante, Gisela Jahn, a déclaré récemment à Reuters que Leni Riefenstahl était toujours capable de se déplacer dans sa maison en bordure d'un lac, dans les Alpes bavaroises.


Lola BOBESCO - 04 septembre 2003

La violoniste roumaine Lola Bobesco s'est éteinte jeudi, à 13 h 30, à Sart-lez-Spa. Elle avait 82 ans. Encore qu'elle prétendait taire la date de sa naissance (à Craiova, en Roumanie), mais avec la coquetterie de rappeler l'âge auquel elle reçut son prix au tout premier Reine Elisabeth, qui s'appelait encore Concours Eugène Ysa e. Elle avait 17 ans en 1937, et déjà cet orgueil qui se lit dans l'œil des chats errants qu'elle récupérait et qu'elle vénérait.

Les musiciens ont ce gène de l'errance. Car Lola Bobesco était musicienne avant d'être virtuose. Son père, Aurel Bobescú, qui la forma, ne s'y était pas trompé en lui offrant son premier violon adapté à la taille de ses 3 ans. Premier concert public à 5 ans. Et, à 6 ans, ce récital devant la reine Marie qui lui donnera une bourse pour aller se perfectionner dans un conservatoire international. Elle avait déjà voyagé, gagné un concours de jeunes solistes à Vienne, frôlé vraisemblablement l'Allemagne. Mais à quoi peut bien rêver une jeune Roumaine sinon à Paris ?

Elle entre au Conservatoire à 11 ans, dans la classe de Jules Boucherit, et en ressort un an plus tard, en 1933, avec le premier prix, après avoir provoqué une si profonde sensation, dixit « Le Monde ». Sa carrière internationale débute d'emblée avec un premier concert sous la direction de Paul Paray et prend un nouvel essor au Concours Ysa e : 7e, après Oïstrakh ! Une carrière toute tracée... si la guerre n'avait pas éclaté. Une véritable catastrophe, confiait-elle en 1983 au « Soir illustré ». L'assassinat de ma vie de virtuose.

A Paris, loin de ses parents, elle connaît la faim et la solitude avant d'être recueillie par la famille de Pierre Brisson, le grand directeur du « Figaro », qui lui donnera une culture française.

Mais elle était belge de cœur, avait-elle coutume de dire. J'ai choisi la Belgique comme pays d'adoption car j'aimais l'effervescence de ses grands concours, et aussi le côté placide et sans surprise des gens qui y vivent. La réalité est peut-être plus prosaïque : Lola et moi, raconte le pianiste français Jacques Genty, qui fut son mari et son partenaire, nous sommes venus à Bruxelles parce qu'un imprésario roumain en avait fait sa condition. C'était un escroc. Mais, après, nous n'avions plus d'argent pour rentrer.

Lola Bobesco restera donc en Belgique, substituant sa carrière avortée de soliste par la musique de chambre. Elle y est divine dans Mozart et voue une passion sans borne aux trois « B » (Bach, Beethoven, Brahms), dont elle entreprend l'intégrale des sonates avec Jacques Genty. Mais c'est avec les Solistes de Bruxelles - l'actuel Orchestre royal de chambre de Wallonie - qu'elle allait profondément marquer la vie musicale belge. Dans les années 50, il y avait un vrai engouement pour les orchestres de chambre, explique encore le pianiste. Et il n'y avait que l'orchestre de la RTB : le champ était donc libre.

Lola Bobesco restera vingt ans à la tête de son ensemble, avec des bonheurs divers. Je m'étais trompée sur les sentiments de ceux que je croyais être mes amis, finira-t-elle par dire en 1983. En réalité, ces musiciens supportaient mal d'être dirigés par une femme. Ils m'ont fait une vie atroce et, lorsqu'en 1979, j'ai présenté ma démission, personne n'a levé le petit doigt pour me retenir.

Elle rebondit pourtant et, cette année-là, se rêve actrice en jouant le maître de musique du « Bourgeois gentilhomme », au théâtre du Parc. Elle prend même sa revanche sur la vie avec ses premières tournées au Japon. En 1981, le Japon invite la pianiste Martha Argerich, la soprano Teresa Berganza et... Lola Bobesco, que le « Japan Music Journal » sacre « meilleure violoniste féminine au monde ». Je joue cinq heures par jour, comme un jeune virtuose, disait-elle à l'époque. Car je me refuse absolument à miser sur ma réputation et sur mes dons innés.

De la grande Lola, il ne reste désormais que les témoignages intacts de son talent : le concerto de Viotti, qu'elle fut l'une des seules à enregistrer ; les sonates de Frank, de Lekeu, de Fauré, gravées pour Pavane. Mais ne continue-t-elle pas à vivre à travers les élèves qu'elle a formés aux Conservatoires de Liège et de Bruxelles ? Toujours l'errance et ce formidable orgueil.·


Charles BRONSON - 30 aout 2003

Le comédien américain Charles Bronson, l'un des derniers monstres sacrés hollywoodiens, est décédé ce 30 août, victime d'une pneumonie. Il avait 81 ans.

L'acteur américain Charles Bronson est décédé samedi à l'âge de 81 ans, selon une information rapportée dimanche soir par la chaîne de télévision américaine CNN. Le comédien qui souffrait depuis quelques années de la maladie d'Alzheimer, était dans un état critique depuis plusieurs jours et a finalement été emporté par une pneumonie, toujours selon la chaîne.

Sa "gueule" burinée et sa silhouette marmoréenne avait fait de
Charles Bronson un habitué des rôles de durs dans des films d'action, des westerns ou des films policiers qui ont souvent remporté les faveurs du public.

Une star du film d'action

Né Charles Buchinski le 3 novembre 1921 à Ehrenfeld en Pennsylvanie dans une famille d'immigrés lituaniens,
Charles Bronson commence en travaillant dans des mines de charbon. Après avoir effectué son service militaire pendant la Seconde Guerre mondiale, il étudie la comédie en Californie avant de débuter au cinéma dans les années cinquante, où son visage très typé et sa musculature de boxeur l'ont durablement voué aux rôles de "durs" tout au long d'une carrière qui s'est étalé sur près de quarante ans.

C'est en 1960 qu'il a eu pour la première fois l'occasion de se distinguer, dans
Sept mercenaires de John Sturges et trois ans plus tard, sous la direction du même réalisateur, aux côtés de Steve McQueen dans La Grande évasion. Présent au générique de Propriété interdite de Sydney Pollack, Charles Bronson accède définitivement à la célébrité en 1967 en campant l'un des Douze Salopards pour Robert Aldrich.

De Sturges à Leone

Devenu une star internationale, l'acteur multiplie alors les productions de premier plan, partenaire d'
Alain Delon dans Adieu l'ami de Jean Herman et surtout chez Sergio Leone, dans Il était une fois dans l'Ouest, où son interprétation de l'Homme à l'Harmonica face à Henry Fonda et Claudia Cardinale sur la légendaire musique d'Ennio Morricone reste sans doute son rôle le plus célèbre sur grand écran.

Marié à l'actrice
Jill Ireland, Charles Bronson a par la suite tourné à plusieurs reprises seul ou avec son épouse dans des films où ses compositions se sont de plus en plus stéréotypées, à l'image du héros archétypal qu'il incarne en 1974 pour Michael Winner dans Un Justicier dans la ville.

Après s'être progressivement éloigné des plateaux de cinéma,
Charles Bronson avait fait, en 1991, un retour remarqué dans l'Indian Runner de Sean Penn, où muré dans son silence et sa solitude, il avait créé pour l'occasion une mémorable figure paternelle. Marié avec Kim Weeks, sa troisième épouse, il était le père de trois enfants.

Michel CONSTANTIN - 29 août 2003

L'acteur français Michel Constantin, vu dans "Le Deuxième souffle" et "Les Morfalous", est décédé ce vendredi 29 août à Draguignan. Il avait 79 ans.

Le cinéma français perd l'une des ses plus grandes "gueules". L'acteur français Michel Constantin, qui a travaillé avec Jean-Pierre Melville, Georges Lautner et Robert Enrico, est décédé ce vendredi 29 août à l'hôpital de Draguignan. Il avait 79 ans.

Ouvrier chez Renault, capitaine de l'équipe de France de volley-ball puis journaliste au journal sportif L'Equipe,
Michel Constantin, de son vrai nom Constantin Hokloff, débute sa carrière cinématographique sous la direction de Jacques Becker dans Le Trou, en 1959. Homme au physique impressionnant, il campe régulièrement des rôles de policiers ou de gangsters. Il joue notamment pour Robert Enrico (Les Grandes gueules), Jean-Pierre Melville (Le Deuxième souffle), Georges Lautner (Ne nous fâchons pas, Il etait une fois un flic) ou encore José Giovanni (La loi du survivant, Dernier domicile connu).

En 1982, il participe au Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ de
Jean Yanne, puis incarne l'un des Morfalous de Henri Verneuil. Michel Constantin était également connu pour son rôle de flic dans la série télévisée Paparoff et pour avoir animé l'émission Anagram sur TF1.

Pierre PIERAL - 22 aout 2003

Né(e) le 22 Novembre 1923 à Levallois-Perret, France
Mort(e) le 22 Août 2003 à Paris (France)
 
Après un passage par le music-hall et le cirque, Piéral fait ses premiers pas devant la caméra dans Les Visiteurs du soir de Marcel Carné, alors qu'il n'a que dix-huit ans. Par la suite, il tourne beaucoup de films d'époque, collaborant notamment à plusieurs reprises avec Jean Delannoy (L' Eternel Retour, Notre-Dame-de-Paris, La Princesse de Cleves) et jouant sous les ordres de André Hunebelle (Le Capitan) et Christian-Jaque (Lucrece Borgia). En 1977, il campe un psychanaliste dans Cet obscur objet du desir de Luis Buñuel.

Homme de cinéma mais également de théâtre et de télévision, Piéral est l'auteur d'un livre intitulé Vu d'en bas dans lequel il parlait avec facilité de sa petite taille. Sa dernière apparition à l'écran remonte à 2000 dans le programme de courts-métrages

 
source http://www.allocine.fr/

Idi AMIN DADA - 16 août 2003

KAMPALA (AFP) - L'ancien dictateur ougandais Idi Amin Dada, un des tyrans les plus sanguinaires au monde, est mort samedi dans un hôpital de Djeddah en Arabie saoudite, pays où il vivait en exil depuis plus de 20 ans, sans avoir jamais été jugé pour ses atrocités.
"Amin a payé pour ses péchés", a indiqué à l'AFP John Nagenda, conseiller pour les médias du président ougandais Yoweri Museveni, joint au téléphone à Kampala. Il a précisé que les autorités ougandaises ne s'opposeraient pas au rapatriement du corps en Ouganda, où il pourrait être très vite enterré.

Un membre de la famille de l'ancien dictateur, joint au téléphone à Kampala et qui s'exprimait sous couvert d'anonymat, a confirmé son décès.

L'ancien dictateur ougandais, âgé de 78 ans, se trouvait depuis plusieurs semaines à l'unité des soins intensifs à l'hôpital du roi Fayçal à Djeddah.

A la demande de membres de sa famille, les médecins de l'hôpital se sont toujours refusés à préciser la nature de sa maladie. Il souffrait notamment d'hypertension.

Son règne de terreur avait commencé en 1971, après qu'il eut chassé du pouvoir le président Milton Obote. Il s'était terminé le 11 avril 1979 quand le dictateur avait été destitué par le Front national de libération de l'Ouganda (FNLO) et l'armée tanzanienne.

De 100.000 à 300.000 Ougandais seraient morts ou auraient été portés disparus pendant la présidence d'Idi Amin Dada, selon diverses estimations. Le "boucher de l'Afrique", fasciné par Hitler, a également expulsé d'Ouganda, ancienne colonie britannique, quelque 80.000 résidents indo-pakistanais.

Il avait ensuite distribué les commerces et les plantations abandonnés à des proches qui les avaient menés à la faillite très rapidement. Il s'en était suivi une période de grave crise économique et de pénuries dans le pays.

Connu pour ses extravagances, l'ancien dictateur a également été accusé d'anthrophagie. Durant son règne sinistre, des témoignages ou d'insistantes rumeurs décrivent le Nil charriant des cadavres, une de ses épouses découverte découpée en morceaux dans une voiture ou les anciens serviteurs du palais évoquant des têtes humaines dans les frigos.

Le président Museveni, qui avait contribué à sa chute, avait affirmé le 22 juillet que si Amin Dada rentrait vivant dans son pays, il serait poursuivi pour ses "atrocités".

L'une des épouses de l'ancien dictateur avait demandé au gouvernement ougandais d'autoriser le rapatriement de son mari, afin qu'il puisse mourir en Ouganda.

Amin Dada aurait dû passer ses dernières années en prison plutôt qu'en vivant un exil confortable en Arabie Saoudite, avait estimé le 21 juillet l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW).

"Nous regrettons qu'Idi Amin soit en train de mourir, sans avoir fait face à la justice", avait déclaré Reed Brody, directeur des enquêtes spéciales à HRW, basée à New York.

"Amin était l'un des tyrans les plus sanguinaires. Il est de plus en plus possible de poursuivre des dictateurs hors de leur pays. Malheureusement, cela n'a pu se faire à temps pour M. Amin", avait-t-il ajouté.

Jean DREJAC - aout 2003

PARIS (AFP) - L'auteur-compositeur Jean Dréjac, auteur des paroles du "Petit vin blanc", mais aussi d'autres chansons populaires -"Sous le ciel de Paris", "La chansonnette" ou "L'homme à la moto"-, est mort début août à Paris à 82 ans, a-t-on appris mercredi par la Société des auteurs, compositeurs, éditeurs de musique (SACEM).

De son vrai nom Jean Brun, Jean Dréjac, originaire de Grenoble, a commencé par chanter et interpréter ses propres chansons. Il se fit remarquer en remportant un concours à Radio Cité, se produisant aussi sur de petites scènes le Concert Pacra, le Petit-Casino.

Mais on connait surtout celles interprétées par d'autres, la plus fameuse chantée par Lina Margy et fredonnée par toute la France à la Libération étant ce "Petit vin blanc qu'on boit sous la tonnelle, quand les filles sont belles du côté de Nogent" sur une musique de Charles Borel-Clerc. Le succès fut tel qu'elle provoqua, au sujet des bénéfices des droits, un procès entre le parolier et le compositeur. Cet épisode décida alors Jean Dréjac à se concentrer sur les paroles, ce qui lui a réussi.

Ce fut alors "Le petit bal du samedi soir" chanté par Georges Guétary, et "Les quais de la Seine" par Lucienne Delyle. En 1950, Jean Dréjac gagna le prix de l'A.B.C. avec "La chanson de Paris" qui fut reprise notamment par Jean Sablon.

La capitale lui porta chance, car il est l'auteur de la chanson du film de Julien Duvivier "Sous le ciel de Paris" en 1951. Symbole de Paris, cette oeuvre fut magnifiée au fil des années par des interprètes comme Edith Piaf, Juliette Greco et les Compagnons de la chanson.

Jean Dréjac avait l'art de s'adapter à ses interprètes qui furent nombreux et variés. Ils vont de Jean Lumière ("Maman vous êtes jolie") et Jacques Helian ("L'amour vient de naître", "Ainsi va le destin") à Dalida ("L'Arlequin de Tolède") et Charles Aznavour ("Je ne connais que toi") ou Mireille Mathieu, en passant par Maurice Chevalier ("Mimi la blonde"), Annie Cordy "(Fleur de papillon"), Yves Montand ("La chansonnette"), Jacqueline François ("Le soleil de Pigalle"), Patachou ("Faut pas gamberger"), Line Renaud ("Mon amour"), Marcel Amont ("Bleu, blanc, blond", "Dans le coeur de ma blonde").

Juliette Greco fit aussi largement connaître sa "Cuisine qui retient les petits maris qui se débinent" et Edit Piaf "L'homme à la moto", reprise en 1967 par Nicoletta. Parmi les interprètes fétiches de Jean Dréjac, on compte également Serge Reggiani dans les années 70 surtout et encore en 2000 avec "Enfants soyez meilleurs que nous" et "Les quarantièmes rugissants". A la même époque, le parolier avait eu également une période particulièrement fructueuse dans sa collaboration avec le compositeur Michel Legrand.

Jacques DERAY - 10 août 2003

Le cinéaste français Jacques Deray, spécialiste du cinéma policier et réalisateur de "La Piscine", s'est éteint ce dimanche 10 août. Il avait 74 ans.

Le réalisateur français Jacques Deray est décédé ce dimanche 10 août des suites d'une longue maladie. Spécialiste du film policier, directeur d'acteurs d'exception, le cinéaste avait 74 ans.

Un apprentissage aux côtés des plus grands

Fils d'une famille d'industriels lyonnais,
Jacques Deray montre très jeune un intérêt pour les activités artistiques, et s'inscrit au Cours Simon. Il ambitionne alors de devenir comédien. Son entrée dans le cinéma, il l'a fait par l'assistanat : Jacques Deray apprend ainsi son futur métier de réalisateur aux côtés de Jean Boyer (Le trou normand), Gilles Grangier, Luis Buñuel(Cela s'appelle l'aurore) ou encore Jules Dassin.

Après ces années d'apprentissage, où il développe ses talents techniques,
Jacques Deray signe Le Gigolo, un premier long métrage, et déjà un drame mâtiné de polar. La critique en fait d'emblée le successeur de Jean-Pierre Melville, alors le maître incontesté du film policier français. Ses réalisations suivantes creusent le même sillon, sans pour autant parvenir à retrouver la maestria de son premier essai.

Deray / Delon : de "La Piscine" à "L'Ours en peluche"

En 1969, il connaît enfin la reconnaissance, et rallie public et critique autour de La Piscine.
Jacques Deray y démontre ses qualités de directeur d'acteurs dans un film qui réunit Maurice Ronet, Romy Schneider, la toute jeune Jane Birkin, et Alain Delon, qui fait de Jacques Deray son réalisateur attitré. Les deux hommes se retrouveront à huit reprises : de leur collaboration naissent quelques classiques du film policier, comme Borsalino (1970), Borsalino&co (1974), Flic story (1975), Trois hommes à abattre (1980) ou encore L'Ours en peluche (1994), la dernière réalisation de Jacques Deray pour le cinéma.

L'un des maîtres du polar

Fidèle à un cinéma de genre qu'il lui vaut les faveurs du public, le cinéaste décline le policier sous différentes formules, l'action musclée (Le Marginal, avec
Jean-Paul Belmondo), l'intrigue ( On ne meurt que deux fois, avec Michel Serrault et Charlotte Rampling), l'espionnage (Netchaïev est de retour, avec Yves Montand), le thriller (Un papillon sur l'epaule, avec Lino Ventura) tout en dirigeant les plus grands comédiens de leur génération. Privilégiant les atmosphères troubles (Les Bois Noirs), fin connaisseur de la littérature policière, adaptant notamment Robin Cook, Jean-Patrick Manchette et Georges Simenon, Jacques Deray s'impose comme l'une des personnalités incontournables du cinéma français.

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Marie TRINTIGNANT - 01 août 2003

PARIS (AFP) - L'enquête française sur la mort de Marie Trintignant a débuté - autopsie, premières auditions - tandis que le sort judiciaire du chanteur Bertrand Cantat, en détention provisoire à Vilnius, restait vendredi entre les mains des autorités lituaniennes.La comédienne, âgée de 41 ans, est décédée à 10H20 d'un oedème cérébral "malgré la réanimation poursuivie depuis son arrivée à la clinique Hartmann", jeudi soir, a annoncé à la presse en fin de matinée le Dr Stéphane Delajoux.

Peu après son décès, le parquet a délivré à la juge d'instruction Nathalie Turquey un réquisitoire supplétif pour "coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner", une qualification punie d'une peine maximale de 15 ans de réclusion criminelle.

La magistrate parisienne a immédiatement désigné deux médecins-experts qui ont procédé à une autopsie.

Dès jeudi, les policiers de la brigade criminelle avaient entamé une série d'auditions dans l'entourage professionnel et familial de l'actrice et du chanteur.

L'acteur Lambert Wilson, qui partageait l'affiche du film "Colette" que tournait Marie Trintignant en Lituanie, et le neurochirurgien Stéphane Delajoux, qui a opéré l'actrice à Vilnius, figurent au nombre des personnes entendues.

D'autres acteurs et participants à ce tournage ont et devaient être entendus dans le cours de l'enquête, dont Samuel Benchetrit, metteur en scène et ancien compagnon de Marie Trintignant.

La mère de l'actrice, la réalisatrice Nadine Trintignant, et le frère de l'actrice, Vincent Trintignant, qui a été en contact avec Bertrand Cantat dans la nuit du drame - dans des conditions qui restent à préciser - doivent également être entendus.

Les membres du groupe de rock de Bertrand Cantat, Noir Désir, devraient aussi être auditionnés.

Il s'agit à ce stade d'investigations "qui n'en sont qu'aux prémices" et qui visent à "mieux cerner" le couple formé par l'actrice et le chanteur, a-t-on précisé de source policière.

Au-delà de ces premiers actes d'enquête, la question centrale de l'avenir judiciaire de cette affaire - qui pourrait être jugée en Lituanie ou en France - restait posée vendredi soir.

Le ministère de la Justice a fait savoir qu'il n'avait "pas de raisons de penser que les Lituaniens auront des difficultés à accepter la demande de la France d'extrader Bertrand Cantat sur la base d'une dénonciation des faits".

"Je continue à penser que pour une bonne administration de la justice il serait préférable que le procès ait lieu en France", a pour sa part déclaré à l'AFP Me Georges Kiejman, avocat de la famille Trintignant.

Jeudi, devant le tribunal de Vilnius, le chanteur de Noir Désir avait également exprimé son souhait d'être jugé en France, estimant qu'il n'avait "rien à faire" en Lituanie.

Vendredi, ce dernier a été transféré à l'hôpital de la prison de Vilnius où il est détenu "à cause de son état mental", a indiqué à l'AFP le directeur de la prison.
http://www.ecrannoir.fr/stars/gen/trintignant.htm

Guy THYS - 01 août 2003

On a appris vendredi la mort, redoutée depuis quelques mois, de l'ancien entraîneur des Diables Rouges de football. L'homme au cigarillo qui avait emmené l'équipe nationale belge en demi-finale du Mundial 1986 au Mexique, s'est éteint à l'âge de 80 ans.

Après avoir glané le titre de vice-champion d'Europe le 22 juin 1980 au Stadio Olimpico de Rome (1-2 contre l'Allemagne de l'Ouest) avec les Diables Rouges, Guy Thys les emmena ensuite à trois Coupes du monde: Espagne-82, Mexico-86 et Italie-90, dirigeant en tout l'équipe nationale à 114 reprises (50 victoires, 37 défaites et 27 nuls), du 22 mai 1976 au 9 juin 1989 (101 matches), puis du 26 mai 1990 au 1-er mai 1991 (13), après le malheureux intermède de six rencontres confiées à Walter Meeuws.

Deux des 50 victoires peuvent être considérées comme "historiques" pour le football belge: Tout d’abord le 1-0 contre l'Argentine, championne du monde, en match d'ouverture de la Coupe du Monde, le 13 juin 1982 au Nou Camp de Barcelone. Ensuite le fameux 4-3 après prolongation contre l'URSS, en 1/8-ème de finale du Mondial-86, le 15 juin à Leon, au Mexique qui emmena les Diables jusqu’en en demi-finale.

Né à Anvers le 6 décembre 1922, Guy Thys avait débuté sa carrière d'entraîneur au Cercle de Bruges (1954-1958), où il était également joueur, tous comme au Racing Lokeren, qu'il dirigea ensuite une saison. Il ne devint entraîneur à part entière qu'en 1959 à Wezel Sport (jusqu'en 1963), puis driva Herentals (jusqu'en 1966), Beveren, avec une montée en D1 en 1967), l'Union Saint-Gilloise (qui fit ses adieux définitifs à l'élite en 1973), et enfin l'Antwerp (jusqu'en 1976), deux fois vice-champion (1974 et 1975) et finaliste de la Coupe contre Anderlecht (0-1) en 1975.

Guy Thys avait auparavant joué aux côtés des plus grands joueurs belges des années 40 et 50 comme attaquant du Beerschot de Raymond Braine, du Daring de Marius Mondele, et du Standard de Jean Mathonet et Denis Houf, vainqueur de la Coupe de Belgique en 1954 (3-1 contre le RC Malines). Il a porté à deux reprises le maillot de l'équipe nationale contre les Pays-Bas, en 1952 (4-2 au Bosuil de Deurne) et 1953 (1-0 au Kuip de Rotterdam), soit 18 fois de moins que son père Yvan, auteur de sept buts.

Guy Thys, qui appréciait les plaisirs de la vie, était resté très proche de l'équipe nationale, grâce à ses fonctions de "public relations" auprès de l'Union belge de football.


Bob HOPE - 28 juillet 2003

 WASHINGTON (AFP) - Le célèbre comédien, danseur et chanteur américain Bob Hope est décédé lundi à l'âge de 100 ans, a annoncé son agent à Los Angeles
 
En 1907, Bob Hope émigre aux Etats-Unis avec ses parents et ses six frères et commence sa carrière sur les planches du music-hall dans les années 20. Le numéro comique qu'il met au point lui apporte le succés et le mène en 1929 à New-York où il tourne également plusieurs courts-métrages. Mais c'est surtout grâce à la grande popularité de son programme radiophonique qu'Hollywood l'engage dans une comédie musicale, The Big broadcast of 1938 (1938, Mitchell Leisen).

Dans la comédie policière
Le Mystère de la maison Norman (The Cat and the canary) (1939, Elliott Nugent), il installe son personnage de comique absurde, singeur et brocardeur qui le servira toute sa carrière. En 1940, il tourne avec Bing Crosby et Dorothy Lamour la comédie En route pour Singapoure (Road to Singapor), un succés tel qu'ils reformeront le trio à six reprises.

Amuseur public n°1, il entame en 1950 une carrière d'animateur sur la NBC qui durera plus de 40 ans, tout en continuant à beaucoup tourner. C'est à partir des années 60 que ses activités audiovisuelles et humanitaires prennent le dessus. Au cours de sa carrière, Bob Hope a joué ou est apparu dans plus de 75 films et sa dernière participation cinématographique remonte à 1985 dans
Drôles d'espions (Spies like us) de John Landis. Il est considéré aux Etats-Unis comme faisant partie du patrimoine national.
Extrait de la filmographie

 A century of cinema (1994) de Caroline Thomas avec Richard Attenborough, Dan Aykroyd
 Cancel my reservation (1972) de Paul Bogart avec Bob Hope, Eva Marie Saint
 How to commit marriage (1969) de Norman Panama avec Bob Hope, Jackie Gleason
 La Marine en folie (The Private navy sergeant O'Farrell) (1968) de Frank Tashlin avec Bob Hope, Gina Lollobrigida
 Quel numéro ce faux numéro ! (Boy, did i get a wrong number !) (1966) de George Marshall avec Bob Hope, Elke Sommer
 La Statuette en or massif (The Oscar) (1966) de Russell Rouse avec Stephen Boyd, Elke Sommer
 Surtout pas avec ma femme (Not with my wife, you don't) (1966) de Norman Panama avec Virna Lisi, Tony Curtis
 Papa play-boy (A Global affair) (1964) de Jack Arnold avec Bob Hope, Liselotte Pulver
 Critic's choice (1963) de Don Weis avec Bob Hope, Lucille Ball
 Appelez-moi chef  (Call me bwana) (1963) de Gordon Douglas avec Bob Hope, Anita Ekberg
 Astronautes malgré eux (Road to Hong Kong) (1962) de Norman Panama avec Bob Hope, Bing Crosby

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John SCHLESINGER - 24 juillet 2003

Le réalisateur britannique John Schlesinger est décédé jeudi 24 juillet des suites d'une attaque cérébrale contractée il y a plus de deux ans.

Le réalisateur britannique John Schlesinger est décédé ce jeudi 24 juillet à l'hôpital de Palm Springs où il était soigné depuis son attaque cérébrale survenue en décembre 2000. Selon l'agent du cinéaste, l'état de celui-ci s'était fortement dégradé ces dernières semaines et l'appareil respiratoire auquel John Schlesinger était relié a été débranché.

Débuts devant la caméra


John Schlesinger débute sur carrière au cinéma en Grande-Bretagne en tant qu'acteur dans les années 50. On le voit notamment dans La Bataille du Rio de la Plata de Michael Powell et Emeric Pressburger et The Last man to hang de Terence Fisher (1956). Dès 1958, il signe des séries télévisées pour la BBC, avant de se tourner vers la réalisation de documentaire, dont Terminus consacré au quotidien d'une ligne de chemin de fer, qui remporte de nombreuses récompenses.

Un an plus tard, le néo-réalisateur se tourne vers le long métrage avec le drame Un amour pas comme les autres, Lion d'or au Festival de Venise 1962. En 1963, John Schlesinger dirige pour la première fois
Julie Christie dans Billy le menteur. Suivront Darling en 1965, qui vaudra à cette même comédienne l'Oscar de la Meilleure actrice, et Loin de la foule déchaînée en 1967.

Le chef d'oeuvre "Macadam cowboy"


En 1969, John Schlesinger part aux Etats-Unis tourner Macadam cowboy, sombre descente dans l'univers homosexuel interprétée par Dustin Hoffman et Jon Voight qui restera comme son chef d'oeuvre, avec trois Oscars à la clé (Meilleur film, Meilleur réalisateur et Meilleur scénario adapté). Retour en Grande-Bretagne et nouvelles nominations aux Oscars pour Un dimanche comme les autres (1971), avant de retrouver Dustin Hoffman cinq ans plus tard pour le thriller Marathon man, à nouveau marqué par une noirceur extrême. Suivront notamment Yanks (1979), Les Envoûtés (1987) et Madame Sousatzka (1988), tous marqués par une vision sombre et décalée de la société.

En 1990, John Schlesinger se tourne vers le thriller plus conventionnel avec Fenêtre sur Pacifique dominé par l'impressionnant
Michael Keaton et Au-delà des lois en 1996. Quatre ans plus tard, le réalisateur s'aventure sur le terrain de la comédie avec Un couple presque parfait incarné par Madonna et Rupert Everett.

Thomas Colpaert avec The Associated Press

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