DECES DES CELEBRITES

Biographie brève de personnes connues, décédées, depuis JANVIER 2003

525309

Qui ?

Google: Yahoo: MSN:

Archive

Manuel Vasquez MONTALBAN

18 octobre 2003 

BANGKOK (AP) - Manuel Vazquez Montalban, journaliste et écrivain espagnol célèbre dans le monde entier pour ses romans policiers et son personnage de Pepe Carvalho, est mort samedi d'une crise cardiaque dans le terminal de l'aéroport international de Bangkok.

Montalban, 64 ans, revenait de Sydney en Australie après y avoir donné une série de conférences, et devait reprendre un avion pour Madrid. "Il marchait pour prendre son deuxième vol, quand il s'est écroulé et a perdu connaissance", a déclaré le lieutenant de police Tatpong Kongtup, joint au téléphone par l'Associated Press.

Une autopsie a révélé que l'écrivain, qui avait subi il y a quelques années un quadruple pontage coronarien, était mort d'une attaque cardiaque, a précisé un employé de l'Hôpital de la police royale thaïlandaise, où son corps a été transporté. Le rapport d'autopsie affirme que la mort est due à une "défaillance du système de circulation sanguine", a affirmé cet employé ayant requis l'anonymat.

"Nous attendons que sa famille nous dise ce que nous devons faire du corps", a déclaré un responsable de l'ambassade d'Espagne s'exprimant lui aussi sous couvert d'anonymat.

Né à Barcelone en juillet 1939, Manuel Vazquez Montalban est surtout connu pour une série de 20 romans pleins de verve et d'humour mettant en scène son principal héros, Pepe Carvalho, un détective privé épicurien qui aime les belles femmes, bien manger et bien boire. Ces ouvrages ont été traduits dans une vingtaine de langues.

Comme son alter ego détective, Montalban, qui avait étudié la philosophie, la littérature et le journalisme, avait deux amours: Barcelone et la Galice (nord-ouest), où était né son père.

Opposant au dictateur Franco pendant sa jeunesse, il avait été condamné à trois ans de prison en 1962 pour ses activités politiques.

Le très prolifique écrivain catalan a également écrit beaucoup de poésie, d'essais, de pièces de théâtre et d'articles sur des sujets allant de la gastronomie à la politique.

Il a publié son premier recueil de poèmes à la fin des années soixante, et commença alors sa carrière de journaliste et chroniqueur politique, activité qu'il n'arrêta jamais, contribuant régulièrement au quotidien espagnol "El Pais".

Il est notamment l'auteur de l'"Autobiographie du général Franco", ouvrage où il se glisse dans la peau du dictateur. Il a reçu de nombreux prix littéraires, notamment pour son roman "Galindez", qui lui valu le Prix national de littérature espagnole, puis le prix européen. Le roman, histoire de la mort mystérieuse d'un homme politique basque à New York a été adapté cette année au cinéma, avec l'acteur américain Harvey Keitel.

Montalban travaillait sur un nouvel épisode des aventures de Pepe Carvalho, "Millenium", deux volumes où il parlait de la guerre en Irak et de l'Intifada. En parallèle, il écrivait un livre sur le chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar.

Le roi d'Espagne Juan Carlos II a adressé une lettre de condoléances à l'épouse de l'écrivain, saluant chez Montalban la "fidélité à ses idées et leur harmonie avec les temps dans lesquels il vivait".

Samedi soir, les quelque 60.000 spectateurs du match de football FC Barcelone-Deportivo ont observé, à la demande du président du FC Barcelone, un moment de silence à sa mémoire.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Léon SCHWARTZENBERG

14 octobre 2003

PARIS (AFP) - Briseur de tabous, imprévisible et parfois exaspérant, le professeur Léon Schwartzenberg, cancérologue populaire, attachant, mais souvent décrié par ses pairs, est décédé mardi à l'âge de 79 ans à Villejuif (Val-de-Marne).

"Je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais c'est en disant aux gens +occupez-vous de vos affaires+ et +faites-moi confiance+ qu'on réduit les peuples en esclavage", se plaisait à répéter cet humaniste engagé, dont l'omniprésence médiatique a irrité plus d'un de ses collègues.

Avec passion, il s'exprime sur la vie et la mort, chahutant au passage le respect du secret médical, et rendant publiques ses opinions: contre la dictature en Argentine, la torture, l'acharnement thérapeutique, les mères porteuses. Pour la vérité aux malades, la distribution de drogue sous contrôle médical aux toxicomanes afin de barrer la route aux trafiquants. A l'époque en France, la méthadone, un produit de substitution à présent prescrit, est interdite, relève-t-il.

Né le 2 décembre 1923 à Paris de parents juifs, il s'engage dans la résistance (FFI/Forces Françaises de l'Intérieur et réseau franco-britannique d'évasion des aviateurs alliés) avec ses deux frères cadets. Dénoncés, ces derniers sont déportés en 1943 à Matthausen d'où ils ne reviendront pas.

Il est interdit de faculté de médecine en raison des lois raciales de Vichy. "Le Conseil de l'Ordre (des médecins) de l'époque restait muet", rappelait-il.

En 1977, alors que le cancer n'était évoqué que comme "une longue et douloureuse maladie", il publie "Changer la Mort" (en collaboration avec le journaliste Pierre Vianson-Ponté) où il plaide en faveur de la vérité au malade, en toutes circonstances. "La vérité doit toujours être dite, elle est toujours positive", selon cet homme à la voix cassée et aux yeux bleus qui savait séduire pour mieux convaincre.

Il n'hésite pas à relever les contradictions de la société: "Mentir au cancéreux par compassion et dire la vérité à ceux qui ont le sida par peur de la contagion, cela procède d'une égale saloperie", disait-il à l'apparition de cette maladie en France, alors dénuée des puissantes trithérapies actuelles.

Avec "Requiem pour la vie" (1985), il s'attaque à un autre tabou, l'euthanasie. En 1991, l'Ordre des médecins le suspend d'exercice pour un an, pour avoir révélé dans la presse en 1987 l'aide qu'il avait apportée à un malade incurable. En 1993, le Conseil d'Etat annule cette décision.

Adepte du "parler vrai", il doit démissionner de son poste de ministre délégué à la Santé (29 juin-7 juillet 1988, un record de brièveté) du premier gouvernement de Michel Rocard, pour avoir proposé publiquement un dépistage systématique du sida chez les femmes enceintes, et pour ses positions sur la lutte contre la drogue.

Il tâte à nouveau de la politique comme député européen (1989-1994), élu sur la liste socialiste, puis brièvement, en 1992, comme conseiller régional de PACA (liste Energie Sud de Bernard Tapie), mandat qu'il est contraint d'abandonner pour dépassement de frais de campagne.

Mais c'est aussi le défenseur des sans-abri et des sans-papiers qui laissera sans doute un des souvenirs les plus attachants.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Elia KAZAN

28 septembre 2003
 
Né(e) le 07 Septembre 1909 à Istanbul (Turquie)
Mort(e) le 28 Septembre 2003 à à son domicile de Manhattan (Etats-Unis)

Elia Kazan, fils d'immigré grec de Turquie, débarque à New York à l'âge de 4 ans. Il étudie le théâtre à l'université puis rejoint les groupes d'avant-garde théâtrale. Il adhère pendant sa jeunesse au parti communiste. Il devient acteur tout en s'initiant aux divers métiers des planches. Dans les années 40, il connaît le succès à Broadway en mettant en scène des pièces comme Un tramway nommé désir ou Mort d'un commis voyageur. Au cinéma, il donne la réplique à James Cagney dans Ville conquise d'Anatole Litvak (1940).

En 1945, il s'attaque réellement au cinéma. La Fox qui recherche de nouveau talent le recrute. Son premier film est le Lys de brooklyn (1945), l'histoire d'une famille d'immigrés irlandais. Le thème de l'immigration est récurrent dans ses oeuvres. Le social est son autre sujet de prédilection. C'est ainsi que dans Boomerang (1947), il aborde les erreurs judiciaires et dans
Le Mur invisible (Gentleman's agreement) (1947), il dénonce l'antisémitisme. Cependant, c'est dans Panique dans la rue (Panic in the streets) (1950), un film extrêmement noir, que l'on découvre sa maîtrise. Il dirige Marlon Brando dans Un tramway nommé désir (A streetcar named desire) en 1951 puis en 1954 dans Sur les quais (On the Waterfront). Cette collaboration est couronnée de succès.

En plein Maccarthysme, l'année 1952 va transformer sa vie. Il dénonce des metteurs en scène communistes devant la commission des activités anti-américaines. Par cette attitude, Kazan dévoile toute son ambiguïté. Lâcheté, anti-communisme ou volonté de se débarrasser de ses concurrents ? Le flou demeure. Néanmoins, il tentera toute sa vie de légitimer sa démarche. Le fait qu'il tourne
Viva Zapata !, un portrait du révolutionnaire mexicain la même année, ne fait rien pour démêler les paradoxes de ce cinéaste.

En 1955 avec
A l'Est d'Eden (East of Eden), il fait une nouvelle fois confiance à un jeune acteur en offrant le personnage d'un adolescent révolté à James Dean. Après des drames comme La Fievre dans le sang (Splendor in the Grass) (1961), il livre des oeuvres de plus en plus autobiographiques. Ainsi, America, America (1963) raconte l'histoire de sa famille, et il adapte, avec L'Arrangement (The Arrangement) (1969), l'un de ses romans. En 1976, avec Le Dernier Nabab (The Last Tycoon) où il dirige Robert De Niro, il délivre une méditation sur Hollywood.

Problèmes sociaux, politiques ou immigration, Kazan explore toutes les facettes de l'Amérique moderne. Ses oeuvres sont empreintes d'une exploration autobiographique ainsi que d'une réflexion sur son attitude pendant la chasse aux sorcières. Malgré ses troubles compromissions, Kazan demeure un cinéaste qui marque de son empreinte le cinéma contemporain.




posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Donald O'CONNOR

27 septembre 2003

LOS ANGELES (AP) - L'artiste américain Donald O'Connor, célèbre notamment pour son rôle dans le classique "Chantons sous la pluie", est décédé samedi, selon son entourage. Il avait 78 ans.

Il a succombé à une faiblesse cardiaque dans une maison de repos à Calabasas (Californie), a expliqué sa fille Alicia à l'Associated Press.

Donald O'Connor était célèbre pour ses rôles dans les comédies musicales américaines des années 1950 dans lesquelles il faisait étalage de ses dons pour le chant et la danse. Il avait ainsi joué dans "Chantons sous la pluie" (1952), où il partageait l'affiche avec Gene Kelly et Debbie Reynolds.

Il était également apparu dans "Appelez-moi madame" (1953) et dans la série de films "Francis", parmi lesquels "Francis aux courses" (1951) et "Francis journaliste" (1953).

Dans un bref communiqué, sa famille a cité vendredi une des dernières phrases de l'acteur avant sa mort: "Je voudrais remercier l'Académie pour l'Oscar récompensant l'ensemble de ma carrière que je finirai par avoir".

Donald O'Connor avait reçu un Emmy Award, mais jamais d'Oscar. AP



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Robert PALMER

26 septembre 2003

PARIS (AFP) - Le chanteur britannique Robert Palmer, âgé de 54 ans, est décédé vendredi d'une attaque cardiaque alors qu'il se trouvait dans sa chambre dans un grand hôtel parisien.

La chanteur éclectique qui a touché à tous les styles, du rock au reggae de ses débuts en passant par le blues et dont les succès comprennent "Addicted to love" (drogué à l'amour), effectuait un voyage de deux jours dans la capitale française avec sa compagne Mary Ambrose.

Robert Palmer devait ensuite rentrer en Suisse où il réside depuis 16 ans.

Une enquête a été confiée au SARIJ (service d'investigations judiciaires) du VIIIe arrondissement, a-t-on appris de source policière.

Robert Palmer est mort d'une crise cardiaque dans sa chambre au Warwick, situé à deux pas des Champs-Elysées.

Les investigations, ordonnées par le parquet, auront pour objet de déterminer les circonstances et les causes exactes de la mort de l'artiste, et une autopsie a été ordonnée.

De même source, on précise qu'une enquête décès est "quasiment automatique" dans ce genre d'affaires, surtout "s'agissant d'une personnalité".

Le ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon a rendu hommage à Robert Palmer, "l’une des figures les plus attachantes, les plus séduisantes de la chanson anglo-saxonne".

"Il aimait les chansons, toutes les chansons, et nous, nous aimions l'entendre chanter", écrit le ministre dans un communiqué, rappelant que Robert Palmer "faisait partie de ces chanteurs blancs passionnés de musique noire, qui avaient grandi au rythme du blues, du funk et de la soul".

Né Alan Palmer en 1949 à Batley, dans le Yorkshire (nord de l'Angleterre), Robert Palmer a passé une grande partie de sa jeunesse sur l'île de Malte.

A 19 ans, il revient en Angleterre et chante avec le Alan Bown Set. L'année suivante il travaille avec le groupe Dada, qui devient plus tard Vinegar Joe, et signe trois albums avec ce groupe, dont Rock'n'Roll Gypsies en 1973.

Robert Palmer débute en 1974 une carrière solo qui est immédiatement courronnée de succès avec Sneakin' Sally Through the Alley. Le chanteur déménage alors à New York, puis aux Bahamas. Il signe Pressure Drop et Clues, qui le rendent célèbre, surtout en Angleterre.

En 1985, il collabore à l'album The Power Station de Duran Duran, le groupe néo-romantique anglais alors au sommet de sa popularité.

Il se recentre la même année sur sa propre carrière et sort Riptide, un album rock qui lui offre son plus grand succès avec le tube Addicted to Love, numéro 1 des meilleures ventes aux États-Unis.

Il quitte les Bahamas pour la Suisse en septembre 1987, accompagné de sa famille. Il s'établit à Lugano, dans le canton du Tessin, où le climat est méditerranéen et la fiscalité raisonnable. Il continue à travailler à de nouveaux albums aux Logic Studios de Milan, à une demi-heure de Lugano. Robert Palmer rencontre encore quelques succès mondiaux, tels que Heavy Nova en 1987 et Honey en 1992.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (1)
z z

Pierre TABARD

 19 septembre 2003 - PARIS (AP) - L'acteur et metteur en scène de théâtre Pierre Tabard est décédé vendredi matin à l'hôpital Saint-Joseph de Paris, a-t-on appris auprès de sa femme, l'actrice Catherine Sellers. La cause de son décès n'a pas été précisée.

Pierre Tabard a notamment mis en scène et joué dans plusieurs pièces de Marguerite Duras, dont "Agatha", qu'il avait créée en 1983, avant de la reprendre en 2001 au Kiron Espace. Il avait également monté des pièces de Camus ou encore de Beckett, travaillé avec Jean Vilar, et enseigné dans les années 1980 à l'Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT).

La date de ses obsèques n'était pas encore fixée vendredi.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Johnny CASH - 12 septembre 2003

Johnny Cash est mort à 02h00 du matin (07h00 GMT) "du fait de complications diabétiques qui ont entraîné une défaillance respiratoire", selon la chaîne de télévision CNN citant une porte-parole de l'hôpital, Nicole Base. Elle a indiqué que les membres de la famille du chanteur étaient à ses côtés lorsqu'il est décédé. Connu comme le "Man in Black", un de ses albums les plus célèbres, il venait juste de sortir de l'hôpital après avoir dû y être hospitalisé trois semaines pour soigner une pancréatite.

Il venait d'être nominé à 6 reprises pour son clip Hurt lors des récentes MTV Video Awards. Au cours de ses 50 ans de carrière, Johnny Cash a enregistré plus de 400 albums et quelque 1.500 chansons. Il était en train de travailler sur un nouvel album avec des chanson écrites par sa femme, June Carter Cash, également chanteuse de country, décédée en mai à l'âge de 73 ans, selon son manager Lou Robin.

Né en 1932 dans une famille pauvre de l'Arkansas (sud), une région particulièrement éprouvée par la Grande Dépression, il avait travaillé dans des champs de coton puis en usine avant de s'engager dans l'Armée.

C'est en 1955, qu'il signe son premier contrat musical avec la société Sun Label qui compte dans son catalogue Elvis Presley, Carl Perkins et Jerry Lee Lewis. Il devient la voix des oubliés de l'Amérique: mineurs, ouvriers, prisonniers. Son premier succès s'intitule "Doggone Lonseome". Suivront d'autres grands titres comme "Folsom Prison Blues", "I Walk the Line" et "Ring of Fire".

Au début des années 60, il échappe de peu à l'enfer de la drogue et de l'alcool avant de relancer sa carrière après son mariage avec June Carter en 1968.

Cash qui effectuait environ 200 concerts par an a reçu 23 récompenses et une plaque portant son nom figurait dans le Country Music Hall of Fame. Selon son manager Lou Robin, il était en train de terminer un album de chansons écrites avec sa femme June Carter Cash, également chanteuse de country, décédée en mai à l'âge de 73 ans.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Edward TELLER - 09 septembre 2003

Edward Teller, le père de la bombe à hydrogène, décède à 95 ans

Teller naît le 15 Janvier 1908 à Budapest (Hongrie). C'est un prodige des mathématiques, éduqué dans des écoles privées. En 1926, il quitte Budapest pour aller étudier l'ingéniérie de la chime à Karlsruhe (Allemagne). Là, il s'intéresse à la physique, particulièrement la nouvelle théorie des quantas (comme Condon). Pour pouvoir poursuivre cette nouvelle passion, il est transféré à l'Université de Munich en 1928. Là, un accident de voiture lui coûte son pied droit.

Après avoir apris à remarcher avec un prothèse il est transféré à l'Université de Leipzig pour travailler avec Heisenberg. Il obtient son doctorat en physique en 1930 et travaille comme consultant à la recherche à l'Université de Gottigen.

En 1934, avec la venue au pouvoir d'Hitler, Teller émigre au Danemark avec l'aide d'amis chercheurs. Là il rejoint l'Institut de Physique Théorique où Niels Bohr dirige une équipe de jeunes chercheurs tentant de percer les secrets de l'atome. Cette année-là, il se marie.

A l'institut de Bohr, Teller rencontre le physicien russe Gamow, également réfugié politique. Au bout d'un an ils prennent des chemins différents, Gamow à l'Université George Washington aux Etats-Unis, et Teller à l'Université de Londres. Un an plus tard en 1935, Teller reçoit une invitation de Gamow à venir le rejoindre pour travailler aux Etats-Unis, et accepte avec plaisir.

La bombe A

Dès 1940, Teller envisage la possibilité d'utiliser l'intense chaleur générée par la fission nucléaire pour déclencher le processus de fusion nucléaire — un phénomène encore plus explosif. En 1941, Teller est naturalisé américain et rejoint les meilleurs physiciens américain sur le projet Manhattan afin de développer la bombe atomique avant les allemands. Après des travaux préliminaires à Chicago avec Enrico Fermi et à Berkeley avec Oppenheimer, Teller se rend dans les laboratoires isolés de Los Alamos (Nouveau-Mexique) pour y travailler sur la bombe atomique sous la direction d'Oppenheimer. Cependant, la fission nucléaire se révélant déjà difficile à mettre au point, la piste de la fusion ne sera pas suivie, à sa grande déception.

Teller se retrouve donc personnellement dans les tunnels de test sur le site de tests du Nevada, dirigeant ses hommes et collaborateurs comme un possédé d'après le récit de l'un d'eux. En 1943 il sidère ses collègues en suggérant que les températures colossales de l'explosion risquent d'amorcer une combustion de l'air qui ferait flamber l'atmosphère terrestre [Jean-Marc Fleury, Quebec Sciences 03/2000]. Cependant, ses calculs la rassurent à ce sujet. En 1945, la première bombe atomique est testée avec succès à Alamagordo (Nouveau-Mexique).

Twinkle

D'après les documents non confirmés du même nom, Teller aurait été membre du MJ-12. Quoi qu'il en soit, Teller est confronté aux ovnis au moins en 1948, en participant au projet Twinkle. Le 16 février 1948, une conférence secrète est tenue à Los Alamos pour discuter du phénomène ovni, en particulier les "boules de feu vertes" qui ont été largement signalées dans la région. Parmi les scientifiques et militaires présents se trouve Teller et Lincoln La Paz, dont l'opinion d'expert est demandée au cours de la conférence [The Ultimate Ufologist Web Page].

La bombe H

Lorsque les russes font exploser leur propre bombe atomique en 1949, Truman demande au laboratoire de Los Alamos de développer une arme à fusion. Oppenheimer est contre, considérant qu'elle n'a aucune valeur militaire et n'est qu'un instrument de génocide. Malgré tout, la première bombe à hydrogène explose sur l'atoll de Eniwetok (Océan Pacifique) en 1952, à la satisfaction de Teller, mais contre l'avis d'une bonne partie de ses collègues scientifiques.

Teller pense alors que les scientifiques de Los Alamos sont trop ambivalents lorsqu'il s'agit de développer la prochaine génération d'armes atomiques, et qu'un complexe indépendant est nécessaire. Il fait pression sur le Congrès et les forces armées pour l'établissement d'un second laboratoire pour la recherche thermonucléaire. L'AEC répond en établissant le Laboratoire Lawrence Livermore en Californie du Nord. Teller y travaille successivement comme consultant, directeur adjoint puis finalement directeur.

L'antagonisme entre Teller et ses anciens collègues augmente lorsque Oppenheimer est accusé de déloyauté sur la base de certaines de ses associations passées. Teller ne l'accuse pas lui-même, mais lorsque l'accréditation d'Oppenheimer est revoquée, nombre de ses amis accusent Teller.

Au fil des années, Teller continuera de défendre une politique de défense dure. Il sera au premier plan dans les années 1970, lorsqu'il défendra la fusion nucléaire comme une alternative aux autres sources d'énergie, et dans les années 1980, en témoignant en faveur du système de défense stratégiques par missiles. Il est l'auteur d'une douzaine de livres, la plupart traitant de l'énergie nucléaire et de questions de défense.

Depuis 1975, Teller est membre de l'Institut Hoover pour l'Etude de la Guerre, de la Révolution et de la Paix à l'Université de Stanford. Il vit à Palo Alto (Californie).

WASHINGTON (AFP) - Edward Teller, le père de la bombe à hydrogène, est décédé mardi dans sa maison de Stanford (Californie) des suites d'une attaque cardiaque, à l'âge de 95 ans, a annoncé le laboratoire national Lawrence Livermore."La disparition du professeur Edward Teller est une grande perte pour notre laboratoire et pour la nation", a estimé le directeur du laboratoire, Michael Anastasio, dans un communiqué.

"Le professeur Teller restera longtemps dans nos mémoires comme l'un des plus grands scientifiques. Il a consacré sa vie à la défense de la liberté, la recherche de connaissances et la transmission de sa passion pour les sciences et pour l'enseignement à des générations d'étudiants", poursuit M. Anastasio.

Entre 1943 et 1946, Teller avait travaillé sur le projet Manhattan, à Los Alamos (Nouveau-Mexique), qui avait abouti à la fabrication de la bombe atomique, et avait participé ensuite au développement de la bombe à hydrogène.

Le scientifique, de confession juive, vivait aux Etats-Unis depuis 1935 après avoir fui la montée du régime nazi en Europe.

Il avait reçu cette année la médaille présidentielle de la Liberté, la plus grande décoration décernée aux Etats-Unis. Il n'avait pu assister à la cérémonie organisée à Washington en présence de George W. Bush et c'est sa fille Wendy qui était venue chercher la médaille.

"Le professeur Teller était un géant de la physique du 20ème siècle", a souligné le laboratoire Lawrence Livermore, ajoutant qu' "il était un fervent partisan de l'application de la science à la pratique et avait été l'un des responsables techniques les plus influents dans la défense nationale de la Seconde guerre mondiale jusqu'à aujourd'hui".

Edward Teller avait également contribué à la création du laboratoire Livermore, le dirigeant pendant deux ans avant d'occuper la fonction de directeur adjoint chargé de la physique, jusqu'à sa retraite en 1977.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Leni RIEFENSTHAL - 08 septembre 2003

 La réalisatrice allemande Leni Riefenstahl, qui mit sa caméra au service d'Adolf Hitler, est décédée lundi soir à l'âge de 101 ans, a déclaré le maire de la ville de Poecking où elle habitait, au sud de Munich.

"Reni Riefenstahl est morte sans souffrir, dans son sommeil", a déclaré Celia Tremper, du magazine Bunte, qui a précisé avoir été priée de diffuser la nouvelle par Horst Kettner, compagnon de longue date de Riefenstahl, et Gisela Jahn, son assistante.

Leni Riefenstahl ne donnait plus d'interviews ou n'apparaissait plus dans les médias depuis plusieurs mois en raison de son état de santé très affaibli.

Née le 22 août 1902 à Berlin, Leni Riefenstahl fut danseuse, puis actrice avant de se lancer dans la réalisation.

Elle fut notamment l'auteur du "Triomphe de la Volonté", documentaire sur le congrès du parti national-socialiste à Nuremberg en 1934, qui lui valut des récompenses aux festivals de Venise et Paris, et des "Dieux du stade", film officiel des Jeux olympiques de Berlin en 1936, qui utilisait des techniques pionnières à l'époque, telles que le travelling.

Ces films marquèrent à jamais sa carrière.

Accusée d'avoir mis son art au service de la propagande nazie, elle fut emprisonnée par les autorités françaises d'occupation.

PLONGEE SOUS-MARINE A 72 ANS

Elle a toujours soutenu qu'en tant qu'artiste, elle ne faisait pas de politique. Mais empêchée dès lors de tourner, elle poursuivit sa carrière artistique en publiant des livres de photographie, consacrés principalement aux Nubas du sud du Soudan et au monde sous-marin.

Pendant des décennies, les ans n'ont guère paru l'effleurer et, à 72 ans, elle se mit à la plongée sous-marine. Il y a quatre ans, elle a survécu à un accident d'hélicoptère au Soudan.

Son 100e anniversaire l'an dernier avait été marqué par la sortie d'un documentaire - son premier en un demi siècle - sur la vie sous-marine, mais aussi par une nouvelle controverse à la suite d'une plainte de Tziganes accusant la réalisatrice de négationnisme.

Leni Riefenstahl a en effet été accusée d'avoir menti sur le sort d'une centaine de gitans prisonniers dans des camps nazis et utilisés comme figurants en 1942 dans le film Tiefland. Elle avait affirmé à un journal qu'ils avaient tous survécu à la guerre.

Les plaignants ont accusé Riefenstahl de n'avoir pas empêché le renvoi de ces figurants dans les camps où un grand nombre d'entre eux sont morts.

La plainte a été classée l'an dernier par le Parquet de Francfort.

Dans une interview accordée à l'occasion de son centenaire, elle confiait que sa colonne vertébrale, très abîmée, la faisait terriblement souffrir.

Son assistante, Gisela Jahn, a déclaré récemment à Reuters que Leni Riefenstahl était toujours capable de se déplacer dans sa maison en bordure d'un lac, dans les Alpes bavaroises.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Lola BOBESCO - 04 septembre 2003

La violoniste roumaine Lola Bobesco s'est éteinte jeudi, à 13 h 30, à Sart-lez-Spa. Elle avait 82 ans. Encore qu'elle prétendait taire la date de sa naissance (à Craiova, en Roumanie), mais avec la coquetterie de rappeler l'âge auquel elle reçut son prix au tout premier Reine Elisabeth, qui s'appelait encore Concours Eugène Ysa e. Elle avait 17 ans en 1937, et déjà cet orgueil qui se lit dans l'œil des chats errants qu'elle récupérait et qu'elle vénérait.

Les musiciens ont ce gène de l'errance. Car Lola Bobesco était musicienne avant d'être virtuose. Son père, Aurel Bobescú, qui la forma, ne s'y était pas trompé en lui offrant son premier violon adapté à la taille de ses 3 ans. Premier concert public à 5 ans. Et, à 6 ans, ce récital devant la reine Marie qui lui donnera une bourse pour aller se perfectionner dans un conservatoire international. Elle avait déjà voyagé, gagné un concours de jeunes solistes à Vienne, frôlé vraisemblablement l'Allemagne. Mais à quoi peut bien rêver une jeune Roumaine sinon à Paris ?

Elle entre au Conservatoire à 11 ans, dans la classe de Jules Boucherit, et en ressort un an plus tard, en 1933, avec le premier prix, après avoir provoqué une si profonde sensation, dixit « Le Monde ». Sa carrière internationale débute d'emblée avec un premier concert sous la direction de Paul Paray et prend un nouvel essor au Concours Ysa e : 7e, après Oïstrakh ! Une carrière toute tracée... si la guerre n'avait pas éclaté. Une véritable catastrophe, confiait-elle en 1983 au « Soir illustré ». L'assassinat de ma vie de virtuose.

A Paris, loin de ses parents, elle connaît la faim et la solitude avant d'être recueillie par la famille de Pierre Brisson, le grand directeur du « Figaro », qui lui donnera une culture française.

Mais elle était belge de cœur, avait-elle coutume de dire. J'ai choisi la Belgique comme pays d'adoption car j'aimais l'effervescence de ses grands concours, et aussi le côté placide et sans surprise des gens qui y vivent. La réalité est peut-être plus prosaïque : Lola et moi, raconte le pianiste français Jacques Genty, qui fut son mari et son partenaire, nous sommes venus à Bruxelles parce qu'un imprésario roumain en avait fait sa condition. C'était un escroc. Mais, après, nous n'avions plus d'argent pour rentrer.

Lola Bobesco restera donc en Belgique, substituant sa carrière avortée de soliste par la musique de chambre. Elle y est divine dans Mozart et voue une passion sans borne aux trois « B » (Bach, Beethoven, Brahms), dont elle entreprend l'intégrale des sonates avec Jacques Genty. Mais c'est avec les Solistes de Bruxelles - l'actuel Orchestre royal de chambre de Wallonie - qu'elle allait profondément marquer la vie musicale belge. Dans les années 50, il y avait un vrai engouement pour les orchestres de chambre, explique encore le pianiste. Et il n'y avait que l'orchestre de la RTB : le champ était donc libre.

Lola Bobesco restera vingt ans à la tête de son ensemble, avec des bonheurs divers. Je m'étais trompée sur les sentiments de ceux que je croyais être mes amis, finira-t-elle par dire en 1983. En réalité, ces musiciens supportaient mal d'être dirigés par une femme. Ils m'ont fait une vie atroce et, lorsqu'en 1979, j'ai présenté ma démission, personne n'a levé le petit doigt pour me retenir.

Elle rebondit pourtant et, cette année-là, se rêve actrice en jouant le maître de musique du « Bourgeois gentilhomme », au théâtre du Parc. Elle prend même sa revanche sur la vie avec ses premières tournées au Japon. En 1981, le Japon invite la pianiste Martha Argerich, la soprano Teresa Berganza et... Lola Bobesco, que le « Japan Music Journal » sacre « meilleure violoniste féminine au monde ». Je joue cinq heures par jour, comme un jeune virtuose, disait-elle à l'époque. Car je me refuse absolument à miser sur ma réputation et sur mes dons innés.

De la grande Lola, il ne reste désormais que les témoignages intacts de son talent : le concerto de Viotti, qu'elle fut l'une des seules à enregistrer ; les sonates de Frank, de Lekeu, de Fauré, gravées pour Pavane. Mais ne continue-t-elle pas à vivre à travers les élèves qu'elle a formés aux Conservatoires de Liège et de Bruxelles ? Toujours l'errance et ce formidable orgueil.·



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Charles BRONSON - 30 aout 2003

Le comédien américain Charles Bronson, l'un des derniers monstres sacrés hollywoodiens, est décédé ce 30 août, victime d'une pneumonie. Il avait 81 ans.
L'acteur américain Charles Bronson est décédé samedi à l'âge de 81 ans, selon une information rapportée dimanche soir par la chaîne de télévision américaine CNN. Le comédien qui souffrait depuis quelques années de la maladie d'Alzheimer, était dans un état critique depuis plusieurs jours et a finalement été emporté par une pneumonie, toujours selon la chaîne.

Sa "gueule" burinée et sa silhouette marmoréenne avait fait de
Charles Bronson un habitué des rôles de durs dans des films d'action, des westerns ou des films policiers qui ont souvent remporté les faveurs du public.

Une star du film d'action

Né Charles Buchinski le 3 novembre 1921 à Ehrenfeld en Pennsylvanie dans une famille d'immigrés lituaniens,
Charles Bronson commence en travaillant dans des mines de charbon. Après avoir effectué son service militaire pendant la Seconde Guerre mondiale, il étudie la comédie en Californie avant de débuter au cinéma dans les années cinquante, où son visage très typé et sa musculature de boxeur l'ont durablement voué aux rôles de "durs" tout au long d'une carrière qui s'est étalé sur près de quarante ans.

C'est en 1960 qu'il a eu pour la première fois l'occasion de se distinguer, dans
Sept mercenaires de John Sturges et trois ans plus tard, sous la direction du même réalisateur, aux côtés de Steve McQueen dans La Grande évasion. Présent au générique de Propriété interdite de Sydney Pollack, Charles Bronson accède définitivement à la célébrité en 1967 en campant l'un des Douze Salopards pour Robert Aldrich.

De Sturges à Leone

Devenu une star internationale, l'acteur multiplie alors les productions de premier plan, partenaire d'
Alain Delon dans Adieu l'ami de Jean Herman et surtout chez Sergio Leone, dans Il était une fois dans l'Ouest, où son interprétation de l'Homme à l'Harmonica face à Henry Fonda et Claudia Cardinale sur la légendaire musique d'Ennio Morricone reste sans doute son rôle le plus célèbre sur grand écran.

Marié à l'actrice
Jill Ireland, Charles Bronson a par la suite tourné à plusieurs reprises seul ou avec son épouse dans des films où ses compositions se sont de plus en plus stéréotypées, à l'image du héros archétypal qu'il incarne en 1974 pour Michael Winner dans Un Justicier dans la ville.

Après s'être progressivement éloigné des plateaux de cinéma,
Charles Bronson avait fait, en 1991, un retour remarqué dans l'Indian Runner de Sean Penn, où muré dans son silence et sa solitude, il avait créé pour l'occasion une mémorable figure paternelle. Marié avec Kim Weeks, sa troisième épouse, il était le père de trois enfants.


posté par Jamyloup
comment Commentaires (3)
z z

Michel CONSTANTIN - 29 août 2003

L'acteur français Michel Constantin, vu dans "Le Deuxième souffle" et "Les Morfalous", est décédé ce vendredi 29 août à Draguignan. Il avait 79 ans.
Le cinéma français perd l'une des ses plus grandes "gueules". L'acteur français Michel Constantin, qui a travaillé avec Jean-Pierre Melville, Georges Lautner et Robert Enrico, est décédé ce vendredi 29 août à l'hôpital de Draguignan. Il avait 79 ans.

Ouvrier chez Renault, capitaine de l'équipe de France de volley-ball puis journaliste au journal sportif L'Equipe,
Michel Constantin, de son vrai nom Constantin Hokloff, débute sa carrière cinématographique sous la direction de Jacques Becker dans Le Trou, en 1959. Homme au physique impressionnant, il campe régulièrement des rôles de policiers ou de gangsters. Il joue notamment pour Robert Enrico (Les Grandes gueules), Jean-Pierre Melville (Le Deuxième souffle), Georges Lautner (Ne nous fâchons pas, Il etait une fois un flic) ou encore José Giovanni (La loi du survivant, Dernier domicile connu).

En 1982, il participe au Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ de
Jean Yanne, puis incarne l'un des Morfalous de Henri Verneuil. Michel Constantin était également connu pour son rôle de flic dans la série télévisée Paparoff et pour avoir animé l'émission Anagram sur TF1.


posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Pierre PIERAL - 22 aout 2003

Né(e) le 22 Novembre 1923 à Levallois-Perret, France
Mort(e) le 22 Août 2003 à Paris (France)
 
Après un passage par le music-hall et le cirque, Piéral fait ses premiers pas devant la caméra dans Les Visiteurs du soir de Marcel Carné, alors qu'il n'a que dix-huit ans. Par la suite, il tourne beaucoup de films d'époque, collaborant notamment à plusieurs reprises avec Jean Delannoy (L' Eternel Retour, Notre-Dame-de-Paris, La Princesse de Cleves) et jouant sous les ordres de André Hunebelle (Le Capitan) et Christian-Jaque (Lucrece Borgia). En 1977, il campe un psychanaliste dans Cet obscur objet du desir de Luis Buñuel.

Homme de cinéma mais également de théâtre et de télévision, Piéral est l'auteur d'un livre intitulé Vu d'en bas dans lequel il parlait avec facilité de sa petite taille. Sa dernière apparition à l'écran remonte à 2000 dans le programme de courts-métrages

 
source http://www.allocine.fr/


posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Idi AMIN DADA - 16 août 2003

KAMPALA (AFP) - L'ancien dictateur ougandais Idi Amin Dada, un des tyrans les plus sanguinaires au monde, est mort samedi dans un hôpital de Djeddah en Arabie saoudite, pays où il vivait en exil depuis plus de 20 ans, sans avoir jamais été jugé pour ses atrocités.
"Amin a payé pour ses péchés", a indiqué à l'AFP John Nagenda, conseiller pour les médias du président ougandais Yoweri Museveni, joint au téléphone à Kampala. Il a précisé que les autorités ougandaises ne s'opposeraient pas au rapatriement du corps en Ouganda, où il pourrait être très vite enterré.

Un membre de la famille de l'ancien dictateur, joint au téléphone à Kampala et qui s'exprimait sous couvert d'anonymat, a confirmé son décès.

L'ancien dictateur ougandais, âgé de 78 ans, se trouvait depuis plusieurs semaines à l'unité des soins intensifs à l'hôpital du roi Fayçal à Djeddah.

A la demande de membres de sa famille, les médecins de l'hôpital se sont toujours refusés à préciser la nature de sa maladie. Il souffrait notamment d'hypertension.

Son règne de terreur avait commencé en 1971, après qu'il eut chassé du pouvoir le président Milton Obote. Il s'était terminé le 11 avril 1979 quand le dictateur avait été destitué par le Front national de libération de l'Ouganda (FNLO) et l'armée tanzanienne.

De 100.000 à 300.000 Ougandais seraient morts ou auraient été portés disparus pendant la présidence d'Idi Amin Dada, selon diverses estimations. Le "boucher de l'Afrique", fasciné par Hitler, a également expulsé d'Ouganda, ancienne colonie britannique, quelque 80.000 résidents indo-pakistanais.

Il avait ensuite distribué les commerces et les plantations abandonnés à des proches qui les avaient menés à la faillite très rapidement. Il s'en était suivi une période de grave crise économique et de pénuries dans le pays.

Connu pour ses extravagances, l'ancien dictateur a également été accusé d'anthrophagie. Durant son règne sinistre, des témoignages ou d'insistantes rumeurs décrivent le Nil charriant des cadavres, une de ses épouses découverte découpée en morceaux dans une voiture ou les anciens serviteurs du palais évoquant des têtes humaines dans les frigos.

Le président Museveni, qui avait contribué à sa chute, avait affirmé le 22 juillet que si Amin Dada rentrait vivant dans son pays, il serait poursuivi pour ses "atrocités".

L'une des épouses de l'ancien dictateur avait demandé au gouvernement ougandais d'autoriser le rapatriement de son mari, afin qu'il puisse mourir en Ouganda.

Amin Dada aurait dû passer ses dernières années en prison plutôt qu'en vivant un exil confortable en Arabie Saoudite, avait estimé le 21 juillet l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW).

"Nous regrettons qu'Idi Amin soit en train de mourir, sans avoir fait face à la justice", avait déclaré Reed Brody, directeur des enquêtes spéciales à HRW, basée à New York.

"Amin était l'un des tyrans les plus sanguinaires. Il est de plus en plus possible de poursuivre des dictateurs hors de leur pays. Malheureusement, cela n'a pu se faire à temps pour M. Amin", avait-t-il ajouté.


posté par Jamyloup
comment Commentaires (1)
z z

Jean DREJAC - aout 2003

PARIS (AFP) - L'auteur-compositeur Jean Dréjac, auteur des paroles du "Petit vin blanc", mais aussi d'autres chansons populaires -"Sous le ciel de Paris", "La chansonnette" ou "L'homme à la moto"-, est mort début août à Paris à 82 ans, a-t-on appris mercredi par la Société des auteurs, compositeurs, éditeurs de musique (SACEM).

De son vrai nom Jean Brun, Jean Dréjac, originaire de Grenoble, a commencé par chanter et interpréter ses propres chansons. Il se fit remarquer en remportant un concours à Radio Cité, se produisant aussi sur de petites scènes le Concert Pacra, le Petit-Casino.

Mais on connait surtout celles interprétées par d'autres, la plus fameuse chantée par Lina Margy et fredonnée par toute la France à la Libération étant ce "Petit vin blanc qu'on boit sous la tonnelle, quand les filles sont belles du côté de Nogent" sur une musique de Charles Borel-Clerc. Le succès fut tel qu'elle provoqua, au sujet des bénéfices des droits, un procès entre le parolier et le compositeur. Cet épisode décida alors Jean Dréjac à se concentrer sur les paroles, ce qui lui a réussi.

Ce fut alors "Le petit bal du samedi soir" chanté par Georges Guétary, et "Les quais de la Seine" par Lucienne Delyle. En 1950, Jean Dréjac gagna le prix de l'A.B.C. avec "La chanson de Paris" qui fut reprise notamment par Jean Sablon.

La capitale lui porta chance, car il est l'auteur de la chanson du film de Julien Duvivier "Sous le ciel de Paris" en 1951. Symbole de Paris, cette oeuvre fut magnifiée au fil des années par des interprètes comme Edith Piaf, Juliette Greco et les Compagnons de la chanson.

Jean Dréjac avait l'art de s'adapter à ses interprètes qui furent nombreux et variés. Ils vont de Jean Lumière ("Maman vous êtes jolie") et Jacques Helian ("L'amour vient de naître", "Ainsi va le destin") à Dalida ("L'Arlequin de Tolède") et Charles Aznavour ("Je ne connais que toi") ou Mireille Mathieu, en passant par Maurice Chevalier ("Mimi la blonde"), Annie Cordy "(Fleur de papillon"), Yves Montand ("La chansonnette"), Jacqueline François ("Le soleil de Pigalle"), Patachou ("Faut pas gamberger"), Line Renaud ("Mon amour"), Marcel Amont ("Bleu, blanc, blond", "Dans le coeur de ma blonde").

Juliette Greco fit aussi largement connaître sa "Cuisine qui retient les petits maris qui se débinent" et Edit Piaf "L'homme à la moto", reprise en 1967 par Nicoletta. Parmi les interprètes fétiches de Jean Dréjac, on compte également Serge Reggiani dans les années 70 surtout et encore en 2000 avec "Enfants soyez meilleurs que nous" et "Les quarantièmes rugissants". A la même époque, le parolier avait eu également une période particulièrement fructueuse dans sa collaboration avec le compositeur Michel Legrand.


posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Jacques DERAY - 10 août 2003

Le cinéaste français Jacques Deray, spécialiste du cinéma policier et réalisateur de "La Piscine", s'est éteint ce dimanche 10 août. Il avait 74 ans.

Le réalisateur français Jacques Deray est décédé ce dimanche 10 août des suites d'une longue maladie. Spécialiste du film policier, directeur d'acteurs d'exception, le cinéaste avait 74 ans.

Un apprentissage aux côtés des plus grands

Fils d'une famille d'industriels lyonnais,
Jacques Deray montre très jeune un intérêt pour les activités artistiques, et s'inscrit au Cours Simon. Il ambitionne alors de devenir comédien. Son entrée dans le cinéma, il l'a fait par l'assistanat : Jacques Deray apprend ainsi son futur métier de réalisateur aux côtés de Jean Boyer (Le trou normand), Gilles Grangier, Luis Buñuel(Cela s'appelle l'aurore) ou encore Jules Dassin.

Après ces années d'apprentissage, où il développe ses talents techniques,
Jacques Deray signe Le Gigolo, un premier long métrage, et déjà un drame mâtiné de polar. La critique en fait d'emblée le successeur de Jean-Pierre Melville, alors le maître incontesté du film policier français. Ses réalisations suivantes creusent le même sillon, sans pour autant parvenir à retrouver la maestria de son premier essai.

Deray / Delon : de "La Piscine" à "L'Ours en peluche"

En 1969, il connaît enfin la reconnaissance, et rallie public et critique autour de La Piscine.
Jacques Deray y démontre ses qualités de directeur d'acteurs dans un film qui réunit Maurice Ronet, Romy Schneider, la toute jeune Jane Birkin, et Alain Delon, qui fait de Jacques Deray son réalisateur attitré. Les deux hommes se retrouveront à huit reprises : de leur collaboration naissent quelques classiques du film policier, comme Borsalino (1970), Borsalino&co (1974), Flic story (1975), Trois hommes à abattre (1980) ou encore L'Ours en peluche (1994), la dernière réalisation de Jacques Deray pour le cinéma.

L'un des maîtres du polar

Fidèle à un cinéma de genre qu'il lui vaut les faveurs du public, le cinéaste décline le policier sous différentes formules, l'action musclée (Le Marginal, avec
Jean-Paul Belmondo), l'intrigue ( On ne meurt que deux fois, avec Michel Serrault et Charlotte Rampling), l'espionnage (Netchaïev est de retour, avec Yves Montand), le thriller (Un papillon sur l'epaule, avec Lino Ventura) tout en dirigeant les plus grands comédiens de leur génération. Privilégiant les atmosphères troubles (Les Bois Noirs), fin connaisseur de la littérature policière, adaptant notamment Robin Cook, Jean-Patrick Manchette et Georges Simenon, Jacques Deray s'impose comme l'une des personnalités incontournables du cinéma français.

source



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Marie TRINTIGNANT - 01 août 2003

PARIS (AFP) - L'enquête française sur la mort de Marie Trintignant a débuté - autopsie, premières auditions - tandis que le sort judiciaire du chanteur Bertrand Cantat, en détention provisoire à Vilnius, restait vendredi entre les mains des autorités lituaniennes.La comédienne, âgée de 41 ans, est décédée à 10H20 d'un oedème cérébral "malgré la réanimation poursuivie depuis son arrivée à la clinique Hartmann", jeudi soir, a annoncé à la presse en fin de matinée le Dr Stéphane Delajoux.

Peu après son décès, le parquet a délivré à la juge d'instruction Nathalie Turquey un réquisitoire supplétif pour "coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner", une qualification punie d'une peine maximale de 15 ans de réclusion criminelle.

La magistrate parisienne a immédiatement désigné deux médecins-experts qui ont procédé à une autopsie.

Dès jeudi, les policiers de la brigade criminelle avaient entamé une série d'auditions dans l'entourage professionnel et familial de l'actrice et du chanteur.

L'acteur Lambert Wilson, qui partageait l'affiche du film "Colette" que tournait Marie Trintignant en Lituanie, et le neurochirurgien Stéphane Delajoux, qui a opéré l'actrice à Vilnius, figurent au nombre des personnes entendues.

D'autres acteurs et participants à ce tournage ont et devaient être entendus dans le cours de l'enquête, dont Samuel Benchetrit, metteur en scène et ancien compagnon de Marie Trintignant.

La mère de l'actrice, la réalisatrice Nadine Trintignant, et le frère de l'actrice, Vincent Trintignant, qui a été en contact avec Bertrand Cantat dans la nuit du drame - dans des conditions qui restent à préciser - doivent également être entendus.

Les membres du groupe de rock de Bertrand Cantat, Noir Désir, devraient aussi être auditionnés.

Il s'agit à ce stade d'investigations "qui n'en sont qu'aux prémices" et qui visent à "mieux cerner" le couple formé par l'actrice et le chanteur, a-t-on précisé de source policière.

Au-delà de ces premiers actes d'enquête, la question centrale de l'avenir judiciaire de cette affaire - qui pourrait être jugée en Lituanie ou en France - restait posée vendredi soir.

Le ministère de la Justice a fait savoir qu'il n'avait "pas de raisons de penser que les Lituaniens auront des difficultés à accepter la demande de la France d'extrader Bertrand Cantat sur la base d'une dénonciation des faits".

"Je continue à penser que pour une bonne administration de la justice il serait préférable que le procès ait lieu en France", a pour sa part déclaré à l'AFP Me Georges Kiejman, avocat de la famille Trintignant.

Jeudi, devant le tribunal de Vilnius, le chanteur de Noir Désir avait également exprimé son souhait d'être jugé en France, estimant qu'il n'avait "rien à faire" en Lituanie.

Vendredi, ce dernier a été transféré à l'hôpital de la prison de Vilnius où il est détenu "à cause de son état mental", a indiqué à l'AFP le directeur de la prison.
http://www.ecrannoir.fr/stars/gen/trintignant.htm


posté par Jamyloup
comment Commentaires (1)
z z

Guy THYS - 01 août 2003

On a appris vendredi la mort, redoutée depuis quelques mois, de l'ancien entraîneur des Diables Rouges de football. L'homme au cigarillo qui avait emmené l'équipe nationale belge en demi-finale du Mundial 1986 au Mexique, s'est éteint à l'âge de 80 ans.

Après avoir glané le titre de vice-champion d'Europe le 22 juin 1980 au Stadio Olimpico de Rome (1-2 contre l'Allemagne de l'Ouest) avec les Diables Rouges, Guy Thys les emmena ensuite à trois Coupes du monde: Espagne-82, Mexico-86 et Italie-90, dirigeant en tout l'équipe nationale à 114 reprises (50 victoires, 37 défaites et 27 nuls), du 22 mai 1976 au 9 juin 1989 (101 matches), puis du 26 mai 1990 au 1-er mai 1991 (13), après le malheureux intermède de six rencontres confiées à Walter Meeuws.

Deux des 50 victoires peuvent être considérées comme "historiques" pour le football belge: Tout d’abord le 1-0 contre l'Argentine, championne du monde, en match d'ouverture de la Coupe du Monde, le 13 juin 1982 au Nou Camp de Barcelone. Ensuite le fameux 4-3 après prolongation contre l'URSS, en 1/8-ème de finale du Mondial-86, le 15 juin à Leon, au Mexique qui emmena les Diables jusqu’en en demi-finale.

Né à Anvers le 6 décembre 1922, Guy Thys avait débuté sa carrière d'entraîneur au Cercle de Bruges (1954-1958), où il était également joueur, tous comme au Racing Lokeren, qu'il dirigea ensuite une saison. Il ne devint entraîneur à part entière qu'en 1959 à Wezel Sport (jusqu'en 1963), puis driva Herentals (jusqu'en 1966), Beveren, avec une montée en D1 en 1967), l'Union Saint-Gilloise (qui fit ses adieux définitifs à l'élite en 1973), et enfin l'Antwerp (jusqu'en 1976), deux fois vice-champion (1974 et 1975) et finaliste de la Coupe contre Anderlecht (0-1) en 1975.

Guy Thys avait auparavant joué aux côtés des plus grands joueurs belges des années 40 et 50 comme attaquant du Beerschot de Raymond Braine, du Daring de Marius Mondele, et du Standard de Jean Mathonet et Denis Houf, vainqueur de la Coupe de Belgique en 1954 (3-1 contre le RC Malines). Il a porté à deux reprises le maillot de l'équipe nationale contre les Pays-Bas, en 1952 (4-2 au Bosuil de Deurne) et 1953 (1-0 au Kuip de Rotterdam), soit 18 fois de moins que son père Yvan, auteur de sept buts.

Guy Thys, qui appréciait les plaisirs de la vie, était resté très proche de l'équipe nationale, grâce à ses fonctions de "public relations" auprès de l'Union belge de football.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Bob HOPE - 28 juillet 2003

 WASHINGTON (AFP) - Le célèbre comédien, danseur et chanteur américain Bob Hope est décédé lundi à l'âge de 100 ans, a annoncé son agent à Los Angeles
 
En 1907, Bob Hope émigre aux Etats-Unis avec ses parents et ses six frères et commence sa carrière sur les planches du music-hall dans les années 20. Le numéro comique qu'il met au point lui apporte le succés et le mène en 1929 à New-York où il tourne également plusieurs courts-métrages. Mais c'est surtout grâce à la grande popularité de son programme radiophonique qu'Hollywood l'engage dans une comédie musicale, The Big broadcast of 1938 (1938, Mitchell Leisen).

Dans la comédie policière
Le Mystère de la maison Norman (The Cat and the canary) (1939, Elliott Nugent), il installe son personnage de comique absurde, singeur et brocardeur qui le servira toute sa carrière. En 1940, il tourne avec Bing Crosby et Dorothy Lamour la comédie En route pour Singapoure (Road to Singapor), un succés tel qu'ils reformeront le trio à six reprises.

Amuseur public n°1, il entame en 1950 une carrière d'animateur sur la NBC qui durera plus de 40 ans, tout en continuant à beaucoup tourner. C'est à partir des années 60 que ses activités audiovisuelles et humanitaires prennent le dessus. Au cours de sa carrière, Bob Hope a joué ou est apparu dans plus de 75 films et sa dernière participation cinématographique remonte à 1985 dans
Drôles d'espions (Spies like us) de John Landis. Il est considéré aux Etats-Unis comme faisant partie du patrimoine national.
Extrait de la filmographie

 A century of cinema (1994) de Caroline Thomas avec Richard Attenborough, Dan Aykroyd
 Cancel my reservation (1972) de Paul Bogart avec Bob Hope, Eva Marie Saint
 How to commit marriage (1969) de Norman Panama avec Bob Hope, Jackie Gleason
 La Marine en folie (The Private navy sergeant O'Farrell) (1968) de Frank Tashlin avec Bob Hope, Gina Lollobrigida
 Quel numéro ce faux numéro ! (Boy, did i get a wrong number !) (1966) de George Marshall avec Bob Hope, Elke Sommer
 La Statuette en or massif (The Oscar) (1966) de Russell Rouse avec Stephen Boyd, Elke Sommer
 Surtout pas avec ma femme (Not with my wife, you don't) (1966) de Norman Panama avec Virna Lisi, Tony Curtis
 Papa play-boy (A Global affair) (1964) de Jack Arnold avec Bob Hope, Liselotte Pulver
 Critic's choice (1963) de Don Weis avec Bob Hope, Lucille Ball
 Appelez-moi chef  (Call me bwana) (1963) de Gordon Douglas avec Bob Hope, Anita Ekberg
 Astronautes malgré eux (Road to Hong Kong) (1962) de Norman Panama avec Bob Hope, Bing Crosby

Plus...

source

.
.

posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

John SCHLESINGER - 24 juillet 2003

Le réalisateur britannique John Schlesinger est décédé jeudi 24 juillet des suites d'une attaque cérébrale contractée il y a plus de deux ans.

Le réalisateur britannique John Schlesinger est décédé ce jeudi 24 juillet à l'hôpital de Palm Springs où il était soigné depuis son attaque cérébrale survenue en décembre 2000. Selon l'agent du cinéaste, l'état de celui-ci s'était fortement dégradé ces dernières semaines et l'appareil respiratoire auquel John Schlesinger était relié a été débranché.

Débuts devant la caméra


John Schlesinger débute sur carrière au cinéma en Grande-Bretagne en tant qu'acteur dans les années 50. On le voit notamment dans La Bataille du Rio de la Plata de Michael Powell et Emeric Pressburger et The Last man to hang de Terence Fisher (1956). Dès 1958, il signe des séries télévisées pour la BBC, avant de se tourner vers la réalisation de documentaire, dont Terminus consacré au quotidien d'une ligne de chemin de fer, qui remporte de nombreuses récompenses.

Un an plus tard, le néo-réalisateur se tourne vers le long métrage avec le drame Un amour pas comme les autres, Lion d'or au Festival de Venise 1962. En 1963, John Schlesinger dirige pour la première fois
Julie Christie dans Billy le menteur. Suivront Darling en 1965, qui vaudra à cette même comédienne l'Oscar de la Meilleure actrice, et Loin de la foule déchaînée en 1967.

Le chef d'oeuvre "Macadam cowboy"


En 1969, John Schlesinger part aux Etats-Unis tourner Macadam cowboy, sombre descente dans l'univers homosexuel interprétée par Dustin Hoffman et Jon Voight qui restera comme son chef d'oeuvre, avec trois Oscars à la clé (Meilleur film, Meilleur réalisateur et Meilleur scénario adapté). Retour en Grande-Bretagne et nouvelles nominations aux Oscars pour Un dimanche comme les autres (1971), avant de retrouver Dustin Hoffman cinq ans plus tard pour le thriller Marathon man, à nouveau marqué par une noirceur extrême. Suivront notamment Yanks (1979), Les Envoûtés (1987) et Madame Sousatzka (1988), tous marqués par une vision sombre et décalée de la société.

En 1990, John Schlesinger se tourne vers le thriller plus conventionnel avec Fenêtre sur Pacifique dominé par l'impressionnant
Michael Keaton et Au-delà des lois en 1996. Quatre ans plus tard, le réalisateur s'aventure sur le terrain de la comédie avec Un couple presque parfait incarné par Madonna et Rupert Everett.

Thomas Colpaert avec The Associated Press

source



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Compay SEGUNDO - 14 juillet 2003

SANTIAGO DE CUBA (Cuba) (AFP) - Des milliers de personnes, jettant des des fleurs et applaudissant sur son passage, ont accompagné mardi le légendaire chanteur et compositeur Compay Segundo cubain à sa dernière demeure à Santiago de Cuba, dans l'extrême-orient de l'île.

Décédé la veille dans la capitale cubaine à 95 ans des suites d'une affection rénale, le chanteur avait souhaité être enterré à Santiago de Cuba, à 900 km à l'est de La Havane, dans la région qui l'avait vu naître.

Une foule d'admirateurs avait attendu le passage du cortège funèbre tout au long des trois kilomètres séparant le siège du Gouvernement Municipal de Santiago de Cuba, où le vieux troubadour a été veillé toute la nuit par sa famille et ses amis, et le cimetière de Santa Ifigenia, où il a été enterré, tout près de la tombe du héros national de Cuba José Martí.

C'est avec les notes d'une fanfare militaire et porté par des soldats que le légendaire chanteur a été accompagné à sa dernière demeure. La veillée funèbre a également été accompagnée de musiciens jouant les chansons de Compay Segundo, dont son succès planétaire, "Chan Chan".

De son vrai nom Francisco Repilado, né à Siboney à une quinzaine de kilomètres de Santiago de Cuba, en novembre 1907, Compay Segundo était malade depuis plusieurs jours et avait du annuler une tournée prévue cet été en Europe.

Ressuscité de l'oubli avec ses comparses de "Buena Vista Social Club", "découvert" à un âge canonique par le guitariste américain Ry Cooder, Compay Segundo était venu très tardivement à la notoriété internationale.

Il avait été révélé par le film "Buena Vista Social Club" du cinéaste allemand Wim Wenders, sorti en 1999, deux ans après l'album du même nom qu'il avait enregistré avec Omara Portuonde, Ibrahim Ferrer, Ruben Gonzalez et Eliades Ochoa.

Il avait choisi le surnom qui le rendra célèbre en 1948. Cette année-là, il crée le duo Los Compadres (Les compères) dans lequel il chante la deuxième voix, dite "segunda". Compay avait lâché le duo à la fin des années 50, jouant alors sous son propre nom.

Initié très tôt à la guitare et au violon, Compay Segundo a composé sa première chanson à 16 ans et son tube "Chan Chan" à 90 ans passés.

Avec ses comparses du Buena Vista Social Club, le Panama vissé sur la tête, un éternel cigare à la main, il était devenu un des ambassadeurs itinérants de la culture cubaine.

"Jusqu'à la fin il a été entouré de beaucoup d'amour et de tendresse" commentait pour l'AFP un de ses quatre enfants, Ramon Repilado, 61 ans.

Avant d'être transféré à Santiago de Cuba, la dépouille du chanteur avait été exposée dans un établissement de pompes funèbres de la capitale cubaine. Des centaines de personnes avaient défilé devant le cercueil, simplement recouvert d'un drapeau cubain et d'un chapeau blanc.

Parmi les nombreuses gerbes de fleurs entourant le cercueil figurait celle de roses et de glaïeuls jaunes du "commandant en chef Fidel Castro".

Les musiciens cubains ont rendu un hommage unanime au génie musical de leur patriarche. "Malgré l'avalanche de genres comme le hip hop, le rock et le rap, Compay avait choisi de se retrancher dans le son, la guaracha et d'autres musiques traditionnelles cubaines et ainsi il a protégé et défendu l'identité cuturelle de Cuba", a ainsi déclaré l'octogénaire Cesar Portillo de la Luz, un des plus célèbres compositeurs et chanteurs de boléros.


posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

N'XAU - 05 juillet 2003

WINDHOEK, Namibie (AP) - N!xau, le petit indigène du désert de Kalahari devenu star internationale grâce au film "Les dieux sont tombés sur la tête" est mort, a annoncé la police namibienne samedi.

Son âge était estimé à 59 ans, bien que si lui-même avouait ne pas le connaître précisément.

La police de la localité de Tsumkwe, dans la partie namibienne du désert de Kalahari, où vivait N!xau, a confirmé son récent décès, mais n'a fourni aucun détail sur les circonstances ou la date précise de sa mort. Il avait souffert de tuberculose par le passé.

Issu de la tribu San, une ethnie d'environ 100.000 indigènes originaires d'Afrique du Sud vivant aujourd'hui dans le désert de Kalahari, N!xau était devenu une star grâce au succès mondial du film "Les dieux sont tombés sur la tête", sorti en 1981. le film raconte l'histoire d'une bouteille vide de Coca-Cola jetée d'un avion tombant sur la tête d'indigènes et provoquant une série de gags burlesques.

Après avoir tourné ses séquences, N!xau était retourné à sa vie de gardien de troupeau dans le désert namibien. Lorsqu'il avait été découvert par le réalisateur du film, le Sud-africain Jamie Uys, il n'avait qu'une connaissance minime de la vie moderne.

Selon un article d'un quotidien namibien datant de 2000, il n'avait vu que trois hommes blancs avant d'être choisi pour le rôle et n'avait jamais connu de communauté plus importante que son village.

N'ayant aucun connaissance de la valeur de l'argent, il avait dilapidé son premier cachet, qui s'élevait à 300 dollars (261 euros). A l'époque de la suite du film, "Les dieux sont tombés sur la tête II", il semblait avoir comblé ses lacunes et avait demandé plusieurs centaines de milliers de dollars en échange de sa participation.

L'argent devait lui servir à une construire une maison en parpaings avec l'électricité et une pompe à eau pour sa famille, selon le site Internet Movie Database. AP



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Barry WHITE - 04 juillet 2003

LOS ANGELES (AP) - Le chanteur américain Barry White, chanteur de charme noir à la voix de velours, apprécié pour ses chansons d'amour pleines de sensualité, est mort vendredi à l'âge de 58 ans.

Barry White, qui était sous dialyse, était hospitalisé depuis septembre dernier pour une insuffisance rénale due une hypertension chronique. Il est décédé à 9h30 au Centre médical Cedars-Sinai de Los Angeles, a annoncé son impresario Ned Shankman.

Il incarnait l'une des grandes voix du rhythm and blues traditionnel et aussi de la soul. Très populaire surtout dans les années 70, Barry White avait cependant eu droit tardivement, en 2000, à la reconnaissance du show-business américain avec deux distinctions des Grammys pour sa chanson "Staying Power" sur l'album du même nom après un passage à vide dans les années 90.

Son oeuvre illustre parfaitement une certaine musique disco "cool", parfois qualifiée aux Etats-Unis de musique pour "s'envoyer en l'air". Il aura joui de trois décennies de succès avec des titres tels que "You're the First, the Last, My Everything" (tu est la première, la dernière, mon tout) ou "It's Ecstasy When You Lay Down Next To Me" (c'est l'extase quand tu t'allonges près de moi) ou encore "Just the two of us" (juste nous deux). Illustration du caractère clairement sexuel de ses textes, "Love Serenade", qui remonte à 1975, débutait par les deux vers suivants: "I want you the way you came into the world/ I don't want to feel no clothes..." (je te veux comme tu est venue au monde/ je ne veux pas sentir de vêtements...).

Barry White était né le 12 septembre 1944 à Galveston au Texas d'une mère célibataire et, avec son frère Darryl, il avait grandi dans le quartier noir de Los Angeles. A l'adolescence, il entre dans la chorale d'une église baptiste dont il prend rapidement la direction grâce à ses dons.

Il confiait en 1990 au magazine Ebony que sa voix avait changé du jour au lendemain en passant des dissonances de l'adolescence au beau timbre de basse qui fera sa gloire. "Ca nous a effrayé moi et ma mère quand j'ai ouvert la bouche ce matin-là. C'était totalement inattendu. Ma poitrine a eu des hoquets; je veux dire des vibrations. Ma mère m'a dévisagé et je l'ai regardée avec surprise. La seule chose que je sais c'est que son visage fixe s'est illuminé d'un beau sourire. Les larmes se sont mises à couler sur ses joues et elle a dit 'mon fils est un homme désormais'".

Il avait fait un petit séjour en prison à l'âge de 16 ans pour avoir volé des pneus, ce qui selon lui l'a aidé à retrouver le droit chemin et à se consacrer à la musique.

Après avoir d'abord écrit des chansons puis produit des groupes, il se lançait à son tour dans l'aventure. De l'avis général, il a contribué à la naissance de la musique disco avec son très orchestral "Love Theme" en 1974. La même année, son album "Can't Get Enough" atteignait le sommet des ventes grâce aux titres "Can't Get Enough of Your Love, Babe" (je n'arrive pas à faire le plein de ton amour, chérie) et "You're the First, the Last, My Everything".

La disparition tragique de son frère Darryl en 1983 l'affectera profondément. Celui-ci est abattu lors d'une dispute avec un voisin au sujet d'une minable histoire de monnaie sur un billet de 20 dollars. Dans son autobiographie en 1999 intitulée en anglais "Love Unlimited: Insights on Life and Love", il affirmait que la musique lui avait épargné un destin similaire.

Marié à trois reprises, il laisse huit enfants, petits-enfants et sa campagne Catherine Denton. AP



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Katharine HEPBURN - 29 juin 2003

Une des dernières grandes dames du cinéma américain, l'actrice Katharine Hepburn, est décédée dimanche à 14h50
chez elle à Old Saybrook, dans le Connecticut, selon son exécutrice testamentaire Cynthia McFadden et les autorités de la ville. Elle était âgée de 96 ans. Elle est simplement morte de vieillesse selon les sources officielles.

Née le 12 mai 1907, celle qui détient un nombre record d'oscars pour une actrice, quatre, avait commencé sa carrière au théâtre avant de passer au cinéma, revenant néanmoins régulièrement sur les planches. Elle a été nommée 12 fois pour un Oscar, record qui n'a été battu qu'en 2003 par Meryl Streep. Ses quatre prix ont été remportés en 1933 pour MORNING GLORY, 1967 pour GUESS WHOS' COMING TO DINNER, 1968 pour A LION IN WINTER et 1981 avec ON GOLDEN POND aux côté d'Henry Fonda.

Malgré son succès, Katharine Hepburn était encore insatisfaite. "J'aurais pu accomplir trois fois ce que j'ai accompli", a-t-elle un jour déclaré, "je n'ai pas exploité tout mon potentiel. C'est écoeurant".

Au sein d'une filmographie bien remplie d'une quarantaine de films, certaines oeuvres majeures se démarquent dont BRINGING UP BABY (1938), AFRICAN QUEEN (1951), SUDDENLY LAST SUMMER (1959), et "La folle de Chaillot" (1969). Au total, l'actrice a tourné dans plus d'une cinquantaine d'oeuvres pour le petit et grand écran et pris part à une dizaine de pièces de théâtre.

Mariée pendant une courte période et liée à Howard Hugues pendant un temps, Hepburn connu cependant un grand amour dans sa vie, son partenaire de jeu Spencer Tracy. Elle tourna neuf films avec l'acteur et partagea une grande partie de sa vie, jusqu'à la mort de Tracy en 1967. Ils n'eurent aucun enfant.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Marc Vivien FOE - 26 juin 2003


Le footballeur camerounais Marc-Vivien Foé est décédé jeudi après avoir été victime d'un malaise lors de la demi-finale de la Coupe des confédérations. Il avait 28 ans.

 
Le milieu de terrain de Manchester City s'est effondré à la 75e minute de la rencontre. Evacué sur une civière, il est resté 45 minutes en réanimation dans un hôpital de Lyon.

L'autopsie effectuée vendredi matin n'a révélé "aucun élément déterminant sur l'origine de la mort", a-t-on appris de source judiciaire. "C'est cardiaque, sûrement, mais on a fait faire des examens complémentaires d'anatomie-pathologie et toxicologiques pour confirmer. Mais on ne peut pas tirer de conclusions", a déclaré le procureur de la République Xavier Richaud.

Marc-Vivien Foé comptait 65 sélections avec l'équipe du Cameroun, double championne d'Afrique et olympique. Il avait manqué la Coupe du monde 1998 en raison d'une blessure mais avait pris part aux trois matches de son équipe lors de la dernière édition de l'épreuve, l'an passé.

Formé au Canon Yaoundé, Foé avait rejoint les rangs du RC Lens en 1994 et disputé 85 rencontres de L1 (11 buts) avec le club nordiste, devenant champion de France en 1998. En novembre 1999, il avait signé en Angleterre à West Ham où il était demeuré deux saisons (38 matches, un but).

Il avait ensuite fait son retour en France à Lyon en 2000, remportant la Coupe de la Ligue en 2001 puis le championnat de France en 2002 (43 matches, un but).

Au début de la saison 2002-2003, Marc-Vivien Foé avait été prêté à Manchester City. Il avait joué 35 rencontres de Premier League et inscrit neuf buts avant de rejoindre sa sélection pour prendre part à la Coupe des confédérations.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (4)
z z

Jean CHARLES - 21 juin 2003

PARIS (AFP) - Jean-Charles, l'écrivain humoriste auteur du célèbre livre "La Foire aux cancres" et d'inoubliables formules décapantes comme "En 1492, l'Amérique a été découverte par Kléber-Colombes", est décédé samedi soir à Cahors (Lot) à l'âge de 82 ans, a-t-on appris dimanche auprès de sa famille.

"La Foire aux cancres a été tiré à plus d'un million d'exemplaires, deux millions avec les traductions (en une vingtaine de langues), en chinois, en japonais... sauf en anglais. Les Anglais n'en ont pas voulu", a déclaré à l'AFP Jehanne Jean-Charles, son épouse et elle même auteur ("Vous avez-dit horrible?", "La nuit de l'engoulevent").

"Il l'avait rédigé comme un pamphlet contre l'enseignement, contre ce programme scolaire très inadapté, mais l'ouvrage a eu un tel succès et fait tellement rire que c'est totalement passé inaperçu. Un seul l'avait compris, Jean Cocteau", se souvient-elle.

"Jean Cocteau lui avait écrit : +l'admirable, c'est ce programme que vous avez dénoncé et qui est toujours d'actualité+, et il lui avait dit qu'il avait su discerner la poésie chez les enfants".

Parmi les perles de "La Foire aux cancres" : "L'Australie est située aux antilopes de la France", "Les trois grandes époques de l'humanité sont l'âge de la pierre, l'âge du bronze et l'âge de la retraite", "Principe d'Archimède : tout corps plongé dans un liquide en ressort mouillé".

Né le 2 décembre 1922 à Saint-Aulaye (Dordogne), Jean Louis Marcel Charles, fils de marchand de biens, a mené une vie professionnelle propre à nourrir l'humour qui a animé sa carrière d'écrivain qui a commencé par "Les Perles du facteur" (1959).

"Professeur, surveillant, speaker à la radio, employé de comptoir en Afrique Noire, commissaire de bord sur un bateau-usine, garçon de course à l'ONU (1942-51), journaliste (1952), puis écrivain", résumait-il dans le Who's Who France.

A la rubrique "sport" favori, "il avait mis sieste. Mais cela n'a pas été jugé sérieux, comme si un humoriste devait être sérieux", s'exclame Jehanne en riant. N'a donc subsisté que la mention "tennis de table", dont tous deux étaient grands amateurs et de haut niveau.

"En privé, il avait un humour beaucoup plus froid, un humour noir, mais comme c'était la bonté même, il ne l'exerçait pas contre les gens, ni dans ses livres", témoigne-t-elle.

Après "La Foire aux cancres" (1962), il produisit de nombreux recueils de "perles" et autre variantes dans le registre de l'humour : Foire aux assurances, aux antiquités, Vingt cancres après, Le rire c'est la santé, ainsi que "Meurtres sur carte postale", un policier, et "Phama, prix Goncourt", un roman.

Parmi ses derniers ouvrages, "Pièges et malices du savoir-vivre" (1994), "Ou est donc ma femme" (1999) et "Vive le Lot". Il avait pratiquement achevé "Vive les centenaires".

Jean-Charles sera incinéré mercredi matin à Agen (Lot-et-Garonne), a indiqué à l'AFP sa veuve



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Guy LUX - 13 juin 2003

PARIS (AP) - L'animateur et producteur de télévision français Guy Lux est mort vendredi à son domicile de Neuilly-sur-Seine près de Paris, selon ses proches. Il aurait eu 84 ans le 21 juin.

Disparaît ainsi une des personnalités qui ont imprimé leur marque à la télévision française des années 70 et 80, dans le sillage des pères fondateurs de l'après-guerre, à une époque où l'on ne copiait pas encore systématiquement les succès du petit écran venus d'outre-Atlantique, en particulier les jeux. La "télé-réalité" n'avait pas été inventée.

Guy Lux incarnait le meneur de jeu à la gouaille bien française. Il aura d'ailleurs symbolisé aux yeux des intellectuels de l'hexagone tout ce qu'ils n'aimaient pas dans une télévision qu'ils regardaient peu de toute façon. Guy Lux n'en avait cure, fort de sa popularité.

Il laissera dans l'histoire du petit écran un jeu comme Intervilles - consistant à opposer dans des joutes diverses des habitants de deux localités - et dont la cote d'écoute ne se démentira jamais. Avec son compère Léon Zitrone, autre grande personnalité de la télévision française, lui aussi aujourd'hui disparu, il aura fait les grandes heures des célèbres courses de vachettes d'Intervilles.

Né en 1919, il passera son bac au lycée Voltaire et fera ensuite les Beaux Arts. Il s'essaiera d'abord à la composition et à l'écriture de chansons, voire de poèmes - il laisse un recueil intitulé "Clé des chants". Sa célébrité viendra avec la production et l'animation d'émissions de radio (sur RTL puis Europe-1) puis de télévision. Il sera successivement recruté par les trois grandes chaînes de télévision françaises multipliant les idées de jeux et d'émissions de variétés grâce à une imagination prolifique dans ce domaine.

Du "Schmilblic" au "Palmarès de la chanson" en passant par "Jeux sans frontières", il sera plébiscité par la profession qui le considèrera comme "le meilleur présentateur" du petit écran. AP



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Gregory PECK - 12 juin 2003

Héros des "Nerfs à vif", de "Moby Dick" et des "Canons de Navarone", le comédien américain Gregory Peck est décédé ce jeudi 12 juin. Il avait 87 ans.

Oscar du Meilleur acteur il y a tout juste quarante ans, Gregory Peck, l'une des dernières grandes légendes d'Hollywood, est décédé ce jeudi 12 mai. Il était âgé de 87 ans.

De Eldred à Gregory

Eldred Peck a six ans lorsque ses parents divorcent, il est alors confié à sa grand-mère. A dix ans, il est envoyé à l'Academie militaire de St John à Los Angeles où il apprend les valeurs de la discipline et de l'autorité. Après avoir obtenu ses diplômes au lycée, il s'inscrit à l'Université de Californie à Berkeley. Poussé par son père qui voulait faire de lui un médecin, le jeune homme suit l'année préparatoire de médecine. Durant ses études, il se découvre un véritable intérêt pour l'écriture et l'art dramatique. En 1939, il termine ses études et décide de changer de prénom : de Eldred il devient Gregory.

Débuts à Hollywood

Installé à New York, il fait partie de la distribution de The Neighborhood Playhouse et se perfectionne dans des petits rôles. Il débute sur la scène de Broadway en 1942 dans The Morning star de
Emlyn Williams. Ce premier rôle et le fait remarquer et Hollywood l'engage pour deux rôles, celui de Vladimir dans Days of glory (produit par la R.K.O) et celui du Père Francis Chisholm dans Les Cles du royaume (20th Century Fox). Ce dernier film lui vaut sa première nomination aux Oscars. De grands rôles s'offrent alors à lui.

Un acteur charismatique

Son charisme naturel et sa présence à l'écran le prédestinent à des rôles d'homme fort et héroïque.
Alfred Hitchcock fait appel à lui pour interpréter un amnésique accusé de meurtre dans La Maison du Docteur Edwards (1945). L'acteur américain s'illustre également dans les westerns tels que Duel au soleil (1946), La Ville abandonnée (1948) ou encore La Cible humaine (1950). C'est tout particulièrement en 1947 son interprétation de Phil Green dans Le Mur invisible, une description de l'anti-sémitisme américain, qui contribue à renforcer son image d'homme de morale. Mais il ne se prive pas non plus de varier les registres en interprétant tantôt un commandant de bombardier dans le drame de guerre Un Homme de fer, tantôt le romantique partenaire de Audrey Hepburn dans Vacances romaines.

Un Oscar en 1963

En 1962, Gregory Peck brille encore une fois grâce au personnage d'Atticus Finch, un avocat dans une petite ville du sud en charge de la défense d'un jeune homme noir accusé d'avoir violé une femme blanche dans Du Silence et des Ombres (1962). Un rôle qui lui vaudra le seul Oscar de sa prolifique carrière, et qui a récemment fait de lui le plus grand héros de l'histoire du cinéma
(voir notre article). Pendant les années 1960 et 1970, il continue à tourner dans des films qui ont un peu moins de succès et d'impact. Alors au début des années 70, l'acteur se lance dans la production avec Le Plus Beau Jour de notre vie et The Dove. Après un petit ralentissement dans sa carrière d'acteur, il revient en 1976 dans le film d'horreur La Malédiction et confirme avec MacArthur, le général rebelle. A partir des années 80, il passe du grand au petit écran dans un premier temps avec la mini-série The Blue and the gray où il incarne Abraham Lincoln et dans le film La Pourpre et le Noir. En 1991, il apparaît dans Les Nerfs à vif, remake du film de Jack Lee Thompson, réalisé en 1962, où il tenait le rôle principal, face à un terrifiant Robert Mitchum.

Vincent Garnier

 

Source http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18355285.html



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

David ROWBERRY - 06 juin 2003

LONDRES (AP) - Dave Rowberry, clavier du groupe anglais "The Animals", qui connut son heure de gloire dans les années 60, est décédé à l'âge de 62 ans.

C'est son ami Jim Rodford, aussi bassiste de la formation, qui a retrouvé Rowberry sans vie vendredi dans son appartement de Londres. Le musicien souffrait de problèmes cardiaques.

Rowberry avait rejoint "The Animals" en 1965, en remplacement du clavier original, Alan Price. Parmi les tubes du groupe, on retiendra la reprise de "House of the Rising Sun" (devenue 'Les Portes du pénitencier' en français), "Don't Let Me Be Misunderstood" et "We've Gotta Get Out Of This Place."

Le vieux groupe s'était reformé récemment sous le nom de "Animals and Friends" et avait, selon John Steel, le projet de se produire en fin de semaine en Pologne. AP



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Ilya PRIGOGINE - 28 mai 2003

BRUXELLES (AFP) - Le chimiste belge d'origine russe Ilya Prigogine, prix Nobel en 1977, est décédé mercredi 28 mai 2003, à 86 ans, à Bruxelles, a annoncé dans un communiqué l'Université Libre de Bruxelles (ULB), où il était professeur émérite.

Né à Moscou en 1917, Ilya Prigogine a obtenu son doctorat en sciences chimiques à l'ULB en 1941, avant d'y devenir professeur ordinaire en 1951. Il a également été professeur à l'université d'Austin au Texas.

Nommé Commandeur de la Légion d'Honneur en France en 1989, et s'était vu accordé la même année le titre de Vicomte par le roi des Belges Baudouin Ier.

Spécialiste de la "thermodynamique des systèmes éloignés de l'équilibre", Ilya Prigogine avait "construit des notions qui ont changé le visage de la physique (et) ont fait exister pour une nouvelle génération de physiciens la vision d'une matière active, capable, le cas échéant, d'engendrer la vie et de participer à l'évolution des vivants", selon ce communiqué.

Prigogine était également l'auteur d'ouvrages de réflexion sur la science, dont "Le Temps et l'Eternité" et "La Fin des Certitudes".



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Jean YANNE - 23 mai 2003

Le comédien français Jean Yanne est décédé vendredi matin d'une crise cardiaque dans l'est de la France. L'homme de 69 ans a eu un malaise et est décédé lors de son transport entre son domicile et l'hôpital.

Né à Paris le 18 juillet 1933, Jean Yanne, de son vrai nom Jean Gouyé, a commencé sa carrière en 1952 comme journaliste à la télévision, avant de jouer au théâtre.

Il a joué dans une centaine de films et séries télé et a obtenu en 1972 à Cannes le prix d'interprétation masculine pour "Nous ne vieillirons pas ensemble" de Maurice Pialat. Il a de plus été mis en nomination aux prix Génie et César au fil des ans.

La même année, le comédien a entamé une carrière de réalisateur avec "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", une comédie satirique, suivie de "Moi y'en a vouloir des sous" (1973). On l'a vu plus récemment dans "Le Pacte des Loups".



posté par Jamyloup
comment Commentaires (1)
z z

Rik VAN STEENBERGEN - 15 mai 2003

L'ex-champion cycliste Rik Van Steenbergen est décédé à l'âge de 78 ans jeudi soir des suites d'une longue maladie dans une clinique anversoise. Il était un des plus grands champions de l'après-guerre qui fit carrière de 1943 à 1966 sans quasiment prendre de repos saisonnier brillant aussi bien sur la route que sur la piste.

L'ex-champion cycliste Rik Van Steenbergen est décédé à l'âge de 78 ans jeudi soir des suites d'une longue maladie dans une clinique anversoise. Né à Arendonk (Anvers) le 9 septembre 1924, Hendrik (son vrai nom à l'état civil) était un des plus grands champions de l'après-guerre qui fit carrière de 1943 à 1966 sans quasiment prendre de repos saisonnier brillant aussi bien sur la route que sur la piste.

Van Steenbergen obtint sa première licence de débutant le 14 février 1942 avant de passer professionnel le 23 janvier 1943. D'une stature impressionnante (1,86 m - 83 kg), il fut peut-être le plus doué de sa génération. Mais non le plus constant car il sacrifiait volontiers un entraînement ou une course à un dilettantisme peu recommandé dans sa profession. Il remporta son premier titre au sprint lors des championnats de Belgique pour Juniors en 1942, année durant laquelle il gagna 31 courses.

Les victoires, Van Steenbergen les empilait. En 1943, il s'adjugea le Championnat des Flandres à Koolskamp, en 1944 le Circuit des Régions Flamandes et le Championnat de Belgique de poursuite, en 1945 Saint-Trond-Waregem et Bruxelles-Ingooigem, en 1946 le Tour des Quatre Cantons, en 1948 le Circuit des Trois Provinces à Avelgem, en 1949 le Tour du Limbourg puis le Circuit du Limbourg, en 1951 la Flèche Hesbignognne, en 1955 et 1956 encore le Circuit du Limbourg, en 1961 le Circuit des Onze Villes. Sans oublier les grandes, celles qui forgent la légende.

En 1944, il décroche le Tour des Flandres devant Schotte et Moerenhout avant de récidiver en 1946 devant Thiétard et Schotte, en 1948 il triomphe à Paris-Roubaix devant Idée et Claes qui venait de remporter deux fois l'Enfer du Nord puis encore en 1952 devant Coppi qui ne parvint pas à le décramponner au cours d'une finale menée tambour battant, la Flèche Wallonne en 1949 devant Peeters, Coppi et Cérami (Fausto prétendit que Rik était «revenu » dans les voitures) et encore en 1958, Paris-Bruxelles en 1950 et Milan-San Remo en 1954.

Cette moisson lui permit de terminer sixième du Challenge Desgrange-Colombo (prédécesseur du Super-Prestige et de la Coupe du Monde) en 1951 derrière Bobet, Kubler, Magni, Koblet et Bartali... mais devant Coppi, puis 9e en 1955 et 5e en 1956.

Mais ses principales victoires, Van Steenbergen les a forgées lors des championnats du monde qu'il allait remporter trois fois: en 1949 à Copenhague devant Kubler, Coppi, Schotte et Schulte, en 1956, encore à Copenhague (Ballerup), cette fois devant Van Looy, Schulte (P-B), Ockers et De Bruyne dans une finale dominée par nos compatriotes, et enfin en 1957 à Waregem devant Bobet, Darrigade, Van Looy et De Bruyne.

Sur onze participations, Van Steenbergen endossa trois maillots arc-en-ciel mais aussi une 3e place en 1946 derrière Knecht et Kint (on lui reprocha d'avoir ramené le Suisse sur son équipier en vue de l'arrivée). A sa collection de maillots, Rik I allait encore ajouter trois championnats nationaux (1943, 1945 et 1954). Dans les grands tours, Rik fut toujours handicapé par la haute montagne. Il fit trois fois le Tour de France: finit 27e en 1949 après avoir remporté deux étapes, abandonna en 1952 à Saint-Hubert après avoir gagné la première étape, et porté le maillot jaune pendant les deux premiers jours de l'épreuve, et 55e en 1955 après avoir enlevé la 16e étape.

Il brilla surtout au Giro où il remporta 15 étapes. Il finit 2e en 1951 après un duel épique avec Fiorenzo Magni qui ne le battit finalement que de 1:46. Il endossa huit fois le maillot rose en cinq participations. Il s'aligna une fois au Tour d'Espagne et porta d'emblée le maillot amarillo au soir de la 1-ère étape en 1956, étape qu'il gagna comme il allait remporter les 7e, 8e, 11e, 14e et 17e. Il finit 5e à Madrid mais enleva néanmoins le classement par points. S'il n'arrivait pas à épingler les Grands Tours, il réussit à s'adjuger des plus petits courses à étapes: le Tour de l'Ouest en 1951, le Tour d'Argentine en 1952 et encore le Grand Prix de Bali en 1958.

Très brillant sur la route, Van Steenbergen le fut tout autant sur la piste. Roi de l'Américaine, il s'adjugea 40 des 134 épreuves de Six Jours auxquelles il prit part. Et cela avec des équipiers de tous genres, tels Severeyns, Bruneel, Arnold, Proost, Palle Lykke (son gendre), Bugdahl, Kint, Post, Ockers, De Bruyne, De Bakker, Bahamontes, De Loof, Faggin et Motta. Pour un total de 715 victoires sur piste. Il fit ses adieux le 10 décembre 1966 devant une foule en délire au Sportpaleis d'Anvers. (BELGA)




posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Robert STACK - 15 mai 2003

Le comédien américain Robert Stack, un habitué du petit écran, est décédé dans la nuit de mercredi d'une défaillance cardiaque. L'homme de 84 ans se trouvait alors à sa résidence auprès de son épouse. Depuis octobre dernier, Stack suivait des traitements pour un cancer de la prostate.

Si Stack débuta sa carrière en 1939, il doit en revanche sa notoriété au succès télévisuel que fut THE UNTOUCHABLES. De 1959 à 1963, Stack incarna le célèbre Eliot Ness au sein de la série. Se rôle lui valu d'ailleurs un Emmy. Sa figure reste aussi associé au populaire concept UNSOLVED MYSTERIES puisqu'il en assura longtemps l'animation.

Au cinéma, Stack a également joué dans plus de 40 films, dont Paris brûle-t-il ?" et Y a-t-il un pilote dans l'avion ? (AIRPLANE).

L'acteur laisse dans le deuil, son épouse Rosemarie et ses deux enfants Elizabeth et Charles. Tous trois étaient présents à ses côtés au moment de son décès.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Walter SISULU - 05 mai 2003

Walter Sisulu, vétéran du Congrés National Africain (ANC) et compagnon de cellule de Nelson Mandela, est mort lundi à son domicile de Johannesburg. Il avait 90 ans.

 
Figure historique de la lutte anti-apartheid, secrétaire général de l'ANC de 1949 à 1954, Sisulu fut pendant près de 25 ans le compagnon de détention de Nelson Mandela. Il fut, dans les années 40-50, l'un des leaders de la Ligue des Jeunes de l'ANC qui devaient former la future direction du parti, puis prendre les leviers de la lutte de libération avec les Mandela, Oliver Tambo, futur président de l'ANC en exil, et le théoricien Govan Mbeki, père de l'actuel président.

Aprés les décés de Tambo en 1993 et de Govan Mbeki en 2001, la mort de Sisulu marque la disparition progressive d'une génération qui guida les Noirs sud-africains à travers les pires heures de l'apartheid jusqu'à la libération.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Nina SIMONE - 21 avril 2003

Nina Simone: obsèques vendredi à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône)

MARSEILLE (Bouches-du-Rhône) (AFP) - Les obsèques religieuses de la chanteuse de jazz américaine Nina Simone, décédée lundi à l'âge de 70 ans, auront lieu vendredi matin à l'église Notre-Dame de l'Ascension, à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône) où elle avait élu domicile depuis 8 ans.

La chanteuse sera ensuite incinérée vendredi après-midi à Marseille, au funérarium du cimetière Saint-Pierre.

La dernière apparition sur scène de celle qui incarnait avec ses caprices, ses extravagances et son talent, la diva du jazz par excellence, remonte à juillet 2002 en Pologne. En France, elle s'était produite pour la dernière fois sur une scène au festival Jazz In Marciac (Gers) en août 2000.

Née le 21 février 1933 à Tryon (Caroline du Nord), Nina Simone avait fait ses études musicales à la prestigieuse Juilliard School de New York. Dans les années 60, elle fut une militante active de la cause noire, avant de quitter les Etats-Unis pour venir en Europe au milieu des années 70.

Elle s'était installée depuis huit ans à Carry-le-Rouet, une station balnéaire près de Marseille.

En août 1995, le tribunal d'Aix-en-Provence l'avait condamnée à huit mois de prison avec sursis pour avoir blessé un adolescent avec un pistolet à grenaille. L'enfant, qui jouait avec un camarade dans la propriété jouxtant la sienne à Bouc-bel-Air, faisait trop de bruit à son goût.

Militante de la cause noire - elle avait été en première ligne dans les manifestations qui marquèrent l'Amérique au milieu des années 60 - Nina Simone, née Eunice Waymon le 21 février 1933 à Tryon, Caroline du Nord, avait une sensibilité à fleur de peau.

Elle rappelait qu'elle avait souffert du racisme et de l'injustice, ce qui le poussera toute sa vie à se défier du "pouvoir blanc". En 1992, dans un entretien au magazine Jeune Afrique, elle avait exprimé son admiration pour le leader noir extrémiste Louis Farrakhan : "C'est un grand homme qui cherche à rassembler tous les noirs sous la même bannière".

Comme de nombreuses figures de la musique noire de sa génération, musiciens de blues et pionniers du rock, comme Chuck Berry, elle avait été victime au début de sa carrière des pratiques de managers peu scrupuleux. Elle avait signé dans sa jeunesse des contrats qui ne lui étaient pas favorables, ce qu'elle regrettera pendant de nombreuses années.

C'est ainsi qu'en 1987, lorsque sa chanson "My Baby Just Cares For Me" connut une seconde carrière très fructueuse, dans une campagne publicitaire Chanel, elle ne toucha pratiquement aucun revenu supplémentaire, car elle avait cédé les droits de la composition quelques années auparavant pour une somme forfaitaire. Et elle refusait d'interpréter la chanson sur scène, au grand désarroi du public de l'époque qui ne comprenait pas pourquoi elle ne jouait pas un thème qui connaissait au même moment une seconde jeunesse à la radio.

Comme Ray Charles - dont elle était un peu l'équivalent féminin - Nina Simone a toujours joui d'une grande popularité en Europe, et en France en particulier.

A l'image du "Genius", elle excellait dans l'art de l'interprétation et était capable de faire passer un frisson à chaque fois qu'elle reprenait des thèmes pourtant mille fois joués sur scène, notamment sa version de "Ne me quitte pas" de Jacques Brel ou le standard "Don't Let Me Be Misunderstood", modèle de dramaturgie scénique.

A l'instar de Ray Charles encore, son public lui pardonnait d'assurer souvent le "service minimum" sur scène. Nina Simone, qui avait toujours peur d'être exploitée, ne multipliait pas les rappels et ses admirateurs regrettaient souvent qu'elle fût aussi économe de son temps.

En août 2000, invitée du prestigieux festival Jazz In Marciac (Gers), elle avait multiplié les exigences auprès des promoteurs, demandant notamment un hélicoptère, puis une limousine d'une marque précise.

Elle avait livré ensuite une prestation chaotique, modifiant les paroles des chansons, se lançant dans des diatribes exaltées devant un public désarçonné. Elle y exprimait pêle-mêle son attachement au mouvement des droits civiques, ou son admiration pour Martin Luther King. Mais un blues interprété la foi au coeur ou un standard de jazz exprimé avec toute sa passion de diva suffisait à racheter ces errements, l'espace d'un éclair.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Jean DRUCKER - 18 avril 2003

PARIS (AFP), le 18-04-2003
Jean Drucker, président du conseil de surveillance de M6, décédé d'une crise cardiaque vendredi à l'âge de 61 ans, était un grand "pro" discret de l'audiovisuel, qui a créé et fait prospérer cette chaîne privée devenue une "généraliste" à part entière.

Né le 12 août 1941 à Vire (Calvados), énarque (promotion Turgot), il avait commencé sa carrière dans l'audiovisuel en 1970 comme conseiller technique du directeur général de l'Office de radiodiffusion télévision française (ORTF), après avoir été attaché culturel à Téhéran.

Il était devenu directeur puis directeur général de la Société française de production (SFP) avant d'entrer en 1980 à la CLT (Compagnie luxembourgeoise de télédiffusion) et de devenir vice-président directeur général de RTL.

Jean Drucker avait été nommé PDG d'Antenne 2 en 1985. Fondateur et PDG de M6 de 1987 à 2000, il était devenu président de son conseil de surveillance à la suite d'une réforme des structures du groupe privé avec une séparation claire des fonctions : la stratégie revenant au conseil de surveillance et la direction opérationnelle au directoire, présidé par Nicolas de Tavernost.

C'est surtout ce dernier qui apparaissait comme l'image de la chaîne, Jean Drucker restant plus méconnu du grand public.

"Notre peine est immense : au-delà du grand patron de chaîne qu'il a été, Jean Drucker, par son intelligence, son sens des autres, sa vision collective du travail, a permis la réussite de M6," a déclaré M. de Tavernost vendredi à l'AFP.

Les professionnels de l'audiovisuel ont unanimement salué le "parcours impeccable" de Jean Drucker, un énarque s'étant très vite tourné vers l'audiovisuel.

Cultivant la différence, il a fait de M6, au départ à dominante musicale et longtemps appelée "la petite chaîne qui monte", une généraliste qui a désormais toute sa place dans le paysage audiovisuel français. La chaîne privée a atteint en 2002 une audience moyenne de 13,2%, a crée des décrochages régionaux et a lancé la première la télé-réalité, déclinée depuis par la concurrence.

Virtuose de la gestion et du marketing, il a également lancé la diversification avec, outre la télévision en clair, la diversification de la marque, la télévision payante (Fun TV, Clubtéléachat, M6 musique, Téva, Série Club sur la câble et le satellite) et internet.

Homme courtois et discret, au regard noir acéré, Jean Drucker partageait des passions comme le cinéma et le football avec son frère Michel, également grand professionnel de la télévision, dont il était très proche.

Son autre frère cadet Jacques Drucker est professeur agrégé de médecine.

Jean Drucker était père de deux enfants, dont l'une, Marie, travaille comme journaliste dans l'audiovisuel.


posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

John LATSIS - 17 avril 2003

ATHENES (AFP) - Le magnat grec John Latsis, le dernier armateur légendaire de la génération des Onassis, est décédé jeudi matin à 93 ans, a annoncé la Fondation portant son nom qu'il avait créée à Athènes.

La Fondation a indiqué que des détails seraient fournis plus tard à la presse sur les circonstances du décès, démentant toutefois que le magnat soit décédé à Genève, comme l'avaient indiqué les médias grecs. L'agence de presse grecque ANA (semi-officielle) avait précisé qu'il était mort "de vieillesse".

Dernier magnat grec haut en couleurs à avoir bâti sa fortune dans les bateaux, dans les années 30, John Latsis, établi à Londres, était à la tête d'un empire bancaire et pétrolier.

Issu d'une famille de quinze enfants d'un village du Péloponnèse, ce "self made man" était devenu l'ami d'une brochette de dirigeants --le prince Charles, Margaret Thatcher, Georges Bush père ou Mikhaïl Gorbatchev-- qu'il recevait sur son luxueux yacht Alexander, ou dans ses demeures, notamment à Londres, y compris pour des réunions officielles.

La marine marchande, dans laquelle John Latsis a entamé sa carrière en tant que capitaine, a été le socle de son empire, géré de Suisse depuis 1999 par son fils Spyros et qui vaut à sa famille de figurer sur la liste du magazine Forbes des plus grandes fortunes mondiales.

Il achète un premier bateau de fret en 1938, commerce avec l'Egypte, et s'impose sur les mers dans les années 60 avec une flotte de tankers. Sous la dictature des Colonels (1967-74), il se lance dans le raffinage pétrolier et noue des liens serrés avec la famille royale d'Arabie saoudite, où il développera ses activités, notamment dans le bâtiment.

La Fondation portant son nom qu'il a créée à Athènes financera notamment une traduction grecque du Coran.

John Latsis s'attaque ensuite au secteur bancaire avec l'acquisition d'une première banque en Suisse en 1979. Le groupe Latsis compte actuellement la compagnie Petrola (raffineries), l'une des plus importantes d'Europe, et l'un des plus grands groupes bancaires privés de Grèce, EFG Eurobank Ergasias.

Retiré de la vie publique depuis plusieurs années, après un accident cérébral, John Latsis a eu trois enfants --Spyros, Marianna et Margarita-- de son épouse Herietta, originaire du même village.

Seule Marianna, membre connue de la jet-set athénienne, a quelque peu rompu avec la coutume de la famille de maintenir son intimité à l'écart de toute publicité.

Apprécié par ses compatriotes pour son franc-parler populaire et sa forte personnalité, ce petit homme sec toujours coiffé d'une casquette de capitaine s'est aussi attiré leur reconnaissance par sa générosité, qui lui a valu d'être décoré des plus hautes distinctions de l'Etat grec.

Il a notamment financé des services hospitaliers, fait d'importantes donations aux victimes des séismes, créé des bourses pour les jeunes de sa région et fondé un institut de formation pour les Albanais de souche grecque, mais il a également étendu ses activités philanthropiques à d'autres pays, dont la Suisse et la Grande-Bretagne.

Il s'était retiré des affaires ces dernières années, confiant à son fils Spyros la gestion de sa fortune, estimée par les médias grecs à environ 12 milliards de dollars. La famille détient notamment la compagnie Petrola, l'une des plus importantes d'Europe, et le deuxième groupe bancaire privé en Grèce, EFG Eurobank Ergasias.

Le fils de la reine Elizabeth d'Angleterre, a fait part de sa "tristesse" après la mort de son ami le magnat grec John Latsis. "Le prince de Galles est très triste d'apprendre la mort de John Latsis", a indiqué une porte-parole du palais St-James.

posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

John Paul GETTY II - 17 avril 2003

LONDRES (AFP) - Le milliardaire américain John Paul Getty II est décédé jeudi à l'âge de 70 ans dans un hôpital londonien où il avait été admis lundi, a annoncé son médecin."Malheureusement, Sir Paul est décédé à 10H40 (09H40 GMT)" ce jeudi, a annoncé le Dr John Goldstone dans un bref communiqué. "Sa famille voudrait remercier tous ceux qui ont exprimé leur sympathie", a-t-il ajouté.

John Paul Getty II, qui vivait retiré du monde, souffrait d'une infection aux poumons.

posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Daniel CECCALDI - 27 mars 2003

Le comédien de cinéma et de télévision Daniel Ceccaldi, qui avait notamment travaillé avec François Truffaut, s'est éteint ce 27 mars à l'âge de 75 ans.
Le comédien Daniel Ceccaldi, figure du septième art, de la télévision et du théâtre français, s'est éteint ce jeudi 27 mars à l'âge de 75 ans. Il avait notamment travaillé pour les cinéastes Jacques Becker, Edouard Molinaro, Henri Verneuil, François Truffaut et Philippe de Broca.

Multiples genres

Après des études de droit,
Daniel Ceccaldi embrasse la carrière d'acteur. Il commence au cinéma avec Le Diable boîteux (Sacha Guitry, 1948) et montre rapidement sa capacité d'adaptation, s'essayant au film historique (La Reine Margot, 1954), au policier (Un temoin dans la ville, Edouard Molinaro, 1959) et au film d'aventures (L'Homme de Rio, Philippe de Broca, 1964).

Une figure du cinéma comique

Après plusieurs compositions dramatiques avec
François Truffaut (La Peau douce, 1963 ; Baisers volés, 1968 ; Domicile conjugal, 1970), il s'installe dans un registre comique, essentiellement fidèle à quelques réalisateurs : Pascal Thomas (Les Zozos, 1972), Jean Girault (Le Concierge, 1973) et Edouard Molinaro.

Cinéma, télévision et théâtre

Il s'essaie ensuite à la réalisation (
Jamais avant le mariage, 1982), puis joue surtout dans des séries télévisées, avant d'effectuer un retour au cinéma : Un grand cri d'amour (Josiane Balasko, 1997), Dieu seul me voit (Versailles-chantiers) (Bruno Podalydès, 1997) et Le Vélo de Ghislain Lambert (Philippe Harel, 2000). Daniel Ceccaldi était enfin un homme de théâtre, s'illustrant surtout, entre 1946 et 1997, dans des pièces de boulevard.

(source
Allo-Cine)


posté par Jamyloup
comment Commentaires (1)
z z

Jean-Luc LAGARDERE- 14 mars 2003

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Lagardère est décédé vendredi soir à Paris à l'âge de 75 ans, a annoncé le groupe Lagardère qu'il avait fondé et qu'il présidait.

"Jean-Luc Lagardère a succombé à une maladie neurologique auto-immune rare" à l'hôpital Lariboisière à 22h56, a confirmé un porte-parole du groupe, citant les docteurs Didier Payen de la Garanderie et Marie-Germaine Bousset.

Le groupe avait annoncé en fin d'après-midi que Jean-Luc Lagardère, son fondateur et président, se trouvait dans un "état très critique" après une aggravation de son état de santé.

Une source proche de la famille avait fait état de la disparition de Jean-Luc Lagardère à la mi-journée, incitant le groupe à diffuser un communiqué dans lequel le professeur Payen de la Garanderie, chef de service à l'hôpital Lariboisière, indiquait qu'il se trouvait en réanimation et que son état critique nécessitait une assistance respiratoire.

Le groupe avait diffusé un communiqué en début de semaine pour annoncer que Jean-Luc Lagardère, opéré de la hanche fin février, avait été de nouveau hospitalisé à la suite d'une infection virale qui le rendait "indisponible momentanément".

Il assurait que cette situation ne changeait rien au fonctionnement du groupe et que la gérance était assurée, conformément aux statuts, par Arnaud Lagardère, fils unique de Jean-Luc, et Philippe Camus, par ailleurs co-président exécutif d'EADS, dont Lagardère a 15,1% du capital.

Vendredi, le groupe avait assuré que la réunion prévue lundi matin à 8h30 avec Arnaud Lagardère et les analystes financiers sur les résultats de l'exercice 2002 était maintenue.

L'aggravation de l'état de santé de Jean-Luc Lagardère n'a pas eu d'impact à la Bourse de Paris. Le titre, pénalisé ces derniers jours par l'annonce de l'arrêt de Matra Automobile et par les difficultés d'EADS, a fortement rebondi dans un marché orienté à la hausse, clôturant sur un gain de 11,7% à 35,12 euros alors que le DJ Stoxx Media gagnait 5,86%.

NOMBREUSES RELATIONS

Mais le décès de Jean-Luc Lagardère suscite des interrogations. Si le statut de commandite empêche toute spéculation sur l'avenir du groupe lui-même, les spécialistes du secteur interrogés ont souligné que les nombreuses relations du fondateur du groupe, en particulier dans le monde politique français, demeuraient cruciales dans certains domaines.

Sa disparition risque d'être handicapante sur trois dossiers : l'avenir du partenariat autour d'EADS ; le pôle édition de Vivendi Universal dont le rachat attend toujours le feu vert des autorités de la concurrence ; et, enfin, les projets de développement dans l'audiovisuel.

Simple ingénieur issu de l'Ecole supérieure d'Electricité (Supélec), Jean-Luc Lagardère a réussi en trois décennies à bâtir un géant européen des médias et de l'aéronautique à partir du missilier Matra, dont il prend la présidence en 1977.

Il se lance ensuite dans la communication en reprenant le groupe d'édition Hachette et la station de radio Europe 1.

Après avoir raté la privatisation de TF1, conquise par le groupe de BTP Bouygues en 1987, il accepte de reprendre La Cinq. Le coûteux naufrage de cette chaîne l'oblige, au début des années 1990, à fusionner Matra et Hachette.

Il n'a de cesse, dans les années suivantes, de développer le pôle défense de son groupe. A l'issue d'une bataille féroce contre Alcatel, il obtient du gouvernement d'Alain Juppé, le contrôle de Thomson-CSF (devenu Thales).

Mais cette attribution est cassée par la Commission de privatisation, hostile à la rétrocession du pôle d'électronique grand public de Thomson au conglomérat coréen Daewoo.

Jean-Luc Lagardère prend sa revanche un peu plus tard, en obtenant du gouvernement socialiste de Lionel Jospin le contrôle d'Aerospatiale, qui sera fondu à la fin des années 90 dans EADS, géant constitué avec l'allemand Dasa et l'espagnol Casa.

Plus récemment, Lagardère acquiert le pôle édition de Vivendi Universal. Mais cette opération doit encore obtenir le feu vert des autorités de la concurrence.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Zoran DJINDJIC - 14 mars 2003

BELGRADE (Reuters) - Le parti du Premier ministre serbe assassiné Zoran Djindjic pourrait nommer pour lui succéder l'un de ses proches alliés, l'ancien ministre de l'Intérieur yougoslave Zoran Zivkovic, ont annoncé une source au sein du parti et les médias serbes.

Cette décision pourrait souligner la détermination des réformistes au pouvoir à Belgrade à poursuivre le programme économique et politique d'inspiration occidentale impulsé par Djindjic.

Ce dernier est décédé mercredi à l'âge de 50 ans sous les balles de tireurs non identifiés. La mort de ce ténor de la politique serbe, qui avait joué un rôle central dans la chute de l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic en 2000, laisse la Serbie sans Premier ministre ni président élu étant donné l'invalidation à deux reprises de l'élection présidentielle en raison d'une participation trop faible.

Le prochain scrutin présidentiel ne devrait en outre pas avoir lieu avant plusieurs mois.

Des experts de la région craignent que cet assassinat, qui a suscité à l'étranger des réactions de stupeur et de tristesse, n'ouvrent une période d'instabilité pour la Serbie et n'entravent les progrès du pays en direction de l'établissement d'un Etat de droit démocratique.

Des responsables gouvernementaux ont juré de faire avancer les réformes économiques dont le pays a besoin et de réprimer durement les gangs du crime organisé qui se sont développé sous le régime de Milosevic à la faveur des sanctions économiques imposées à Belgrade.

La police serbe a procédé à des dizaines d'arrestations, mais trois suspects de premier plan sont toujours en fuite, ont annoncé des responsables jeudi soir.

Le conseil exécutif du Parti démocratique (DS) de Djindjic, le plus important au sein de la coalition pro-démocrate DOS, doit nommer dimanche, soit le lendemain de l'inhumation du dirigeant assassiné, un nouveau Premier ministre. Aucun responsable du parti n'a pu être contacté dans l'immédiat.

56 ARRESTATIONS

Le nom de Zivkovic, vice-président du DS, ancien maire de la ville de Nis (Sud), a été évoqué dans un premier temps pour prendre la tête du ministère de la Défense de l'Union Serbie-Monténégro, qui a remplacé le mois dernier la Fédération yougoslave.

Mais une source au sein du parti a fait savoir à Reuters que Zivkovic était à présent pressenti pour succéder à Djindjic. Le quotidien Glas Javnosti écrit pour sa part que, selon ses informations, Zivkovic est le seul candidat à la direction du parti et au poste de Premier ministre. Toute nomination doit être soumise à l'approbation du parlement serbe.

La lettre d'informations en langue anglaise VIP cite également des sources affirmant que le DS compte nommer Zivkovic, qui est âgé de 42 ans.

Le vice-Premier ministre Nebojsa Covic, qui dirige un petit parti membre de la coalition DOS, a fait savoir qu'il ne souhaitait pas rester Premier ministre par intérim, soulignant qu'il avait été convenu que le DS effectue une nomination.

"Je n'ai ni la volonté ni l'intention d'être Premier ministre", a-t-il dit jeudi soir à la télévision B92.

"Nous avons convenu que le poste de Premier ministre revenait au Parti démocratique. Il devrait attribuer ce poste dès que possible et présenter (cette nomination) au parlement serbe", a-t-il ajouté.

Le gouvernement a indiqué dans un communiqué que 56 personnes avaient été arrêtées dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat, dont huit membres-clés d'une organisation criminelle qui selon lui sont impliqués dans la mort de Djindjic.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Andrei KIVILEV - 12 mars 2003

Le Puy-en-Velay, Mercredi 12 mars 2003
COMMUNIQUE DE LA DIRECTION DE PARIS-NICE

Les organisateurs et les officiels de Paris-Nice s’adressent à l’ensemble des suiveurs pour dire leur émotion et la faire partager après l’annonce du décès du coureur Andrei Kivilev, de l’équipe Cofidis, victime d’une chute sur la route de Saint-Étienne.

   Malgré la diligence des secours, après l’accident, malgré tous les efforts des médecins de la course et de l’hôpital de Saint-Chamond, et des chirurgiens de l’hôpital Bellevue de Saint-Étienne, durant la nuit de mardi à mercredi, Andrei Kivilev n’a pu être sauvé, le traumatisme crânien et les lésions dont il souffrait étant irrémédiables.

Nos pensées vont à sa famille sportive, l’équipe Cofidis, dont il était un élément très apprécié : coureur de petit gabarit mais de grand talent, Andrei Kivilev, 29 ans, s’était révélé au public lors du Tour de France 2001, durant lequel sa gentillesse et son bon caractère avaient fait l’unanimité.

Mais nos pensées vont surtout à sa famille, à son épouse Natalia et à son jeune fils Léonard né au mois de septembre dernier ; également à tous ses amis et supporters de la région stéphanoise où il s’était implanté depuis son arrivée du Kazakhstan. Cruauté du sort, c’est sur des routes qui lui étaient familières qu’Andrei Kivilev aura trouvé la mort.

Le décès d’un coureur, sur le lieu de son travail, la route, alors qu’il pratique son sport, notre sport, cet admirable métier, constitue un choc. Il en appelle à la fatalité, puisque l’accident ne peut être imputé à aucune autre circonstance que les dangers de la vie en peloton.

Mais il va de nouveau en appeler aux moyens de protection qui sont aujourd’hui à la disposition des coureurs. Ils sont plus performants qu’il y a dix ans ; ils sont faits pour éviter de pareils drames. Et comme pour la circulation routière, il y a des moments où la liberté individuelle doit s’effacer devant la règle civique. Nous pensons que les autorités, publiques autant que sportives, devront de nouveau se pencher sur le problème.

Nous avons observé tout à l’heure, une minute de silence à la mémoire d’Andrei Kivilev, au départ du Puy-en-Velay. Il va de soi que la direction et les collaborateurs d’Amaury Sport Organisation et de Paris-Nice, seront à ses côtés jusqu’au bout.


(source Le tour de France)



posté par Jamyloup
comment Commentaires (1)
z z

Sébastien JAPRISOT - 04 mars 2003

L'auteur de nombreux romans et scénarios de longs métrages est décédé mardi à l'âge de 71 ans. Son premier roman, "Les mal partis", a été écrit à l'âge de 18 ans.
Suivront d'autres succès comme "Un long dimanche de fiancailles" qui sera prochainement adapté par Jean-Pierre Jeunet mais aussi "Compartiments Tueurs", "Piège pour Cendrillon" et "La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil", tous trois adaptés pour le cinéma.
Ecrivain de talent, il était également un scénariste émérite et on lui doit "Adieu l'ami", "Le passager de la pluie" avec Charles Bronson ou encore "La course du lièvre à travers les champs". De sa complicité avec Becker, sont nés quelques superbes films dont "L'été meurtrier" et, récemment, "Les enfants du marais

voir aussi sur http://www.mauvaisgenres.com/portrait_de_sebastien_japrisot.htm



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Horst BUCHHOLZ - 03 mars 2003


Né(e) le 04 Décembre 1933 à Berlin, Allemagne
Mort(e) le 03 Mars 2003 à Berlin, Allemagne (Maladie)
 
Né Henry Bookholt, fils de cordonnier, Horst Buchholz débute sa carrière à la radio et sur les planches, avant de travailler pour un studio de doublage. Découvert dans un théâtre berlinois dans les années cinquante par le cinéaste français Julien Duvivier, il fait ses débuts sur grand écran sous sa direction en 1954, avec un petit rôle dans Marianne de ma jeunesse, avant de reprendre le rôle principal du film, tenu par Pierre Vaneck, dans une version allemande l'année suivante, toujours mise en scène par Duvivier. La même année, il obtient le prix du Meilleur acteur au Festival de Cannes pour son rôle dans Sky without stars de Helmut Kautner.

Confirmant son succès international avec des films comme Les Confessions de Felix Krull en 1957,
Horst Buchholz décide de tenter sa chance à Hollywood, et abandonne ses rôles romantiques pour des personnages plus durs. Sa carrière américaine débute avec Les Yeux du témoin de Jack Lee Thompson en 1959. En 1960, il incarne l'un des Sept mercenaires de John Sturges, aux côtés de Yul Brynner et Steve McQueen, puis joue sous la direction de Billy Wilder dans la comédie Un, deux, trois. Variant les genres, il s'essaiera au film historique (La Fabuleuse aventure de Marco Polo, 1963), au drame romantique (Fanny, version américaine de la trilogie de Marcel Pagnol, 1961), le thriller (Touch and Die, 1991), le drame (Si loin, si proche, 1992), l'action (L'Aigle de fer III, 1991) ou le dessin animé (Mulan, 1998). Se cantonnant à des productions télévisées ou des films sans grande envergure sur la fin de sa carrière, il incarne l'officier nazi pativé par les énigmes de Roberto Benigni dans La vie est belle.

Marié à l'actrice française Myriam Bru en 1958,
Horst Buchholz est le père du comédien Christopher Buchholz.


(source Allo-Ciné)


posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Alberto SORDI - 25 février 2003

Réalisateur, Acteur, Scénariste italien

Né(e) le 15 Juin 1919 à Rome (Italie)
Mort(e) le 25 Février 2003 à Rome (Italie)
 
Membre des choeurs de la chapelle Sixtine de Rome dans ses premières années, Alberto Sordi se fait connaître à l'âge de 14 ans en devenant la doublure italienne d'Oliver Hardy après avoir remporté un concours. Quatre ans plus tard, il fait ses premiers pas devant la caméra dans Il Feroce Saladino de Mario Bonnard.

En 1942, Alberto Sordi se lance définitivement dans la comédie avec Casanova farebbe così!, avant que sa carrière n'explose réellement au début des années 50 avec Totò e i re di Roma de
Mario Monicelli (1951) et surtout Courrier du coeur (Lo sceicco bianco) de Federico Fellini (1952), qu'il retrouve un an plus tard pour Les Vitelloni (I Vitelloni). Incarnant l'Italien typique avec ses manies et ses travers, celui qui déclarait ne faire "que des personnages italiens, des hommes que je connais et que je peux faire connaître" rencontre Dino Risi en 1953 pour Le Signe de Vénus (Il Segno di Venere) et tourne la même année aux côtes de Sophia Loren dans Deux nuits avec Cléopâtre (Due notti con Cleopatra) écrit par Ettore Scola.

Comédies toujours avec Via Padova 46 de
Giorgio Bianchi en 1954, Un eroe dei nostri tempi de Mario Monicelli et La Belle de Rome (La Bella di Roma) de Luigi Comencini en 1955, Les Week-ends de Néron (Mio figlio Nerone) en 1956, avant de passer aux Etats-Unis et au drame avec L' Adieu aux armes (A Farewell to arms) de Charles Vidor en 1957.

Très prolifique avec plus de 200 films à son actif en 50 ans de carrière, Alberto Sordi continue de provoquer rire et émotion avec ses gestes et ses mimiques dans Venise, la lune et toi (Venezia, la luna e tu) qui lui permet de retrouver Dino Risi en 1958, dans Oh! que mambo de
John Berry (1959) où il côtoie Jean Carmet, Magali Noël, Jean Poiret et Michel Serrault, puis dans La Grande Guerre (La Grande guerra) de Mario Monicelli (1959). Fidèle, l'acteur tourne avec les plus grands, notamment Luigi Comencini qu'il retrouve en 1960 pour La Grande Pagaille (Tutti a casa) et Dino Risi à nouveau pour Une vie difficile (Una Vita difficile) en 1961.

Après un détour pour le délirant Ces merveilleux fous volants dans leur drôles de machines (Those magnificent men in their flying machines) de
Ken Annakin, le comédien participe à la vague des films à sketchs avec Le Streghe (Les Sorcieres) (1966), Les Ogresses (Le Fate) (1966), A l'Italienne (Made in Italy) (1967) et Drôles de couples (Le Coppie) en 1970 et passe à la réalisation en 1966 avec Fumo di Londra. Très connu en Italie, Alberto Sordi doit cependant attendre les années 70 pour voir sa réputation réellement franchir les Alpes. Après Nos héros réussiront-ils à retrouver leur ami mystérieusement disparu en Afrique ? (Riusciranno i nostri eroi a ritrovare l'amico misteriosamente scomparso in Africa?) d'Ettore Scola en 1968, il participe ainsi au Fellini Roma de Federico Fellini et à L' Argent de la vieille (Lo Scopone Scientifico) de Luigi Comencini en 1972, puis à la comédie à sketch Les Nouveaux Monstres (I Nuovi monstri) qui réunit Mario Monicelli, Dino Risi et Ettore Scola à la réalisation et enfin au Grand embouteillage (L' Ingorgo - una storia impossibile) de Luigi Comencini en 1978.

Plus rare sur les écrans dans les années 80 et 90, Alberto Sordi avait retrouvé Ettore Scola en 1995 pour une dernière collaboration sur Le Roman d'un jeune homme pauvre.


Extrait de la filmographie

 Incontri proibiti (1998) de Alberto Sordi avec Alberto Sordi, Valeria Marini
 Le Roman d'un jeune homme pauvre (1995) de Ettore Scola avec André Dussollier, Alberto Sordi
 Vacanze di natale '91 (1992) de Enrico Oldoini avec Alberto Sordi, Ornella Muti
 Au nom du peuple souverain (In nome del popolo sovrano) (1990) de Luigi Magni avec Nino Manfredi, Alberto Sordi
 L'Avaro (1989) de Tonino Cervi avec Alberto Sordi, Laura Antonelli
 Le Marquis s'amuse (Il Marchese del Grillo) (1981) de Mario Monicelli avec Alberto Sordi, Paolo Stoppa
 Le Grand embouteillage (L'Ingorgo - una storia impossibile) (1978) de Luigi Comencini
 Ou es-tu alle en vacances ? (Dove vai in vacanza?) (1978) avec Alberto Sordi, Ugo Tognazzi
 Les Nouveaux Monstres (I Nuovi monstri) (1978) de Ettore Scola, Mario Monicelli avec Alberto Sordi, Vittorio Gassman
 Le Temoin (1978) de Jean-Pierre Mocky avec Philippe Noiret, Alberto Sordi
 Vacanze intelligenti (1978) avec Alberto Sordi, Anna Longhi

Plus...


(source Allo-Ciné)


posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Bernard LOISEAU - 24 février 2003

Bernard Loiseau, l’une des étoiles de la gastronomie française, originaire de Chamalières, en Auvergne, a été retrouvé mort lundi après-midi, à son domicile de Saulieu, en Côte d’or. Le célèbre chef s'est suicidé. Le monde de la gastronomie est en deuil. Ses obsèques se sont déroulées vendredi 28 février à Saulieuwidth
Bernard Loiseau, était né à Chamalières, en Auvergne. Il était issu d’une famille modeste, loin du monde de la restauration. Entre 1968 et 1971, il entre comme apprenti chez les frères Troigros, à Roanne, à l’époque où la maison roannaise obtient ses trois étoiles au Guide Michelin. Il décide alors de faire son chemin dans le monde de la cuisine.
En 1975, il reprend en gérance une maison en déclin qui avait acquis ses lettres de noblesse entre 1930 et 1960 : l’Hôtel de la Côte d’Or, situé à Saulieu. Avec Bernard Loiseau à sa tête, cet établissement, hanté par le souvenir du chef Alexandre Dumaine, retrouve son éclat en deux ans. Le chef obtient sa première étoile au Guide Michelin ainsi que trois toques et la note de 17 sur 20 au GaultMillau. En 1991, c’est la consécration pour l’ancien commis des frères Troisgros : il est couronné par le guide Rouge et obtient ses trois étoiles.
Dans les années 80, le chef de Saulieu se lance alors dans une série de lourds investissements : achat de fonds de commerce en Côte d’Or, aménagement de l’hôtel avec des chambres Relais et Châteaux, boutique, accords de partenariats pour des plats cuisinés, ouverture de trois restaurants à Paris, les trois Tantes (Tante Louise, Tante Marguerite et Tante Jeanne)… Bernard Loiseau s’endette et pour financer son programme d’investissement décide d’introduire son groupe en bourse. Il se présentait d’ailleurs souvent comme "le seul cuisinier au monde à être coté en bourse". Il projetait d’ouvrir en 2004 un hôtel de charme à proximité de Toulouse. Au lendemain de la disparition du chef étoilé, le groupe Loiseau SA a fait part de son intention de "poursuivre l'ensemble de ses activités en perpétuant l'esprit Loiseau".
Paul Bocuse a été le premier à réagir à la mort de Loiseau. Il a relié le désespoir de Bernard Loiseau à sa récente rétrogradation dans le palmarès du guide GaultMillau 2003. Selon Paul Bocuse, il avait été très affecté par sa notation qui était passée de 19 à 17. Le guide Michelin, dans son édition 2003 à paraître avait par contre confirmé le talent de Bernard Loiseau.

Bernard Loiseau disparaît en pleine gloire, à 53 ans. Une nouvelle incroyable et choquante pour ses pairs. Le chef a été retrouvé mort dans sa chambre, à son domicile de Saulieu. Les résultats de l'autopsie ont révélé que le chef cuisinier avait mis fin à ses jours avec son fusil de chasse. Bernard Loiseau laisse une épouse et trois enfants de 12, 11 et 6 ans. Ses obsèques ont lieu dans l'après-midi du vendredi 28 février, à Saulieu, en la basilique Saint-Andoche. Quelque 600 personnes, dont la famille, de nombreux confrères étoilés, des personnalités et des habitants de cette ville du Morvan, ont pris place dans l'église. Parmi les représentant du monde de la gastronomie, Paul Bocuse, Georges Blanc, Pierre Gagnaire, Alain Ducasse, Guy Savoy, Marc Veyrat et les frères Pourcel ont assisté à la cérémonie. A l'extérieur, une foule de 2000 personnes est venue rendre hommage au chef. L'inhumation au cimetière de Saulieu s'est ensuite déroulée dans l'intimité de la famille et des proches.


posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Daniel TOSCAN DU PLANTIER - 11 février 2003

Réalisateur, Acteur, Producteur, Producteur délégué, Producteur exécutif français

Né(e) le 07 Avril 1941 à Chambéry, Savoie (France)
Mort(e) le 11 Février 2003 à Berlin (Allemagne) (Malaise cardiaque)
 
Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, Daniel Toscan du Plantier passe dix ans dans la publicité où il dirige Régie Presse, filiale du groupe Publicis. En 1975, il devient Directeur Général Adjoint de Gaumont. C'est sous son autorité en particulier que sont produits, coproduits ou distribués des films prestigieux tels que Cousin, cousine de Jean-Charles Tacchella, Don Giovanni de Joseph Losey, A nos amours et Police de Maurice Pialat, La Cité des femmes (La Città delle donne) de Federico Fellini, ou encore Nosferatu, fantôme de la nuit (Nosferatu Phantom der Nacht) de Werner Herzog.

En 1985, il prend la direction d'Erato disques et de sa filiale Erato Films qui deviendra en 1997 Euripide Productions. Très hétéroclite, il produit notamment Sous le soleil de Satan et Van Gogh de Maurice Pialat, Les Branches de l'arbre (Shaka Proshaka) de
Satyajit Ray, Waati de Souleymane Cissé, Quadrille de Valérie Lemercier ou La Dilettante et Mercredi folle journée de Pascal Thomas. Président d'Unifrance depuis 1988, il dirige également l'Académie des Arts et Techniques du Cinéma (les César) et la Cinémathèque de Toulouse.

Figure emblématique du cinéma français,
Daniel Toscan du Plantier s'éteint le mardi 11 février 2003 à l'hôpital Urbanen de Kreuzberg, à Berlin, des suites d'un malaise cardiaque. Ce dernier se trouvait dans la capitale allemande, où il participait à la 53ème Berlinale.


(source Allo-Ciné)


posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Valery BRUMEL - 27 janvier 2003

27 janvier 2003 - Les sportifs russes et le président Vladimir Poutine ont adressé lundi leurs condoléances à la famille et aux amis de Valery Brumel, le champion olympique de saut en hauteur (en 1964 à Tokyo), décédé dimanche, à 60 ans, des suites d'une longue maladie.

Champion d'Europe en 1962, six fois détenteur du record du monde de saut en hauteur qu'il porta de 2,23 m à 2,28 m entre 1961 et 1963, Brumel fut l'un des plus grands athlètes de l'ère soviétique.

Dmitry Svatkovsky, champion olympique russe de pentathlon moderne à Sydney, le président Poutine et le perchiste ukrainien Sergei Bubka ont tous offert leurs condoléances à la famille du sauteur.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Henri KRASUCKI - 24 janvier 2003

Le camarade Krazu n'est plus
Juif, polonais, communiste. Syndicaliste, résistant, déporté. Français, stalinien, discret. Autant de façons de comprendre Henri Krasucki, ancien secrétaire général de la CGT, disparu vendredi.

 

Henri Krasucki, ancien secrétaire général de la CGT, résistant, déporté en 1943 à Auschwitz puis à Buchenwald et dirigeant du Parti communiste français, est mort vendredi. A 78 ans, celui qui fut l'homme fort de la CGT pendant dix ans, de 1982 à 1992, a succombé à une longue maladie. Retour sur la vie d'une figure emblématique du syndicalisme français.

enri Krasucki n'aurait pas pu être autre chose qu'Henri Krasucki. Il était né dans le communisme, en 1924, à Wolomin, banlieue de Varsovie, d'Isaac et Léa, tous les deux juifs et membres du parti communiste polonais. La section polonaise de l'Internationale communiste connut un destin tragique: elle souffrait de l'aversion des Polonais envers la Russie, et de la propagande des antisémites qui fustigeaient le judéo-bolchevisme. De son côté, le Parti soviétique ne lui facilita guère la vie. En 1937, Staline fit fusiller toute sa direction. En 1926, Isaac et Léa Krasucki émigrent certes en France. Mais Henri gardera toujours une «relation spéciale» vis-à-vis du communisme réel. Et se garda de trop parler des régimes de l'Est.

Comme s'il était conscient que le danger pouvait venir de là. Point de critique donc: même lorsqu'il fait revenir sa mère de Pologne en 1966, ou qu'il intervient pour rapatrier un de ses oncles, victime de la campagne «antisioniste» de Gomulka en 1968, véritable déchaînement antisémite qui achève de vider la Pologne de ses juifs. Même lorsque la mode est à l'eurocommunisme. Simplement, à partir de 1971, à la différence de Georges Marchais, il évite de passer ses vacances en Roumanie. Mais se tait. Après l'effondrement, il tirait un bilan ambigu du communisme: «Il faut prendre du recul», déclarait-il dans une interview (1), «tout ce qui s'est avéré négatif, mauvais et même inacceptable dans cette expérience, dans cette tentative sans précédent, n'a pas à être regretté.»

Henri Krasucki parlait à l'évidence pour lui-même. Car il fut un parfait militant stalinien. Avec ce que cela signifie de courage et d'abnégation. La guerre le surprend brillant élève au lycée Voltaire. Son père plonge dans la clandestinité à la suite de l'interdiction du PCF (au lendemain du pacte Hitler-Staline). Adhérent des Jeunesses communistes à Belleville, Henri l'imite en 1940. A seize ans, il anime la section juive de la MOI (Main d'œuvre immigrée), le regroupement des résistants immigrés communistes, dont une des branches sera connue pour le nom de Groupe Manouchian, celui de «l'Affiche rouge». Un peu après ce dernier, en mars 1943, son groupe est arrêté à son tour par la police française. Il a 18 ans.

Henri Krasucki répugnait à raconter les circonstances de son arrestation, comme son périple concentrationnaire, avec d'autres que ceux ayant partagé cette expérience terrible. Une seule fois il se confie: c'était en 1990, lors d'une visite à Fresnes, où il avait passé trois mois dans le quartier des condamnés à mort: «plus personne ne savait que j'existais». Il échappe à l'échafaud en étant déporté au camp d'Auschwitz, puis de Buchenwald. Grâce au réseau communiste des camps, il est affecté dans une mine de charbon et échappe au massacre. A son retour, en 1945, la France lui reconnaît le grade de lieutenant dans les Forces françaises libres. Il fait un bref passage en usine, chez Hispano-Suiza, le temps d'acquérir un CAP de métallo. Un métier qui demeurera officiellement le sien toute sa vie. En fait, dès 1947, Krasu est permanent de la CGT ou du PC, il le restera jusqu'à l'âge de 67 ans.

C'est peu dire que Krasucki fut un élément modèle du PCF et de la CGT. Depuis l'union locale CGT du 20e arrondissement, en 1947, jusqu'au bureau confédéral en 1966, il va grimper tous les échelons de la centrale syndicale. Car il est efficace, intelligent, organisé. Son parcours au Parti est tout aussi rapide et brillant. Il est suppléant au comité central du PCF dès le milieu des années 50, au bureau politique en 1964. Pour cela il faut avoir accepté beaucoup de couleuvres: le tournant de 1948, la lutte contre le titisme, les procès de Prague, la Hongrie à forte connotation antisémite, le «rapport attribué au camarade Khrouchtchev»... «Bouclettes», comme on le surnomme, avale tout. Et même davantage. Il sait lui-même faire taire les opposants. Au point que beaucoup voyaient en lui le successeur de Benoît Frachon, le patron vieillissant de la CGT depuis la guerre. Mais Georges Séguy, de deux ans son cadet, va lui souffler la place. Le congrès de la CGT a lieu au lendemain de la Guerre des Six jours, en 1967. Benoît Frachon lit un discours d'un «antisionisme» forcené, traquant les «cosmopolites» et les «Rothschild» sous «le Mur des lamentations». Le juif Krasucki encaisse. Sauf une allusion -«la classe ouvrière est profondément raciste»- jamais il ne parla de sa déconvenue. Il devient le numéro 2 exemplaire de Séguy. En mai 1968, c'est lui qui noue les contacts secrets avec un jeune secrétaire d'Etat nommé Jacques Chirac, pour préparer la rencontre de Grenelle avec le CNPF et le Premier ministre Georges Pompidou. Krasu soutient alors la négociation, contre les tenants du «grand soir». La patience est récompensée en 1982. Séguy a trop plongé dans le flirt avec la CFDT d'Edmond Maire. Henri Krasucki, nouveau secrétaire général, est chargé de recentrer la CGT dans la ligne au lendemain de la victoire de la gauche.

De ses dix ans à la tête de la centrale on peut retenir un bilan chiffré: la moitié des adhérents ont disparu. Krasucki a pris les rênes au moment où le «mouvement social» , malgré l'arrivée de la gauche au pouvoir, recule partout. Il a beau réorganiser, nommer à la pelle des secrétaires départementaux pour contrôler les fédérations trop indépendantes, rien n'y fait: la crise lamine le vivier naturel de la CGT, les ouvriers mâles qualifiés. D'une certaine manière, le secrétaire de la CGT les incarne. Sa casquette sur la tête, son élocution lente sont caricaturées au Bébête Show, gaussés par ses ennemis qui le dépeignent comme un imbécile, porté sur la boisson. Sobre, travailleur, cultivé, fou d'opéra, en particulier de Berlioz, citant à l'occasion Nazim Hikmet, il laisse dire: «je ne suis pas le meilleur juge.» Mais refuse de «travailler son image» à la manière de Georges Marchais, à l'époque coqueluche des télévisions.

Rien ne l'atteint. Même lorsque Christine Clerc, lors d'un Club de la presse en 1987, interroge le «Français de fraîche date...», oubliant que Krazu, naturalisé par mariage de 1947 est aussi ancien lieutenant des FFI... Sauf lorsque l'antisémitisme cherche aussi à toucher son organisation: «j'en ai plus souffert que Jean-Marie Lustiger parce que je représente la CGT», dit-il.

C'est que le dirigeant avait fusionné avec sa confédération. Il est la CGT et la CGT c'est lui. A tel point que la carapace de militant discipliné se fissure. En 1985, Krasu tente d'ouvrir la CGT et de la rendre indépendante du PCF. La CGT, proclame-t-il est «indépendante du patronat, de tout gouvernement de toute église ou de tout parti». Au comité central du parti, des orateurs, insidieux, accusent la CGT de «mollesse». Krasu répond et fustigent «ceux qui sont à la CGT pour d'autres buts que le syndicalisme» . Derrière la langue de bois, l'affrontement est féroce. On glisse dans son dos un postier, Louis Viannet, réputé plus sûr, qui finira par lui succéder en 1992. A la surprise générale, Viannet continuera et même amplifiera la ligne d'indépendance de la CGT.

A 67 ans, Krazucki reste au contact. Il ne rate aucun congrès de la CGT, où il mesure à chaque fois sa popularité intacte parmi les militants, en posant pour de nombreuses photos «entre camarades». En 1999, lors de l'intronisation de Bernard Thibault, qui affirme l'indépendance syndicale face à un PCF affaibli, il jubile: «Nous revenons au congrès de Grenoble, où déjà nous prônions le syndicalisme ouvert».

A la fin de sa vie, Henri Krasucki est revenu aux sources. Non pas à Wolomin, mais dans le vingtième arrondissement de Paris. Il faisait partie du Comité Tlemcen», dont le but est de célébrer la mémoire des enfants juifs déportés. Lui-même avait été élève de l'école communale de la rue Levert. Il y côtoyait d'autres anciens résistants ou déportés, souvent communistes. Un animateur de ce collectif se souvient de ses interventions: «Il pouvait être à la fois chaleureux et autoritaire. On sentait que ce qu'il aimait, c'était organiser, diriger.» Henri Krazucki, le militant, est mort vendredi.






posté par Jamyloup
comment Commentaires (1)
z z

Giovanni AGNELLI - 24 janvier 2003

Ironie du sort c’est au moment même où Fiat traverse une grave tourmente et que son avenir se joue que son Président d’honneur disparaît. Agé de 81 ans, Giovanni Agnelli présidait aux distinées de la Fabrica Italiana Automobili Turino (FIAT) depuis 1966, malgré un pré-retraite en 1996.
Créée en 1899 par son grand père, la Fiat associait à ses débuts plusieurs grandes fortunes turinoises, elle fut le point de départ d’un des plus vastes empires industriels et financiers italiens, qui aujourd’hui avec 58 milliards d’euros de CA pèse 5 % du PIB de la péninsule.
Les deux holding qui possèdent Fiat sont également présentes dans l’agroalimentaire, le tourisme, l’énergie, l’industrie aéronautique, les télécoms, la presse, le football ou encore le vin (Château Margaux)…

Dans le secteur automobile le groupe Fiat s’est développé en prenant le contrôle de Ferrari en 1969 avant de racheter 90 % des actions en 1987 après la disparition de son fondateur Enzo Ferrari. Le constructeur turinois absorba en suite Lancia en 1978 et Alfa Roméo en 1985. Et avec Maserati (détenu par Ferrari) Fiat contrôle la quasi totalité des constructeurs automobiles en Italie.

Mais Fiat qui connaît aujourd’hui de graves difficultés financières a besoin de partenaires. On parle de GM qui possède depuis 2000 près de 20% de son capital.
Le décès de Giovanni Agnelli pourrait accélérer le projet de scission des activités du groupe qui seront reprises en main par Umberto Agnelli le frère de Giovanni.


posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Richard CRENNA - 17 janvier 2003

Né(e) le 30 Novembre 1927 à Los Angeles, Etats-Unis
Mort(e) le 17 Janvier 2003 à Los Angeles, Etats-Unis (Cancer du pancréas)

 

Père du comédien Richard Anthony et de la vice-présidente de CBS, Maria Crenna.

Richard Crenna naît dans une famille modeste à Los Angeles en 1927. Il débute sa carrière dès son plus jeune âge en travaillant pour la radio, où il prête sa voix à des émissions pour les enfants. Décidé à devenir comédien, le jeune homme est engagé sur l'émission radiophonique Our Miss Brooks, qui ne tarde pas à devenir une série du petit écran en 1952. Il réussit à conserver son rôle à la télévision alors qu'il est loin de ressembler à son personnage. C'est à ce moment précis qu'il va concentrer ses efforts sur le jeu d'acteur, et sort quelques temps plus tard diplômé en art du théâtre de l'Université de Californie du Sud.

Après avoir enchaîné les séries télévisées jusqu'en 1963, le comédien se concentre sur le grand écran, où il trouve son premier rôle d'importance dans La Canonnière du Yang-Tse en 1966 aux côtés de Steve McQueen et Richard Attenborough, en interprètant un capitaine courageux. Il donnera l'année suivante la réplique à Audrey Hepburn dans le thriller Seule dans la nuit, de Terence Young, puis se retrouvera face à Gregory Peck dans Les Naufragés de l'espace de John Sturges en 1969.

Durant les années 70, sa carrière reste majoritairement télévisuelle, enchaînant les téléfilms de prestige, dont notamment le remake d'Assurance sur la mort en 1974. Il trouve toutefois de beaux rôles au cinéma grâce à Jean-Pierre Melville dans Un flic (1972), où il interprète un traficant de drogue, et côtoie également Charles Bronson en 1975 dans Le Solitaire de Fort Humboldt. Il trouvera une certaine reconnaissance publique au cinéma avec La Fièvre au corps, mais c'est surtout le rôle du Colonel Samuel Trautman qu'il interprète dans les trois volets de la saga Rambo qui lui apporte la notoriété. Il n'hésitera d'ailleurs pas à parodier ce personnage dans Hot shots ! 2 en 1993.

Acteur à la modestie légendaire ("Je fais partie de cette catégorie d'acteurs dont le visage est plus connu que le nom"), Richard Crenna obtient la consécration en 1985 avec l'Emmy Award du Meilleur acteur dans un téléfilm pour The rape of Richard Beck, où il joue un policier victime d'un viol. Continuant à osciller sa carrière entre grand et petit écran, Richard Crenna s'essaye au registre policier avec Jade puis à la comédie dans Sabrina, dans lequel il donne la réplique à Angie Dickinson. Il s'était dès lors exclusivement consacré à la télévision


posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Françoise GIROUD - 19 janvier 2003

La journaliste, co-fondatrice de "L'Express", est morte dimanche dernier à l'hôpital américain de Neuilly en région parisienne à l'âge de 86 ans. Elle avait également été secrétaire d'Etat à la Condition féminine puis ministre de la Culture.

Plongée dans le coma depuis une chute jeudi, Françoise Giroud s'est éteinte dimanche matin à l'hôpital américain de Neuilly en région parisienne des suites d'un traumatisme crânien à l'âge de 86 ans.
Née à Genève le 21 septembre 1916, dans une famille aux origines russe et turque, Françoise Giroud, de son vrai nom France Gourdji, commence sa vie professionnelle à l'âge de 16 ans comme sténo-dactylo, puis comme script-girl au cinéma aux côtés de Marc Allegret puis Jean Renoir. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est agent de liaison dans la Résistance. Arrêtée par la Gestapo en 1943, elle est incarcérée à Fresnes.

"La comédie du pouvoir"

A la Libération, la jeune femme entame une carrière de journaliste à Elle, où Hélène Lazareff la fait venir comme directrice de la rédaction (1946-1953). Elle écrit également pour l'Intransigeant et France-Soir, et brosse des portraits de personnalités pour France-Dimanche. En 1953, elle participe à la fondation l'hebdomadaire l'Express avec Jean-Jacques Servan-Schreiber. Elle y reste active à différents niveaux de responsabilité jusqu'en 1974. En 1993, elle commence sa collaboration comme éditorialiste de télévision pour le Nouvel Observateur.

De 1974 à 1977, Françoise Giroud accepte des responsabilités politiques sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, expérience qu'elle racontera dans "La comédie du pouvoir". D'abord secrétaire d'Etat à la Condition féminine, elle hérite ensuite pour une année du maroquin de la Culture. Vice-présidente du Parti radical (1977-79), elle se prononce en 1981 pour François Mitterrand. Auteur d'une oeuvre littéraire abondante, elle était membre du jury du prix Fémina depuis 1992.



posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z

Maurice GIBB - 12 janvier 2003

 
Maurice Gibb, chanteur des Bee Gees est décédé à Miami aujourd'hui, dimanche 12 janvier 2003. Il est mort à la suite d'une opération d'une occlusion intestinale. Il était âgé de 53 ans. Maurice faisait partie des Bee gees dont le succès culmina durant la vague disco des années 1970.

Le groupe se composait de Maurice, Robin, le frère jumeau de Maurice et de leur frère aîné Barry.

Les Bee Gees fut l'un des groupes les plus populaires de l'histoire de la musique.

Gibb, s'était effondré jeudi dernier à son domicile de Miami après avoir éprouvé de vives douleurs abdominales et avait aussitôt été hospitalisé.


"Son amour, son enthousiasme pour la vie et l'énergie qu'il y mettait restent pour nous une source d'inspiration", dit la famille dans un communiqué publié au Mount Sinai Medical Center de Miami, où il avait subi une intervention chirurgicale.

Le porte-parole de l'hôpital a confirmé la mort de Gibb sans fournir de précisions.


Les frères Gibb nés en Angleterre, ont formé les Bee Gees en 1958 à Brisbane, en Australie.

Le groupe s'est fait connaître dans les années 1960 et connut un grand succès dans les années 1970 durant les années disco

Dans un interview diffusée Grande-Bretagne, Robin Gibb déclarait que l'évanouissement de son frère avait pris de court son entourage mais que ses organes vitaux ne semblaient pas atteints et qu'il se remettait peu à peu.

Maurice Gibb laisse sa femme Yvonne et ses deux deux enfants.

Il habitait dans une maison du bord de mer à Miami Beach. Les Bee Gees s'étaient installés dans la région de Miami voici une bonne vingtaine d'années.

Les musique les plus connus des Bee Gees:
- Stayin' Alive
- More Than A Woman
- How Deep Is Your Love
- Saturday Night Fever

 
(source http://www.france-jeunes.net/article.php?artid=4866)


posté par Jamyloup
comment Commentaires (3)
z z

Maurice PIALAT - 11 janvier 2003

Réalisateur, Acteur, Dialoguiste, Scénariste français

Né(e) le 21 Août 1925 à Cunilhat, Auvergne (France)
Mort(e) le 11 Janvier 2003 à Paris (France)
 
Après une formation de peintre et la réalisation, dans les années soixante, et la réalisation de plusieurs courts métrages, Maurice Pialat signe en 1970 son premier long métrage, L' Enfance nue, sur les enfants abandonnés.

En 1972, le cinéaste réalise un grand succès public, Nous ne vieillirons pas ensemble, porté par le couple
Jean Yanne/Marlène Jobert. Il enchaîne ensuite avec La Gueule ouverte (sur le fléau du cancer), Passe ton bac d'abord et Loulou, avec Gérard Depardieu et Isabelle Huppert. La réalisation d'A nos amours en 1983 marque un tournant dans sa carrière, dont les oeuvres deviennent de plus en plus intenses et exigeantes tout en adoptant un ton proche de l'autobiographie. A nos amours lui rapporte le César du Meilleur film en même temps qu'il révèle Sandrine Bonnaire au grand public.

Le style du cinéaste, proche de son personnage, s'impose par sa force, son aspect brut et sans concessions et devient l'achétype même d'un cinéma naturaliste. Après avoir signé Police, Maurice Pialat réalise en 1987 Sous le soleil de Satan, film adapté du roman de
Georges Bernanos qui reçoit la Palme d'Or au Festival de Cannes 1987, provoquant un véritable scandale lors de la remise des prix. Devant les sifflets, le poing dressé, il lance alors un célèbre "Si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je en vous aime pas non plus", parfait écho de l'anticonformisme qu'il développe depuis ses débuts.

En 1991, Pialat rend hommage à sa passion de la peinture en mettant en scène Van Gogh avec
Jacques Dutronc dans le rôle-titre, qui remporte pour l'occasion le César du meilleur acteur en 1991. Quatre ans plus tard, le cinéaste signe son dernier long métrage, Le Garçu, dans lequel il dirige à nouveau Gérard Depardieu, l'un de ses plus fidèles comédiens.

Cinéaste rare (seulement dix films à son actif), Maurice Pialat aura livré une oeuvre exigeante durant toute sa carrière. Ecorché vif, anti-conformiste, pessimiste, il véhiculait une certaine légende et était considéré comme l'un des plus grands réalisateurs français, sinon le plus grand, par nombre de ses pairs.

(source Allo Ciné)

posté par Jamyloup
comment Commentaires (0)
z z
homepage
Home
nextPage suivante


Courriel

Cliquez pour m'envoyer un courriel

AUTRES SITES SUR LES DECES